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  • il y a 3 ans


Retrouvez "Europe 1 Matin" sur : http://www.europe1.fr/emissions/le-6-9

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00:00 Vous écoutez Europe 1, il est 7h43, dans un quart d'heure maintenant, c'est Culture Média avec Philippe Vandel.
00:05 Qu'est-ce qu'on va avoir ?
00:06 - Bah il est là ! - Évidemment !
00:07 J'allais faire comme si vous étiez pas là mon cher Philippe.
00:09 Je suis arrivé en 12, j'étais à la limite, la limite c'est ça la radio.
00:12 Il est 8h43 et 56 secondes et je peux vous dire qu'on va recevoir Stéphane Simon qui publie un livre,
00:17 dit Judith Vantroop ce matin dans le Figma, qui fera date les derniers jours de Samuel Paty.
00:21 Samuel Paty qui a été assassiné par un Tchétchène devant son collège et décapité.
00:26 Il dénonce les manquements de l'enquête, les manquements de l'éducation nationale, c'est absolument terrifiant.
00:32 Et aussi on parlera de ce site qu'il lance, un site sur internet dont le nom m'échappe à l'instant,
00:37 mais ça reviendra tout à l'heure parce que j'étais venu sans note, j'étais juste venu avec...
00:41 - Factuel ! - Factuel, c'est factuel.
00:43 Voilà Stéphane Simon.
00:44 Et puis aussi on va parler de sport et médias, de clientèle Mbappé et de l'affaire Galtier, le PSG, Nice, tout ça.
00:49 Allez rendez-vous sur Europe 1 dans un quart d'heure.
00:51 Culture Média sur Europe 1, tout à l'heure Philippe.
00:53 À toute !
00:54 Europe 1 Matin
00:56 - Et vous combien vous en suivez en même temps ?
00:58 Combien d'heures vous passez devant chaque semaine ?
01:00 Tiens je vais prendre Anissa Haddadia, témoin des séries.
01:02 - Oh là là, moi je passe ma vie devant les séries et j'en regarde trois en même temps en ce moment.
01:06 - Et bien donc quel talent.
01:07 A l'occasion de l'ouverture aujourd'hui du festival Cannes Séries dont Europe 1 est partenaire,
01:11 la rédaction d'Europe 1 consacre son vendredi thématique donc aux séries qui se sont imposées en quelques années
01:16 à comme des poids lourds dans l'économie de l'attention.
01:19 Alors une série, comment ça s'écrit ?
01:21 Comment ça se produit ? Est-ce que c'est différent du cinéma ?
01:23 Est-ce aussi rentable ?
01:25 Pour nous éclairer, jusqu'à 9h j'ai le plaisir d'accueillir les deux producteurs d'une série qui va être présentée à Cannes Séries.
01:31 C'est la nouvelle série événement de Canal+ BRI.
01:35 Bonjour Aimé Buydine.
01:36 - Bonjour.
01:36 - Buydine pardonnez-moi, je vous ai eu, Buydine avec un D, pardonnez-moi.
01:40 Julien Madon est avec nous aussi, bonjour Julien.
01:42 - Bonjour.
01:43 - Alors on vous doit pêle-mêle Julien Madon à l'affaire SK1.
01:45 Vous êtes plus jeune dans le métier Aimé Buydine, mais vous travaillez ensemble, on vous doit l'affaire SK1.
01:50 Frédéric Tellier sur l'affaire Guy Georges, qui est un film qui en 2016 avait reçu le César du meilleur premier film.
01:55 Il y a eu Brackeur aussi.
01:55 - Non, il a été nommé au meilleur premier film.
01:57 - Ah pardon, heureusement on l'a pas eu.
01:58 - Brackeur de Julien Leclerc que j'avais beaucoup aimé.
02:00 Goliath aussi avec Gilles Lelouch, Pierre Ninet.
02:02 Vous aimez bien ces univers policiers, judiciaires, on est totalement dedans avec BRI, on va en parler.
02:07 Mais peut-être un mot sur votre métier Alain et l'autre.
02:09 Producteur, qu'est-ce qu'on fait quand on est producteur Aimé Buydine ?
02:13 Je commence par vous.
02:14 - Quand on est producteur, on accompagne des talents.
02:18 Des talents scénaristes, réalisateurs.
02:20 - On a toujours l'image que c'est vous qui portez le carnet de chèques.
02:24 - En fait c'est un peu plus compliqué que ça.
02:26 C'est surtout un accompagnement.
02:28 En réalité, quand on est producteur, je pense qu'on...
02:31 En tout cas nous qui sommes très impliqués à tous les endroits de la chaîne de Valeurs,
02:35 on est à l'origine des projets.
02:40 Il y a souvent un talent, donc un scénariste ou un réalisateur qui a une envie,
02:44 qui nous la propose.
02:46 Et ça peut être un synopsis, une première version de scénario, une idée, une envie.
02:53 Et en fait, je pense que notre métier c'est vraiment de les accompagner pendant plusieurs années
02:57 pour faire en sorte que ce projet voit le jour.
02:59 Donc il y a une dimension financière puisqu'il faut qu'on rassemble
03:03 l'argent qui permet de financer les projets, mais il y a
03:06 aussi beaucoup une dimension créative. - De management aussi.
03:09 - Oui, et de gestion de...
03:10 - Et vous participez à la construction des scénarios,
03:13 la mise en scène, etc.
03:14 Julien Madon, est-ce que le métier de producteur, ça va jusque sur le plateau de tournage ?
03:19 - Alors, c'est exactement ce que dit Aimé, c'est-à-dire que ça va
03:22 dans l'accompagnement du scénariste ou du réalisateur
03:25 jusqu'à la livraison des épisodes,
03:28 dans le cas d'une série ou du film, dans le cas d'un film.
03:32 Mais on n'intervient pas à la place du réalisateur ou à la place du scénariste.
03:36 C'est-à-dire que nous, on est là en sparring partner, à échanger,
03:40 à essayer de garder le projet...
03:45 - Sur les rails. - Sur les rails, et notamment à essayer de conserver l'intégrité
03:49 originelle du projet, ce que voulait faire l'auteur quand il est venu nous voir,
03:52 ce que voulait faire le réalisateur quand il est venu nous voir.
03:54 - Vous étiez avocat, vous, avant d'être dans le milieu du cinéma, Julien Madon.
03:57 - Tout à fait. - Comment ça se fait, cette bascule ?
03:59 - C'est vraiment une histoire de rencontre.
04:01 C'est une histoire de rencontre et aussi l'envie, et je vais reboucler sur le métier,
04:05 l'envie de porter des projets,
04:07 et en fait, être producteur, c'est un peu comme être chef de projet.
04:12 C'est-à-dire qu'on vient nous voir, on a une idée,
04:14 nous, on va développer l'idée avec le talent qui est à l'origine du projet,
04:19 et on est vraiment, je pense avec Aimé, on a à cœur d'être proche des talents.
04:23 D'ailleurs, on travaille souvent avec les mêmes talents,
04:25 ils reviennent travailler avec nous, ils sont plutôt heureux.
04:28 - J'ai cité Frédéric Tellier, mais en l'occurrence, Jérémy Guèze...
04:31 - Jérémy, en fait, qui a réalisé BRI, on a produit ses trois premiers films.
04:35 Il a écrit pour nous une série qu'on avait produite pour TF1 avant.
04:40 Donc, c'est vraiment quelqu'un qui est au cœur de notre quotidien,
04:44 comme tous les autres.
04:45 Et en fait, pardon, juste pour finir,
04:47 c'est aussi, donc, chef de projet, c'est aussi financer ensuite la série,
04:52 c'est-à-dire aller convaincre des partenaires,
04:54 puis effectivement, on a un budget,
04:55 et gérer ce budget, c'est là où on a le carnet de chèque,
04:57 mais c'est pas notre carnet de chèque à nous, c'est le carnet de chèque du projet.
05:00 - Alors, on va parler un peu business, comment ça fonctionne,
05:02 parce que je pense que ça intéresse beaucoup de gens,
05:04 mais parlons de BRI d'abord, cette série,
05:06 dont on a pu voir quelques épisodes sur Europe 1, où on a cette chance.
05:10 On est dans un milieu policier, judiciaire,
05:13 avec, on va retrouver, pour donner quelques noms de séries que les gens connaissent,
05:17 il y a un peu d'engrenage.
05:18 Ça fait penser à une série comme The Shield, par exemple,
05:20 policière, série américaine,
05:22 où les policiers sont, disons, dans une zone floue, dans une zone grise,
05:26 pratiquement à équidistance de ceux qu'ils sont censés combattre.
05:32 Quelle était l'intention que vous avez eue, Aimée Budine, à travers BRI ?
05:36 - Alors, l'intention, à nouveau, je vais parler du réalisateur, mais nous, en tout cas...
05:40 - Jérémy Guèze, donc.
05:41 - Oui, Jérémy Guèze, qui était aussi à l'origine du premier texte,
05:47 et qui...
05:50 En fait, son métier, c'est scénariste et réalisateur,
05:52 donc il a des histoires dans la tête et il a envie de les réaliser.
05:54 Donc, il nous a proposé la première version du scénario du premier épisode,
05:59 et en fait, il y avait cet ADN, c'est quelqu'un qui est très nourri de...
06:03 The Shield est une référence, Miami Vice aussi,
06:06 Du Noir en général, c'est un romancier, avant d'être scénariste, puis d'être réalisateur.
06:10 Donc, je pense qu'il avait une vision comme ça, une envie,
06:13 avec des personnages très authentiques, très réels,
06:16 qui, effectivement, ont un langage de la rue,
06:19 qui savent être des caméléons, être proches des voyous aussi,
06:24 pour pouvoir se faire passer pour eux, parfois.
06:27 - BRI, je rappelle, c'est la Brigade Recherche Intervention,
06:30 alors c'est moins connu peut-être que d'autres services de police,
06:32 mais, par exemple, ce sont eux qui ont mené l'assaut au Bataclan en 2015,
06:37 et d'ailleurs, le premier épisode démarre sur cet assaut.
06:40 - Tout à fait. En fait, je pense que l'envie avec BRI,
06:42 c'est se plonger dans cette unité d'élite qu'on connaît peu,
06:46 et qui est justement une unité d'élite assez extraordinaire,
06:49 et qui a la spécificité de faire à la fois de l'enquête,
06:52 donc de la recherche, et de l'intervention.
06:54 - Et de l'infiltration, et il y a pas mal de facettes en fait.
06:57 - Exactement. Donc en fait, il y avait quelque chose d'assez riche pour le renouveau.
07:01 C'est vrai que très vite, on a pensé, effectivement, on pense à...
07:04 Sur Canal, on a des séries comme "Engrenage", "Le Bureau des Légendes",
07:07 c'est des genres très différents, il y avait eu "Braco" avant,
07:09 il y a un ADN de polars, de séries polars,
07:14 qui sont très fortes et qui ont marqué les gens pendant plusieurs années, plusieurs générations,
07:18 et c'est vrai que BRI, je l'espère, s'inscrit dans ce sillon.
07:22 - Julien Madon, comment ça se passe de monde ?
07:25 Parce que j'ai cité quelques-uns des films que vous avez produits.
07:28 Est-ce différent quand on travaille sur une série ?
07:31 On se dit finalement que c'est une sorte de film augmenté,
07:34 mais j'imagine que c'est plus compliqué que ça,
07:35 c'est peut-être pas tout à fait les mêmes ressorts.
07:37 Travaillez-vous de la même manière que pour un film quand vous êtes sur une série ?
07:40 - Non, c'est très différent, parce qu'en fait,
07:42 on travaille très en amont avec un diffuseur,
07:45 en l'occurrence Canal+, et du coup, on essaye de se...
07:49 de se glisser dans la ligne éditoriale, entre guillemets, du diffuseur.
07:55 - Ah, il a son mot à dire aussi ?
07:56 - Ah bien sûr, ils sont ultra présents,
07:59 et c'est un travail collaboratif qui est très jouissif,
08:01 en fait, que ce soit dans le développement des textes,
08:04 après au moment du tournage, c'est un peu moins le cas.
08:07 - Ça va jusqu'à dans l'orientation du scénario,
08:09 est-ce que le diffuseur peut décider de changer la fin, par exemple, d'une série ?
08:12 - Non, parce qu'en général, ils sont très respectueux du projet.
08:17 En fait, c'est plutôt au départ, on se met d'accord sur le projet.
08:20 Ensuite, avec le réalisateur, le diffuseur et les producteurs,
08:23 on essaye de mener cette envie de départ jusqu'à la fin,
08:27 en gardant justement l'intégrité du projet.
08:30 Et Canal+, la chance, c'est qu'ils ont un savoir-faire.
08:33 Nous, justement, on est des jeunes producteurs de séries,
08:35 on vient plutôt du cinéma,
08:37 et donc on apprend beaucoup au contact des diffuseurs,
08:39 et en l'occurrence avec Canal+, on a énormément appris
08:43 à développer une série, une série Canal.
08:45 - Et vous vous voyez, dans l'avenir, rester sur de la série
08:48 ou faire des aller-retours, cinéma, séries ?
08:50 Les deux vous conviennent ?
08:52 Aimée Budine, peut-être ?
08:53 - Oui, on adore les deux, et on fait des aller-retours.
08:57 En ce moment, on est en post-production,
08:59 on a un tournage de plusieurs films de cinéma,
09:02 et on a des projets de séries aussi.
09:04 - Et pour les séries, est-ce que vous écrivez tout d'un trait ?
09:07 C'est-à-dire comme J.K. Rowling, qui tenait le début de son roman
09:12 et en même temps la fin, le huitième tome dès le départ ?
09:15 Ou bien est-ce que cette écriture se fait au fur et à mesure ?
09:18 Comment ça fonctionne, Julien Badon ?
09:20 - En fait, ça se fait au fur et à mesure,
09:23 c'est-à-dire qu'on commence par des documents
09:26 qui ne sont pas des épisodes, qui sont des documents
09:29 qui résument la série,
09:31 puis ensuite on va décliner épisode après épisode.
09:33 - Vous affinez au fur et à mesure ?
09:34 - Mais en général, le créateur, dans sa tête,
09:38 il a déjà quasiment tout.
09:40 C'est ça qui est assez impressionnant.
09:41 - Est-ce que vous pensez d'emblée à une saison 2, par exemple ?
09:43 Parce qu'il y a un côté pari, évidemment, y compris pour le diffuseur,
09:45 si ça peut marcher, comme ça peut être un échec, finalement.
09:48 - En fait, on pense bien évidemment très fortement à une saison 2.
09:52 - Ah ben là, Béry, il y en aura certainement,
09:54 puisqu'il y a une intensité dramatique
09:56 qui laisse croire que ça risque de fonctionner, quand même.
09:58 - Mais en tout cas, ce qui est intéressant, c'est que Jérémy Guèze,
10:03 il avait déjà dans sa tête l'intrigue de la saison 2
10:05 avant même qu'on commence à tourner la saison 1.
10:08 - Donc c'est plutôt bon signe.
10:09 Alors, il y a aussi un indicateur qui, aujourd'hui, on le voit,
10:11 on commence à y être familier.
10:14 On voit que, contrairement au cinéma, où l'on compte le nombre d'entrées,
10:18 tous les mercredis, on va dire "ah, ils ont fait tant de millions d'entrées cette semaine",
10:21 pour les séries, on compte en heures de visionnage.
10:24 Alors, Netflix fait ça, ce n'est pas le cas de toutes les plateformes.
10:26 Un canal+ est assez discret sur les heures de visionnage,
10:30 mais on va voir que tel épisode a été vu 625 millions d'heures, etc.
10:35 Et alors, on se pose la question, qu'est-ce que ça vaut ces indicateurs-là ?
10:38 Est-ce qu'il n'y a pas dans le monde des fermes à Netflix
10:40 où on laisse tourner les épisodes pour faire gonfler ?
10:43 Est-ce que la rémunération des producteurs, des acteurs,
10:45 est indexée sur ces heures de visionnage ?
10:46 Bref, comment ça fonctionne, cet aspect, finalement, un peu financier ?
10:50 Julien Badon.
10:51 - Alors, en effet, c'est très différent.
10:54 - Si vous voulez bien nous ouvrir un peu la boîte noire,
10:55 parce que je sais que c'est des choses un peu chanci, mais on a envie de savoir.
10:58 - Euh...
11:00 Alors, la rémunération du producteur et des auteurs et des artistes
11:04 n'est pas indexée sur le succès d'une série.
11:06 - C'est fixé au départ ?
11:07 - C'est fixé au départ.
11:08 Après, pour les auteurs, il y a ce qu'on appelle la SACD,
11:12 qui est la société qui collecte les droits d'auteur auprès des diffuseurs
11:14 et qui les répartit aux auteurs.
11:16 Mais voilà, c'est tout.
11:17 Ensuite, sur les heures de visionnage,
11:19 en fait, ce qui est intéressant,
11:21 plutôt qu'un cumul d'heures,
11:23 c'est qui commence la série et qui la termine.
11:25 Donc, c'est ce qu'on appelle les starters,
11:28 ceux qui commencent un programme,
11:30 et les compléteurs, ceux qui ont regardé 90% du programme.
11:34 Parce que, du coup, ça veut dire qu'il y a un taux de satisfaction qui est élevé.
11:37 - Un taux d'engagement aussi.
11:38 - Comme vous le disiez, il y a plein de programmes.
11:41 On le commence et on l'a tout fait.
11:42 On a déjà commencé une série ou un film,
11:43 puis on regarde cinq minutes, on dit "on arrête pas".
11:46 On arrête.
11:47 Donc, ce qui est intéressant, c'est de regarder
11:49 quand on a des données, qui commence
11:50 et combien de personnes terminent ce qu'ils ont commencé.
11:52 - Aimée Budine, qu'est-ce que permettent les séries ?
11:54 Peut-être que vous voulez rajouter des choses sur ce qu'a dit Julien,
11:56 mais j'avais une question aussi.
11:58 Qu'est-ce que permettent les séries que ne permettent pas les films ?
12:02 - Alors, c'est très intéressant.
12:05 Les séries, je pense qu'elles permettent aussi de plonger.
12:09 On le voit sur BRI, par exemple, avec huit épisodes de 52 minutes.
12:13 On va plonger dans la vie des personnages et dans leurs enjeux.
12:18 Évidemment, on a plus de temps pour aller les développer.
12:20 Donc, on va aller comme ça, s'égarer, mais toujours avec rythme,
12:25 très, très en profondeur dans cet univers.
12:27 Donc, on va sûrement aller creuser un univers
12:29 comme on le ferait peut-être en plusieurs films.
12:30 - Mais ce cadrage d'avoir huit épisodes qui doit faire, peu ou prou,
12:33 à peu près la même longueur, 52,
12:34 parce que généralement, ça peut varier de quelques minutes.
12:37 Est-ce que parfois, ça n'est pas aussi un carcan ?
12:39 C'est-à-dire qu'avec des phases, il faut remplir,
12:41 d'autres, au contraire, il faut résumer.
12:43 On aimerait bien avoir plus de temps pour certaines scènes, etc.
12:46 - C'est au contraire, je trouve que la contrainte,
12:48 ça apporte toujours beaucoup, beaucoup de créativité.
12:51 Et j'aime beaucoup la contrainte que propose la série.
12:54 La série aussi, ce n'est pas le même public que pour le cinéma.
12:56 Enfin, ça dépend quel type de film on fait,
12:58 mais on a comme une audience qui est plus claire, qui est plus définie.
13:00 Et en réalité, il y a un rythme aussi auquel les gens sont habitués.
13:04 En série, qui rend ça particulièrement exigeant.
13:09 Donc en fait, je trouve ça extrêmement riche d'alterner
13:14 entre cette complexité et ce rythme et ces règles.
13:18 - Il y a tellement de règles.
13:19 L'art du générique dans les séries, ça fait une minute.
13:21 Est-ce qu'on le zappe ou comment on fait pour garder les gens...
13:23 - Ignorer l'intro.
13:24 - Ignorer l'intro.
13:25 Merci à tous les deux.
13:26 J'avais tant d'autres questions.
13:27 Julien, quand on tape votre nom, vous savez ce qui ressort beaucoup ?
13:31 Une série "Affaire Dupont de Ligonnès".
13:33 - Oui, qui est en cours, effectivement.
13:34 - C'est en cours.
13:35 - De développement.
13:36 - Ah bah tiens, ça va nous intéresser.
13:37 - C'est une bonne nouvelle.
13:38 - Merci à tous les deux.
13:39 En tout cas, Béhari, diffusion sur Canal+ à partir du 24 avril.
13:42 Et donc, ce sera mis en 13 en vedette à Cannes-Séry.
13:45 Quand est-ce qu'on vous voit à Cannes-Séry ?
13:48 - Le 17 avril, lundi prochain.
13:49 - Lundi.
13:50 - Et la diffusion, c'est le 24 avril.
13:52 - Effectivement.
13:53 - Et lundi.
13:54 - Et ben, on l'a dit deux fois comme ça.
13:55 Merci à tous les deux, Aimé Budine, Julien Madon, les producteurs de la série Béhari.
13:58 Bonne journée à tous les deux.
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