00:00 J'étais pas en colère, vous savez, j'ai été très choqué.
00:02 Ça traduit le fait qu'un certain nombre de groupes d'opposition
00:07 ne respectent pas nos institutions.
00:09 Certains, du reste, l'ont dit clairement,
00:11 ils veulent le chaos à l'Assemblée et dans la rue.
00:15 Moi, je suis convaincu d'une chose, c'est que le chaos, le désordre,
00:19 ce sont les Français modestes qui en payent les conséquences.
00:22 Jusqu'à la dernière minute, avec mes ministres,
00:25 nous avons tout mis en oeuvre pour réunir une majorité sur ce texte.
00:30 Vous savez, avec le président de la République,
00:31 nous voulions aller au vote.
00:33 Comme vous le savez, le président des Républicains,
00:36 Éric Ciotti, le président du groupe à l'Assemblée nationale,
00:40 Olivier Marlex, voulait voter cette réforme
00:43 après les compromis qui ont été trouvés.
00:45 Mais certains, au sein de ce groupe,
00:48 ont joué une carte personnelle, en contradiction
00:52 avec ce que portent les Républicains depuis des années.
00:55 Il y a eu beaucoup d'échanges, je le redis,
00:56 autour du président de la République,
00:59 avec les ministres qui suivent ce dossier,
01:01 avec les ministres du gouvernement.
01:02 Mais c'était sa décision ou votre décision ?
01:04 C'est une décision collective, en constatant
01:07 qu'on ne pouvait pas jouer l'avenir d'une réforme essentielle
01:11 pour préserver notre système de retraite,
01:13 en stipulant, en postulant sur des éventuels changements
01:19 de position de députés de l'opposition.
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