00:00 - Le journal présenté par Christophe Lamarre. Bonjour Christophe. - Bonjour Dimitri, bonjour à tous.
00:06 La terre a donc encore tremblé dans le sud de la Turquie hier, comme si la malédiction ne devait jamais cesser de frapper une région déjà durement éprouvée.
00:14 Deux puissantes secousses ont ébranlé ce qui reste des bâtiments lézardés par le séisme du 7 février.
00:19 La province d'Attaïe a été durement touchée. Bilan provisoire, trois morts et plusieurs centaines de blessés.
00:24 On retrouve Rémi Trio, envoyé spécial d'Europe 1 à Antioche. Cette nouvelle réplique a provoqué des dégâts supplémentaires.
00:30 - Oui, c'est la plus forte depuis le séisme du 6 février. Dans la région d'Antioche, des bâtiments fragilisés, fissurés se sont écroulés
00:39 près des campes sinistrées qui dorment sous détente, provoquant un élan de panique hier soir.
00:44 - Éloignez-vous des immeubles !
00:46 Des pans entiers de murs s'écroulent. Ailleurs, des constructions sont tombées dans un nuage de poussière grise.
00:52 Plusieurs personnes sont prises au piège sous les décombres. Moustapha, lui, était sur la route au moment du tremblement de terre.
00:59 - On a vu une explosion suivie directement par une coupure d'électricité. Nous étions dans la voiture et ça a violemment tremblé.
01:07 Bien sûr, tout le monde a commencé à paniquer. Psychologiquement, c'est très dur. Les gens sont tendus. Il y a constamment de nouvelles répliques.
01:14 Des séismes à répétition, plus de 6000, la plupart de faible intensité depuis 15 jours, car le sud-est de la Turquie est parcouru par plusieurs failles
01:24 au croisement des plaques tectoniques arabiques, anatoliennes et eurasiatiques.
01:28 - RMI Trio envoyé spécial d'Europe 1 en Turquie. La secousse a été fortement ressentie dans le nord de la Syrie.
01:34 Pas de victimes pour l'instant, les autorités parlent d'une cinquantaine de blessés.
01:37 Joe Biden est donc arrivé à Varsovie en Pologne, quelques heures après une visite surprise à Kiev.
01:42 Joe Biden n'a pas le talent oratoire d'un Barack Obama, mais il sait lui aussi manier les symboles.
01:47 À trois jours du premier anniversaire de l'invasion russe, le président américain a fait une arrivée remarquée dans la capitale ukrainienne.
01:52 Il promet 500 millions de dollars d'aides militaires supplémentaires, aucun engagement en revanche sur la livraison d'avions de combat ou de missiles longues portées.
02:00 Direction Kiev, où nous attend l'envoyé spécial d'Europe 1, Nicolas Teneff. Nicolas, cette visite a mis du baume au cœur des Ukrainiens.
02:06 Oui, au-delà des annonces, évidemment, bienvenue en termes de nouvelles livraisons d'armes avec d'autres lances roquettes à EMARS et des systèmes anti-missiles.
02:12 Cette visite crée ici comme une vague de bonheur sur la ville, des sourires.
02:16 Quand la question est posée, que pensez-vous de cette venue ?
02:19 Eh bien, il y a de la joie exprimée spontanément, comme par Nathalie Vladimiropoulin.
02:23 C'est joli tout ça. De toute façon, si Biden est là, c'est à dire qu'à bientôt on gagne.
02:29 Victoire, c'est fini, c'est parti. Pour nous, c'est ça.
02:33 À bientôt, on gagne tout. Pour nous, c'est un effort plus fort.
02:38 On n'a pas pensé qu'il vienne ici. Si il vient ici, il est trop fort.
02:43 Ça veut dire que nous sommes aussi. C'est nous donner le courage pour vivre, vivre bien.
02:48 Joe Biden est reparti dès la mi-journée. Ce moment de grâce se prend donc fin très vite, avec la crainte dans les États-majeurs d'attaques massives russes aux missiles dans les jours à venir.
02:57 Nicolas Teneff, envoyé spécial d'Europe 1 en Ukraine.
02:59 « La Chine se dit très inquiète d'un conflit qu'elle estime désormais hors de contrôle. »
03:04 « Pékin dément les accusations américaines sur son intention de fournir des armes aux Russes. »
03:08 « Au contraire, nous continuerons à promouvoir le dialogue », affirme le ministre chinois des Affaires étrangères.
03:13 Il est 7h04 sur Europe 1.
03:15 Saluté la France qui se lève tôt, tout en lui réclamant de travailler davantage.
03:19 Emmanuel Macron est à Rungis ce matin.
03:22 Un déplacement sur fond de réforme des retraites contesté par une majorité de l'opinion du rayon Boucherie en passant par les volailles.
03:28 Le président a interpellé plusieurs fois sur ce dossier.
03:31 Il a justifié et défendu le passage aux 64 ans.
03:34 « Ce n'est pas compliqué de se dire que quand on regarde, on a moins d'actifs qu'il y a 20 ans, on a plus de retraités et on vit plus longtemps. »
03:41 « Donc ce n'est pas vrai de dire qu'on peut garder les mêmes âges. Ça ne marche pas, ça ne marche pas cette affaire. »
03:45 « Donc il faut le faire de manière progressive, et c'est ce que le gouvernement enrichi du débat parlementaire permet de faire. »
03:52 « Et ensuite, il faut dire qu'on différencie. »
03:54 « Donc les gens qui commencent à travailler très tôt, on appelle les carrières longues. »
03:57 « Les gens qui travaillent la nuit, avec du froid, avec des charges, on prend en compte ces différences dans le calcul. »
04:02 « Mais dans l'ensemble, les gens savent que oui, il faut travailler un peu plus longtemps en moyenne tous, parce que sinon on ne pourra pas bien financer nos retraites. »
04:10 Emmanuel Macron il y a quelques minutes sur le marché de Rungis.
04:13 On sera avec Arthur Delaborde du service politique d'Europe 1 dans le journal de 8h.
04:16 Il suit le chef de l'État depuis ce matin à Rungis.
04:19 Avec petite Charlotte sur la tête, évidemment. Tiens, on reste sur le sujet des retraites.
04:24 Décidément, inflammable pour s'intéresser à l'emploi des seniors.
04:28 « Un peu plus de la moitié seulement des 55-64 ans de travail, même si on constate une amélioration statistique,
04:34 décrocher un CDI correctement rémunéré reste compliqué, même dans certains secteurs en tension,
04:39 comme la restauration par exemple. Seule solution, l'intérim, et ça marche. »
04:43 Reportage à Marseille du correspondant d'Europe 1, Stéphane Burgatte.
04:46 Passé 50 ans, Laurent Lamotte l'a ressenti, son âge est devenu un frein.
04:50 « J'ai toujours travaillé en CDI, j'ai jamais eu de problème avec mon âge.
04:52 Et le dernier restaurant que j'ai fait en Carbondie, on cherche des jeunes. Il m'a rendu service en fait. »
04:56 Et depuis deux ans maintenant, Laurent trouve à la fois des opportunités et de la flexibilité
05:00 avec ses missions d'intérim dans un secteur en manque de main d'œuvre,
05:03 la restauration que Daniel Platzi, bientôt 60 ans, retrouve lui sur le tard.
05:08 « On se moque qu'il y ait encore quelques seniors en forme.
05:10 Effectivement, les jeunes ne veulent plus le faire. J'ai fait ça entre 20 ans et 27 ans.
05:14 Je suis revenu à ça, ça me convient et ça me plaît aussi.
05:17 Ce qu'on vous demande déjà, c'est de sourire, ça me plaît. Le contact avec les gens, j'adore ça. »
05:21 Et puis ces profils de seniors sont très intéressants pour les employeurs,
05:24 constate le directeur de l'agence d'intérim Victory, Jean-Philippe Carmona.
05:28 « Ils ont apporté une sagesse, une connaissance qui est formidable en fait.
05:32 Je ne sais pas si les cheveux blancs font quelque chose, c'est juste leur métier,
05:36 leur savoir-faire et leur savoir-être qui est indispensable dans ce métier-là. »
05:40 Cette agence d'intérim qui compte pas moins de 20% de seniors dans ses fiches.
05:43 Marseille, Stéphane Burgatte, Europe.
05:45 Alerte à la saturation des urgences à Grenoble.
05:47 Rien à voir avec le Covid, l'hôpital déborde de skieurs blessés sur les pistes
05:51 en cette période de vacances scolaires.
05:53 Jean-Jacques Bagnachémy est le chef du service des urgences traumatologiques de l'hôpital Sud de Grenoble.
05:58 « Cette année, comme la neige est extrêmement dure, il n'y a pas eu de véritable sous-couche.
06:02 Et donc quand les patients tombent sur la neige, c'est comme s'ils tombaient sur la glace.
06:08 Ils font des fractures du col du fémur.
06:10 Et les fractures du col du fémur chez les personnes jeunes, il y en a plus cette année que l'année dernière.
06:14 On a depuis début janvier quelque chose comme 450 accidentés de ski
06:18 qui sont arrivés aux urgences de l'hôpital Sud.
06:21 L'année dernière, on était à peu près à 400 à la même période.
06:24 Et la saison est loin d'être terminée.
06:26 On a ce qu'on appelle une queue d'attente pour les blocs opératoires
06:30 qui est énorme, très problématique pour les parents en charge.
06:33 Et ça fait que même les cliniques privées ont un peu du mal.
06:35 Et donc je suis obligé d'élargir un peu cette entraide avec d'autres régions, notamment Lyon.
06:40 Jean-Jacques Bagnach et Michel, des urgences traumatologiques à l'hôpital Sud de Grenoble,
06:44 ils répondaient à Romain Biteau.
06:45 Marche arrière-toute pour le panier anti-inflation du gouvernement.
06:48 Bercy serait prêt à y renoncer face à la levée de boucliers de la grande distribution.
06:52 Le projet prévoyait d'établir le prix le plus bas possible
06:55 sur toute une gamme de produits de première nécessité.
06:58 Mesure qui a tout du risque technocratique, avait lancé le patron de Carrefour, Alexandre Bompard.
07:02 Enfin des billets à petit prix pour assister aux épreuves des Jeux Olympiques.
07:05 On vous en parlait la semaine dernière sur Europe 1.
07:08 L'ouverture de la billetterie et cette promesse de prix abordable,
07:11 24 euros pour certaines épreuves, dans les faits, vous allez voir que ça n'est pas tout à fait la réalité.
07:16 Et pourtant les acheteurs tirés au sort y ont cru.
07:18 Certains ont effectivement pu se procurer un billet à 24 euros.
07:21 Mais sur les 3 millions de tickets, très peu sont proposés à ce tarif.
07:25 Simon Bourtambour.
07:26 Tiré au sort pour avoir la primeur d'acheter des places pour les Jeux de Paris,
07:29 Julien s'est rué sur son ordinateur à l'ouverture de la billetterie.
07:32 L'enthousiasme est vite retombé.
07:34 Les places à 24 euros, même celles à 50 euros, 90 euros,
07:37 n'étaient plus disponibles pour l'athlétisme, la boxe, le basketball.
07:40 J'ai pris ce que je pouvais dans un budget assez restreint.
07:43 J'ai sélectionné l'haltérophilie qui était la seule activité à 24 euros.
07:46 Et du hockey sur gazon, j'en ai plus pour 155 euros.
07:48 Et pour certaines disciplines comme l'athlétisme ou la natation, les prix s'envolent.
07:52 Sophie en a fait la mère expérience.
07:54 Minimum 700 euros par personne pour assister aux compétitions, c'est de la folie.
07:58 Mais alors où sont les places à 24 euros promises à l'ouverture de la billetterie ?
08:02 Axel May, journaliste au service des sports d'Europe 1.
08:04 C'était le principe du premier arrivé, premier servi lorsque vous êtes tiré au sort.
08:08 Donc forcément, les personnes qui sont passées au début ont plutôt pris des places à 24 euros.
08:12 Et ensuite, ça va crescendo au niveau des prix.
08:15 Une deuxième phase de vente débutera le 15 mars prochain.
08:18 Simon Bourtambour.
08:19 Merci beaucoup mon cher Christophe.
08:22 Dans 10 minutes sur Europe 1, l'édito éco de Nicolas Bouzou.
08:26 Dans cette semaine de premier anniversaire de la guerre en Ukraine.
08:29 Quelles conséquences le conflit a-t-il eue sur l'économie ?
08:32 On verra ça avec lui à 7h20. Ce sera juste après le premier invité d'Europe 1.