00:00 *Musique épique*
00:03 Mesdames, Messieurs, bonsoir.
00:05 Cela fait maintenant 48 heures qu'un terrible virus sévit,
00:09 paralysant mystérieusement tous les policiers de notre pays
00:11 et laissant nos rues dans la panique générale.
00:13 *Musique épique*
00:16 La ministre est arrivée sur place pour tenter de raisonner l'auteur de cette attaque.
00:19 *Musique épique*
00:20 Le forcené refuse tout dialogue et ne compte pas s'en arrêter là.
00:24 Vous savez quoi ?
00:25 J'ai braqué toutes les banques du pays !
00:28 J'ai marché sur les plus interdites dans les parcs !
00:31 Et je mettrai pas de pommets dans les piscines !
00:34 Qu'est-ce que vous allez faire, hein ?
00:36 Vous êtes pas flics !
00:38 Vous pouvez pas m'arrêter !
00:41 La France retient son souffle, le dernier espoir de la nation
00:45 repose maintenant sur les épaules de la ministre.
00:48 Bon bah qu'est-ce qu'on fait ?
00:49 On a vraiment plus personne ?
00:51 Mais non, Madame la Ministre, malheureusement ils ont tous été neutralisés.
00:53 Après j'ai peut-être une solution, mais...
00:55 Je vous écoute, merci.
00:57 Venez dans la tente, je vous explique.
00:59 Ils ne sont pas flics...
01:02 Mais ce sont les meilleurs.
01:06 Brigadier Malard, enfin, ex-brigadier,
01:08 avec ses 76 bavures et ses 17 blames pour propos sexistes, racistes ou homophobes,
01:12 il a été irradié de la police.
01:14 La dernière en date ?
01:16 Une infiltration ratée dans la mafia italienne.
01:18 Je pense.
01:19 Famille Calzone.
01:21 Sergio ?
01:23 Hmm ?
01:24 Tu as des doutes sur le mec que t'as ramené ?
01:26 Hum...
01:27 Tais-toi, mon gars.
01:28 On a caché où la cocaïne déjà ?
01:30 Parce que je voulais aller en vendre un petit peu, là.
01:32 Début de l'enregistrement.
01:35 Certains sont connus pour leurs actes de bravoure,
01:37 lui, c'est pour ses actes de bavure.
01:39 Je crois que je suis repéré.
01:41 Et à côté, c'est qui ?
01:43 Inspecteur Leblanco.
01:45 Détective privé aux méthodes peu conventionnelles,
01:47 mais qui a prouvé à maintes reprises son efficacité.
01:54 C'est pour ça que quand j'ai vu la voiture rouge,
01:56 j'ai cru que c'était les pompiers.
01:58 Comment savez-vous que la voiture de type Bugatti
02:02 était de couleur rouge ?
02:04 Monsieur Delarochefoucaud, vous êtes fait comme un rat.
02:07 C'est pas moi.
02:08 C'est pas vous ?
02:09 Non.
02:10 Ça marche.
02:11 Ne vous fiez pas à son style,
02:13 c'est une véritable machine à rendre la justice.
02:15 Et enfin,
02:16 trader-caméraman.
02:17 Un duo composé d'un trader
02:19 et d'un cameraman, quoi, finalement.
02:23 Je suis désolé, j'ai fait avec ce que j'ai trouvé avant.
02:25 Messieurs,
02:39 vous êtes notre dernière chance.
02:40 Il faut le capturer au plus vite,
02:42 sous peine de laisser le pays dans une terreur absolue.
02:44 Quelqu'un a un plan ?
02:45 Excusez-moi, nous sommes sûrs qu'il a agi seul ?
02:48 Pour le moment, nous ne le savons pas.
02:49 Mademoiselle.
02:50 Madame.
02:51 Non, j'aime bien, mademoiselle.
02:52 Ah.
02:53 Vous pouvez y aller, malheure.
02:54 Déjà ?
02:55 Non, mais j'ai rien fait.
02:56 Ça fait chier à chaque fois.
02:57 Non, non, non, non, non.
02:58 Je disais, vous pouvez y aller, vous pouvez continuer, quoi.
02:59 Bien, mademoiselle.
03:00 Est-ce que je pourrais parler à votre supérieur ?
03:02 Parce que là, on perd du temps et c'est compliqué, j'aime pas.
03:05 Je veux voir direct...
03:06 Café ?
03:07 Oui.
03:08 Monsieur le ministre.
03:09 Très bien.
03:10 J'aimerais vous exposer mon plan pour déloger le forcené.
03:12 Il est sérieux, là, votre copain ?
03:13 Excusez-nous, madame la ministre, mais...
03:14 C'est mademoiselle.
03:15 Excusez-nous, mademoiselle la ministre,
03:17 mais on connaît pas ce type, on sait pas qui c'est, en fait.
03:19 Excusez-moi, je voudrais bien un latté, s'il vous plaît.
03:22 Moi aussi, avec un petit peu de crème.
03:23 Euh...
03:24 Merci.
03:25 Rêve d'enfantillage, s'il vous plaît,
03:26 nous avons une affaire de la plus haute importance à gérer.
03:29 Laissez-moi vous expliquer mon plan en trois parties.
03:32 Oublions les deux premières parties, ça sera juste une partie.
03:35 J'aimerais avoir recours à une stratégie psychologique envers le forcené,
03:40 afin de le convaincre de sortir.
03:42 Tout ça, sans violence.
03:43 Bonne propole.
03:45 Allons-y.
03:47 Excusez-moi, je dérange, peut-être ?
03:49 C'est qui ?
03:52 Simplement un ami qui vous veut du bien.
03:54 Vous devez vous sentir très seul dans votre tour d'ivoire,
03:58 claquemuré entre quatre murs dans votre perversion et votre culpabilité.
04:03 Ça doit être très dur à vivre.
04:05 Non, franchement, ça va.
04:07 Ah oui ?
04:09 Ok.
04:10 J'ai une question à vous poser.
04:12 Que diriez-vous d'une très belle planche mixte de charcuterie ?
04:15 Qui vient de nos terroirs français.
04:17 Regardez un peu.
04:18 Il y a du jambon de pays, du saucisson sec, AOP, entre autres.
04:23 Qu'est-ce qu'on en dit ?
04:24 C'est gentil, mais je suis quasiment végane.
04:27 C'est pas vrai !
04:28 Bravo !
04:30 Merci pour votre geste pour la planète.
04:32 Et si je vous disais que j'ai votre sœur en otage ?
04:35 J'ai pas de sœur.
04:40 C'est tout pour moi, au revoir.
04:42 J'ai peut-être une idée.
04:43 Continuez, caméraman.
04:44 Je veux m'intéresser.
04:45 On pourrait trouver son point faible grâce à ça.
04:49 C'est une machine pour faire des coloscopies.
04:51 Je connais, j'ai la même à la maison, je le fais tout le temps.
04:53 Non mais un peu de maturité, malheur.
04:54 C'est pas pour une coloscopie.
04:55 Si, c'est une machine pour faire des coloscopies, je connais.
04:57 Non, c'est pas pour une coloscopie.
04:58 Si, si.
04:59 Non, c'est pas pour une coloscopie.
05:00 Non, c'est pas pour une coloscopie.
05:01 Non, c'est pas pour une coloscopie.
05:02 Non, c'est pas pour une coloscopie.
05:03 Non, mais un peu de maturité, malheur.
05:04 C'est pas pour une coloscopie.
05:05 Si, c'est une machine pour faire des coloscopies, je connais.
05:07 Non, c'est pas pour une coloscopie.
05:09 Si, si.
05:10 Non, c'est pas pour une coloscopie.
05:11 Bah, si, je le sais, j'ai la même, regardez.
05:13 Non, non, ceci est une caméra à fibre optique dernier cri, ok ?
05:17 Pardon.
05:18 Grâce à ça, on pourrait s'insérer dans le manoir et essayer de trouver comment l'arrêter.
05:21 Continuez, caméraman.
05:23 Vous m'intéressez de plus en plus.
05:25 Bah, j'ai fini en fait, j'ai tout dit.
05:27 C'est ça le plan.
05:28 Décidément, vous êtes malin comme un singe.
05:30 Ne perdons pas une seconde de plus.
05:32 Allons-y.
05:33 C'est parti.
05:34 Oh, bah ça va, c'est bon.
05:59 C'est bon ?
06:00 Oui, non.
06:01 Ouais.
06:02 Oh, regardez, j'ai trouvé.
06:08 Tiens, tiens, il porte une doudoune à l'intérieur.
06:12 Mais, personne ne porte une doudoune à l'intérieur à moins d'être extrêmement...
06:17 Homosexuel ?
06:19 Écoutez, j'ai une idée pour le forcer à sortir.
06:24 Du placard ?
06:25 Que je pourrais...
06:29 Pourquoi le placard ?
06:30 Homosexuel, le placard...
06:32 Il a eu, il a eu.
06:34 Achetez.
06:41 Vendez.
06:42 Attendez.
06:44 Achetez maintenant.
06:45 Mais qu'est-ce que vous faites ?
06:47 C'est très simple.
06:48 Je suis en train d'acheter pour 300 millions de dollars d'options à effet de levier sur le cours du bois.
06:52 Pour fournir la contrepartie, la banque va devoir acheter en masse sur le marché primaire.
06:57 Ce qui va créer par ricochet une inflation monstre sur toutes les matières premières.
07:02 Et donc...
07:03 Sur le prix du gaz pour le forcer à sortir de chez lui.
07:07 Ah, oui, d'accord.
07:08 Oui.
07:10 Et maintenant, Trader ?
07:11 Cela va faire de quelques minutes.
07:13 27 000 euros de gaz, juste pour le mois de décembre ?
07:20 Eh ben bravo, GDF !
07:22 Heureusement que j'avais pris un forfait en creuse et que j'ai les moyens !
07:27 Bordel de merde !
07:28 Ça n'a pas marché.
07:30 Il faut qu'on entre.
07:31 Ok, ok, ok.
07:32 J'ai l'impression que je suis le dernier espoir.
07:36 Ben ça tombe bien parce que j'ai un plan.
07:38 Bien.
07:40 Voilà ce qu'on va faire.
07:42 On va forcer l'entrée sans qu'il s'en rende compte.
07:46 De mon côté, j'escalade le mur avec souplesse et agilité.
07:49 Et là, ni vu ni connu, je pose le C4 sur la porte.
07:54 Pendant ce temps, le Blanco, vous faites diversion.
07:57 Au même moment, caméraman, vous m'informez de la position du forcené.
08:01 Trader, vous, vous piratez le système de sécurité pour ne pas que l'alarme se déclenche.
08:05 Et une fois tout le monde en place, je fais tout sauter et on entre.
08:08 Ok pour vous ?
08:11 Ok, malheur. Allez-y.
08:12 Let's go.
08:14 *Musique*
08:16 *Cri de bébé*
08:21 Tiens, tiens, tiens.
08:28 Ouh.
08:31 *Musique*
08:33 *Explosion*
08:44 *Musique*
08:46 *Musique*
08:59 *Musique*
09:01 Désolé d'être en retard les gars, j'étais en train de baiser.
09:11 Mais, vous n'êtes pas paralysé comme tous les autres flics ?
09:15 Non, ça c'est les flics français.
09:16 Moi je suis un flic 100% américain des Etats-Unis d'Amérique américaine.
09:20 Waouh, la chance.
09:22 Ah oui ?
09:23 Et je me retrouve ici, par la force des moyens.
09:26 Par la force des moyens.
09:27 Espèce de pourriture va.
09:29 Profite bien du peu de liberté qu'il te reste, parce que tu vas rester au trou pour un bon moment.
09:33 Ah tu parles pas, tu réponds pas en plus.
09:36 Faux cul va.
09:38 Il est fort.
09:40 Alors comme ça vous avez baisé ?
09:44 Exact.
09:45 Mais admiré plutôt.
09:46 Bon, beau morceau.
09:48 Sacré coup d'or.
09:49 *Rires*
09:50 *Musique*
09:52 *Musique*
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