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  • il y a 3 ans
Les explications de Martial Gerlinger, directeur d'ATOSCA, sur le projet de construction de l'A69 entre Toulouse et Castres. 

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Transcription
00:00 Moi je le réponds d'abord pour commencer, que votre débat était assez intéressant en introduction.
00:03 Vous avez parlé de plein de sujets, de sujets d'agriculture, de sujets de coupure,
00:07 de sujets de climat, d'environnement, d'économie.
00:10 Aujourd'hui ce projet, il tient compte de l'ensemble de ses enjeux.
00:13 Le projet, par rapport à ce qu'il était il y a 10-20 ans, il a beaucoup évolué.
00:17 Il a pris en compte l'ensemble des enjeux environnementaux, de changement climatique.
00:22 Et dans la façon dont nous l'avons travaillé, nous avons effectivement fait évoluer pas mal de sujets
00:27 pour pouvoir répondre aux enjeux. La petite illustration sur l'emprise foncière,
00:31 qui est un sujet assez fondamental.
00:33 Nous avons pu économiser 80 hectares de terres naturelles et agricoles
00:37 par rapport à ce qui était prévu précédemment.
00:39 Et nous avons pu optimiser le tracé pour économiser au maximum les arbres,
00:43 les zones habitées, les zones sensibles du pangurvant.
00:47 Donc nous avons effectivement travaillé cela.
00:49 Alors les gens disent aussi on va abattre des arbres, couper une commune en deux,
00:52 faire disparaître des terres agricoles.
00:54 Vous comprenez tout ça et cette inquiétude ?
00:56 Bien entendu, je comprends que ce sont des questions légitimes que se pose un territoire.
01:01 Mais si je reviens déjà à la base, la base pour nous c'était de répondre à l'enjeu
01:05 d'améliorer la desserte de ce territoire.
01:07 Ce bassin important qui est Castre-Mazamès, 140 000 habitants, 50 000 emplois au total,
01:13 qui est aujourd'hui très mal desservi.
01:14 Je crois que tout le monde en convient, je crois que même les opposants sont d'accord avec ça,
01:17 puisqu'ils disent qu'il faut réaménager la RN126.
01:19 Donc ça montre bien qu'ils partagent ce sentiment et cette analyse qu'il faut améliorer la desserte.
01:25 Alors le choix a été fait d'une autoroute il y a six ans,
01:28 et il s'agit aujourd'hui de bien l'intégrer dans le territoire,
01:31 de faire le nécessaire du point de vue agricole.
01:35 Nous avons un travail très important qui est fait avec l'ensemble des agriculteurs
01:38 pour accompagner individuellement, mais aussi collectivement le monde agricole.
01:42 Il y aura un fonds spécial qui va être mis en place de 2 millions d'euros
01:46 pour accompagner de manière transversale les filières agricoles sur ce territoire.
01:49 Donc nous allons faire le nécessaire, au-delà de l'optimisation foncière de réduction de l'impact,
01:54 de faire le nécessaire pour accompagner ce monde.
01:56 En termes de coupure paysagère et de coupure d'arbres de façon plus générale,
01:59 c'est vrai que nous coupons 200 arbres d'alignement,
02:02 dont 50 platanes qui sont nécessaires pour le passage de l'autoroute.
02:07 Néanmoins, si vous regardez l'aménagement de la RN126,
02:09 si vous deviez réaménager, étendre cette route,
02:13 aujourd'hui vous avez 1 600 platanes qui sont situées le long de cet axe.
02:17 Quand je parlais de nos 200 arbres,
02:18 nous allons replanter 400 arbres d'alignement sur l'ensemble du tracé.
02:22 À l'échelle de l'ensemble du projet,
02:24 sur tous les arbres et bosquets, arbustes qui sont présents sur le trajet,
02:28 nous allons en replanter 5 fois plus que ce que nous impactons,
02:31 et avec une dynamique qui sera mise en place pour les faire fonctionner.
02:34 En termes de zones humides aussi,
02:35 nous touchons moins de 20 hectares de zones humides,
02:38 de zones humides potentielles.
02:40 Nous allons renaturer, nous allons restaurer des zones humides sur 55 hectares au total.
02:44 A titre d'illustration, 2 carrières qui sont aujourd'hui dans un très mauvais état,
02:48 des carrières abandonnées, des carrières à terme de décharge,
02:51 nous allons les restaurer pour pouvoir les faire fonctionner correctement.
02:54 – Martial Gerlinger, je vous coupe.
02:56 Qu'est-ce que vous répondez aux agriculteurs qui sont expulsés ?
03:00 – Alors, aujourd'hui, nous n'avons lancé aucune procédure d'extrapolation.
03:06 Toutes les discussions sont à l'amiable avec l'ensemble du monde agricole.
03:09 Je dis juste au passage que l'ensemble du monde agricole n'est pas opposé.
03:12 Nous avons travaillé avec des collectifs agricoles qui se sont regroupés,
03:14 qui ont travaillé avec nous, qui ont signé des protocoles
03:17 pour pouvoir caler les modalités d'animalisation.
03:19 Aujourd'hui, ce n'est pas du tout la majorité des agriculteurs
03:22 qui sont contre le projet, au contraire, nous avons bien travaillé avec eux.
03:25 Donc, nous allons continuer à travailler avec chacun individuellement
03:29 pour trouver des solutions par rapport à leurs situations.
03:30 – Martial Gerlinger, dans le reportage qu'on vient de diffuser,
03:32 il y a un agriculteur qui dit qu'il a été expulsé.
03:35 Il y a un agriculteur dans le reportage qui dit qu'il a été expulsé.
03:37 – Il m'a dit qu'il y a un agriculteur qui potentiellement, effectivement,
03:41 voit dans la configuration actuelle son terrain coupé en deux.
03:43 Mais nous allons faire le nécessaire dans le cadre, par exemple,
03:45 de remembrement d'aménagements fonciers,
03:48 de telle sorte que ces terrains soient regroupés
03:50 et qu'il y ait de nouveau une cohérence.
03:51 Ou alors, s'il y a ponctuellement encore des trajets supplémentaires
03:56 à faire pour lui, il y aura une animalisation par rapport à ces trajets.
03:59 [Musique]
04:02 [SILENCE]
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