00:00 Si on a notre récif qui disparaît, la Réunion à imaginer de nouveau.
00:05 Ce sera un autre territoire avec de nouvelles problématiques
00:08 et peut-être pas forcément si facile à y vivre.
00:11 Le récif corallien, si on veut schématiser, c'est un sol qui est vierge
00:20 et tout plein d'organismes veulent y habiter.
00:22 Si tout se passe bien, c'est les coraux qui dominent.
00:23 Mais si le milieu se fait dégrader par X raisons,
00:27 par exemple la qualité de l'eau qui se dégrade,
00:28 les coraux vont diminuer et c'est les algues qui vont prendre le relais.
00:32 Dans les résultats temporels, on voit bien qu'il y a cette évolution
00:35 depuis les années 98-2000.
00:37 Le recouvrement corallien diminue en faveur du recouvrement algal
00:41 qui lui devient dominant sur les coraux.
00:44 On pourra difficilement agir sur les cyclones,
00:57 mais par contre, on peut agir sur les pressions quotidiennes
01:00 qui viennent des bassins versants,
01:01 limiter cette pression pour que les récifs gardent leur pouvoir
01:06 qu'on appelle de résilience et soient de nouveau résistants
01:09 face à un épisode de catastrophe naturelle comme cyclone ou autre.
01:12 Coram, c'est une méthode d'évaluation dite rapide,
01:26 c'est-à-dire Coral Reef Rapid Assessment Method.
01:28 Depuis les années 2016, c'est en cours de développement
01:32 et c'est vraiment depuis les années 2020 qu'on utilise cette méthode
01:34 pour évaluer l'état de santé des récifs coralliens.
01:36 Concrètement, c'est d'avoir une carte de l'état de santé des récifs coralliens.
01:40 Bon, ben profitez bien et à tout de suite !
01:41 À tout de suite !
01:42 Concrètement, dans l'eau, il y en a un qui s'intéresse au sol.
01:48 En répondant à des petites questions,
01:49 il doit estimer le pourcentage en coraux, en algues, en éponges,
01:52 regarder s'ils sont malades, leur forme, leur taille,
01:55 est-ce qu'il y a des juvéniles.
01:56 Et il fait ça plein de fois.
01:58 Au total, toute la réunion, on a plus de 2000 points.
02:00 Et en parallèle de ça, une deuxième personne qui est à l'eau
02:03 va s'intéresser à tout ce qui est la faune mobile,
02:05 autrement dit, sur tous les poissons, mais aussi les oloturies.
02:07 Et lui, par contre, s'il va être dans une station,
02:09 c'est un carré de 80 mètres sur 80 mètres à peu près,
02:12 et pendant 10 minutes, il va noter les espèces de poissons qui croisent
02:15 et les espèces d'oloturies qui croisent.
02:16 Une fois qu'il a terminé les 10 minutes,
02:18 il passe à la station d'à côté et ainsi de suite.
02:20 À partir de là, on peut dire qu'on a 5, 20, 15 % du récif coréen
02:25 qui est bien conservé,
02:26 30, 35, 40 % qui est très dégradé.
02:30 Et on peut aussi avoir du focus sur les eaux
02:32 en tant que conservation, en tant que restauration.
02:34 Fort effort d'échantillonnage,
02:36 ça nous permet d'avoir assez d'informations écologiques
02:39 pour en tirer une carte où l'info est assez claire,
02:42 assez simple de compréhension et accessible pour tout le monde.
02:45 Ainsi, on peut identifier des zones facilement,
02:47 des zones d'enjeu pour la conservation.
02:49 Vous voyez, là, ça se porte soit bien, soit pas bien.
02:52 En l'occurrence, c'est surtout pas bien.
02:53 Et bien, il faut essayer d'agir.
02:54 Il faut essayer de comprendre pourquoi ça ne se porte pas bien.
02:56 Si on identifie ça,
02:57 derrière, en effet, on va pouvoir dire aux pouvoirs publics
03:00 et aux aménageurs du territoire,
03:02 là, il y a un problème.
03:03 Il faut qu'on essaye de le régler
03:04 parce que c'est quand même les récifs coréens
03:05 qui sont essentiels à toute la dynamique qu'on a sur la Réunion,
03:08 aussi bien sur la manière de vivre le littoral
03:10 que l'attrait touristique, que l'apport en nourriture,
03:13 et de pouvoir essayer d'actionner des leviers politiques
03:16 pour préserver cet écosystème.
03:18 [Musique]
03:20 [SILENCE]
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