00:00 Ça y est, une commission parlementaire qui va permettre de faire toute la lumière,
00:06 où chacun va pouvoir s'exprimer, où ce qu'a fait l'État pourra être mis en avant aussi.
00:11 Moi, je respecte ce maire.
00:14 Je crois qu'il faut défendre nos élus, les défendre encore davantage.
00:17 Le ministre de l'Intérieur l'a dit, bien sûr, qu'on pourrait toujours faire mieux.
00:21 Et il faut agir parce que les élus, ce sont ceux qui sont en première ligne dans notre République.
00:26 Et donc, nous voulons continuer à mieux les défendre.
00:30 Dans le quinquennat précédent, on a pris des mesures pour mieux accompagner
00:34 les élus qui sont justement attaqués.
00:37 Nous avons pris des mesures pour mieux accompagner aussi les fonctionnaires.
00:39 On parlait à l'instant des forces de l'ordre qui sont insultés, attaqués, parfois violentés.
00:45 Et donc, le gouvernement va aller plus loin pour pouvoir mieux protéger ces élus,
00:49 va mettre en place des réseaux de référents dans les gendarmes, dans les commissariats,
00:54 dans les gendarmeries, va permettre aussi d'aligner les régimes de sanctions contre les élus.
01:00 Vous savez, aujourd'hui, on a alourdi le dispositif de sanctions.
01:04 Eh bien, il faut faire pareil parce que quand on est un élu de la République,
01:06 on porte au fond l'uniforme de la République.
01:09 Mais personne ne doute de la volonté politique.
01:11 Je pense que personne ne doute de votre sincérité,
01:13 de la sincérité du ministre de l'Intérieur à protéger les élus, de droite comme de gauche.
01:18 Mais dans la réalité, les maires se disent "oui, très bien, ça c'est des belles paroles".
01:22 Mais moi, quand je suis face à des gens qui s'installent illégalement sur un terrain,
01:27 quand je suis face à des gens qui déversent des gravats dans une des charges sauvages,
01:32 je suis tout seul.
01:33 Non, ce sont des actes, on vient en parler à l'instant,
01:36 quand on envoie, l'État décide d'envoyer 200 gendarmes sur un terrain
01:41 pour justement accompagner les élus.
01:43 Ce ne sont pas des paroles en l'air, renforcer le régime de sanctions,
01:47 ce ne sont pas des paroles en l'air.
01:49 Et donc, il ne faut pas laisser penser qu'il y a une forme d'impunité qui pourrait s'installer.
01:54 Il faut agir, être aux côtés de ceux qui, chaque jour, font vivre notre République.
01:59 Je crois que c'est la responsabilité de l'État, ce ne sont pas des paroles en l'air.
02:02 Il faut faire mieux, il ne faut rien laisser passer.
02:05 Vous savez, c'est dans un climat, évidemment, de violence,
02:09 qui est parfois alimenté, suscité par ceux qui ont une responsabilité politique.
02:15 Tout ça, il y a une forme de continuum, évidemment.
02:17 Vous pensez à qui ? À Éric Dupond-Moretti, qui fait des bras d'honneur dans l'hémicycle ?
02:21 Mais bien entendu que non, il défend tous les jours, justement,
02:25 celles et ceux qui défendent notre capacité à porter notre République.
02:29 Je pense à ceux d'extrême droite, d'extrême gauche, qui affaiblissent notre démocratie.
02:35 Quand je vois M. Mélenchon, incapable de dénoncer l'agression violente, ignoble,
02:42 contre une personnalité parce qu'elle fait partie de la famille du président de la République.
02:46 Quand je vois des élus de la France insoumise qui disent "Louis XVI, on l'a décapité,
02:50 Macron, on peut recommencer".
02:53 Vous ne croyez pas que tout ça, ça alimente un climat
02:55 qui ensuite autorise les uns et les autres à être violents, à attaquer ?
03:00 Ils ont une forme de responsabilité.
03:02 Ils ont même une grande responsabilité dans ce climat-là.
03:04 [Musique]
03:07 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
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