00:00 Ça commence à être un peu un quotidien parce qu'on entend des tortures,
00:03 des séquestrations, des meurtres, on entend plein de choses.
00:07 Le souci c'est qu'eux, ils vont tuer des gens qu'ils ont sur leur liste, on va dire.
00:12 Ils ont telle personne, telle personne, ils vont tuer telle personne.
00:15 C'est pour le paraître, c'est pour montrer sa force,
00:18 pour aussi les trafics de drogue, pour un peu de tout en fait.
00:22 Pour montrer qui est le plus fort et c'est assez bête en plus,
00:25 on est des quartiers, on doit s'unir.
00:27 – Avec ces homicides, est-ce que tu as changé ton quotidien ?
00:29 – Oui, du coup, même ma famille, on veut déménager.
00:33 En fait le souci c'est qu'on ne peut pas sortir.
00:34 C'est qu'à partir de 17h, 18h, on ne peut pas sortir.
00:38 Il m'est déjà arrivé des trucs en fait, en rentrant tard,
00:40 il y a des personnes qui sont passées à côté de moi armées,
00:42 qui voulaient me tirer dessus, je me suis déjà fait braquer.
00:45 Comme les soirs pour rentrer, comme je finis tard le travail,
00:48 ils bloquent parfois les routes,
00:50 ils bloquent les routes avec les barrières des travaux,
00:52 ils sont habillés tout en noir et ils regardent c'est qui, ils nous laissent passer.
00:55 – Voilà, c'est vraiment une dégradation comme Marseille, comme Grenoble, comme Lyon ?
00:58 – C'est ça, ça commence à être assez chaud pour une petite ville,
01:01 parce qu'on est quand même des petits quartiers,
01:03 et pour un petit quartier que ça se passe comme ça,
01:05 c'est assez compliqué, assez chaud.
01:08 [Musique]
01:11 [SILENCE]
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