Réforme de l'audiovisuel : le chaos

Guy Birenbaum
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Deux coups de théâtre en quarante-huit heures ! Pendant le week-end, un scoop de Mediapart a vraisemblablement fait échouer le projet de l'Elysée, d'annoncer dès mardi la nomination du patron d'Europe 1, Alexandre Bompard, à la tête de France Télévisions. Et mardi, contre toute attente, les représentants de l'Etat ont été mis en minorité au conseil d'administration de France Télévisions : la vente de la régie publicitaire est "suspendue".

Sur ce dossier comme sur plusieurs autres, l'Elysée semble en train de perdre la main. Ces deux coups de théâtre accroissent en tout cas l'impression que la réforme audiovisuelle souhaitée par Nicolas Sarkozy, et que nous suivons depuis le début, s'enfonce encore un peu plus dans le chaos. Sur deux points présentés comme essentiels (la suppression totale de la publicité, et la nomination du président de l'audiovisuel public par le chef de l'Etat) le plan de l'Elysée a essuyé de sérieux revers. Pourquoi les deux parlementaires UMP siégeant au conseil d'administration de France Télévisions ont-ils été amenés à voter contre l'Etat ? L'un d'eux, Christian Kert, (UMP, Bouches du Rhône) est venu, dès la fin de la réunion, l'expliquer sur notre plateau. Avec lui, Laurent Mauduit (Mediapart) explique pourquoi il suit, depuis le début, le processus de vente de la régie de pub à des "amis du Fouquet's" de Nicolas Sarkozy, processus entaché d'un grave risque de conflit d'intérêt à ses yeux. En leur compagnie, Emmanuel Schwartzenberg, du site Electron libre, qui s'affirme très bien informé sur le futur organigramme de France Télé.

L'émission est proposée par Daniel Schneidermann, animée par Guy Birenbaum, et réalisée par François Rose.

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