00:00 le gouvernement, enfin, Darmanin,
00:03 présentait, enfin préparait un projet de loi
00:06 qui était à 90% la reprise d'une proposition de la droite au Sénat.
00:11 C'est le LR au Sénat qui avait fait une proposition de loi sur l'immigration.
00:16 À 90% ils reprennent.
00:18 Ah oui, mais on va pas voter une loi présentée par Macron.
00:22 Donc faut trouver un prétexte pour dire qu'elle n'est pas suffisante.
00:25 Donc ils ont trouvé un premier prétexte.
00:27 Mais là ils ont la trouille que les macronistes finissent par même accepter leur prétexte.
00:33 Et alors là ils font, il y a combien, 80 propositions ?
00:37 Ah oui, c'est très très détaillé.
00:39 80 propositions.
00:41 Mais il y en a une, enfin une, qui implique qu'on sorte de l'Union Européenne.
00:47 Faut pas raconter de blagues.
00:49 Ils ont le droit de dire ça, ça n'a rien de choquant.
00:51 Mais ça implique qu'on sorte de l'Union Européenne.
00:55 Vous n'auriez jamais imaginé, il y a encore un an, que LR, pas LR...
01:02 En fait c'est sur la question précise de l'immigration, de la gestion de l'immigration,
01:06 qui serait inscrite dans la Constitution française, qui permettrait de déroger la réglementation européenne.
01:10 Exactement.
01:11 Eux ne disent pas, la droite ne dit pas, on en sort de l'Union Européenne.
01:14 On dit simplement, c'est un peu au menu, c'est un peu à la carte.
01:16 Non, non, non, il y a des moments où il ne faut pas raconter de blagues.
01:19 Ça implique, ça ne me choque pas encore une fois, c'est même pas une critique sur le fond que je fais.
01:24 Je dis que ça implique absolument pourquoi c'est impossible qu'on sorte de l'Union Européenne.
01:29 J'ajoute qu'il y a 80 propositions, 60, 70, et en plus ils disent, c'est à prendre ou à laisser.
01:35 S'il n'y en a qu'une que vous ne prenez pas, ça suffit, il n'y a pas d'accord possible.
01:39 C'est quoi, c'est la démocratie ?
01:41 Ce que vous voulez dire, c'est que l'objectif finalement des Républicains,
01:43 c'est surtout que le camp d'Emmanuel Macron ne vote pas cette loi.
01:47 Voilà, mais c'est...
01:48 Pour se démarquer.
01:49 C'est une agression politique.
01:50 Ce n'est fait que pour qu'ils n'acceptent pas et qu'ils puissent rester dans l'opposition.
01:53 C'est leur droit.
01:54 Mais pour ça, on va à l'extrême.
01:57 Tout le problème, c'est que c'est l'extrême.
01:59 Vous ne croyez pas qu'il y a quand même un certain écho ?
02:01 C'est-à-dire que le Rassemblement National dit que c'est un copier-coller
02:04 et qu'il y a effectivement dans la population française aujourd'hui
02:06 sur ce sujet très éruptif de l'immigration,
02:10 une majorité de Français qui, à tort ou à raison,
02:13 fait aujourd'hui de l'immigration un sujet qui menace directement le modèle français,
02:19 confère Zemmour, le remplacement et compagnie,
02:21 qui aujourd'hui, on se met un peu dans l'opinion publique
02:25 cette idée que le migrant doit être...
02:26 Pourquoi ils le disent ?
02:27 À cause de ça.
02:28 Mais vous avez raison.
02:29 D'un côté, vous avez une gauche qui refuse absolument de regarder en face ce problème.
02:35 Un déni absolument total, et depuis des années,
02:38 qui est catastrophique dans les résultats.
02:40 Ça, ça fait le jeu de l'extrême droite.
02:42 Refuser même le débat.
02:47 Et de l'autre, une droite qui prend ça comme prétexte
02:50 pour faire une surenchère continuelle,
02:52 tout en sachant que ces propositions, ce n'est pas possible.
02:56 Pour des raisons même de constitutionnalité européenne, ce n'est pas possible.
03:00 Ça veut dire qu'à l'arrivée...
03:01 Un bon exemple, une double...
03:02 Ça veut dire qu'à l'arrivée sur ce sujet-là, il ne se passe rien à la fin.
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