00:00 Oui, mais parce qu'il ne va pas faire marche arrière, il ne peut pas faire marche arrière.
00:02 Il est obligé d'aller jusqu'au bout et il ira jusqu'au bout.
00:05 Quel sera le coût de la casse et quelle sera l'ampleur de cette casse ?
00:08 Ça, on le verra à partir du 7, effectivement, et voir si ce blocage
00:13 et ces manifestations se reproduiront les jours suivants.
00:17 Mais le sondage est assez cohérent,
00:19 puisqu'en gros, vous avez 7 Français sur 10 qui s'opposent à cette réforme.
00:23 Et on a grosso modo 30% de Français qui soutiennent encore le chef de l'État.
00:28 Il y a là une certaine logique à tout cela.
00:31 Très honnêtement, je ne sais pas comment, avec par exemple les propos
00:36 qui viennent d'être tenus autour de cette table, on voit bien que ça ne tourne pas en rond,
00:40 mais qu'on ne sait pas comment interpréter les faits et gestes,
00:43 voire les pensées du chef de l'État sur la question.
00:46 Comment, quels arguments il va pouvoir encore nous dire pour penser
00:50 que cette réforme est juste, voire nécessaire ?
00:53 Comment, si ses propres ministres sont à court d'arguments,
00:57 peut-être aussi pour certains d'entre eux un peu lessivés
00:59 après les deux semaines qui viennent de s'écouler à l'Assemblée,
01:02 il les laisse un peu se reposer, ça c'est humain.
01:05 On est quand même, rappelons-le, en période de vacances,
01:07 il prend le relais en quelque sorte pour assurer
01:09 une sorte d'explication continue dans les médias.
01:14 Mais c'est vrai qu'il n'est pas franchement convaincant, je pense,
01:17 pour les personnes qui ne soutiennent pas jusqu'à présent la réforme.
01:22 Ce ne sont pas les arguments que nous avons entendus ce matin
01:24 qui pourraient faire changer quiconque d'avis sur la question, je pense.
01:27 [Musique]
01:31 [SILENCE]
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