00:00 Madame la Première Ministre, ce 1er mai, 2,3 millions de manifestants vous ont dit dans la rue leur opposition à la réforme des retraites.
00:09 En vous acharnant, vous abîmez la démocratie.
00:13 Vous abîmez la démocratie en utilisant les outils les plus autoritaires de la Vème République.
00:18 Vous abîmez la démocratie en bafouant la Constitution qui dit que la République, c'est le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.
00:27 Vous abîmez la démocratie en utilisant la police, non pour garantir le droit à manifester, mais pour le réprimer.
00:35 Votre bilan, c'est la violence. Ça suffit.
00:39 Policiers brûlés, journalistes frappés, manifestants mutilés, les coupables, c'est vous !
00:46 Nous apportons notre soutien à tous les blessés.
00:50 Vous opposez le peuple au peuple, pas nous !
00:53 (Applaudissements)
00:57 Vous vouliez tourner la page des retraites, c'est raté.
01:02 Vous reportez tous vos projets de loi, vous ne savez plus où vous allez.
01:07 Et d'ailleurs, où que ce soit, les casseroles vous accompagnent.
01:12 Vous ne pouvez plus gouverner.
01:15 La crise est maintenant politique.
01:18 La Ve République permet d'agir sans le peuple, et contre lui, elle n'est plus légitime.
01:24 En bafouant ses principes républicains, vous accélérez sa chute, et la vôtre.
01:29 Alors oui, abat Macron et la mauvaise République, vive la Constituante et la VIème République.
01:36 Ici, c'est la France, celle d'un peuple insoumis, dont la nation s'est fondée par une révolution.
01:43 On ne fait pas taire le peuple, on l'écoute, on ne le méprise pas, on le respecte, on ne le réprime pas, on lui obéit.
01:52 Nous ne céderons pas. Vous vouliez en avoir fini le 14 juillet, vous aurez votre prise de la bâtie.
01:58 Vous avez déjà perdu, quand retirez-vous votre réforme des retraites ?
02:02 Merci beaucoup, nos chers collègues.
02:05 La parole est à M. Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur et des Outre-mer.
02:10 (Applaudissements)
02:20 Merci, madame la présidente, mesdames et messieurs les députés.
02:24 Monsieur le député Léaumont, pardon si je ne suis pas forcément l'interlocuteur que vous auriez souhaité,
02:30 mais j'avoue que je n'ai pas tout compris de votre question, sauf que vous n'étiez pas content et que vous n'aimiez toujours pas la police.
02:36 Monsieur le député, je regrette très sincèrement, monsieur le député, que pour la première question au gouvernement,
02:45 après des violences absolument inacceptables qui ont blessé 405 policiers et gendarmes hier,
02:53 dont un policier qui aurait pu, comme chacun a vu à sa télévision, mourir parce qu'on envoie un cocktail Molotov sur sa tête et qu'il est brûlé au deuxième degré,
03:05 que vous n'ayez pas un mot pour eux, pour ces pères et mères de famille, démontre votre humanisme.
03:11 (Applaudissements)
03:20 Mais vous nous avez habitués, monsieur Léaumont. Monsieur le député Léaumont, vous nous avez habitués.
03:27 Vous nous avez habitués. Là où vous nous avez moins habitués, ce n'est pas tellement votre haine anti-police,
03:33 c'est que vous n'avez même pas un mot pour les trois militants du Parti communiste qui ont été agressés par les Black Blocs.
03:39 Et si le Parti communiste français a fait ce matin un communiqué extrêmement clair, soutenant les forces de l'ordre,
03:47 protégeant le droit de manifester et condamnant les violences des Black Blocs, vous êtes les complices manifestement de ces violences,
03:53 quand ici, devant la représentance du peuple, vous ne condamnez pas les gens qui, à coups de cocktails Molotov, abattent notre démocratie.
04:00 (Musique)
04:04 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
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