Une perquisition a été menée dans une maison «dans le cadre d'une commission rogatoire internationale du 18 décembre 2014 émanant des autorités françaises (Lille)», a précisé le parquet tournaisien dans un communiqué indiquant donc que cette demande était antérieure aux attentats de Paris début janvier. Elle ne semble pas avoir, pour le moment du moins, de lien avec les opérations antijihadistes qui se sont déroulées dans le royaume le 15 janvier.
L'opération a été exécutée par des policiers belges, accompagnés de deux collègues français. Les forces de l'ordre craignant la présence d'explosifs dans une maison, identifiée comme la possible cache d'un trafic d'armes, le service de déminage avait été appelé en renfort. Une trentaine d'habitations et plus de 80 personnes avaient été évacuées pendant plus de trois heures dans cette commune proche de la frontière française.
Aucune arme et aucun explosif n'ont finalement été découverts mais les policiers ont «procédé à la saisie de nombreux objets pouvant intéresser l'affaire». Dans l'immédiat, le parquet de Lille se refusait mercredi à tout commentaire, invoquant l'ouverture d'une information judiciaire.
Début janvier, dans une enquête sur les extrêmes dans le Nord, Nord Eclair dressait le portrait de Claude Hermant : «mercenaire en Angola, Congo et Croatie, leader officieux de l’ex-Maison flamande à Lambersart, professionnel de la sécurité, notamment pour le Front national» lillois. Tout un CV.
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