Deux saisons désormais au Rwanda : la saison du génocide ou saison du souvenir d’avril à juillet et la saison de l’oubli de juillet à mars. Ça c’est le rythme de la mémoire officielle, de la mémoire collective. Durant 10 ans une mémoire juridique s’est développée, celle des Gacaca : mémoire retrouvée, mémoire refusée, mémoire de toute façon éruptive. C’est à travers l’expérience des groupes thérapeutiques post-gacaca d’Ibuka que nous tenterons de mesurer l’effet psychique des paroles historiques, judiciaires, culturelles, politiques sur les rescapés du génocide des Tutsi.
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