00:00 En tout cas, ce qu'on peut voir depuis quelques mois maintenant,
00:03 c'est effectivement que c'est ce style de message
00:06 que les auteurs de ces fusillades veulent faire passer.
00:09 C'est une...
00:10 J'appelle ça, moi, une entreprise de terrorisation
00:14 de ces trafics de stups,
00:15 parce qu'en fait, on est là pour terroriser
00:18 les vendeurs de ces endroits-là,
00:19 ou alors, comme on l'avait dit tout à l'heure,
00:21 les simples getters, les petits charbonneurs,
00:24 les petits vendeurs.
00:25 On veut les terroriser pour que ce trafic de stups
00:28 soit récupéré par l'autre clan,
00:30 ou alors qu'il s'arrête définitivement
00:32 pour que le trafic de stups de l'autre clan
00:34 puisse fonctionner encore plus fort.
00:36 Ce qu'il faut savoir aussi, c'est qu'il faut pas se leurrer.
00:39 Pour qu'il y ait des trafics de stups,
00:40 il faut qu'il y ait des consommateurs.
00:42 Et on peut se rendre compte qu'il y en a de plus en plus,
00:45 parce que si le business ne fonctionnait pas,
00:48 il ne s'entretuerait pas pour les conserver ou les multiplier.
00:53 C'est ça aussi qu'il faut comprendre.
00:55 Et puis, on peut parler aussi de tous ces gamins
00:58 de 13, 14, 15 ans qui sont dans ces réseaux
01:01 et qui ne sont pas à l'école de la République,
01:03 alors qu'ils devraient y être comme un gamin normal.
01:06 Et puis, je pense qu'il y a aussi une nécessité
01:09 de passer des messages.
01:10 Policiers, nous, on est prêts à le faire aussi,
01:13 dans les écoles, dans les primaires,
01:15 dans les collèges, avec des médecins,
01:17 avec des présidents d'associations,
01:20 mais pourquoi pas avec des hommes politiques ?
01:22 Parce que j'entends beaucoup de partis politiques
01:24 qui nous donnent des leçons de morale, nous, aux policiers.
01:26 Je ne vais pas citer certains d'entre eux
01:28 qui s'amusent de critiquer la police,
01:31 mais pourquoi ne vont-ils pas passer, eux aussi, le bon message
01:34 pour que ça s'arrête, enfin, ce genre de phénomène ?
01:37 Parce que nous, vous savez, on est là,
01:39 on ramasse ces jeunes cadavres,
01:40 et croyez-moi que ça nous arrache aussi le cœur
01:42 de faire ça tous les soirs,
01:44 parce que ça se passe malheureusement
01:45 quasiment tous les soirs à Marseille,
01:47 et on est les seuls à rentrer dans ces endroits
01:49 pour essayer de gérer un semblant de problème,
01:52 parce que franchement, il est difficile à régler,
01:54 mais on est quand même les seuls à y aller.
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