00:00 Roland-Garros ? Oui, je serai présent.
00:05 Je ne serai pas sur le terrain, mais je serai sur le site.
00:11 Suspense.
00:12 Vous connaître votre rôle sur ce Roland-Garros 2023 ?
00:16 Moi, je viens jouer.
00:20 Le retour est proche.
00:23 Je ne viens pas jouer du tout, mais je viens regarder les matchs.
00:27 Est-ce qu'on a enfin trouvé la génération dorée qui vient après vous en la personne
00:36 de Arthur Fyss et Luca Van H.
00:38 En attendant que le futur numéro un français sorte de la haut-line ?
00:42 Déjà, je ne savais pas que nous, on avait été une génération dorée.
00:45 J'aurais bien voulu que je sois champion.
00:48 Les fameux mousquetaires ?
00:49 J'aurais voulu être champion olympique, gagner 6-7 grands chelèmes minimum.
00:56 Non, nous, on est une génération qui, effectivement, a très bien joué au tennis, qui a, je pense,
01:06 inspiré beaucoup de jeunes aussi.
01:08 On a joué dans une génération, je pense, hors normes, exceptionnelle.
01:16 C'était hors normes le mot, pas dorée.
01:17 Hors normes.
01:18 C'est vrai qu'on s'est tiré la bourre.
01:23 Aujourd'hui, c'est ce qu'il faut pour nos jeunes, c'est qu'ils soient capables de se
01:28 tirer la bourre et d'aller chercher les plus grands joueurs au monde.
01:33 Moi, j'ai toujours pensé que c'était une histoire de cycle, qu'il y a des bons joueurs
01:42 qui s'en vont, d'autres qui arrivent.
01:44 Ça prend plus ou moins de temps.
01:46 La chance qu'on a en France, c'est d'avoir un vivier exceptionnel, une fédération qui
01:51 ratisse très large, qui loupe pas beaucoup de talents.
01:55 Aujourd'hui, oui, je pense qu'on va être susceptible d'avoir des champions.
02:05 Mais on en a déjà, entre guillemets, mais des très très forts, on les attend.
02:12 On a des jeunes qui sont très bons.
02:17 Qu'est-ce qui leur manque ? Du temps.
02:20 Le temps, c'est le nerf de la guerre.
02:24 Si vous avez 16 ans, vous n'allez pas être champion tout de suite, a priori.
02:27 Si vous avez 18, vous en rapprochez.
02:31 Si vous avez 19, vous pouvez l'être.
02:33 Mais il faut leur donner le temps.
02:36 Aujourd'hui, on ne claque pas des doigts.
02:39 On dit « demain, il y a un champion ». Non.
02:41 Même un gars qui fait une super performance la semaine prochaine, ce n'est pas sûr qu'il
02:45 réédite, il peut se blesser, il peut avoir des problèmes familiaux, il peut se passer
02:50 plein de choses.
02:51 Il faut du temps pour fabriquer des champions.
02:56 Je pense que c'est important de les accompagner là-dedans, en leur disant que ce n'est pas
03:04 demain.
03:05 Le but, c'est d'avoir un beau projet, de s'y tenir, de ne pas regarder à droite et
03:10 à gauche, et de foncer tout droit.
03:12 Il y en a un qui prend son temps, c'est Richard Gasquet.
03:14 Il est toujours le numéro un français.
03:16 Il est toujours là.
03:17 Oui, oui, oui.
03:18 C'est l'avenir.
03:19 C'est l'avenir du tennis français.
03:21 C'est incroyable.
03:22 En même temps, ce n'est pas surprenant.
03:26 Moi, ça ne me surprend pas.
03:28 Je sais qu'il est passionné.
03:30 Je sais qu'il adore ça.
03:31 Je sais qu'il adore cette vie-là.
03:32 Donc, ça ne me surprend pas.
03:34 Je suis ravi que mon pote s'éclate sur le terrain comme il le fait.
03:41 Voilà.
03:42 Mon fils, là, mon fou.
03:44 On parlait tout à l'heure des blessures de Nadal, Djokovic.
03:47 Là, par contre, c'est peut-être plus dur.
03:48 Le corps semble vraiment lâcher.
03:50 Un peu comme vous, à l'époque ?
03:54 Oui, un peu comme tous les joueurs qui arrivent à un âge où ça commence à piquer un petit
04:00 peu.
04:01 J'étais pas une « exception ». Tout le monde a son lot de problèmes, de blessures.
04:08 Après, Gaël, c'est une longévité incroyable aussi.
04:13 C'est comme Rafa, comme Novak, comme d'autres.
04:18 C'est la génération 86-87.
04:20 C'est assez exceptionnel, ce qu'ils font, quand même.
04:26 Moi, je pense que c'est ça qu'il faut saluer.
04:28 Après, le fait qu'il fasse un Roland de plus, un de moins ou deux de plus, je ne sais
04:33 pas si ça changera la donne sur ce qu'il a fait et ce qu'il a réalisé.
04:36 Peut-être s'il va gagner.
04:39 Après, si jamais un de ses joueurs venait à gagner à ces âges-là, ce serait quand
04:46 même aussi une petite révolution.
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