Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 3 ans
Le ministre de la Transformation et la Fonction publiques, Stanislas Guérini, était l’invité de Romain Desarbres dans #LaMatinale sur CNEWS.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00 -Danis Lasguerini est avec nous. Bonjour, monsieur le ministre.
00:02 -Bonjour.
00:03 -Ministre de la Transformation et de la Fonction Publique.
00:06 On va parler évidemment réforme des retraites, on va parler revenus des fonctionnaires,
00:10 il va y avoir des négociations la semaine prochaine.
00:12 Mais tout d'abord, l'actualité, on était il y a quelques instants en direct de l'Indre,
00:16 jusqu'à 60 000 teuffeurs attendus ce week-end dans l'Indre pour une rave party interdite.
00:23 Elle a été interdite par le préfet.
00:24 -Il est illégale.
00:25 -Il est illégale.
00:26 Violation de la propriété privée. Qu'est-ce que ça vous inspire ?
00:29 -Ça m'inspire qu'il faut que l'État fasse son devoir, ce qu'il a à faire,
00:32 c'est-à-dire permettre d'encadrer maintenant cette manifestation.
00:35 Elle est illégale, vous l'avez dit.
00:37 Elle occupe le terrain d'un agriculteur.
00:40 Donc il y a 200 gendarmes qui vont tout le week-end encadrer cette manifestation.
00:46 Je pense à eux.
00:47 C'est l'occasion de saluer le travail des forces de l'ordre.
00:49 Je pense qu'il faut faire appliquer la loi.
00:51 C'est-à-dire qu'une enquête a été déclenchée.
00:53 Cette manifestation, elle, est illégale.
00:55 Il devrait y avoir une procédure.
00:56 Et puis que chacun soit mis en face de ses responsabilités.
00:59 -Est-ce que c'est un symbole de l'esprit du moment ?
01:03 Chacun fait ce qu'il veut.
01:04 Interdiction de la préfecture, mais on y va quand même.
01:07 -Non, je ne crois pas à ces manifestations, ces rave-parties.
01:10 Ça fait, je crois, quelques années que vous commentez ces types d'initiatives sur votre antenne.
01:17 Je crois que c'est surtout la manifestation de l'intérêt d'avoir un État fort,
01:23 d'avoir un État qui mobilise les forces de l'ordre.
01:25 Elles le sont beaucoup en ce moment et qui ne laissent rien passer.
01:28 Évidemment qu'il faut qu'une enquête soit déclenchée sur de tels agissements.
01:33 -Le maire de Saint-Brévin a été entendu, a été reçu par la Première ministre
01:37 et a été entendu au Sénat.
01:39 Il a raconté comment il a été abandonné par l'État.
01:41 Il n'y a pas d'autre mot.
01:42 Quand il était menacé, le préfet et les gendarmes lui disaient
01:45 "C'est la démocratie, c'est comme ça, moi aussi je suis menacé".
01:48 Vous l'avez entendu comme moi.
01:51 Est-ce qu'il aurait dû être plus soutenu, plus protégé ?
01:55 -Ca y est, une commission parlementaire qui va permettre de faire toute la lumière,
02:01 où chacun va pouvoir s'exprimer, où ce qu'a fait l'État pourra être mis en avant aussi.
02:07 Moi je respecte ce maire.
02:09 Je crois qu'il faut défendre nos élus, les défendre encore davantage.
02:13 Le ministre de l'Intérieur l'a dit, bien sûr, qu'on pourrait toujours faire mieux.
02:17 Il faut agir parce que les élus ce sont ceux qui sont en première ligne dans notre République.
02:22 Et donc nous voulons continuer à mieux les défendre.
02:26 Dans le quinquennat précédent, on a pris des mesures pour mieux accompagner
02:30 les élus qui sont justement attaqués.
02:33 Nous avons pris des mesures pour mieux accompagner aussi les fonctionnaires.
02:35 On parlait à l'instant des forces de l'ordre,
02:37 qui sont insultés, attaqués, parfois violentés.
02:41 Et donc le gouvernement va aller plus loin pour pouvoir mieux protéger ses élus,
02:45 va mettre en place des réseaux de référents dans les gendarmes,
02:48 dans les commissariats, dans les gendarmeries.
02:51 Va permettre aussi d'aligner les régimes de sanctions contre les élus.
02:56 Vous savez, aujourd'hui, on a alourdi le dispositif de sanctions.
02:59 Eh bien il faut faire pareil, parce que quand on est un élu de la République,
03:02 on porte au fond l'uniforme de la République.
03:05 Mais personne ne doute de la volonté politique.
03:07 Je pense que personne ne doute de votre sincérité,
03:09 de la sincérité du ministre de l'Intérieur à protéger les élus,
03:12 et voilà, de droite comme de gauche.
03:14 Mais dans la réalité, les maires se disent,
03:16 "Oui, très bien, ça c'est des belles paroles,
03:18 mais moi quand je suis face à des gens qui s'installent illégalement sur un terrain,
03:23 quand je suis face à des gens qui déversent des gravats dans une des charges sauvages,
03:28 je suis tout seul."
03:29 Non, ce sont des actes, on vient d'en parler à l'instant,
03:32 quand on envoie l'État, décide d'envoyer 200 gendarmes sur un terrain
03:37 pour justement accompagner les élus.
03:39 Ce ne sont pas des paroles en l'air,
03:41 renforcer le régime de sanctions, ce ne sont pas des paroles en l'air.
03:44 Et donc, il ne faut pas laisser penser qu'il y a une forme d'impunité qui pourrait s'installer.
03:49 Il faut agir, être aux côtés de ceux qui, chaque jour, font vivre notre République.
03:55 Je crois que c'est la responsabilité de l'État.
03:57 Ce ne sont pas des paroles en l'air, il faut faire mieux,
03:59 il ne faut rien laisser passer.
04:01 Vous savez, c'est dans un climat, évidemment, de violence,
04:05 qui est parfois alimenté, suscité, par ceux qui ont une responsabilité politique.
04:11 Tout ça, il y a une forme de continuum, évidemment.
04:13 Vous pensez à qui ?
04:14 À Éric Dupond-Moretti, qui fait des bras d'honneur dans l'hémicycle ?
04:17 Mais bien entendu que non, il défend tous les jours, justement,
04:21 celles et ceux qui défendent notre capacité à porter notre République.
04:25 Je pense à ceux d'extrême droite, d'extrême gauche,
04:29 qui affaiblissent notre démocratie.
04:31 Je vois M. Mélenchon incapable de dénoncer l'agression violente, ignoble,
04:37 contre une personnalité, parce qu'elle fait partie de la famille du président de la République.
04:41 Quand je vois des élus de la France insoumise qui disent "Louis XVI, on l'a décapité,
04:46 Macron, on peut recommencer".
04:48 Vous ne croyez pas que tout ça, ça alimente un climat
04:51 qui ensuite autorise les uns et les autres à être violents, à attaquer ?
04:55 Ils ont une forme de responsabilité,
04:57 ils ont même une grande responsabilité dans ce climat-là.
05:00 Donc il faut républicain, démocrate.
05:02 Vous faites allusion à ce qui s'est passé à Amiens, avec Jean Badis-Tronieux.
05:05 Bien entendu, mais il faut que tous ensemble on puisse réagir.
05:09 C'est un danger immédiat pour notre République,
05:11 c'est un danger immédiat pour notre démocratie.
05:13 Donc il peut y avoir dans notre démocratie des oppositions.
05:17 On est dans une grande démocratie qui permet la liberté d'expression,
05:20 qui permet de manifester, qui permet la caricature.
05:23 Mais il y a un certain nombre de lignes qu'il ne faut pas dépasser.
05:26 Quand je vois qu'un artiste, le même, je mets des guillemets autour de moi…
05:30 J'aimerais qu'on reste deux secondes sur Jean-Luc Mélenchon.
05:32 On va aller sur ce qui se passe à Avignon, mais Jean-Luc Mélenchon
05:35 est dangereux pour la démocratie ?
05:37 Oui, chacun voit que petit à petit,
05:40 il est en train de quitter le champ de la démocratie.
05:43 Par ses propos, par son refus de dénoncer clairement,
05:49 sans ambiguïté, les violences,
05:51 par ses appels à mettre à bas la République,
05:54 ce qu'il appelle la "mauvaise République", c'est-à-dire au fond,
05:56 la République qui ne correspond pas à ses aspirations électorales.
06:00 Bien oui, tout ça, évidemment que ce n'est pas un discours démocrate,
06:03 mais comment s'étonner, il l'a théorisé lui-même.
06:06 Son parti politique, lui-même, veut tout conflictualiser.
06:10 Il l'a dit. Il veut mettre à bas nos institutions.
06:13 Et ses appels à le faire sont de moins en moins déguisés.
06:16 Bien oui, tout ça, évidemment, c'est un terreau pour ensuite les violences.
06:21 Il a une grande responsabilité dans ce qui se passe aujourd'hui.
06:24 Et le champ démocrate, le champ républicain,
06:27 doit être en capacité de le dénoncer,
06:29 de pointer les responsabilités et de réagir sans ambiguïté.
06:33 Qu'on ne mette pas de "mais" à chaque fois qu'il y a des actes de violence,
06:37 contre des élus, contre des personnes,
06:39 tout simplement parce qu'ils sont de la famille d'un dirigeant politique.
06:42 C'est insupportable et ça doit être fait,
06:45 quel que soit le champ politique.
06:47 Mais je pointe aussi la responsabilité de ceux qui laissent faire,
06:50 de ceux qui s'allient avec la France insoumise.
06:53 Et c'est bien dommage que des partis de gouvernement,
06:56 qui étaient autrefois responsables, se soient mis aujourd'hui...
06:59 Le Parti socialiste.
07:00 Je pense évidemment au Parti socialiste,
07:02 qui se perd dans cette nupesse derrière,
07:05 en étant à la remorque de la France insoumise,
07:07 qui, oui, bien sûr, chaque jour un peu plus,
07:09 quitte le champ républicain.
07:12 Emmanuel Macron grimait en Adolf Hitler des satires, des dessins...
07:18 C'est de même nature, ça n'est pas de la caricature.
07:22 À Avignon.
07:23 Je note d'ailleurs que l'artiste,
07:27 vous me permettrez de mettre des gros guillemets
07:29 autour du terme "artiste" qui se livre à de telles fresques,
07:34 c'est le même qui faisait une fresque clairement antisémite.
07:38 On voyait Jacques Attali tirer les ficelles d'une marionnette
07:42 qui était le président de la République.
07:44 Tout ça est un incroyable renversement des valeurs,
07:48 une incroyable perte de repères dans le champ démocratique.
07:51 Là aussi, je crois qu'il faut que sans ambiguïté,
07:54 tous ceux qui se situent dans le champ démocratique
07:56 puissent dénoncer et ne rien laisser passer.
07:59 Vous savez, moi, j'avais à la tête du Parti,
08:02 porté plainte contre des dessins de cette nature-là,
08:05 du Parti La République En Marche,
08:07 parce que je crois qu'il ne faut rien laisser passer.
08:09 Tout ça, c'est au fond dangereux pour notre démocratie
08:12 parce que ça fait perdre les repères,
08:14 ça fait perdre les valeurs.
08:16 Donc, il faut que tous ensemble, on puisse réagir.
08:19 Et la République doit montrer aussi sa force dans ces moments-là.
08:22 Nicolas Sarkozy dans le Figaro.
08:24 On ne va pas rentrer dans le fond de l'affaire,
08:26 dites des écoutes, mais j'aimerais vous entendre
08:29 sur un point de ce que dit l'ancien président de la République
08:31 dans le Figaro ce matin.
08:33 Certains magistrats, dit-il, sont dans un combat politique.
08:36 Est-ce que vous êtes d'accord ?
08:37 Et quel est votre commentaire ?
08:39 Vous savez, membre du gouvernement, je n'ai pas à juger.
08:42 Il y a un principe qui est très important
08:44 qui est celui de la séparation des pouvoirs.
08:46 Donc, je n'ai pas à juger la nature politique
08:49 des décisions de justice.
08:51 Ce que je peux vous dire de façon très claire,
08:53 c'est que le président Nicolas Sarkozy
08:55 a le droit de se défendre.
08:57 Il a le droit, comme chacun, à faire valoir ses arguments,
09:00 à la présomption d'innocence.
09:02 C'est très important.
09:04 Maintenant, il y a un pourvoi en cassation.
09:06 Et donc, qu'il puisse aller au bout de cette démarche-là,
09:09 il a le droit au respect, à la présomption d'innocence,
09:11 comme chacun.
09:12 Vous allez rencontrer la semaine prochaine
09:14 les syndicats de la fonction publique,
09:16 à partir de lundi ?
09:17 À partir de lundi, oui, toute la semaine prochaine.
09:19 Pour parler revenus ?
09:20 Pour parler des sujets
09:22 que les organisations syndicales souhaiteront aborder.
09:24 C'est-à-dire les sujets d'intérêt
09:27 premiers pour les agents de la fonction publique.
09:29 Et oui, bien sûr, nous allons parler pouvoir d'achat,
09:31 nous allons parler revenus,
09:33 parce que ce sont les sujets qui nécessitent
09:35 aujourd'hui d'être discutés.
09:37 Moi, je me félicite qu'on puisse retrouver ce dialogue-là.
09:39 Il y a eu évidemment un conflit,
09:41 un conflit social autour des questions des retraites.
09:44 Je pense qu'un dialogue social respectueux,
09:46 c'est un dialogue social où on peut assumer
09:48 d'avoir des accords et des désaccords,
09:50 et puis pouvoir avancer, encore une fois,
09:52 dans l'intérêt des salariés,
09:54 dans l'intérêt des agents de la fonction publique.
09:55 Eux disent qu'il y a une urgence
09:56 pour leur pouvoir d'achat, vous confirmez ?
09:58 Mais j'ai moi-même indiqué,
10:00 quand on a augmenté le revenu minimum
10:02 dans la fonction publique,
10:03 vous savez, c'est ce qu'on a fait il y a
10:04 quelques jours, le SMIC a augmenté
10:06 dans notre pays, tant mieux,
10:08 c'est une bonne chose,
10:09 et on l'a fait évidemment aussi
10:11 pour les agents de la fonction publique,
10:13 pour qu'il n'y ait pas un seul agent en France
10:14 qui soit rémunéré en dessous du salaire minimum.
10:17 Mais j'ai moi-même indiqué que ça n'était pas
10:19 pour seul de tout compte.
10:20 Il y avait aujourd'hui une inflation,
10:23 qui était importante,
10:24 qui touchait en particulier dans notre pays
10:26 les bas revenus, les bas de grilles
10:28 dans la fonction publique.
10:29 Je crois que c'est notre responsabilité
10:31 là aussi d'agir.
10:33 On l'a fait, je l'ai fait en tant que
10:35 ministre de la fonction publique
10:36 l'année dernière, on a augmenté
10:37 le point d'indice comme jamais,
10:38 on l'avait augmenté depuis bientôt 40 ans
10:40 dans notre pays.
10:41 Ça c'est exactement les discussions
10:43 qu'on va avoir avec les syndicats.
10:44 Donc vous leur dites,
10:45 la colère contre la réforme des retraites,
10:47 c'est derrière nous, c'est passé,
10:49 et maintenant parlons salaire.
10:50 Non, je pense que ce sera un peu caricatural
10:52 de dire ça, moi je pense qu'il faut
10:54 être en capacité, y compris par les retraites,
10:57 il y a un certain nombre de mesures
10:58 qui sont des avancées pour les fonctionnaires.
11:00 Comment est-ce que ça va s'appliquer ?
11:01 On donne la capacité aux fonctionnaires
11:03 sur la fin de leur carrière
11:05 de se mettre à temps partiel
11:06 et de garder leur niveau de rémunération,
11:08 ça s'appelle la retraite progressive,
11:09 ça n'existait pas dans la fonction publique,
11:11 ça c'est pas une petite affaire.
11:12 Donc vous voyez qu'il y a des sujets à discuter,
11:14 on va donner la possibilité
11:16 à des agents contractuels
11:17 d'améliorer leur situation.
11:19 J'ai indiqué que je souhaitais absolument
11:20 que cette mesure, qui a été retoquée
11:22 par le Conseil constitutionnel,
11:23 elle puisse s'appliquer.
11:25 Donc il faut pouvoir parler de ça aussi,
11:27 parce que ce sont des améliorations
11:28 pour les agents publics,
11:29 ce ne sont pas des petites affaires.
11:31 Vous voyez, on a pris la décision
11:33 d'investir massivement
11:35 100 millions d'euros par an
11:36 pour travailler justement
11:37 sur la prévention de la pénibilité de l'usure.
11:40 Ce sont aussi des questions
11:41 qu'il faut pouvoir discuter
11:42 avec les syndicats.
11:43 Donc moi je n'élude absolument pas
11:45 ces sujets-là,
11:46 je pense qu'au contraire,
11:48 partir au fond du débat
11:49 qu'on a eu sur les retraites,
11:51 qui doit nous inciter
11:52 à mieux travailler sur les carrières,
11:53 mieux travailler sur les conditions
11:54 de travail au fond,
11:55 c'est l'essentiel,
11:56 ce sont des sujets
11:57 qu'il faut regarder en face.
11:58 Et je crois que c'est de ça
12:00 dont il faut aussi parler
12:02 et de ça dont il faut partir
12:03 avec les syndicats.
12:04 Je voulais vous entendre également
12:05 sur ce qui s'est passé à Villereux,
12:06 en Meurthe-et-Moselle.
12:07 L'auteur de la fusillade
12:08 du week-end dernier
12:09 est un homme de 38 ans
12:10 dont le nom est cité
12:11 dans 140 dossiers,
12:13 condamné des dizaines de fois,
12:15 qui s'en fichent totalement
12:17 de la vie en société
12:18 et accessoirement de la justice.
12:20 Qu'est-ce qu'il faut faire
12:21 pour que les habitants
12:22 de cette commune
12:23 près du Luxembourg
12:25 n'aient plus à subir
12:27 les agissements
12:28 de ce type d'individus ?
12:29 En fait, les Français
12:30 ne comprennent plus ça.
12:31 On peut déraper une fois,
12:32 deux fois, trois fois,
12:33 mais des dizaines de fois, non.
12:35 Je ne peux vous répondre
12:36 qu'une chose,
12:37 faire appliquer la loi.
12:38 Oui, mais ça ne marche pas.
12:39 Et la loi et le droit,
12:40 elle permet de prendre en compte
12:41 les faits de récidive.
12:42 Il faut en fait constater que non.
12:43 D'alourdir les peines
12:45 quand c'est le cas
12:46 et que les choses sont avérées.
12:48 Donc moi,
12:49 membre d'un gouvernement,
12:50 je n'ai pas à être
12:51 juge à la place des juges,
12:52 magistrat à la place des magistrats,
12:54 j'ai à faire appliquer la loi
12:56 à demander qu'on fasse appliquer la loi.
12:58 Et en l'occurrence,
12:59 elle permet aujourd'hui justement
13:01 de prendre en compte
13:02 ces cas de récidive.
13:03 C'est tout ce que j'ai à vous répondre
13:05 ce matin sur ce type d'affaires.
13:06 Regardez notre sondage CSA pour CNews.
13:09 La justice est-elle trolaxiste
13:11 avec les multirécidivistes ?
13:13 Oui à 89%,
13:15 non à 10%.
13:17 Qu'est-ce que vous auriez répondu
13:18 si quelqu'un de CSA vous appelait ?
13:20 Bonjour M. Guérini.
13:21 Enfin, bonjour M.
13:22 Généralement, c'est anonyme.
13:23 Est-ce que la justice est trolaxiste
13:25 avec les multirécidivistes ?
13:26 Mais tout simplement,
13:27 moi je ne réponds pas en tant que sondé,
13:28 je réponds en tant, encore une fois,
13:30 que membre d'un exécutif
13:31 qui renforce considérablement
13:34 les moyens de la justice
13:35 pour pouvoir justement faire appliquer
13:37 la loi et le droit
13:38 et parfois le faire plus rapidement.
13:40 On le sait,
13:41 je me mobilise évidemment
13:42 avec l'ensemble de mes collègues
13:43 du gouvernement
13:44 pour la qualité de nos services publics.
13:46 Un des attendus sur la justice
13:48 c'est que les décisions soient prises
13:50 plus rapidement
13:51 et justement de réinvestir
13:53 comme jamais un gouvernement ne l'a fait
13:55 pour renforcer les moyens de la justice,
13:57 plus d'un tiers d'augmentation du budget
13:59 des moyens de la justice
14:00 pour avoir plus de magistrats,
14:01 plus de greffiers.
14:02 C'est renforcer aussi notre capacité
14:04 à être plus fort.
14:05 Comment vous l'expliquez ce résultat ?
14:07 89% des Français,
14:08 ce n'est pas 51-49, c'est 89%.
14:11 Oui mais à chaque fois
14:12 on prend un cas particulier.
14:14 Là ce n'est pas vidéo,
14:15 c'est en général.
14:16 Non, non, là c'est en général.
14:17 La justice est-elle trolaxiste
14:18 avec les multirécidivistes ?
14:19 Très souvent,
14:20 ça peut arriver sur des antennes
14:21 ou d'autres,
14:22 on passe une matinée
14:24 à commenter un cas de justice,
14:26 parfois il n'y a pas forcément le contexte
14:28 qui a donné la décision judiciaire.
14:30 Je pense qu'on ne contribue pas aussi
14:32 au renforcement de la qualité de la justice.
14:34 Je ne sais pas précisément
14:35 à quoi vous faites allusion
14:36 mais en tout cas là c'est un sondage
14:37 et Ville-Rue c'est quelque chose
14:38 qui a été fait le week-end dernier.
14:39 Ce que je crois,
14:40 c'est que c'est une question
14:41 non pas en l'occurrence
14:42 d'arsenal législatif,
14:43 vous le savez comme moi,
14:45 il y a des possibilités
14:46 d'alourdir les sanctions
14:47 en cas de récidive.
14:48 Je crois que c'est une question
14:50 d'efficacité en réalité
14:51 du continuum qu'il y a
14:53 entre le travail que mène la police,
14:55 ce que mènent comme tâche
14:57 les magistrats,
14:58 elle est lourde,
14:59 elle est difficile.
15:00 Notre responsabilité à nous,
15:01 membres d'un gouvernement,
15:02 c'est de renforcer les moyens
15:04 pour plus d'efficacité,
15:05 plus de rapidité aussi,
15:06 encore une fois,
15:07 de notre justice
15:08 et c'est ça qui donnera
15:09 à nos concitoyens
15:10 le sentiment au fond
15:11 que le service est rendu.
15:12 Dernière question,
15:13 Nicolas Sarkozy appelle
15:14 Emmanuel Macron
15:15 à rassembler la droite.
15:16 Est-ce que vous avez besoin
15:17 des LR pour avoir
15:18 la majorité absolue à l'assemblée ?
15:20 Je continue de penser
15:21 que ce n'est pas
15:22 une question de droite ou de gauche,
15:24 c'est une question
15:25 de bâtir des majorités
15:26 pour pouvoir avancer.
15:28 Ce qu'on a fait
15:29 à de nombreuses reprises
15:30 depuis le début
15:31 de ce quinquennat
15:32 sur des sujets d'importance.
15:34 Je pense aux questions nucléaires,
15:36 je pense aux questions
15:37 autour du travail,
15:38 je pense aux questions
15:39 autour de la transition écologique,
15:40 de l'immigration,
15:41 avec le projet de loi en juillet.
15:42 Mais sans aucun tabou,
15:44 évidemment,
15:45 il faut qu'on puisse bâtir
15:46 des majorités
15:47 avec celles et ceux
15:48 de bonne volonté,
15:49 justement dans le champ républicain
15:51 que je mentionnais tout à l'heure,
15:52 qui veulent voir leur pays
15:54 avancer tout simplement.
15:55 Donc je crois qu'il faut
15:56 éviter à chaque fois
15:58 de vouloir se réenfermer
15:59 dans une vision de dire
16:00 est-ce que c'est avec la droite
16:01 et c'est avec la gauche
16:02 qu'il faut faire ?
16:03 Il faut faire avec celles et ceux
16:04 qui sont prêts
16:05 sur des sujets d'intérêt,
16:06 le travail, la sécurité,
16:08 la transition écologique,
16:10 les services publics,
16:11 ce que nous essayons de faire
16:12 en réinvestissant bien souvent,
16:14 de voir notre pays avancer.
16:15 Je pense que c'est faisable
16:16 et je crois qu'il y a
16:17 à l'Assemblée nationale
16:18 comme au Sénat,
16:19 des hommes et des femmes
16:20 de bonne volonté
16:21 pour pouvoir le faire.
16:22 C'est avec eux,
16:23 c'est vers eux qu'il faut
16:24 se tourner aujourd'hui.
16:25 Parce que sur le projet
16:26 de loi immigration,
16:27 Eric Soti veut stopper
16:28 le regroupement familial,
16:29 il veut stopper
16:30 les prestations sociales
16:31 versées aux clandestins.
16:32 Il est le patron des Républicains.
16:33 Vous pourriez le suivre là-dessus ?
16:34 Il va y avoir un gros texte.
16:35 On peut avoir des débats,
16:37 là aussi,
16:38 parquets des différences.
16:39 Moi je ne suis pas Eric Soti
16:41 sur toutes les propositions
16:42 qu'il peut faire
16:43 sur les questions
16:44 autour de l'immigration,
16:45 mais je vois aussi
16:46 qu'il y a un besoin
16:48 exprimé par nos concitoyens,
16:49 là aussi,
16:50 de mieux faire appliquer la loi.
16:51 Là aussi,
16:52 quand des décisions de justice
16:53 sont prises,
16:54 reconduites aux frontières,
16:56 de pouvoir le faire,
16:57 c'est ça que la majorité
16:59 est décidée à faire
17:00 avec un texte de loi
17:01 qui est équilibré,
17:02 qui est à la fois fort
17:04 sur les enjeux régaliens
17:05 pour faire appliquer
17:07 le droit et la loi,
17:08 et puis équilibré aussi
17:09 en regardant la situation
17:10 économique en face,
17:11 en voulant favoriser
17:13 l'immigration de travail.
17:14 C'est ce texte
17:15 que nous mettons au débat,
17:17 que nous mettons en discussion,
17:18 et je suis absolument convaincu
17:20 qu'il y a des possibilités,
17:21 si on débat avec sincérité,
17:22 au fond,
17:23 de pouvoir construire
17:24 des majorités
17:25 dans ce quinquennat.
17:26 C'est un quinquennat
17:27 qui doit permettre
17:28 d'avancer sur des sujets,
17:29 là encore,
17:30 d'intérêt général
17:31 pour notre pays.
17:32 Stanislas Guérini,
17:33 ministre de la Transformation
17:34 et de la Fonction Publique,
17:35 avec nous ce matin
17:36 sur le plateau de la Matinale.
17:37 Merci, monsieur le ministre,
17:38 d'avoir été avec nous.
17:39 Bonne journée à vous,
17:40 à bientôt.
17:41 La Matinale qui continue
17:42 tout de suite.
17:43 [Musique]
17:46 [SILENCE]
Commentaires

Recommandations