00:00 Bonjour à toutes et à tous, merci d'avoir été là.
00:03 Je suis au cœur.
00:05 La saison a démarré, mais on voulait faire un événement un peu spécial
00:09 parce que l'année 2022 pour nous c'est l'année de tous les records.
00:12 Moi je ne peux pas du tout dire que l'UCI a fait une erreur.
00:22 Il faut juste qu'on arrive à composer ensemble et on a le droit à l'erreur.
00:25 Si c'est raté sur l'année 2023, là où je serais intolérant vers l'UCI,
00:28 c'est si on recommence en 2024.
00:30 Et peut-être qu'on crie avant d'avoir mal.
00:32 Aujourd'hui, je pense qu'ils ont pris un mauvais choix au niveau du calendrier
00:36 de mettre la vuelta à Sandro là.
00:39 On fera le bilan en fin de saison.
00:40 La FDJ Suez s'est repartie pour une année avec de grandes ambitions, je suppose.
01:03 Oui, 2023 c'est l'année de la confirmation.
01:06 On a fait une excellente, une année record en 2022.
01:09 Le but, ça va être de confirmer au plus haut niveau.
01:12 On a démarré très très fort cette saison 2023 avec le mois de janvier en Australie
01:16 avec déjà quatre victoires.
01:17 Donc le rythme est donné maintenant.
01:19 Il faut rester au top sur cette saison.
01:22 Le grand rendez-vous, c'est le Tour de France 2023.
01:25 On s'en doute, parce que c'est l'éclairage immédiat pour le cycliste féminin.
01:29 Oui, on l'a vu.
01:29 Notre sport est devenu un sport visible grâce au Tour de France,
01:32 avec Laboussé et aussi les autres courses.
01:34 Alors oui, c'est un des gros objectifs et je dirais l'objectif majeur,
01:37 ça va être le Tour de France, mais ça passera par une très bonne campagne de classique
01:40 pour prendre confiance comme on l'a fait en 2022,
01:44 par une bonne volta et un gros giro pour arriver en forme sur le Tour de France
01:49 avec le minimum de pression possible.
01:50 On est là, chez FDJ.
01:55 Si je peux me permettre, que deux chemins parcourus.
01:58 Si on se souvient bien d'où ça part avec Gacin Merlot,
02:01 c'est quand même une sacrée belle histoire.
02:03 Oui, c'est une belle histoire familiale.
02:05 C'est une histoire maintenant entrepreneuriale où les bases ont été très solides dès le début en 2006,
02:10 avec Gacin Merlot qui a créé l'équipe, qui a su s'entourer de bénévoles
02:14 qui ont tout de suite cette fibre entrepreneuriale.
02:16 Et aujourd'hui, les 10 sont toujours présents.
02:18 On progresse, on essaye de franchir les étapes une par une, solidifier chaque palier.
02:24 L'aventure est belle, mais elle peut être encore plus longue.
02:28 Je pense qu'on a franchi un gros cap.
02:30 Maintenant, la marche d'après, elle est très dure.
02:32 C'est celle du maintien au très haut niveau le plus longtemps possible.
02:35 Le cyclisme féminin grandit, mais quand on écoute les déclarations de Sébastien Nunsvay
02:39 et le calendrier 2023, on va en parler parce que,
02:42 OK, 86 jours de course en 2023 par rapport à 67 en 2022,
02:47 mais la Vuelta c'est au mois de mai alors que normalement les filles sont au repos
02:51 et on ne connaît toujours pas le parcours.
02:53 Oui, en fait, elle avance très vite et je partage à 100% les propos de mon ami de Movistar.
02:58 On va très très vite, mais des fois trop vite et pas dans la bonne direction.
03:01 On est là aussi pour leur dire stop.
03:03 Aujourd'hui, ce n'est pas normal de ne pas avoir les parcours du Giro et de la Vuelta
03:06 au moment de l'année où on est.
03:07 On ne peut pas les reconnaître.
03:08 On ne peut pas travailler, on va dire sereinement.
03:10 Donc, il avance vite aussi pour certaines équipes et pas d'autres.
03:13 Là, il y a un vrai besoin d'accompagnement.
03:16 L'UCI a fait beaucoup pour nous, mais il y a quelques réglages à faire.
03:19 On est là pour les aider et travailler ensemble.
03:21 Mais cette année 2023 va être difficile, c'est sûr, au niveau logistique.
03:25 C'est à dire que le coup de gueule de Sébastien Nunsvay,
03:27 vous le rejoignez parce qu'il faut mieux s'organiser, tout simplement.
03:30 Oui, je le rejoins à 100%.
03:32 Après, je sais que les organisateurs ont certaines contraintes
03:34 avec leur pays, avec les préfectures.
03:36 Et nous, on ne maîtrise pas tout.
03:38 Mais aujourd'hui, nous, on met au centre l'intégrité de nos cyclistes
03:41 et d'enchaîner la Vuelta après les Ardennaises, ce n'est pas idéal.
03:45 Et surtout, de ne pas reconnaître le parcours en amont.
03:48 Aujourd'hui, on aurait eu en décembre le parcours.
03:50 On aurait le coup de gueule, il serait différent.
03:52 Il serait peut être plus compréhensif.
03:53 Aujourd'hui, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
03:55 On a envie de faire une grande Vuelta.
03:57 Et je pense que pour Movistar, encore plus que nous,
03:59 ils sont surmotivés sur leur terme.
04:00 Mais sans avoir le parcours, on n'est pas professionnels.
04:02 Donc, ils avancent vite, mais pas à la même vitesse dans chaque endroit.
04:07 Donc, on est là pour corriger les choses et on ne va pas se laisser faire.
04:10 On a ce côté un peu militant aussi avec Movistar.
04:13 On est deux équipes très proches.
04:14 On veut la même chose, faire briller le cycliste féminin de très haut niveau.
04:17 L'UCI fait bien, mais pas assez ou pas comme il faudrait.
04:21 L'UCI fait très bien.
04:23 Il ne faut pas oublier que le Women World Tour est une grande réussite.
04:25 Il y a des contraintes qu'on ne connaît pas, comme je le disais.
04:29 Je pense que l'UCI fait bien, mais il prend en compte
04:31 les contraintes des organisateurs et de certains pays.
04:33 Moi, je ne peux pas du tout dire que l'UCI a fait une erreur.
04:37 Il faut juste qu'on arrive à composer ensemble et on a le droit à l'erreur.
04:40 Si c'est raté sur l'année 2023, là où je serais intolérant vers l'UCI,
04:43 c'est si on recommence en 2024.
04:45 Et peut-être qu'on crie avant d'avoir mal.
04:48 Aujourd'hui, voilà, je pense qu'ils ont pris un mauvais choix
04:50 au niveau du calendrier de mettre la Vuelta à ce endroit là.
04:53 On fera le bilan en fin de saison et on verra.
04:56 Mais ils sont assez agiles pour changer.
04:58 Je sais que David et Amina sont des personnes qui ont décidé
05:01 d'investir dans le bon sens au cyclisme féminin, c'est à dire
05:03 on y va vite, mais on regarde et on accepte de se tromper et on corrige.
05:08 Stéphane, vous êtes le manager général de cette équipe féminine FDJ Suez.
05:12 S'il y avait un vœu à formuler en 2023 pour votre équipe, ça serait lequel ?
05:18 De faire rêver encore et encore,
05:22 encore plus de petites filles sur le bord des routes et donner aussi
05:25 cette lumière aux petits garçons, qu'ils soient éduqués à l'égalité hommes-femmes.
05:28 C'est la mission première de l'équipe avant les résultats.
05:30 Et si ça passe pour faire rêver
05:33 tous ces enfants par la victoire autour de France, on le prend avec.
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