00:00 C'est un moyen de captation supplémentaire vidéo qui permet d'avoir un peu de champ,
00:05 de la hauteur comme on dit, on prend vraiment de la hauteur et de voir comment évoluent les groupes.
00:09 Si je peux vous dire qu'hier il y avait quatre Black Blocs, c'est parce qu'on a pu prendre un peu de hauteur
00:13 et voir les groupes à risque.
00:14 Mais tout ça est très encadré, je veux aussi rassurer vos téléspectateurs,
00:17 l'utilisation de drones est encadrée, je les autorise sur un périmètre précis,
00:21 dans des conditions précises, pour des finalités précises,
00:23 qui est la prévention des troubles à l'ordre public.
00:25 Et donc, par exemple, hier, le drone, nous avions des drones,
00:30 mais qui n'ont pas volé au-dessus du cortège syndical, ça n'était pas nécessaire.
00:33 Il n'était que sur le pré-cortège, où nous avions les individus à risque,
00:36 mais ça nous a donné une capacité d'analyse de la situation beaucoup plus forte.
00:41 Mais, je ne veux pas vous entendre, on a l'impression que les Black Blocs ont gagné la bataille hier.
00:45 Pas du tout !
00:46 C'est vrai qu'on a l'impression, on savait qu'ils seraient 2000, ils étaient 2000,
00:49 il y a eu des fouilles, ils ont quand même eu des armes par destination,
00:53 des pavés, des cocktails molotovs.
00:55 Les Black Blocs ont été dispersés hier,
00:56 ils ont été dispersés grâce à l'action des forces de sécurité intérieure.
00:59 Il y a eu beaucoup de blessés.
01:00 On a eu beaucoup de blessés, il y a eu un engagement, évidemment,
01:02 extrêmement fort des forces de l'ordre, il y a eu effectivement beaucoup de blessés,
01:06 moi j'en ai 259, dont plus d'une trentaine qui ont été conduits en milieu hospitalier,
01:12 dont un très grave, dont nous avons parlé au début de cet entretien.
01:16 Mais c'est vrai que du coup, on a l'impression qu'ils viennent et que vous ne pouvez rien faire.
01:19 Mais, vous ne pouvez pas dire que nous ne faisons rien.
01:21 Les Black Blocs ont été dispersés hier,
01:24 nous les avons poussés jusqu'à la Nation de manière extrêmement rapide
01:26 pour qu'ils arrêtent de commettre des exactions qu'ils avaient à commettre
01:29 au début de la manifestation, et puis ça s'est terminé ensuite.
01:32 Nous les avons poussés à la Nation, puis dispersés.
01:35 Qu'est-ce que ça a permis ?
01:35 Ça a permis de protéger des biens, évidemment,
01:38 et puis ensuite, encore une fois, j'insiste,
01:39 ça a permis aux deux manifestations de se dérouler.
01:41 Le ministre l'a dit hier quand il est venu à la préfecture de police,
01:44 et je vous le redis, si nous ne sommes pas là,
01:46 il n'y a pas de manifestation intersyndicale, ça n'existe pas.
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