00:00 vous disiez il y a quelques jours "moi j'ai peur, j'ai peur que ça dégénère".
00:03 Oui, on l'a dit, on l'a même écrit au président de la République
00:06 quand on avait fait le courrier intersyndical pour lui demander qu'il nous reçoive
00:10 parce qu'on n'était pas écouté, pas entendu,
00:12 après avoir mis des millions de personnes dans la rue pendant près d'un mois et demi.
00:16 Le courrier se terminait en disant que si on n'était pas écouté, pas entendu,
00:20 il y avait un risque d'explosion sociale.
00:22 Et on voit aujourd'hui que cet avertissement qu'on a lancé au président et au gouvernement,
00:27 il est en train de se concrétiser.
00:29 Il y a de la colère, une colère qui a été amplifiée
00:32 par le fait que le gouvernement soit passé en force par le 49.3
00:36 et cette colère est en train de se transformer
00:39 par une minorité un peu radicalisée, par des mouvements de violence
00:43 qui évidemment je condamne, mais qui risquent de se développer
00:48 et donc on va essayer nous de continuer à faire des rassemblements
00:52 en essayant de les contrôler pour que ces mouvements de violence soient le moins nombreux possible.