À cheval, inutile d’aller loin pour voyager. La distance se trouve ailleurs. Dans la grâce. Une autre fusion, celle du couple. Un cheval, une femme – qui coiffe, qui brosse, qui caresse. 80% des cavaliers sont des cavalières. . Ton sur ton, noir sur noir, les éléments s’emboîtent (esthétique érotique et chevaux faisant toujours bon ménage). . Culture et nature,
La séduction est une force. L’homme affronte le cheval fascinant de puissance, puis gagne sa confiance. Du rapport de force naît la force. Du sombre surgit la lumière – ici tout est blanc même le noir. Homme et animal se croisent dans la nuit qui devient jour. Lumière qui éclaire le miroir. Beautés comparées. À l’horizon, le rouge, le cavalier, la maîtrise.
Ainsi le cheval reste le plus beau paradoxe animal. Masculin et féminin, simple et sophistiqué, fort et doux, debout et dressé. Luxe de l’équidistance entre le rêve et la réalité, entre l’instinct et la raison, entre la civilisation et la liberté…