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  • il y a 9 ans
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Dans l'émission "Bonjour la France", Daphné Burki passe au crible un fait d'actualité marquant dans son édito quotidien, sur un ton décalé.
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Jean-PierreQuand on a vraiment appris à vider son réservoir de souffrances, je parle d’un vidage réel, brut, organique, viscéral — pas d’une prise de conscience mentale ou d’un dialogue apaisant , alors il devient impossible de regarder les thérapies conventionnelles autrement que comme des jeux d’enfants. Elles me font penser à ces dînettes qu’on offrait aux petits : on touillait de la boue dans des casseroles en plastique, on imitait les grands en mimant des repas… mais on ne mangeait rien. C’était du jeu. De la forme. Pas du fond. Voilà exactement ce que je ressens face à la plupart des approches thérapeutiques actuelles : elles jouent à faire semblant de soigner. Elles parlent, elles raisonnent, elles interprètent. Elles apprennent à mieux vivre avec la souffrance, parfois même à en faire une compagne. Mais elles ne vident rien. Pas une goutte du poison enkysté dans le corps. Pas un cri resté coincé depuis l’enfance. Pas une larme avalée il y a quarante ans. Il faut l’avoir vécu pour le comprendre : ce que la thérapie primale permet, c’est de retrouver l’accès au corps, à cette mémoire charnelle, silencieuse, douloureuse. Et de la traverser. Pas de la contourner. Pas de la reformuler. Mais de la traverser, en entier, comme un tunnel de feu. Et quand on a goûté à cette traversée-là, quand on a senti ce vide après le cri, ce calme après la tempête… alors on ne veut plus jamais retourner jouer à la dînette. When you've really learned to empty your reservoir of suffering - and I'm talking about real, raw, organic, visceral emptying, not mental awareness or soothing dialogue - then it becomes impossible to see conventional therapies as anything other than child's play. It reminds me of those tea parties we used to give our little ones: we'd stir mud in plastic saucepans, we'd imitate grown-ups by mimicking meals... but we didn't eat anything. It was all fun and games. Form. Not substance. That's exactly how I feel about most current therapeutic approaches: they play at pretending to treat. They talk, they reason, they interpret. They teach us to live better with suffering, sometimes even to make it a companion. But they empty nothing. Not a drop of the poison encyste
il y a 1 an

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