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"Secrets de fabriques" Daniel Larrieu *

J.S
il y a 4 ans|345 vues
Chorégraphier, utopie d'une construction ou comment faire vivre le vide sans le remplir…
Conférence de Daniel Larrieu, chorégraphe
« Dans la conférence exemplaire du compositeur, appelée "La Conférence sur rien", John Cage envisageait que l’espace libre laissé par une in-définition de sa pratique permettait non seulement de laisser une nouvelle place à l’espace, mais aussi à la pensée.
Il ne s’agirait ici pas tant de définir, de poser des frontières, que de vider et de laisser de la place.
Je n’établirai aucun pont entre la danse et l’architecture sans me rapprocher du monde des sensations, pour ne pas dire des émotions, tant il me semble que l’ensemble des disciplines artistiques, l’architecture, mais aussi le politique cherche à tout remplir, à tout combler, mais il nous faut quelquefois vider, faire de la place pour du neuf à tout imaginer pour l’autre. Il nous faut commencer par danser. »
Biographie de Daniel Larrieu


Daniel Larrieu a fait ses débuts de danseur professionnel dans les années 1980 auprès de Wes Howard, Anne-Marie Reynaud et Odile Azagury (au sein de la compagnie Le Four solaire) puis de Régine Chopinot.
En 1982, un prix au Concours de Bagnolet révèle l'originalité de son langage chorégraphique et il créé cette même année la compagnie Astrakan.
Il multiplie les expériences, passant des jardins du Palais-Royal où il répète, à la piscine d’Angers où il crée un surprenant Waterproof, tentant de renouveler l’expérience de la danse dans des rencontres chorégraphiques, plastiques, scénographiques et musicales variées. Figure marquante de la chorégraphie contemporaine française, il traverse l'aventure de la danse des années 80, ses expérimentations, ses audaces, ses lieux atypiques.
En 1994, il reçoit du ministre de la Culture le Grand Prix national de la Danse et prend la direction du centre chorégraphique national de Tours. Pendant ces neuf années à la tête du CCN, il créé : Mobile ou le miroir du château (1995), Delta (1996), On était si tranquille (1998), Feutre (1999), + Qu’hier (2000), Cenizas (2001).
Il quitte le CCN en 2002 et retrouve sa compagnie à Paris.
De 2010 à 2013, il a été artiste associé au Manège – Scène nationale de Reims, en partenariat avec l’Echangeur de Fère-en-Tardenois – CDC de Picardie. Dans ce cadre, il produit LUX, un travail sur l’expérience du paysage, une installation et un film, Ice Dream, avec le cinéaste Christian Merlhiot. Puis il créé Divine, une variation chorégraphique et théâtrale autour de Notre-Dame-Des-fleurs de Jean Genet. Puis L’Âme au Diable, un cabaret dansant et chantant de et avec Jérôme Marin et Marianne Baillot.
Daniel Larrieu est administrateur pour la danse à la SACD, Société des auteurs et compositeurs dramatiques, de 2006 à 2009 puis de 2012 à 2015.
Il est Chevalier des arts et des lettres. Il enseigne la composition chorégraphique à Science-Po Paris.
Portrait Daniel Larrieu © Frank Boulanger