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  • il y a 4 ans
Dans son édito du 21/02/2023, Florian Tardif revient sur l'aide militaire déployée pour l'Ukraine.

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Transcription
00:00 C'est News 6h52, merci d'être avec nous.
00:02 Près d'un an après le début de la guerre en Ukraine,
00:04 le soutien militaire de la France doit-il faire l'objet d'un débat au Parlement ?
00:09 Florian Tardif, c'est ce que réclament aujourd'hui plusieurs opposants politiques à Emmanuel Macron
00:13 et vous avez des informations.
00:14 Et oui Romain, un débat, voilà ce que demandent les groupes LR, RN et LFI,
00:18 ainsi que PC à la Première Ministre.
00:20 Fabien Roussel à la tête du Parti Communiste Français justement,
00:23 a écrit il y a près d'un mois avec André Chasseigne,
00:26 qui est la tête du groupe au Parlement,
00:28 à Elisabeth Borne en ce sens réclamant l'organisation d'un débat en urgence
00:33 sur les possibilités d'un changement de stratégie dans notre soutien à l'Ukraine.
00:37 Une lettre restée pour l'heure sans réponse, je dis bien pour l'heure Romain,
00:41 car cela pourrait évoluer, l'intéressait Fabien Roussel,
00:43 dont m'a fait savoir que Matignon pourrait apporter une réponse dans la journée.
00:47 Contacté l'entourage d'Elisabeth Borne,
00:49 Mat' expliquait que l'idée d'organiser un débat sur le sujet au Parlement est validée,
00:53 je cite, sur le principe, d'ailleurs la majorité y est favorable.
00:57 Romain, ils veulent organiser des débats pour réaffirmer leur soutien,
01:00 s'étonne une députée Renaissance.
01:01 Soit, organisons un débat.
01:03 L'an dernier, le RN et Alephine n'ont pas voté la résolution soutenant l'Ukraine
01:07 et condamnant la guerre de Vladimir Poutine, ajoute cette même source.
01:10 Il est vrai qu'en novembre dernier, Romain, ces deux groupes d'opposition
01:13 s'étaient abstenus lors du vote d'une résolution portée par le groupe Renaissance
01:17 affirmant le soutien de l'Assemblée nationale à l'Ukraine
01:20 et condamnant la guerre menée par la Fédération de Russie.
01:23 C'était le titre de cette résolution.
01:24 S'ils se sont abstenus à l'époque,
01:26 c'est précisément pour pouvoir débattre de l'ensemble des questions
01:29 qui se posent aujourd'hui, c'est ce qu'on m'explique en tout cas
01:31 chez LFI et au sein du RN.
01:34 Et si la majorité n'est pas opposée aujourd'hui à la tenue d'un débat,
01:37 c'est justement pour pouvoir les mettre face à leur contradiction.
01:40 Alors, quand ce débat pourrait-il avoir lieu ?
01:42 Alors, la date n'est pas encore arrêtée, Romain,
01:44 car si sur le principe, l'idée d'un débat est validée,
01:47 c'est ce qu'on m'explique donc dans l'entourage d'Elisabeth Born,
01:50 le format n'est pas encore tranché.
01:52 C'est ce qu'on fait savoir dans son entourage.
01:54 Plusieurs options sont donc sur la table aujourd'hui,
01:56 vous allez les voir avec moi.
01:58 Organiser un débat en format restreint à huit clous,
02:01 avec uniquement les présidents de groupes parlementaires
02:03 afin de leur exposer la stratégie de la France.
02:06 Soit organiser un débat 50-1, sans rentrer dans les détails,
02:10 c'est en référence à l'article de la Constitution,
02:12 qui est un débat sans vote,
02:13 mais qui permet de présenter dans l'enceinte du Parlement,
02:15 donc publiquement, Romain, la stratégie de l'exécutif
02:18 et les positions des oppositions.
02:20 C'est ce qui a déjà été fait à deux reprises,
02:22 dès l'entrée en guerre, il y a près d'un an,
02:23 puis une nouvelle fois en octobre dernier.
02:25 Sauf que les oppositions souhaiteraient,
02:27 vous le voyez aujourd'hui, un vrai débat,
02:29 avec un vote à la fin de ce dernier.
02:32 Le Parlement doit pouvoir se prononcer
02:34 sur les engagements militaires de la France.
02:36 C'est ce que me confie un vice-président
02:38 de l'Assemblée nationale.
02:39 Concrètement, les oppositions souhaitent savoir
02:41 si la France, par exemple, va livrer plus d'armes à l'Ukraine
02:43 et si oui, de quelles armes s'agit-il précisément,
02:46 à l'heure où les Français sont précisément divisés
02:49 sur cette question.
02:50 Un sondage IFOP, on en parlait hier
02:52 pour la Fondation Jean-Georges Roecht et Le Figaro,
02:54 montrait que seuls 54% des Français
02:57 soutenaient la livraison d'armes de guerre à l'Ukraine.
03:00 Ils étaient près de 65 il y a près d'un an.
03:02 Un débat public sur cette question serait donc sain,
03:05 vous l'avez compris, il permettrait de lever des doutes,
03:08 de répondre à des interrogations légitimes de la population
03:11 et de susciter une adhésion potentiellement plus forte
03:14 à la livraison d'armes à l'Ukraine.
03:16 L'adhésion à la livraison d'armes à l'Ukraine,
03:19 en France, recule.
03:21 On est passé de 65% à 54% après d'un an.
03:24 [Musique]
03:27 [Sous-titres réalisés para la communauté d'Amara.org]
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