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il y a 3 ans|95 vues

Horizons Lointains 51°3'34.57N, 2°25'50.17E Lauréat Open Call Festival Exhibitronic 2017

rodolphe_collange
Horizons Lointains 51° 3'34.57"N, 2°25'50.17"E.
Lauréat Open Call Festival Exhibitronic 2017

Musique de Rodolphe Collange / Images de Pascal Marquilly. Vidéo , stéréo – 15' 00 ''. 2013-2016

Cinquante chaises face à l'étendu de la mer, et cinquante personnes assises. La mer monte et submerge les chaises et les personnes. Un film comme un tableau vivant, un plan
séquence fixe, une action unique, pour une multitude de trajectoires de la pensée : Voir des hommes et des femmes immobiles face aux éléments qui les engloutissent lentement, face à eux mêmes, c’est peut-être se trouver face à soi.
Cette séquence constitue le pilote de la série de films Horizons Lointains de Pascal Marquilly, tournés sur différentes plages du monde (Malo les Bains – France ; Ouroué - Thio - Nouvelle Calédonie ; White Sand - 1 - Shéfa - Archipel du Vanuatu ; White Sand - 2 - Shéfa - Archipel du Vanuatu, et prochainement Saint Louis du Sénégal et Maroc). Elle se présente habituellement au public sous forme de ciné concerts de musique concrète improvisée avec Rodolphe Collange, David Lataillade et Sebastien Eglème ou de diffusion sur acousmonium de Rodolphe Collange (Nuit Blanche Paris ; Cop 21 Grand Palais ; Plage Sonore Rouen ; festival Rochefort Pacifique ; Arte Vertentes Belo Horizonte – Bresil...) ou encore sous forme de récital de Piano de Luis Gustavo Carvallo (Abbey Sutton Courtenay – Oxford ; Bateau Feu, scène nationale de Dunkerque ; Festival Tarkowsky d'Ivanovo- Russie...)
Pour ce premier film d'essai, alors que la série n'était pas encore envisagée, Rodolphe Collange à choisi de concentrer sa composition sur la multiplicité des pensées que ces femmes et ces hommes projettent vers la mer : Ce qui est donné à entendre, et qui prend la forme d'un paysage sonore animé d'un mouvement de flux et reflux méditatif, est l'empilement d'échos mêlés de sentiments, de désirs, d'espoirs et de mémoires projetés vers la mer, ramenés en fragments par les vagues et les affres de l'Histoire. C'est un voyage intérieur à plusieurs voix, composé de traces de vie qui se diluent dans la mer, nostalgique, alors que la montée des eaux menace.
La musique qui en résulte est à l'image de cette mer qui monte lentement : triste et trouble, en flux harmonique continu, en séquences superposées, en masses et en détails mêlés, compressée, diluée, polluée. Ce qui à prévalu à l'écriture fût donc de créer des matériaux sonores hétéroclites – soundscape, instruments en studio, synthèse, sampling – réunis dans une composition verticale dense et unie, dans un mouvement oscillatoire continu et fluctuant, sale mais doux, lent mais invasif.