- il y a 11 ans
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Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A des centaines de millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies.
D’après le best-seller d’Andy Weir.
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Lors d’une expédition sur Mars, l’astronaute Mark Watney (Matt Damon) est laissé pour mort par ses coéquipiers, une tempête les ayant obligés à décoller en urgence. Mais Mark a survécu et il est désormais seul, sans moyen de repartir, sur une planète hostile. Il va devoir faire appel à son intelligence et son ingéniosité pour tenter de survivre et trouver un moyen de contacter la Terre. A des centaines de millions de kilomètres, la NASA et des scientifiques du monde entier travaillent sans relâche pour le sauver, pendant que ses coéquipiers tentent d’organiser une mission pour le récupérer au péril de leurs vies.
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Catégorie
🎥
Court métrageTranscription
00:00Sous-titrage Société Radio-Canada
00:30Quelles impressions sur la vision de Ridley Scott ?
00:33Alors c'est une leçon de courage je dirais, il a un très beau film et il y a un
00:39petit peu tout dans le film, il y a un petit peu des vues sur Mars, il y a un
00:42petit peu des problèmes qu'on peut avoir lorsqu'on est sur une planète comme Mars, recréer de la nourriture,
00:49c'est des problèmes sur lesquels on travaille aujourd'hui.
00:51Après il y a la coopération, donc il y a des problèmes politiques, la coopération entre Etats-Unis et Chine,
00:56il y a un petit clin d'œil à Apollo 13 où on fait le contour d'une planète pour
01:00revenir avec plus de vitesse et revenir chercher l'équipage.
01:02Il y a des choses qui sont imprécises bien sûr, mais ça n'avantage pas du tout la beauté du
01:07film qui est vraiment très très bien, j'ai beaucoup aimé.
01:10Effectivement ça explique un peu que l'espace n'est pas très coopératif, ça a été dit dans le film,
01:16et que ça exige à la fois beaucoup de volonté et beaucoup de technologie derrière.
01:20Ce qui est très bien dans ce film, c'est qu'il raconte une histoire qui effectivement se passera sur
01:25Mars, puisqu'il est prévu d'aller sur Mars avec des hommes d'ici un certain temps, c'est que
01:31soit on y reste 30 jours, soit on y reste 500 jours.
01:33Ça c'est la réalité de ce qu'on vivra, et je pense que bien évidemment au début ça sera
01:3830, mais que bien évidemment également quand on a investi autant on va vouloir rester 500 jours.
01:44Je suis comme Michel, je suis vraiment enthousiasmé par le film, je trouve que c'est un très beau film,
01:48je crois qu'en plus on voit l'astronaute dans toutes ses composantes, c'est-à-dire mentale, physique et
01:52spirituelle.
01:57Il y a tout un ensemble d'autres choses tout à fait réalistes, et d'autres choses un peu moins
02:02réalistes, et on aurait souhaité évidemment votre éclairage à tous les quatre sur un peu le décryptage finalement de ce
02:09film,
02:09qui est une vision hollywoodienne, bien sûr, c'est pas tout à fait de la science-fiction, puisque globalement les
02:15technologies sont à portée de main,
02:18à part peut-être le vaisseau Hermès qui est un peu grand, on sait pas vraiment faire ça aujourd'hui,
02:22sinon tout le reste, Francis, a priori tout le reste est à portée de technologies actuelles ?
02:28Ce qu'on voit, oui, sauf qu'aujourd'hui on sait pas faire la mission.
02:33On sait pas poser 40 tonnes sur Mars ?
02:36On sait pas poser 40 tonnes sur Mars, on sait pas faire ce véhicule qui fait les allers-retours Terre
02:41-Mars aujourd'hui,
02:42et il y a quand même beaucoup de difficultés pour mettre des hommes sur Mars.
02:46Donc c'est pas tout à fait irréaliste quand pour repartir, et on lui fait enlever la coiffe de son
02:52véhicule de retour,
02:54c'est pas tout à fait irréaliste parce qu'on est à quelle altitude ? L'équivalent altitude terrestre ?
02:58Oui, c'est 35 km. Donc ça, effectivement, repartir de Mars avec un vaisseau qui n'est pas très caréné,
03:04ou qui est même ouvert, à condition effectivement que l'accélération soit pas démentielle au début,
03:09ça paraît réaliste, parce que la pression en bas, au sol, est équivalente à 35 km sur Terre.
03:15Donc on imagine qu'au moment où il atteint une vitesse qui serait gênante pour la pression dynamique,
03:21il est, mettons, à 10 km au-dessus du sol de Mars, donc c'est comme s'il était à
03:25une cinquantaine de kilomètres au-dessus de la Terre,
03:27et c'est effectivement à peu près le moment où, sur les fusées actuelles, on largue la coiffe parce qu
03:31'on n'a plus besoin de protéger les satellites.
03:32Donc ça, c'est très étonnant, mais à mon avis, c'est relativement réaliste.
03:40Ils sont tous volontaires et qui partent tous en mission, sachant que la mission est dangereuse,
03:45mais ils ne leur viennent pas l'idée que c'est la mission fatale qui sera leur mission.
03:49Donc je me mets à la place de Matt Damon dans ce film-là, même s'il n'y a
03:53que 30 jours de nourriture,
03:55eh bien il y a quand même une chance de s'en sortir, et on utilise cette chance-là.
03:58On est ciblé comme ça, on est câblé comme ça, on est formé comme ça.
04:02Jean-François Clairvoye, un autre astronaute aussi qu'on connaît bien,
04:06dit souvent qu'il pense à ce qui pourrait mal se passer, en fait.
04:10Il essaie d'anticiper la catastrophe tout le temps, quand il pilote, quand il opère dans l'espace.
04:17C'est un état d'esprit, en fait. Vous êtes forgé comme ça ?
04:22L'entraînement va durer deux ans. Pendant deux ans, on va du simulateur.
04:24On a toutes les pannes possibles, imaginables, pendant le simulateur.
04:27Le jour où vous décollez dans l'espace, rien ne se passe.
04:29Donc c'est presque stressant. Il n'y a rien. Tout se passe bien.
04:33La seule mission qui se passe bien, du sol jusqu'à l'espace, c'est la mission réelle.
04:38Parce que toutes les missions avant, c'est panne hydraulique, panne de moteur, panne d'oxygène.
04:42On a toutes les pannes. On termine jusqu'à avant de gonfler.
04:44C'est vraiment très, très dur.
04:47C'est la question que j'ai posée à Buzz Aldrin.
04:50Parce qu'effectivement, il était sur la Lune.
04:53Et ma question, c'était, est-ce qu'il a pensé à un moment que le moteur de remontée n
04:57'allait pas s'allumer ?
04:58C'est-à-dire qu'il allait être scotché sur la Lune.
05:01Et là, c'est la mort.
05:02Il m'a regardé. Il a pensé très fort. Petit con.
05:07Moi, je l'ai senti comme ça.
05:08Et il m'a dit, quand on est un professionnel, on ne pense pas aux choses auxquelles on n'a
05:13pas de solution.
05:14Et c'est très vrai. C'est-à-dire que l'astronaute, il va penser à tous les pépins pour
05:18lesquels il peut agir.
05:19Mais celui-là, il ne peut rien faire.
05:20Donc surtout, il faut l'évacuer.
05:22Et là, la conversation s'est arrêtée.
05:23Mais moi, je voulais lui dire, d'accord, vous êtes resté 24 heures, mais sur Mars.
05:28Quand vous avez resté 500 jours, vous ne pourrez pas évacuer ce problème.
05:32Donc là, ça va être plus compliqué.
05:34La confiance est quelque chose qui est vraiment très présente chez les Russes comme chez les Américains.
05:39C'est-à-dire qu'on apprend le système, on fait toutes les pannes au simulateur.
05:43Au bout d'un certain temps, on arrive à comprendre qu'on peut faire toutes les pannes.
05:46Toutes les pannes peuvent arriver et on s'en sort quand même.
05:48On voit les techniciens, on voit ceux qui font les systèmes, on voit comment ils travaillent.
05:52Il y a une confiance qui s'établit entre les gens qui font les fusées, les gens qui font les
05:56systèmes et les astronautes.
05:57Et on part confiants, on part vraiment très confiants.
06:04On va compléter ce que disait Michel.
06:05En plus, on va leur demander tous, parce qu'on a beaucoup réfléchi à la Mars Society, à la Planetary
06:09Society,
06:11sur le fait qu'ils doivent être multidisciplinaires.
06:13En fait, s'il y en a un qui vient à mourir ou qui vient avoir un grave accident,
06:17il faut que les autres puissent faire son job.
06:19Et alors, en particulier, il faut que certains soient formés même à de la chirurgie.
06:23Donc ce qui est intéressant, c'est qu'on le voit s'opérer lui-même.
06:24Ça, c'est une partie très intéressante du film, et d'ailleurs Michel aura peut-être envie de commenter après.
06:28C'est que c'est un cas envisagé, ils doivent s'opérer, parce qu'on ne pourra pas les aider,
06:32et ils seront obligés de faire un certain nombre d'opérations de base.
06:34Donc on sait que ça avait été étudié par la Mars Society, au moins l'appendicite,
06:38ils doivent être capables d'en faire, de réduire les fractures,
06:41ben oui, forcément, parce qu'on ne peut pas laisser quelqu'un avec une jambe cassée.
06:44Il y a quand même un minimum d'opérations sur le mou qu'on leur demande de savoir faire,
06:49et au moins, sur le dur, réduire les fractures, des choses comme ça.
06:52Donc il faut le savoir que ça fait partie du cursus,
06:54et il faudra qu'au moins, dans l'équipage, il y en a deux capables de faire ça au moins,
06:59deux capables de réparer de l'électronique, deux capables de faire des...
07:01C'est toujours en binôme, hein ?
07:02Oui, et ça c'est les leçons d'Apollo 13, vraiment.
07:04Et Michel, on est comme ça, multi-tâches et multi-spécialisés ?
07:08Non, c'est vrai qu'on travaille toujours à deux sur une tâche,
07:11et c'est vrai que sur un équipage, à la NASA, sur un équipage de 7 personnes,
07:14il y a toujours deux crues sergents, deux infirmiers, on va dire, infirmiers de luxe.
07:20On n'est pas des docteurs, mais on sait faire les réparations classiques, recoudre, faire des choses...
07:25Les navigateurs aussi sont capables de se recoudre tout seuls, non ?
07:27Et on peut se faire tout seuls, oui.
07:33Comment se fera la sélection d'un équipage qui partira un jour à nouveau sur la Lune, pourquoi pas,
07:39ou sur Mars ? Est-ce qu'on aura un équipage totalement international ?
07:42Là, il y a des femmes à bord, donc il y a au moins deux femmes à bord,
07:46et puis dans la mission ARES-5, la dernière, on voit que la Chine envoie un taïkonaut à bord de
07:52ARES-5.
07:53Michel, comment ça se passe, la coopération internationale ?
07:56Si on prend l'exemple de la station spatiale telle qu'elle est aujourd'hui,
07:59il y a six personnes à bord, donc il y a des équipages américains, canadiens, européens, japonais et russes.
08:07Donc c'est l'équipage que nous avons aujourd'hui.
08:09Si on fait des missions avec une coopération qui est étendue à la Chine, par exemple,
08:14on aura également un chinois en plus.
08:16Donc il y aura un membre de chaque agence spatiale.
08:20Pour l'Europe, c'est vrai que quand on est un astronaut européen,
08:23il est européen, mais il est né soit en Allemagne, soit en France.
08:27Donc c'est pour ça qu'on voit le drapeau allemand.
08:32Je peux vous dire que même les roboticiens, les plus roboticiens du JPL,
08:36ceux qui sont en même pas de cravate, qui ont un truc dégueulasse,
08:39qui ne sont pas changés depuis 15 jours, vous diront
08:42qu'un robot fait une tâche 50 fois moins vite à 100 fois moins vite qu'un être humain.
08:47Et on l'a vérifié pour l'émission Apollo sur la Lune, justement.
08:49Tu as tout à fait raison, mais est-ce que tu as raison dans 30 ans ?
08:52Est-ce que le robot ne va pas arriver au niveau de l'homme ?
08:55Il faudra toujours le télé-piloter, et ça sera toujours très lent.
08:58Je connais des entreprises qui travaillent sur des robots très intelligents.
09:01Non, mais France a raison, on a toujours des limites.
09:04Un petit peu.
09:05Mais globalement, on sait que l'homme va plus vite,
09:06parce qu'il a un esprit de décision.
09:08Je suis d'accord sur tout ce qui vient d'être dit sur la robotique et la science,
09:12mais il faut bien voir que ce qui justifie l'envoi d'un homme,
09:15ce n'est pas que la science.
09:17Donc il y a effectivement la science, ça vient d'être dit.
09:20Il y a la technologie, il y a tout un tas de technologies à mettre au point.
09:24On a parlé recyclage.
09:26Beaucoup des technologies dont on a besoin sur une mission martienne,
09:29elles pourront être appliquées sur Terre,
09:30parce qu'on a des problèmes de contrôle de notre environnement,
09:33d'économie d'énergie.
09:34Et puis il y a aussi la coopération internationale,
09:37qui se crée grâce à ce genre de grandes missions.
09:40Et également, il y a la motivation des gens,
09:44montrer qu'on n'est pas sur un monde fini.
09:45Et puis, ultimement, la question qui est posée,
09:47c'est est-ce que l'homme est capable d'être une espèce
09:49qui peut vivre sur plusieurs planètes ou pas ?
09:51C'est sur notre avenir à long terme.
09:52Donc la science, oui, mais il n'y a pas que la science.
09:54Ce n'est pas la science, et ça ne sera pas la science.
09:57D'abord parce que les hommes vont se poser sur Mars,
09:58là où ils sont en sécurité.
10:00Et or, on sait que sur Mars,
10:01il y a très peu d'endroits qui intéressent la science.
10:03Donc la science n'est pas le sujet.
10:04La réponse qui est probablement à la tête
10:08d'un président des Etats-Unis, etc.,
10:11qui va prendre cette décision.
10:12Pourquoi ? Finalement, c'est un peu le...
10:15C'est le côté pionnier, les Américains.
10:17Ils ont fait l'homme sur la Lune,
10:19c'était le projet phare du XXe siècle.
10:23Et l'homme sur Mars, ça sera le projet phare du XXIe siècle.
10:26Ce n'est pas de la science,
10:27ce n'est pas pour faire de la techno,
10:28parce qu'on dépenserait l'argent beaucoup mieux
10:29pour faire de la techno,
10:31c'est pour l'exploit d'aller sur une autre planète.
10:34Après, on ne sait même pas ce qu'ils vont y faire.
10:36On ne sait pas ce qu'ils vont y faire.
10:37On verra plus tard.
10:39Mais l'exploit est considérable.
10:41Et donc, il y a cet aspect des choses.
10:44Il sera l'occasion de travailler avec les Chinois.
10:47Pourquoi avec les Chinois ?
10:48Parce que les Chinois sont très ambitiés
10:49en matière spatiale et de volabilité.
10:51Et ça pourrait être l'occasion
10:52que les Etats-Unis et la Chine
10:55se rabiboschent, finalement.
10:56Parce qu'en ce moment, ça ne se passe pas bien entre les deux.
10:58Mais ça peut être du soft power
11:00qui est assez intéressant.
11:05Probablement pas sans traitement
11:06parce qu'il y a beaucoup de perchlorate
11:08à la surface de Mars.
11:09Et ce serait assez stérilisant pour les plantes.
11:12Donc, il y a des études qui se font aujourd'hui
11:13comment amender le sol martien
11:15avec des bactéries, etc.
11:17Donc, ça ne pourrait pas se faire comme ça facilement.
11:19Effectivement, le sol est très occident.
11:20C'est un résultat de viking, on le sait.
11:22Et donc, ça ne permettrait pas à la graine de germer.
11:24Elle serait grillée tout de suite.
11:26C'est l'actualité en plus
11:27puisque la NASA, faisant bien les choses,
11:29il y a quelques jours, on a communiqué
11:31sur la découverte d'eau salée et perchlorée sur Mars.
11:36Oui.
11:37Alors, justement, sur l'eau,
11:39le film n'aborde pas la question de l'eau.
11:41Sur le thème, on va utiliser l'eau de Mars.
11:44Ils ont passé un peu sous...
11:48Ce n'est pas l'hypothèse qu'ils prennent.
11:50Or, c'est une hypothèse qui est majeure
11:52parce que ça peut se chiffrer en centaines de tonnes.
11:55Peut-être pas cent, mais cinquantaines de tonnes.
11:58Enfin, c'est considérable, l'eau.
11:59Et donc, soit on l'extrait de Mars,
12:01soit on l'apporte.
12:03Et évidemment, on la recycle.
12:05Je voudrais simplement dire que le problème n'est pas réglé.
12:07D'ailleurs, j'ai reçu un mail de la NASA,
12:09comme beaucoup de gens aujourd'hui,
12:10qui lance un concours d'idées
12:12pour exploiter l'eau de Mars.
12:15Donc, l'affaire, on est un peu au stade 0, 0.
12:17Au stade 0.
12:18Voilà.
12:19Et c'est compliqué.
12:20Alain ?
12:20Oui.
12:21Par contre, le recyclage de l'eau,
12:23on l'expérimente sur la station orbitale maintenant.
12:25Il y a même le recyclage d'urine.
12:28C'est vrai que c'est une mission martienne
12:29dans laquelle on amène l'eau.
12:30C'est ce qu'on prévoit dans un premier temps.
12:32On n'est pas assez hardi pour imaginer
12:34que les premières missions martiennes
12:35vont utiliser l'eau martienne.
12:37Donc, les concepts de mission martienne aujourd'hui
12:39prévoient qu'on apporte l'eau.
12:41Mais on apporte 7, 8, 10 tonnes d'eau
12:42parce qu'on imagine qu'on va la recycler 20 fois
12:44avant de la perdre.
12:45Sinon, ça ferait 150 tonnes d'eau.
12:47La mission serait impossible.
12:48Mais le recyclage d'eau est déjà très actif
12:51sur la station orbitale.
12:52Mais il suffirait d'une mission automatique
12:55de test d'exploitation d'eau sur Mars.
12:57C'est ça.
12:58Pour dessaler l'eau.
12:58Après, si ça marche, on la met dans la baseline.
13:01Il faudrait vraiment être sûr de la quantité
13:03quand même sur place.
13:04Oui.
13:05Tout est à tester sur Mars.
13:11Mars Pathfinder.
13:12Ça, c'était un petit clin d'œil à Olivier et au JPL.
13:15Alors, d'abord, les gens du JPL,
13:16est-ce qu'ils sont aussi...
13:18C'est une belle caricature.
13:19Les jeunes ingénieurs du JPL,
13:21un peu hype, un peu hipster.
13:23Moi, j'ai connu la période
13:23où ça s'habillait pas n'importe comment.
13:26C'était les années 70-80.
13:28Et maintenant, ils sont un peu plus classiques, on va dire.
13:31Bon, alors, le mec qui dort
13:33avec un matelas gonflable dans son bureau
13:35avec les poubelles autour, non.
13:37C'est pas possible.
13:38C'est fini, ça.
13:39Même, ça n'a jamais existé au JPL.
13:44Francis, la relation aussi, là, c'est rigolo.
13:48Andy Ware le traite, évidemment,
13:50encore plus détaillé dans le film.
13:51Dans le livre, pardon.
13:52Dans le film, Ridley Scott l'aborde pas mal.
13:54Les relations entre les ingénieurs,
13:57les administrateurs et responsables
13:59des agences spatiales.
14:00Il y a des conflits comme ça.
14:02Il y a des insubordinations
14:04entre les navigateurs,
14:06les gens qui font des calculs.
14:07Alors, je pense que c'est plutôt
14:08à Michel qui vous pose la question
14:09parce que c'est dans le cas de Vols Habité
14:11où il y a la vie des hommes est en jeu.
14:13Donc, il y a une tension supérieure.
14:14Dans les missions que moi, je suis,
14:16il n'y a pas de vie en jeu.
14:17Il y a des missions automatiques.
14:18Donc, voilà, c'est moins dramatique.
14:23Michel.
14:23Il y a eu une putinerie.
14:25Il y a eu une fois une sorte de grève
14:28parce que les gens dans la navette spatiale
14:30avaient des horaires de travail
14:31qui étaient vraiment très importants.
14:33Donc, ils sont mis en grève une journée.
14:34C'est arrivé une fois.
14:35Mais en général, on s'entraîne
14:37sur ces missions-là pendant 2-3 ans.
14:39Il y a vraiment une ambiance,
14:41comme dans l'équipage qu'on a vu tout à l'heure,
14:43une ambiance entre l'équipage qui est très forte,
14:45mais également entre l'équipage
14:46et le centre de contrôle.
14:47Donc, il n'y a pas de choses qui vont se faire
14:50sans en informer le centre de contrôle
14:53comme on l'a vu dans ce film-là.
14:54Ça, ce n'est pas possible.
14:55Oui, moi, j'ai quelques anecdotes
14:57de désobéissance quand même.
14:59Jean-Louis Chrétien,
15:00quand il a dû déployer la structure,
15:02il est allé à coups de pied.
15:04Il n'a pas demandé.
15:06Il l'a fait et puis ça s'est bien passé.
15:08Et puis, il y a l'autre cas
15:09de ce cosmonaute soviétique.
15:11C'était initialisé par un soviétique,
15:13pas par Jean-Louis.
15:15Peut-être.
15:15Alors, il y a l'autre cas
15:18qui est un petit peu hollywoodien.
15:20C'est, tu veux me rappeler son nom ?
15:21Celui qui a remis en route
15:23la station Salyutis, je crois,
15:26et qui a dépassé la date limite
15:29au-delà de laquelle il ne pouvait plus rentrer
15:31sauf s'il arrivait à remettre en route la station.
15:34Et il l'a effectivement passé.
15:36Donc, il a risqué sa vie.
15:37Alors que pendant ce temps,
15:38à Moscou, on lui disait
15:39maintenant c'est fini, tu rentres.
15:41Et donc, il n'a pas respecté la règle.
15:43Il a réussi à remettre en route la station
15:46et donc, il a réussi à rentrer.
15:47Mais il a désobéi.
15:49Il y a quand même eu un cas.
15:50Là aussi, je parle sous contrôle de Michel
15:51parce qu'il a volé, moi pas.
15:54C'est Apollo 7.
15:56Alors, Apollo 7, l'équipage est rebellé en vol.
15:58Vraiment.
16:00Il y a eu des situations extrêmement tendues
16:03entre l'équipage qui en avait marre
16:05d'aider traîner un nouveau vaisseau spatial
16:06et leur demander sans arrêt des tests.
16:08Et de leur point de vue,
16:09ils avaient raison à bord.
16:10Après tout, et le commandant de bord,
16:12il est commandant de bord de son vaisseau.
16:13Et ils avaient...
16:15Il y a un Capcom qui est au milieu,
16:16qui est forcément un astronaute,
16:17comme disait Michel,
16:18qui discute avec des astronautes
16:19parce qu'on nomme toujours un astronaute
16:20pour discuter avec les autres
16:21qui sont en vol.
16:22Lui, il faisait ce qu'il pouvait.
16:24Et puis, il y avait des gens,
16:25disons à l'époque, à Houston,
16:27qui voulaient prouver
16:27que le vol devait se réaliser
16:29quoi qu'il arrive.
16:30Et ça s'est à un moment vraiment fâché.
16:32Et la conclusion,
16:33c'est qu'ils n'ont jamais vraiment revolé.
16:35Donc la NASA n'a pas été à l'époque très aimée.
16:37Il fallait battre, aller sur la lune.
16:39Absolument, il y avait un impératif politique.
16:40Donc ça arrive, des tensions.
16:42Donc ça peut arriver une fois vraiment
16:44où les astronautes n'ont pas revolé à cause de ça.
16:50Alors en attendant,
16:51j'en ai une pour Alain.
16:52Alain, on peut percer son scaphandre
16:55et faire Iron Man dans l'espace ?
16:57Moi, ça m'a beaucoup plu,
16:58cette vision poétique.
17:00Parce que c'est très réaliste.
17:01Je ne crois pas que la poussée
17:03donne les effets
17:03que l'on a vus là.
17:05Et en plus, la contrôlabilité du truc,
17:07on va surtout d'abord partir en rotation.
17:09Il faut vraiment que la poussée
17:12soit sur le centre de gravité.
17:13Ce qui n'était pas le cas dans le film.
17:14Parce qu'on voyait, il tenait son bras comme ça.
17:15Et malgré tout, il ne partait pas en vrille.
17:18Donc ça, c'est quand même...
17:19Et d'ailleurs, ça n'est pas dans le livre.
17:24Il est vrai qu'il existe des moyens
17:27autres que la propulsion chimique.
17:28D'ailleurs, le vaisseau Hermès
17:29que vous avez vu,
17:30il avait de la propulsion électrique
17:31qui marchait apparemment en plein pot tout le temps.
17:34La propulsion électrique,
17:35elle se développe
17:36parce qu'elle est utilisée
17:37sur les satellites aujourd'hui.
17:38On a des poussées extrêmement faibles.
17:40Les poussées maximales
17:41qu'on obtient aujourd'hui
17:43avec des propulseurs,
17:44c'est du 3 newton,
17:46donc 300 drames.
17:47Il y a eu 75.
17:47électrique et ionique.
17:50Ionique, c'est une variante de...
17:51La propulsion électrique,
17:52il y a beaucoup de propulsion électrique
17:53différentes.
17:54La propulsion électrique,
17:54ça consiste à ioniser quelque chose,
17:56donc il est chargé plus.
17:57Et puis après,
17:57on l'accélère avec des champs électriques
17:59de différents...
17:59Donc l'agence spatiale européenne
18:00a fait une très belle sonde
18:02à la destination de la Lune,
18:03Smart One.
18:04Smart One a été lancée par une Ariane.
18:05Avec un moteur de ce type-là.
18:07Absolument.
18:07Mais tout petit.
18:08Francis.
18:08D'ailleurs, au lieu de mettre 3 jours
18:10comme Apollo,
18:11elle a mis 17 mois.
18:12Voilà, c'est ça.
18:12C'est ça le problème
18:13de la propulsion électrique.
18:20Elle est 4 fois plus rentable
18:21que la propulsion chimique,
18:22c'est-à-dire qu'on a la même poussée
18:23pour 4 fois moins de débit.
18:25Mais d'abord,
18:25il faut une source électrique
18:26parce que dans une fusée,
18:27la source d'énergie,
18:28c'est la combustion
18:29et en même temps,
18:29c'est les fluides qu'on éjecte.
18:31Propulsion électrique,
18:32c'est juste un moteur.
18:33Et maintenant,
18:34il faut trouver
18:35ce qui alimente en électricité.
18:36Des panneaux solaires
18:37ou du nucléaire.
18:38Mais je voudrais répondre
18:39plus directement à la question.
18:40Raccourcir le temps.
18:41En fait, en général,
18:42on pense plutôt
18:43à ces moyens avancés
18:45pour augmenter le tonnage
18:46qu'on enverra plus
18:47que raccourcir le temps.
18:49Parce que raccourcir le temps,
18:49c'est très bien
18:50de partir de la Terre plus vite.
18:51Mais quand vous allez arriver
18:52près de Mars,
18:53il va falloir freiner plus aussi.
18:54Exactement.
18:55Il faut freiner aussi fort
18:56qu'on a accéléré.
18:56L'objectif,
18:56ça va plutôt être
18:57de commencer à augmenter
18:58les charges utiles
18:59de 30, 40, 50 %.
19:01Et éventuellement,
19:02d'ailleurs,
19:02on enverra dans un premier temps
19:04pas des hommes
19:04avec des moyens
19:05de propulsion avancés.
19:06Ce sera le cargo
19:06pour lequel on peut se contenter
19:08d'aller beaucoup plus lentement.
19:09Mais voilà,
19:10on essaiera sûrement
19:11d'augmenter le tonnage
19:12avant de vouloir réduire le temps.
19:18L'expérience des Russes,
19:20c'est eux qui ont encore
19:23la meilleure expérience
19:23sur les vols de longue durée.
19:24Et la conclusion de ces vols,
19:27c'est que l'ambiance,
19:29c'est important
19:30pour un vol très très long,
19:31de l'équipage
19:32est d'autant meilleure
19:34que l'équipage est
19:36culturellement homogène.
19:38D'accord.
19:39Donc si vous avez des Russes
19:40de l'Ouest, on va dire,
19:41ça se passe très bien.
19:42Après, si vous mettez
19:43des Russes
19:45et un Européen
19:46et un Chinois
19:47et un Américain,
19:49travailler,
19:49c'est pas un problème.
19:50Mais comment vous faites
19:51pour vous amuser,
19:52pour vous détendre ?
19:53C'est beaucoup plus compliqué.
19:53Parce qu'on n'a pas
19:54les mêmes repères.
19:55Et là, ça se passe moins bien.
19:57Donc pour les vols
19:57de longue durée
19:58de 500 jours,
20:00je pense que la NASA,
20:01au début,
20:02va vouloir
20:03prendre le moindre risque possible
20:05et probablement...
20:05Enfin bon,
20:06il y aura des considérations
20:07politiques compliquées.
20:08Mais bon.
20:09Mais dans le film,
20:09c'est que l'équipage
20:10est très homogène,
20:11finalement.
20:12Dans le film,
20:13c'est bien rapporté.
20:17Les autres planètes
20:18ne sont pas du tout
20:20plus en sécurité
20:21que la Terre.
20:22D'ailleurs, même Mars,
20:23qui est beaucoup plus proche
20:23de Jupiter et de Saturne,
20:25donc de gros aimants
20:26d'astéroïdes...
20:27C'est une raison,
20:28mais on va quand même
20:28vivre en scaphandre.
20:30On va oublier.
20:31Ça va être compliqué.
20:35Sur les radiations...
20:37Francis.
20:37D'abord, il faut distinguer
20:38deux types de radiations.
20:39Les éruptions solaires
20:40et les galactiques.
20:41Donc les éruptions solaires,
20:42on peut gérer sur alerte.
20:44Je dirais même,
20:45il suffit qu'il y ait
20:46une alarme dans le vaisseau
20:47et puis dès que l'éruption
20:48arrive,
20:49il y a un véhicule
20:50qui est blindé
20:51et on peut se blinder
20:52facilement.
20:53Le galactique,
20:53on ne peut pas.
20:54Et ça,
20:55c'est tout le temps.
20:56Et effectivement,
20:57les doses cumulées
20:58sur 500 jours
21:00ou environ 1000 jours
21:02atteignent les niveaux
21:05qui dépassent
21:06les normes du nucléaire.
21:08donc il y a un problème.
21:09Et on ne sait pas
21:10s'en protéger.
21:12Et comment on traite
21:13ce problème ?
21:14Alors,
21:14l'idée de faire
21:15un champ électromagnétique
21:15est une mauvaise idée
21:17parce qu'il y a des gens
21:18qui pensent à ça
21:18parce que l'intensité
21:20du champ électromagnétique
21:21est nuisible pour l'homme.
21:22Donc,
21:22c'est une fausse bonne idée.
21:24Non,
21:24on sait probablement
21:24qu'il va y avoir
21:25un comité d'éthique
21:26qui va devoir autoriser
21:29les astronautes
21:30à dépasser la norme.
21:31Voilà,
21:31un peu comme à Fukushima.
21:33Vous savez,
21:33au Fukushima,
21:33on a relevé
21:34la norme d'évacuation.
21:35Là,
21:35au lieu de 3%,
21:38ces 3% de probabilité
21:39d'un cancer supplémentaire
21:41dans les 20 ans qui viennent,
21:42ça c'est la norme,
21:43eh bien,
21:44il va falloir atteindre
21:455, 6, 7%
21:46et puis faire signer
21:47l'astronaute une décharge
21:48comme quoi il ne fera pas
21:49un procès à la NASA.
21:50Michel,
21:51vous signez des décharges
21:51de ce genre-là ?
21:54Une expérience,
21:55on doit signer une décharge
21:56pour toutes les expériences
21:57qu'on fait,
21:57qui sont des fois invasives
21:58et surtout pour le fait
21:59que les résultats scientifiques
22:01sont diffusés à la science.
22:03Alors,
22:03Marc Wattenay,
22:04il n'est quand même
22:05pas très en forme.
22:06Il a des carences.
22:07On peut supposer
22:08que c'est l'ensemble
22:09de la mission
22:09qu'il a...
22:10Pour les radiations,
22:10il y a juste une petite chose
22:11à dire en plus,
22:13c'est que ceux qui résistent
22:14le mieux,
22:15ce sont les hommes.
22:17Malheureusement,
22:17mesdames,
22:17vous ne serez pas à bord.
22:19Vous êtes deux fois plus sensibles
22:20que les hommes.
22:21C'est pas moi
22:22qu'ils disent
22:22que c'est la NASA.
22:24Et les hommes âgés,
22:2550 ans.
22:27Et donc,
22:27les jeunes...
22:28Voilà.
22:29Et en plus,
22:29malheureusement,
22:30les hommes n'auront pas volé
22:31parce que c'est la dose
22:32cumulée sur une vie entière
22:33qui compte.
22:34Donc,
22:34ça,
22:34c'est un problème
22:35parce que ça veut dire
22:35qu'ils n'auront pas d'expérience.
22:38Ah,
22:38c'est intéressant.
22:39Pour ceux qui veulent devenir
22:41astronautes,
22:41c'est très intéressant.
22:42Rien n'est perdu,
22:43donc.
22:44Ah oui,
22:44bonne information.
22:45Bon,
22:46alors,
22:47Robert Zubrine
22:47à la Mars Society,
22:49Alain,
22:49lui,
22:49il a quand même des idées
22:50pour justement faire en sorte
22:52que les astronautes
22:52arrivent le moins irradier possible.
22:55Oui,
22:56enfin,
22:56Francis l'a un petit peu dit
22:57et pour se protéger
22:58des éruptions solaires
23:00qui sont les parties,
23:01les phases dangereuses
23:02pour l'homme,
23:03les plus dangereuses pour l'homme,
23:05bien sûr,
23:05il y a un peu un fond de radiation,
23:06il faut se protéger
23:07derrière une quantité
23:08d'une épaisseur d'eau.
23:11D'eau.
23:11L'eau,
23:12c'est un très bon compris.
23:12De matériaux hydrogénés.
23:13Ça peut être de l'eau,
23:14mais ça peut être de la nourriture.
23:16Donc,
23:16il faut une quinzaine,
23:17une vingtaine de centimètres
23:18d'eau pour se protéger.
23:19Il y a plusieurs matériaux possibles.
23:25Alors,
23:26Francis,
23:26peut-être,
23:26est-ce que tu peux nous expliquer
23:27ce qu'il a fait ?
23:28En fait,
23:29il a pris un RTG
23:30comme étant une source de chaleur.
23:32Donc,
23:32un RTG,
23:32c'est quoi d'abord ?
23:33Un RTG,
23:33c'est du plutonium 238
23:35qui se désintègre.
23:36Donc,
23:36ce n'est pas une bombe.
23:37Ce n'est pas une bombe.
23:37Ce n'est pas une bombe.
23:38Et simplement,
23:39il y a un effet
23:40qu'on appelle
23:40l'effet thermoélectronique.
23:41Donc,
23:42vous mettez un câble électrique
23:43sur la partie chaude,
23:44c'est très chaud,
23:45et un autre câble
23:46sur une partie froide.
23:47Et ces deux câbles étant différents,
23:49vous chargez une batterie.
23:50Ça fait l'électricité.
23:51Mais là,
23:52en l'occurrence,
23:52il utilise ça
23:53comme un radiateur.
23:54Parce que ça dégage
23:55beaucoup de chaleur.
23:55Parce qu'il a froid
23:56et qu'il ne peut pas utiliser
23:57l'énergie des batteries
23:57pour se chauffer.
23:58Il fait très froid sur Mars.
23:59La nuit,
24:00il fait moins 100 degrés.
24:01Donc,
24:01voilà,
24:01il utilise ça
24:02comme un radiateur.
24:03C'est quand même
24:03un peu radioactif.
24:04Il se prend des petites d'eau.
24:09On va bientôt terminer.
24:11En quelques mots,
24:12est-ce que chacun d'entre vous,
24:13est-ce que vous êtes prêts
24:14à partir pour Mars ?
24:17Michel ?
24:18J'étais faire du kitesurf
24:20toute la journée,
24:20donc je suis un peu fatigué.
24:21Mais demain, oui.
24:22Demain ?
24:22Alain ?
24:23Oui, pourquoi pas.
24:24Francis ?
24:25Non.
24:26Sur la Lune, oui.
24:27Une semaine.
24:28Sur Mars,
24:28500 jours, non.
24:29Olivier ?
24:30Dans leur splendide vaisseau spatial,
24:32on peut passer deux ans.
24:33Il est beau, le vaisseau.
24:34Hermès, c'est splendide.
24:35Olivier ?
24:36Oui,
24:36mais pour y mettre des plantes,
24:40en fait.
24:41D'accord.
24:42Merci beaucoup.
24:43Mesdames, Messieurs,
24:43merci beaucoup.
24:57Sous-titrage Société Radio-Canada
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