00:00 - Je sais pas, encore une fois, c'était pas...
00:03 Moi, j'avais pas l'intention de devenir une vedette, je vous assure.
00:06 Ça faisait pas partie des éléments de l'estime de moi.
00:10 Oui.
00:12 - Et vous ne l'aviez pas pris ?
00:13 - Ça, pardonnez-moi, là, moi, je pense qu'on va jamais à la lumière par hasard.
00:17 Ça, c'est ma conviction, c'est mon intuition.
00:19 On n'y va jamais.
00:20 Que le journaliste, le comédien, l'homme politique, etc., qui me dit...
00:25 Vraiment, j'ai été connu par hasard.
00:27 C'était vraiment... Bon, je méfie toujours un peu.
00:30 Le sport, c'est différent parce que le sport, la lumière vient sur toi malgré toi,
00:35 j'ai envie de dire, parce que tu joues et puis bon.
00:37 Mais...
00:38 - On peut pas dire sportif de haut niveau, on peut pas l'être par hasard non plus.
00:40 - Mais... Je suis d'accord.
00:42 Mais le but, c'est d'être le numéro un et puis la lumière vient après.
00:46 Dans ces autres métiers, les avocats, tout ça...
00:48 - Il y a deux choses qui, pour moi, au moins celles sur lesquelles je suis lucide.
00:52 La première, si vous voulez,
00:54 quand j'étais jeune, j'étais président de l'université.
00:58 Un certain nombre de choses que j'avais notées,
01:00 j'ai essayé de faire passer ces messages au niveau politique, si vous voulez.
01:03 Et j'étais chargé de mission de ministère de la recherche et de l'enseignement, de la santé.
01:10 Et je me suis rendu compte que je pouvais faire, j'ai compris,
01:12 j'ai fait un rapport de 450 pages que j'ai écrit tout seul.
01:15 J'ai pas fait ça avec des énarques autour de moi, j'ai fait tout seul.
01:17 - D'ailleurs, ce bouquin, vous l'avez écrit tout seul.
01:19 - Non, j'ai un de vos collègues journalistes qui l'a...
01:23 - Revraité ?
01:24 - Oui, et puis, il l'a pas entièrement revraité, mais il en a revraité une partie.
01:28 Et puis, surtout, qui me permettait d'avoir un interlocuteur...
01:31 - Ah bon ?
01:31 - Qui me posait des questions...
01:33 - Ah oui, Hervé Vaudois, vous avez raison.
01:34 - Qui me posait des questions pour...
01:36 Comme ça, on pourra pas dire que je déteste tous les journalistes.
01:40 C'est la preuve, vous voyez, j'apporte la preuve de ce que je dis.
01:43 Donc, il y avait une chose, c'est que je me suis rendu compte que dans le ministère,
01:46 la santé ou le ministère de la recherche, la seule chose qui comptait,
01:49 alors, c'était, je parle d'il y a 20 ans,
01:51 c'était le matin, on lisait Le Figaro, le soir, on lisait Le Monde,
01:55 et le mardi soir, on lisait Le Canard Enchaîné.
01:57 Le matin, à la réunion de cabinet, on parlait de ce qu'avait dit TF1.
02:00 Donc le reste, moi, les rapports, les dossiers que je faisais,
02:03 les chiffres que je donnais, tout le monde s'en foutait.
02:04 Ils travaillent pas.
02:05 [Musique]
02:09 [SILENCE]
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