00:00 Il y a deux choses dans ce que vous dites.
00:01 Il y a le projet qui visait à installer des migrants dans un endroit,
00:04 et ça je crois qu'on a le droit en démocratie de s'y opposer.
00:07 On a le droit de manifester pacifiquement pour s'y opposer.
00:09 Il y a manifester, il y a mettre la pression.
00:10 Mais exactement, on a le droit de faire des pétitions,
00:12 on a le droit de faire des rassemblements,
00:13 on a le droit de s'adresser aux citoyens.
00:14 Ça, c'est la première chose.
00:15 C'est ce que fait et reconquête le parti des Réunions des Morts.
00:17 Et deuxièmement, il y a les intimidations physiques,
00:20 violentes, qui sont faites aux élus.
00:22 Et ça, évidemment, je le dis d'emblée, nous les condamnons.
00:24 Mais voyez, c'est l'AMF qui le dit, en 2022, il y a eu 1500 élus qui ont été exposés
00:29 à des menaces, agressions, coups de poing.
00:32 En 2022, ce ne sont pas des gens de reconquête qui l'ont fait.
00:34 Vous voyez, dans la société, et je finis là-dessus,
00:36 mais on a doublé le nombre d'agressions envers les policiers en 20 ans.
00:42 Au premier trimestre de 2022, il y a eu plus de 350 attaques auprès des pompiers.
00:46 Ce que je veux vous dire, c'est que c'est la société qui est en train de s'en sauvager.
00:50 Ce n'est pas seulement tel ou tel projet,
00:52 mais en tout cas, quand 64% des Français ne sont pas contre l'immigration,
00:54 je crois que ça, c'est parfaitement tondable.
00:56 - Moi, j'aimerais savoir, est-ce que vous êtes satisfait
00:58 que le maire de Cahillac ait renoncé à ce projet ?
01:00 - Ah oui, mais bien sûr, ça, bien sûr.
01:02 - Il dit, alors, il a dû renoncer au projet parce qu'il a été intimidé.
01:08 Il dit que ce n'était plus tenable.
01:09 Donc, je vous repose la question.
01:11 Est-ce que vous êtes satisfait qu'il ait abandonné ce projet ?
01:13 - Madame, depuis maintenant trois, quatre mois,
01:15 il y a des manifestations toutes les semaines.
01:17 D'ailleurs, souvent, parfois, violentes.
01:21 Ils essaient de faire retuer le président de la République.
01:23 Ils mettent de la pression sur le président de la République.
01:25 Et là, personne n'aurait l'idée de les condamner.
01:28 Donc, vous voyez, nous, comme une partie de la gauche qui manifeste aujourd'hui,
01:31 nous faisons preuve que... - Sauf que le maire explique qu'il a renoncé.
01:33 Pardon, je me permets de vous interrompre.
01:34 Sauf que le maire explique qu'il a renoncé,
01:36 non pas à cause des manifestations,
01:38 mais parce que la situation était intenable,
01:41 parce qu'il a été intimidé.
01:42 Et que vous avez créé ce climat d'intimidation.
01:46 - Il fait quoi, Chirac ? - On ne parle pas d'un président,
01:48 on parle d'un maire.
01:49 - On parle de maires qui sont intimidés, qui sont menacés de mort.
01:51 On parle d'un maire dont la façade de sa maison a été incendie.
01:53 - Non, non, là, il y a deux choses.
01:55 Saint-Brévin et Calac, ça n'a rien à voir.
01:57 Calac, il n'y a absolument rien de répréhensible
01:59 dans ce qui a été fait à Calac.
02:00 À Saint-Brévin, et je le condamne,
02:02 je peux le répéter autant de fois que vous voulez,
02:05 à Calac, à Saint-Brévin, pardon,
02:07 le maire a été menacé et attaqué.
02:10 Et ce, je le condamne fermement, si vous voulez.
02:12 Il n'y a aucun souci là-dessus.
02:13 Mais Calac, c'est encore autre chose.
02:15 Et encore une fois, ne nous faisons pas voler le sujet
02:18 qui est le sujet en fond, qui est le sujet de l'immigration.
02:22 64 % des Français considèrent, non pas qu'il faille
02:26 diminuer l'immigration, 64 % des Français veulent stopper l'immigration.
02:31 Vous voyez, je crois que beaucoup de Français partagent
02:32 nos attitudes vis-à-vis de ce sujet.
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