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Vincent Moscato, Denis Charvet, Pierre Dorian et Stephen Brun en débattent dans le Super Moscato Show, alors que la France défie l'Irlande ce lundi en qualification à l'Euro 2024. La passe décisive de Thierry Henry, lors des barrages à la Coupe du monde 2010, fait encore bondir en Irlande.

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Transcription
00:00 Des méthodes que les Irlandais n'ont jamais vraiment trop digérées.
00:02 Merci Maria Vincent.
00:05 Est-ce qu'il y a une pointe de honte, de remords peut-être ?
00:09 Non mais alors on préférerait que le but n'y ait pas main sur le but.
00:12 Tout le monde préférerait ça.
00:14 Après c'est un accident de jeu.
00:16 Comme il en arrive tous les week-ends,
00:18 des erreurs d'abitrage, des fautes comme ça.
00:20 C'est pour eux surtout que c'est dur.
00:22 Parce que pour nous, ce n'est pas notre histoire.
00:24 À part quelques-uns,
00:26 dans le showbiz qui ont voulu se faire remarquer,
00:28 ou quelques journalistes qui ont dit
00:29 "Mais est-ce que vous l'avez dit à l'arbitre comme lui ?"
00:31 J'ai giflé lui.
00:32 Mais autrement, c'est sûrement un accident de jeu.
00:37 Ça rebondit pour toi.
00:39 Un jour ça rebondira contre toi.
00:41 Et puis ça souvent rebondit contre toi aussi.
00:43 C'est comme ça, c'est la vie.
00:44 Ça fait partie intégrante du football, du basket, du rugby.
00:49 C'est comme ça.
00:50 Et parfois, il y a une injustice qui se crée naturellement.
00:53 Ce n'est pas volontaire, c'est naturel.
00:55 Puis si c'est volontaire de la partie de Thierry Henry,
00:56 j'ai envie de lui dire
00:57 "Ecoute-moi, ils n'ont pas été si fous."
00:59 Bravo Milo !
01:00 Bravo Milo, c'est tout.
01:02 Qu'est-ce qu'on s'en tire ?
01:04 Je comprends que l'Irlande,
01:07 c'est pas la même histoire.
01:08 Footballistiquement, c'est dur pour eux.
01:10 C'est leur France-Allemagne en fait.
01:11 Ouais, ouais.
01:12 C'est leur France-Allemagne, quand nous on a été traumatisés.
01:14 C'est un peu leur truc.
01:15 Mais après, je ne comprends pas que les mecs, en effet...
01:17 Rappelle-toi de Chavannes.
01:19 Je pense que quand ils s'y surveillent,
01:21 ils se disent "Mais de quoi je me suis mêlé ?"
01:23 En fait, Chavannes avait fait le grand journal de Michel Deliso.
01:25 L'attitude de Sarkozy, elle est impeccable.
01:27 Il dit "Attendez, moi je ne veux pas m'en mêler, surtout..."
01:29 C'est pas son rôle.
01:30 Non mais oui, il me fait.
01:32 Méfie-toi des fois quand tu es pris dans l'engouement,
01:34 comme ça tu peux t'en mêler.
01:36 Je suis sûr que Chavannes, si personne lui avait étendu le micro,
01:38 il ne serait pas prononcé.
01:40 Mais bon, voilà, il ne faut pas s'en mêler.
01:43 Surtout, Sarbonie pour nous,
01:45 c'est comme ça, il n'y a rien de dramatique.
01:47 Tu n'as pas eu honte vis-à-vis des Irlandais ?
01:49 Non, mais vis-à-vis du pauvre Sexton ?
01:52 J'en ai pas eu honte, j'en ai pas eu honte.
01:57 Denis, tu as eu honte ou pas ?
01:59 C'est un débat pour les tricheurs, ça se voit.
02:02 Voilà, c'est la bonne émission.
02:05 Écoute-moi, on est bientôt debout.
02:07 Moi, je n'ai pas eu honte du tout.
02:11 Toi, tu prends la main dehors.
02:12 Dis-nous pourquoi.
02:13 Moi, ce qui me gêne le plus,
02:16 c'est que lui qui ne le disait pas tout de suite, c'est normal.
02:19 Après, c'est normal.
02:21 Après, le débat, c'était qu'il était allé voir le joueur irlandais,
02:24 il lui a dit "j'ai fait la faute".
02:26 C'est ce qu'avait reproché Cantona, souviens-toi.
02:29 Pourquoi il avait dit "t'as tort" ?
02:30 Non, parce qu'en fait, après le match,
02:32 il est allé voir le défenseur irlandais
02:34 pour lui avouer qu'il avait fait la main.
02:35 Et Cantona a dit "moi, je n'aurais jamais accepté de parler à Thierry Henry dans toutes les circonstances".
02:38 Il était à s'asseoir à côté de lui, donc ça faisait débat.
02:41 Et donc, si tu veux, c'est vrai que c'était gênant.
02:44 Mais après, c'est un contexte, c'est délicat.
02:47 Je pense que c'est un problème de conscience, tout simplement.
02:50 Je pense qu'il y a des gens...
02:51 En rugby, il y en a un irlandais, je ne répète plus le nom,
02:53 qui avait marqué un essai...
02:56 Je ne sais plus le nom, mais qui avait dit à l'arbitre
02:58 "je n'ai pas marqué".
03:00 Et je retrouverais...
03:02 C'était pour une qualif pour aller à la Coupe du Monde ?
03:03 Non, c'était un match à l'hiver.
03:05 Mais non, je veux dire...
03:06 Autant, Arsène Wenger a fait rejouer un match,
03:08 pour un but...
03:10 Non, encore une fois, je pense que c'est un problème de conscience
03:13 par rapport à son mème, c'est tout.
03:15 Est-ce que j'aurais fait la même chose qu'en tirer en riz ?
03:17 Oui.
03:18 Moi, Denis Charvet, Benoit Noscatou, oui.
03:20 Oui, mais il y a des joueurs qui...
03:22 Mais Michel, rappelle-toi, c'est les blancs qui perdent en quart de finale.
03:25 Oui, mais ce n'est pas pareil.
03:26 C'est involontaire.
03:27 C'est involontaire, il y a...
03:29 D'accord, c'est involontaire, les gars, mais bon...
03:31 Il peut ne pas savoir qui fait en avant.
03:33 Dans le feu de l'action, exactement.
03:34 Peut-être qu'ils ne sauront même pas qui fait en avant.
03:36 Là, ce n'est pas comme une mème que tu touches la gande avec une mème,
03:38 c'est interdit.
03:38 Tu le vois, le geste est volontaire.
03:40 Non, mais après, regarde Maradona.
03:42 Maradona, il a bien fait cette mème de Dieu.
03:44 Ça a posé problème à qui ?
03:46 Aux Anglais.
03:47 Non, mais c'est un problème à toi, Pierrot ?
03:50 La main de Maradona ?
03:51 La main de Maradona est devenue iconique.
03:53 Oui, mais sur le moment, tu prends un peu partie pour les Anglais, quand même.
03:58 Puis après, il met le deuxième où il dribble le stade...
04:00 Ça m'a même pas traversé l'esprit, Pierrot.
04:02 Bravo, Digo, et merci.
04:04 Non, mais après, de toute façon, il a réglé le problème avec son deuxième but, Steef.
04:07 Mais à partir du moment...
04:08 Enfin, moi, j'ai pas honte, j'ai pas du tout honte, parce que vu qu'à la place d'Henri,
04:12 je pense que j'aurais fait la mème, et à l'époque, tous les beaux moralisateurs
04:15 qui tombaient sur Thierry Henry, si à un moment donné, ils étaient à la place d'Henri,
04:19 je peux dire que la qualif' à la Coupe du Monde, ils l'auraient prise.
04:21 Maintenant, c'est une erreur d'arbitrage.
04:23 C'est une erreur d'arbitrage.
04:25 Déjà, à l'époque, il n'y avait pas la vidéo.
04:27 Donc, on est sur une erreur d'arbitrage.
04:30 Il peut pas le voir.
04:31 Et je comprends même pas...
04:32 Non, ça fait partie du jeu.
04:33 Combien d'erreurs il y en a, tous les week-ends, tous les jours, des erreurs de sport ?
04:37 Alors là, ça fait tout un foin, parce que c'était une qualif' pour la Coupe du Monde.
04:40 Parce que c'est Henri aussi, peut-être, qui était une star à l'époque.
04:43 Déjà, la FIFA, je sais pas comment, enfin pourquoi, ils ont lâché 5 millions.
04:47 C'est le dédommagement, en fait.
04:49 Parce que tu gagnes 2 ailles en allant à la Coupe du Monde.
04:51 Ça veut dire que tu vas faire un procès, et tu vas t'insulter.
04:53 Mais ils ont reconnu leur erreur.
04:56 Parce que c'était grossier, en fait.
04:57 C'était tellement grossier qu'ils ont estimé qu'il y avait, en plus du préjudice sportif, un préjudice financier.
05:03 Après, nous, on est du bon côté.
05:05 On est du bon côté, mais il y a toujours une justice.
05:07 On rappelle ce qui s'est passé à la Coupe du Monde, c'était Nyssa, donc on a eu un retour de bâton.
05:11 Mais dans le feu de l'action, Thierry Henry, il fait une passe d'aise pour emmener la France, son pays, à la Coupe du Monde.
05:17 Merci Thierry !
05:19 Merci Thierry !
05:20 Mais pourquoi ça fait un débat, entre guillemets, moral ?
05:24 C'est l'intention de tricher.
05:26 C'est-à-dire que parfois, il y a des erreurs d'arbitrage qui peuvent même être grossières sans intention de tricher.
05:31 Alors, je, une main involontaire ou des choses comme ça, là, pourquoi ils ont les boules ?
05:36 C'est parce qu'il a pris le risque, il s'est pas fait gauler, et il leur a mis une énorme carotte.
05:41 C'est pour ça qu'ils ont les boules !
05:43 Il faut quand même remettre les choses dans leur contexte.
05:45 Denis, Henry, on a l'impression qu'il a prémédité...
05:47 À un moment, Henry, c'était l'ennemi numéro un, t'as l'impression qu'il a pas prémédité son geste.
05:51 Ça va à 2000 à l'heure, c'est un réflexe, comme dit Pierrot, ça passe, ça passe pas...
05:55 - Oui, mais un réflexe, c'est intentionnel, Adrien, désolé.
05:57 - Mais Denis, ça se joue en une fraction de seconde !
05:59 - D'accord, mais...
06:00 - Dix minutes avant, il se dit pas "Si j'ai un ballon dans la surface, je vais le faire main !"
06:02 - Oui, mais...
06:03 - L'équipe de France sort d'un euro catastrophique !
06:06 C'est l'époque Domenech, où c'est l'équipe de France qui galère le plus depuis ces 20 dernières années.
06:12 Donc, c'était tout un contexte où, au moment où il le fait, je veux dire, il veut sauver les Bleus,
06:18 c'est un réflexe, il ne prémédite rien !
06:21 - Mais c'est pas un réflexe, c'est une demande qu'il joue au foot depuis des années !
06:22 Quand tu mets la main au ballon, il se dit "fais-moi !"
06:25 - La plus grosse histoire de ce match, c'est que l'Irlande va gagner, parce qu'on est une nulle...
06:27 - Bien sûr, on est une nulle !
06:28 - Et lui, il sent, et bravo à lui !
06:30 - C'est un survie, il le tente !
06:32 - C'est notre seule chance, en vérité !
06:34 - Je trouve que c'est bien joué, bro !
06:35 - Bien sûr que c'est bien joué !
06:36 - Mais dans cette histoire et toutes les réactions...
06:38 - Mais le droit des Irlandais, c'est affreux !
06:39 - En 2009, souvenez-vous...
06:41 - Oui, mais tu peux pas dire "bravo, Pirogne" !
06:42 - Pourquoi ? Cette histoire, elle a...
06:43 - On va pas publiciter ça !
06:45 - Il y a deux catégories de personnes qui ont réagi dans le monde entier.
06:48 Il y a les spécialistes, vraiment les "affichionnes de foot",
06:51 comme on est tous autour de la table,
06:52 où la plupart disaient "c'est bon, on le prend, c'est le sport, ça fait partie du jeu".
06:57 Et il y a plein de gens qui n'étaient pas de footeux,
06:59 le grand public, le grand public !
07:01 Christophe Dechavanne en était l'incarnation,
07:03 c'est pas un footeux Dechavanne, hein !
07:05 - Non, mais Christophe...
07:06 - Qui n'ont pas compris, parce que ça a dépassé totalement l'entendement pour eux, soi-disant.
07:11 Mais les spécialistes de foot, aucun problème !
07:13 - Je vais vous dire, on va reparler de la même de Vata, ça va faire plaisir à Eric Néméco.
07:17 - C'est en 89, Benfica-Martaille, demi-finale de Ligue des Champions.
07:20 - C'est la même chose !
07:21 Souvenez-vous comment la France entière s'était révoltée sur le compte de ça.
07:24 Même nous, toi...
07:25 - Mais c'est normal, c'est une injustice !
07:27 - Et la même chose avec les Irlandais, c'est une injustice !
07:29 - Mais ça n'est pas du cas dans lequel je me trouve !
07:31 - Mais oui, mais ça fait partie...
07:32 - C'est clair, on l'accepte !
07:33 On l'accepte, mais l'inverse, on l'a vécu avec Vata, on l'a pas accepté !
07:36 - Il faut supporter le souffrir quand t'es supporter !
07:39 - Oui, mais ça n'est pas du côté que tu es...
07:41 - Tu souffres, tu souffres, des fois t'es heureux, ça monte à des sommets de bonheur incroyables,
07:46 et puis des fois tu souffres énormément, mais c'est le rôle...
07:49 C'est pas son rôle, c'est la vie d'un supporter !
07:51 - Non mais là on fait l'injustice, Vincent !
07:52 - C'est comme ça, mais oui, mais l'injustice, c'est ce qui fait souffrir l'injustice !
07:55 Encore plus, qu'est-ce qui fait le plus souffrir dans le monde ?
07:58 C'est l'injustice !
07:59 C'est-à-dire que moi j'aurais dû avoir ça, puis je l'ai pas !
08:01 Et je l'aurai jamais !
08:03 Et c'est ça, c'est ce qui amène l'envie, la graine du mal !
08:07 Mais quand a commencé cette graine du mal qui est venue nous pénétrer ?
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