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  • il y a 28 minutes

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Éducation
Transcription
00:00:10Voilà nos amis bourguignons.
00:00:12Oh, ça n'a pas la tête d'un bourguignon, ça.
00:00:14Le teint pâle, les joues creuses, sauf peut-être ces petits yeux-là.
00:00:18On me rête.
00:00:20Alors, on vient d'où ?
00:00:22D'où est le vial, monsieur de ce mur en en soit, de Fontaine ?
00:00:26Ben oui, celui-là.
00:00:28Et la dame, d'où elle vient ? De Bonne, de Talon, de Dijon ?
00:00:32Fontaine.
00:00:34Celui-là a l'air satisfait.
00:00:36Un brin supérieur, pour peu qu'il soit proche de ses sous,
00:00:40sauf pour s'acheter une bonne bouteille.
00:00:42Mais c'est un Dijonais, ma foi.
00:00:44Un Dijonais ?
00:00:45Oh, ça vient donc de la ville.
00:00:47C'est gentil de venir nous voir à la campagne.
00:00:50Vous avez fait l'admilieu à pied depuis le centre-bourg de Dijon ?
00:00:53Je crois plutôt qu'ils ont laissé leur cheval sur le parking du cimetière.
00:00:57Ils n'ont pas l'air très essoufflés.
00:01:00Sais-tu, mon brave, que sans notre duc Eudes,
00:01:04de la maison campétienne de Bourgogne,
00:01:06votre cité ne serait qu'un modeste camp fortifié ?
00:01:10Dijon est capitale, et tant pis pour Beaune, et tant pis pour Langres.
00:01:14Chut, je ne les comprends pas, c'est la même tête avec deux langres.
00:01:20Sur cette colline qui surplombe Dijon, notre duc a voulu une florteresse.
00:01:24Pour veiller sur cette route en contrebas là-bas,
00:01:28qui est très passante, trop passante.
00:01:30Et ici, on ne voudrait pas y voir passer trop de champenois,
00:01:34encore moins des parisiens.
00:01:36La Bourgogne ou Bourguignon ?
00:01:39Mais dites-moi, les trois quarts de votre famille sont champenois.
00:01:43On devient vite chauvin ici, c'est comme ça, c'est le climat.
00:01:48C'est l'un de ces loyaux chevaliers,
00:01:50Thesslin Leroux, le grand-père de ma douce épouse,
00:01:53qui fut chargé de l'ouvrage,
00:01:55et qui, du haut de cette tour, assura la sécurité de la ville.
00:02:00Bienvenue chez Barthélémy de Saint-Bernon, seigneur de Fontaine,
00:02:04et l'époux de la fille de Guy, le frère aîné de Saint-Bernard de Clairvaux.
00:02:11Donc, si vous avez bien suivi, la nièce de Saint-Bernard.
00:02:15Bienvenue dans la demeure du fameux Thesslin,
00:02:18car c'est lui l'homme fort de la place.
00:02:20Moi, je ne suis que le troisième, après Guy, son fils.
00:02:24Mais n'oublions pas ma grand-mère, la femme de Thesslin,
00:02:27en l'aide, en l'aide de Montbar,
00:02:29car on en sait plus sur elle que sur lui.
00:02:33Ça a dû lui faire un drôle d'effet,
00:02:36de quitter la forteresse imposante de Montbar,
00:02:39à son mariage, à 15 ans,
00:02:41pour venir habiter ce petit château fort.
00:02:44L'amour est aveugle.
00:02:46Mais, à l'aide, n'est pas que ces femmes compliquées,
00:02:48qui vous cassent la tête,
00:02:50parce que le château du voisin est le plus souci, le plus solaire.
00:02:55Patati, patata.
00:02:56Dame Alette s'est distinguée ici par sa grande classe,
00:03:00la même, avec tous,
00:03:01les grands comme les petits,
00:03:03et un grand cœur, en toute situation.
00:03:06Et sans secret, elle l'a communiquée à sa progéniture,
00:03:11sa célèbre progéniture,
00:03:13car les fils d'Alette et de Tesla devaient être connus dans le monde entier
00:03:18pour la honte des corrompus
00:03:20et la grande joie des amis de la vérité.
00:03:23Leurs sept enfants sont nés ici.
00:03:25Et, si vous voulez mon avis,
00:03:27si l'histoire a retenu leur nom,
00:03:29c'est qu'ils avaient une mère hors du commun.
00:03:33Derrière les six fils de chevaliers devenus moines,
00:03:37derrière la seule fille, Ombeline, devenue moniale,
00:03:41cherchaient leur mère.
00:03:42Et surtout, ce grand cœur de Bernard,
00:03:45le troisième et le plus célèbre,
00:03:47qui fit battre le cœur de l'Europe.
00:03:50C'est de lui dont on vous parle cet après-midi,
00:03:53car sa naissance, son enfance,
00:03:55ça s'est passé ici, à Fontaine.
00:03:58Voici un blanc.
00:04:00Prondez-vous librement.
00:04:02dans notre parcours d'une dizaine de Sénètes,
00:04:05qui vous parleront de cette famille exceptionnelle,
00:04:08de Bernard en particulier,
00:04:10et de tout ce qu'il a apporté à l'histoire.
00:04:14Alors, passez tous un bon après-midi
00:04:16sous le regard de Damalette et du Seigneur Tesla.
00:04:21A la revoyure !
00:04:37et de tout ce qu'il a apporté à l'histoire.
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00:07:44Bernard avait goûtu, chaque fois qu'il le pouvait,
00:07:49de mettre tout en œuvre pour qu'on ne le reconnaisse pas dans le village
00:07:54et d'interdire à ses compagnons de révéler son identité
00:07:58à tous ceux qui venaient à sa rencontre
00:08:01ou de leur parler de lui.
00:08:04Mais si l'on demandait qui étaient ces voyageurs,
00:08:08ils disaient de répondre que c'était des moines
00:08:10ou de nous donner le nom que de l'une des personnes qui l'accompagnaient.
00:08:19Malgré ces précautions, il était bien souvent reconnu.
00:08:25Un jour, les gens apprennent que Bernard est là.
00:08:29Il se précipite de toutes parts.
00:08:33On lui apporte un homme paralysé des jambes.
00:08:38Bernard lui impose les mains sur la tête,
00:08:42lève les yeux au ciel pour une courte prière,
00:08:47ordonne de le déposer à terre
00:08:49et lui dit de marcher.
00:08:53Mais le malade s'excusait en disant
00:08:55« Mais je ne peux pas ! »
00:08:59« Eh bien, » répliqua Bernard,
00:09:01« Moi, au nom du Seigneur et par sa puissance,
00:09:07je te l'ordonne,
00:09:08va et sois guéri à partir de cette heure. »
00:09:15Les frères et les fils spirituels de cette heureuse habée
00:09:19étaient dans l'admiration de tous ceux qu'ils voyaient.
00:09:24Mais au lieu de s'abandonner à des sentiments de gloire humaine,
00:09:29ils étaient inquiènes pour lui
00:09:31à cause de son jeune âge
00:09:34et de sa conversion qui n'était pas si ancienne.
00:09:39Les plus préoccupés de tous par ses pensées
00:09:43étaient Gaudry, son oncle,
00:09:47et Guy, l'aîné de ses frères,
00:09:50qui semblait lui avoir été donné de Dieu
00:09:53comme deux aiguillons
00:09:55pour que la grandeur des grâces qu'il recevait
00:09:58ne lui donne pas l'occasion de s'aimer.
00:10:03Il ne le ménageait guère
00:10:05et ne craignait pas de faire entendre
00:10:08de dures paroles à sa tendre modestie,
00:10:11lui reprochant même ce qui était bien,
00:10:16réduisant à rien tous ses miracles
00:10:19et souvent même l'affligeant jusqu'au larme
00:10:22par leurs attaques et leurs paroles mordantes.
00:10:26Lui, l'homme le plus doux qui fut
00:10:29et qui ne savait les contredirent à rien.
00:10:35À la même époque,
00:10:38Gaudry, son oncle,
00:10:40tomba aussi gravement malade
00:10:42que la fièvre.
00:10:45Comme le mal creusait les progrès,
00:10:48vaincu par la grandeur de ses souffrances,
00:10:51il supplia dans une humble prière
00:10:53le Saint-Amy d'avoir pitié de lui
00:10:56et de lui procurer le soulagement
00:10:58qu'il procurait aux autres.
00:11:02Bernard,
00:11:03dont l'âme était plus douce que le miel,
00:11:07commença par lui rappeler avec douceur
00:11:09et en peu de mots les fréquents reproches
00:11:12qu'il lui avait fait à propos de choses
00:11:14analogues à celles qu'il lui demandait.
00:11:17Et tout en lui disant qu'il craignait
00:11:19qu'il ne le pria pour le tenter,
00:11:22il ne lui impousse pas moins les mains
00:11:24en cédant à ses instances
00:11:27et ordonne à la fièvre de le quitter.
00:11:31À l'instant,
00:11:32même,
00:11:33et sur son ordre,
00:11:34elle ne quitta.
00:11:40Un jour,
00:11:40qu'il était sorti de la ville de Bâle,
00:11:43il avait fait le signe de la croix
00:11:45sur un son et avait poursuivi sa route.
00:11:50Après quelques pas,
00:11:52il appela le frère Alexandre
00:11:54et lui dit,
00:11:56« Retourne en arrière
00:11:58et vérifie si cet homme entend. »
00:12:02Il s'en retourna
00:12:03et le trouva qui entendait.
00:12:09Pendant les trois jours
00:12:10que Bernard séjourna dans Cologne,
00:12:13par l'effet de ses prières
00:12:15et de l'imposition des mains,
00:12:18il redressa
00:12:19douze boiteux,
00:12:22guérit deux percus des bras,
00:12:25rendit la vue à cinq aveugles,
00:12:29la parole à trois nuets
00:12:31et lui à dix nuets.
00:12:36Il compatissait
00:12:37non seulement aux hommes,
00:12:39mais même aux animaux,
00:12:41aux oiseaux
00:12:42et aux bêtes sauvages.
00:12:46Et sa compassion
00:12:47ne restait pas
00:12:48sans effet concret.
00:12:51Un jour,
00:12:52chemin faisant,
00:12:54il délivra
00:12:55miraculeusement
00:12:57par un signe de doulement,
00:12:59un petit lièvre
00:13:00en fuite
00:13:00sur le point
00:13:02d'être happé
00:13:02par les chiens.
00:13:04Une autre fois,
00:13:05un moiseleil
00:13:06prêt à tomber
00:13:08entre les serres
00:13:09et les fougues.
00:13:11Il disait,
00:13:12au poursuivant,
00:13:14qu'il faisait
00:13:14de vains efforts
00:13:15et qu'il ne pourrait
00:13:17nullement,
00:13:17en sa présence,
00:13:19s'emparer
00:13:20de ses propres.
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00:35:49Mais son frère Enégui, avant de suivre Bernard au monastère,
00:35:56avait épousé Elisabeth, qui lui donna deux filles.
00:36:00L'une d'elles rencontrera un jeune son bernon,
00:36:03il s'est marié, et il y aura beaucoup de petits seigneurs de pontée.
00:36:07Et me voici. D'ailleurs, je crois que vous les avez rencontrés cet après-midi.
00:36:11Je suis trop trop en PLS.
00:36:14Vous êtes donc un arrière-petit-neveu du grand Saint-Bernard.
00:36:20Exactement, me voici.
00:36:22Et vous savez que la vie de votre aïeule a été écrite par trois personnes.
00:36:27Elle a été initiée d'abord par son meilleur ami, Guillaume de Saint-Thierry,
00:36:30poursuivi par Geoffroy Dosser, son secrétaire, avant d'être arrêté par Arnaud Bonneval.
00:36:34Est-ce que vous les avez lus ?
00:36:36Bien sûr, bien sûr.
00:36:37Et n'y aurait-il pas un petit détail qu'ils auraient oublié ?
00:36:39Une petite anecdote familiale croustillante, un scoop, que je pourrais ajouter à mon prochain livre,
00:36:44qui, je vous le rappelle, va bientôt sortir pour la maudite somme de 29 sous 84 seulement.
00:36:50Un scoop ?
00:36:50Un scoop.
00:36:51Il est du croustillant.
00:36:52Du croustillant.
00:36:52J'en ai une.
00:36:54Ah, il en a une.
00:36:56Tesla.
00:36:56Le père de Bernard.
00:36:57Et voilà.
00:36:58Après la mort d'Alette à 25 ans.
00:37:00La mère de Bernard.
00:37:01Voilà.
00:37:01Ici même, au château, tous leurs fils avaient rejoint Bernard au monastère.
00:37:06Même Ombline.
00:37:07La sœur de Bernard.
00:37:08Voilà.
00:37:09Leur seule fille avait tout quitté pour embrasser la virelieuse.
00:37:13Et Ombline, la sœur de Bernard, avait...
00:37:17Oui.
00:37:18Parce que seul Tesla, à l'époque, n'était pas rentré au Nouveau Monastère.
00:37:21Donc Ombline avait suivi.
00:37:22Exactement.
00:37:23D'accord.
00:37:23Et un jour, l'abbé de Clairvaux, Bernard, voilà, vint à Fontaine et il prêcha.
00:37:30Il voulut convaincre son père de rejoindre le monastère.
00:37:34Et pour cela, il voulut mettre le feu à un vieux tronc d'arbre qui se trouvait devant l'entrée
00:37:38de l'aiguille.
00:37:39Brûler un arbre ? C'était quoi son délire ? 140 000 hectares brûler ce tété ?
00:37:43Oui enfin, bon, là, l'arbre ne pouvait s'enflammer.
00:37:46Il ne produisait qu'une épaisse fumée.
00:37:49Le temps du repas étant venu, on se sépara.
00:37:52Mais l'homme de Dieu recommanda à tous ceux qui étaient présents de revenir
00:37:55pour entendre une nouvelle prédication.
00:37:57Il leur dit chacun d'apporter un fagot de sarment et de le jeter sur le vieux pied.
00:38:02Quand on eut mis le feu à cet amas de sarment, le vieil arbre ne put résister.
00:38:07Il brûla en produisant une grande flamme.
00:38:11Allez-y, nous sommes toutes ouïes.
00:38:13Bernard se mit alors à parler.
00:38:14Avec la force du feu de l'enfer, il dit à son père que, semblable à ce vieux tronc,
00:38:19il n'avait su brûler du feu divin, ni pleurer ses péchés,
00:38:22que s'il ne faisait pénitence, il serait brûlé en enfer !
00:38:27En enfer ?
00:38:28Oui, il pleurerait en vain et jetterait une épaisse fumée comme le tronc d'arbre.
00:38:33Il dit que tous les pécheurs qui résisteraient à Dieu
00:38:35seraient accablés sous le poids de leurs péchés,
00:38:38comme le tronc sous le poids des fagots,
00:38:41et qu'ils seraient éternellement torturés dans les flammes.
00:38:44Dans les flammes !
00:38:48Il parla si bien de son père, qui avait résisté jusque-là.
00:38:54Le suivi dans le cloître.
00:38:56Exactement.
00:38:58Bernard aura réussi à faire entrer ses cinq frères,
00:39:01sa sœur et son père, dans l'ordre de Sistercia.
00:39:05Toute la famille au complet.
00:39:08Merci mon cher Calon pour cette super histoire !
00:39:11Et il a trop killé le game avec son histoire !
00:39:15On va faire des milliers de vues !
00:39:16Et c'est du direct de l'authentique du terroir !
00:39:19Merci, merci, merci !
00:39:21Vostre merci, comme on dit par ici !
00:39:24Chers amis, c'est tout pour aujourd'hui !
00:39:28Merci le chien également !
00:39:30N'oubliez pas de nous suivre sur les réseaux !
00:39:33Et si vous avez liké, si vous avez tippé,
00:39:35Mettez un pouce bleu !
00:39:41Printemps 1153, en Champagne, au monastère de Clairbourg.
00:39:48Dans sa cellule, un moine est allongé sur sa paillasse.
00:39:55Par la petite fenêtre, un pain de soleil d'hiver éclaire la chambre.
00:40:00Ce moine qui souffre depuis longtemps de maux d'estomac,
00:40:05Il a du mal de jambes, il a du mal à se déplacer.
00:40:09Il voudrait se lever, mais la fatigue le clou au lit et il ne peut même plus aller assister aux
00:40:16offices portant la chapelle et proche.
00:40:22De sa cellule, bien sûr, il entend les moines qui chantent les offices, il entend les tailleurs de pierre qui
00:40:33travaillent puisque le monastère ne cesse de s'agrandir.
00:40:38Et sur sa table, il y a son écritoire, des parchemins, des plumes, de l'encre, car ce moine est
00:40:49en relation épistolaire avec les princes,
00:40:53l'empereur, les évêques et même le pape qui font appel à lui dans les conflits et dans les schismes.
00:41:02Car ce moine est pas un moine ordinaire.
00:41:07Il s'appelle Bernard, il a 63 ans et il est l'abbé de cette abbaye de Clairbourg.
00:41:15Il est abbé dans cette abbaye de Clairbourg depuis 40 ans.
00:41:18Et depuis 40 ans, sa renommée a dépassé le pays.
00:41:26C'est lui qui a fondé ce monastère, soit 38 ans plus tôt.
00:41:30Et toute sa vie, il n'a eu qu'une idée, réconcilier le monde, réconcilier les hommes entre eux, avec
00:41:39Dieu et avec les autres et avec soi-même.
00:41:43Son grand, le pardon pour lui, c'est la clé de la vie.
00:41:49Donc Bernard, il s'appelle Bernard, ce moine qui n'est pas ordinaire, qui est sur son lit, sur sa
00:41:56paillasse, il s'appelle Bernard.
00:41:58Il est l'abbé de cette abbaye depuis déjà 40 ans.
00:42:07Il a lutté toute sa vie pour la réconciliation.
00:42:11Il est connu de partout.
00:42:13Pour lui, la clé, la clé de la vie, c'est le pardon.
00:42:18Et on l'appelle de partout.
00:42:22Alors, les princes l'appellent lorsqu'il y a des conflits.
00:42:26Les évêques l'appellent lorsqu'on sent qu'il y a des schismes ou des questions importantes dans la chrétienté
00:42:31qui se posent.
00:42:32Il n'hésite pas.
00:42:33Il part.
00:42:35Il part avec ses frères, avec un petit groupe de moines.
00:42:38Il part à cheval, bien sûr, avec des mules pour porter les bagages.
00:42:42Mais, sans cesse, il est appelé.
00:42:47Il va de partout.
00:42:50Il va de partout.
00:42:50Même loin, il va même jusqu'à Rome.
00:42:53Quand le pape l'appelle.
00:42:55Il traverse les Alpes.
00:42:57Il arbitre les conflits.
00:42:58Il trouve des compromis pour faire la paix.
00:43:01Son obsession.
00:43:02Faire la paix pour la plus grande gloire de Dieu.
00:43:05Perdre pour gagner.
00:43:07Mourir pour renaître.
00:43:10Accepter de perdre.
00:43:11Renoncer à la vengeance.
00:43:13Voilà.
00:43:14Ce qu'il essaye de faire avec les hommes de ce pays où nous sommes en 153.
00:43:20C'est le début de la chevalerie.
00:43:22C'est le début.
00:43:24Le peuple est un peuple de pauvres, de serfs, de paysans, d'artisans.
00:43:30Et tous ces princes et ces ducs se battent pour atterrir la puissance.
00:43:35Et les jeunes chevaliers veulent augmenter leur domaine.
00:43:40C'est un monde de conflits continuels.
00:43:45Et lui qui était rentré au couvent pour échapper à ce monde.
00:43:50Voilà qu'il en est devenu l'arbitre auprès des grands de ce monde.
00:43:54Et on considère de partout ce moine comme extraordinaire.
00:44:00Oh, il est extraordinaire, non pas dans sa façon de résoudre les conflits.
00:44:04Il est abbé depuis 40 ans.
00:44:07C'est un pays de claveaux.
00:44:08Mais pendant ce temps-là, dans toute l'Europe, des habillées cisterciennes se sont construites.
00:44:14Des moines habillées de blancs.
00:44:17Des moines habillées de blancs qui vont leur vie à l'humilité, à la charité, à la prière, dans la
00:44:22simplicité.
00:44:22La simplicité qui atteint même les constructions dans lesquelles ils sont.
00:44:27Les églises sont complètement dépouillées.
00:44:30Il y a seule une statue de la Vierge dans chaque église.
00:44:33Pas une sculpture, pas une peinture.
00:44:36Les murs nus résonnent du chant de la prière des moines.
00:44:40C'est la volonté de Robert de Molène qui a fondé l'abbaye de Citeau, la première habillée cistercienne.
00:44:48Et lorsque Bernard, ce moine qui est actuellement habillée de Citeau, avait 20 ans,
00:44:55il est rentré à l'abbaye de Citeau avec 4 de ses frères et une vingtaine de jeunes
00:45:02qui l'a entraînée avec lui pour rentrer dans ce nouvel ordre, l'ordre de Citeau.
00:45:10Or, un monastère qui est à peine construit au milieu des marécages et des roseaux, près de Dijon.
00:45:25Il est rentré là à 20 ans avec tous ces jeunes pour retrouver une vie de simplicité, de prière, de
00:45:34pauvreté, de travail de ses mains.
00:45:37Dans ce monde où la féodalité naissante fait qu'il y a une recherche de pouvoir, une recherche de conflit.
00:45:45Donc il est là pour retrouver cette paix avec Dieu d'un monde où on est bien ensemble.
00:45:56Voilà, notre Bernard qui est depuis 40 ans. Il est aujourd'hui couché.
00:46:05Il voudrait bien se lever. Il entend la cloche qui appelle à la prière.
00:46:09Il entend ses frères moines qui vont à l'office. Il sent l'odeur de l'encens.
00:46:17Il est très fatigué. Il ne peut pas s'y rendre. Il attend la mort.
00:46:23Et il aspire à la mort, à la rencontre avec Dieu.
00:46:26Enfin, ça va être fini, ces voyages incessants, ces rencontres incessants, ces conflits à régler.
00:46:33Il attend la mort. Il sait qu'elle est à la fin de son pèlerinage sur la terre.
00:46:39Et est bercé par la prière de ses frères.
00:46:45Il revoit sa vie. Il revoit sa vie tout ailleurs, tout entière.
00:46:50Il revoit sa vie enfant au château de Fontaine, sur la colline.
00:46:56Il entend les voix de ses frères et soeurs.
00:46:59Surtout, il se rappelle de ses parents, de leur exemple.
00:47:03Et grâce à eux, il a senti très tôt le désir de servir Dieu et de chanter sa gloire.
00:47:09Tout jeune, il aspirait à cette vie d'austérité, de pauvreté, de prière,
00:47:16pour trouver un refuge contre la vaine gloire de cette chevalerie naissante.
00:47:23Il se revoit à 20 ans, à son entrée, à Citeau.
00:47:27Citeau, ce monastère fondé récemment par Robert de Molaine,
00:47:31Nauvin de Dijon, au milieu des marécages et des roseaux.
00:47:34Un couvent en sens petit, en construction.
00:47:40Un couvent où on recherche la simplicité, la prière, l'humilité, la charité, le travail physique.
00:47:48Là, Bernard va trouver ce qu'il espère pour être tout à Dieu.
00:47:54Mais, après quelques années à Citeau, il est envoyé fonder un nouveau monastère,
00:47:59le monastère de Claiborne en Champagne.
00:48:01Et voilà qu'il part, il fonde le monastère et il est abbé de ce monastère depuis 40 ans.
00:48:07Ce moine qui est malade sur sa paillère, c'est l'abbé de ce monastère de Citeau.
00:48:14Il a dans sa cellule sa coude blanche, son vêtement blanc pour la prière,
00:48:21qui reste accroché.
00:48:24Il est si rarement, il peut se joindre à ses frères.
00:48:30Mais, très vite, sa renommée s'est étendue.
00:48:35Et on l'appelle de partout.
00:48:38Les princes dans les conflits, les évêques, lorsqu'il y a des questions de schisme dans la chrétienté,
00:48:45et le pape lui, alors il répond oui, il part avec quelques noines et des mules pour porter des bagages.
00:48:53Il traverse toute l'Europe, il va même jusqu'à Rome.
00:48:57Toute sa vie s'est passée en rencontre pour essayer de régler les conflits
00:49:02et de faire la paix dans ce peuple que Dieu aime.
00:49:07Mais voilà, il est trop fatigué.
00:49:11C'est fini, il sait que son pèlerinage sur la terre se termine, il va mourir.
00:49:17Enfin, plus de voyages, plus de règlements de conflits.
00:49:21Enfin, il peut être tout adieux.
00:49:28Mais, depuis quelques jours, étrangement, il se sent mieux.
00:49:33Il est même allé à la chapelle ce matin pour l'office.
00:49:39Ce vieux, inattendu.
00:49:45Mais quel est donc ce bruit dans le monastère ?
00:49:48On entend, c'est l'évêque de Très-Hila qui est venu dans le monastère pour le rencontrer.
00:49:57L'évêque Hila se présente à Bernard.
00:49:59Il se met même à ses pieds pour le supplier de venir aider la ville de Metz à régler un
00:50:06conflit
00:50:07qui est, depuis des mois, entre le duc de Lorraine, qui veut annexer la ville.
00:50:12Cette ville est une ville libre, comme il y en a à l'époque, qui n'a pas de duc,
00:50:17qui n'a pas de prince, qui n'a pas de voix.
00:50:18Il est uniquement sous la tutelle de l'empereur d'Occident, qui est loin.
00:50:22Et l'empereur d'Occident ne peut pas venir régler le conflit.
00:50:26Il vient juste d'être élu et n'est pas encore couronné.
00:50:30L'évêque s'est donc dit, évenu par Bernard, en lui disant, venez, venez régler ce conflit.
00:50:38Ça ne peut pas durer.
00:50:41Bernard avait bien envie de l'écouter, d'entendre la mort, calmement.
00:50:46Il écoute.
00:50:48Et finalement, il se sent mieux, c'est vrai.
00:50:53Et voilà repartis sur les routes.
00:50:56Il va falloir reprendre la route.
00:50:57On est au moins de Max.
00:50:58Il n'est pas chaud, il faut se mettre chaudement, les chevaux, quelques moines.
00:51:03Et les voilà partis sur les chemins roueux, traverser les rivières, traverser les villages,
00:51:09dormir un ou deux fois dans les monastères qu'ils croisent.
00:51:13Ils se dirigent vers Metz pour essayer de convaincre les deux armées de lui de faire paix.
00:51:23Le voyage dure quelques jours.
00:51:26Or, quand ils traversent les champs, les paysans se découvrent en voyant le petit groupe de moines, d'hommes de
00:51:31Dieu, qui traversent les champs.
00:51:34Et en ce temps de mars, par travers le Brondillard, bientôt se dessine au loin la ville de Metz, avec
00:51:41ses remparts, ses tours, ses églises.
00:51:44Voilà.
00:51:46Et quand Bernard arrive, la foule en tourne.
00:51:51Il y a même des gens qui lui amènent des malades.
00:51:53La renommée de Bernard s'est reprendue partout.
00:51:58Les deux armées ennemies sont face à face de chaque côté de la Moselle.
00:52:02D'un côté, Duc de Lorraine, Mathieu, Plandille, habillé de rouge, avec ses oeufs de flammes, ses décendards, ses écuillers,
00:52:10ses fonds.
00:52:11Et de l'autre côté, l'évêque de Metz, avec son frère, le comte de Barre, et les gens de
00:52:18la ville.
00:52:19Le premier que rencontre Bernard, c'est le duc, le duc de Lorraine, qui accepte de parler avec lui.
00:52:30Pendant, il va essayer de lui faire comprendre le besoin de paix de ce peuple.
00:52:33Il va essayer de lui faire comprendre que la volonté de Dieu, ce n'est pas la guerre.
00:52:42Il va essayer de lui faire comprendre que la volonté de Dieu, ce n'est pas la guerre.
00:52:43Il va essayer de lui faire comprendre que le Dieu est quelqu'un.
00:52:47Il attend le compromis que lui propose Bernard, il ne l'accepte pas.
00:52:52Et au bout d'un moment, brouillamment, il cesse toute discussion et il s'en va, avec ses chevaux, ses
00:52:58oeufs de flammes.
00:53:00Et Bernard reste là, mais mes saints qui regardent par les remparts sont bien déçus.
00:53:09Mais c'est alors que Bernard, qui est tout de suite entouré par la foule, une fois le duc est
00:53:16parti,
00:53:18Bernard explique, j'ai eu un rêve, j'ai rêvé que je chantais la gloire de Dieu et la paix
00:53:26qu'il donne aux hommes qu'il aime.
00:53:30Nous allons réussir, nous allons trouver un compromis.
00:53:36Les messieurs reprennent courage et, de toutes parts, ils se précipitent vers Bernard,
00:53:43le moment où il est guéri.
00:53:46Et il est guéri.
00:53:48Il bruit fort que Bernard guérit.
00:53:50Cet homme de Dieu est vraiment envoyé par Dieu.
00:53:56Et le duc revient pour reprendre la discussion.
00:54:04Seulement, autour de cette foule, qui écrate vers nous,
00:54:10on va discuter calmement d'un compromis difficile à obtenir.
00:54:15Alors, il y a une île sur la Moselle.
00:54:17Ils vont donc s'installer sur l'île, chasser les paysans et les curieux,
00:54:21mettre une tente, allumer quelques flambeaux, car on est dans la fin de la journée.
00:54:27Et ils se mettent à discuter.
00:54:29La discussion dure longtemps, mais le duc, les échevins, Bernard et l'évêque,
00:54:38arrivent à trouver un compromis.
00:54:43Maintenant, il faut, il faut venir convaincre les habitants de Messe d'accepter ce contexte.
00:54:50Bernard monte dans un petit bateau, il rejoint la ville.
00:54:54Mais les habitants de Messe, trop heureux, sont là qu'il a clavé.
00:55:00Le compromis a dit que le siège de Messe serait levé, que les prisonniers seraient libérés,
00:55:15et que le duc abandonne son idée de prendre la ville de Messe dans ce contexte.
00:55:22L'homme de paix, l'homme de Dieu a réussi à faire la paix.
00:55:29Mais il faut à nouveau se mettre en route, retrouver le couvent, retrouver le monastère, encore par les chemins de
00:55:35l'eau.
00:55:36C'est la fatigue de son Bernard.
00:55:40C'est la fatigue de son Bernard.
00:55:42Bien sûr, il est arrêté sur la route.
00:55:45On lui demande de guérir, on lui demande...
00:55:49Son aura le précède.
00:55:51Il arrive quand même à son couvent, et là, quelques mois après, mois d'août,
00:55:56c'est là qu'il meurt dans sa cellule, sur sa petite paillasse,
00:55:59alors que la lumière dorée d'août entre dans la cellule.
00:56:03Donc il entend toujours les tailleurs de pierre,
00:56:06qui continuent à faire mendir le monastère.
00:56:10Dans la chapelle, le chant des mots, l'aide, il est là.
00:56:16Et Bernard meurt dans sa cellule, en homme de Dieu.
00:56:22Lui qui avait voulu échapper à la puissance du monde, à la gloire, à tous ces conflits.
00:56:32Il s'était réfugié dans ce couvent pour vivre de pauvreté, de l'humilité, de ses mains et de prières.
00:56:42Il a été obligé de partir dans le monde entier, dans le monde entier de l'époque,
00:56:46pour essayer de résoudre les conflits.
00:56:50Et il a mis toute sa force intérieure à résoudre ces conflits pour la plus grande gloire.
00:56:57Bernard est une décennie à l'autre 1153.
00:57:02Et aujourd'hui, nous sommes en 2026.
00:57:07Il parlait que le pape va venir à Metz.
00:57:11Se viendrait-il pour demander à Bernard comment faire la paix dans notre monde de conflits et de guerres.
00:57:19Aussi nous pourrons tous ensemble dire gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre.
00:57:25Et où vous pouvez jouer ?
00:57:31Notre maître Bernard nous a appris à monter.
00:57:34Des barreaux ou des chaînes.
00:57:37Des marches et escaliers.
00:57:38À monter ou à descendre, c'est selon.
00:57:43C'est le même chemin qui monte et qui descend.
00:57:47Bernard m'a dit que dans ton cœur, il y avait des degrés.
00:57:50Des degrés comme les 12 degrés de l'humidité.
00:57:56C'est ça, Benoît, nous a donné pour qu'on les monte.
00:58:00Et pas pour qu'on les compte.
00:58:02C'est progressivement qu'on les a montés.
00:58:05Nous pour les intégrer à voler.
00:58:11Il y a trois sortes d'amis de Dieu.
00:58:14Les esclaves qui obéissent parce qu'ils n'ont pas le choix.
00:58:19Les mercenaires qui obéissent parce qu'ils veulent une récompense.
00:58:24Et les fils qui obéissent et qui aiment parce qu'ils sont libres.
00:58:29Dis-moi, quels sont les trois degrés de la vérité ?
00:58:31La vérité sur soi, c'est connaître la misère.
00:58:35La vérité sur le prochain, c'est éprouver la compassion.
00:58:40La vérité sur Dieu, seuls les cœurs purifiés par l'humidité et l'amour le verront.
00:58:48Il y a aussi les sept obstacles à notre progrès spirituel.
00:58:51Je vous les cite.
00:58:52Les besoins de notre corps de misère, les passions de notre cœur, les succès, les échecs, l'ignorance qui est
00:59:00le plus grave, les pièges du diable et les faux frères.
00:59:05Il y a aussi trois sortes d'artisans de paix.
00:59:09Les paisibles qui ne commettent pas le mal.
00:59:13Mais lui, on ne sait pas lui résister. Ce sont des faibles.
00:59:21Les pacifiques qui endurent les injures et supportent dans la paix.
00:59:25Et enfin, ceux qui méritent d'être appelés fils de Dieu.
00:59:29Eux ne commettent pas le mal. Ils l'endurent. Ils rendent le bien pour le mal.
00:59:34Ils font du bien à ceux qui les persécutent.
00:59:38Ils prient pour ceux qui les haïssent et les aiment leur édomie.
00:59:41Mais n'oublions pas dans l'enseignement de Bernard les douze degrés de l'orgueil.
00:59:45Ceux que nous avons tous dégringolé.
00:59:47Alors que nous aurions dû, selon notre père Saint-Benoît, monter les douze degrés de l'humidité.
00:59:54Voulez-vous que je vous enseigne l'humidité, Tiberna ?
00:59:56Moi, je ne connais que l'orgueil.
01:00:00Alors, je vous...
01:00:04Alors, je vous parlerai des degrés qui descendent dans l'orgueil.
01:00:08Vous trouverez bien le chemin qui vous fait remonter dans l'humidité.
01:00:13Allons-y, messieurs d'hommes. Contemplez donc votre dégringolade.
01:00:16Nous allons vous citer les douze degrés de l'humidité.
01:00:19Premièrement, ça commence par la curiosité.
01:00:21On s'intéresse à la nouvelle coiffure de la belle-sœur, mais on ne s'intéresse pas à ce qui
01:00:25se passe dans notre cœur.
01:00:28Deuxièmement, la légèreté d'esprit.
01:00:30Où on commence à chercher sa place.
01:00:33En parlant longtemps avec nos supérieurs et sèchement à nos inférieurs.
01:00:38Troisièmement, la saut de joie.
01:00:39En pouf, on s'exclaves, point rien, mais on fait rire la galerie.
01:00:45Quatrièmement, le bavardage.
01:00:46Où l'on veut être écouté et que tout le monde sache que l'on sait.
01:00:52Cinquièmement, la singularité.
01:00:54Où l'envie de faire tout mieux que les autres ou différemment.
01:01:02Sixièmement, l'arrogance.
01:01:06On a tellement raison sur tout qu'on passe derrière les autres pour re-ranger ce qu'ils ont déjà
01:01:12rangé à leur façon.
01:01:13Septièmement, la présomption.
01:01:15Où on s'imagine avec des grosses responsabilités, mais ce satané patron ne nous voit pas à notre juste valeur.
01:01:21Alors, tout en ambitionnant d'autres fonctions, on délaisse celles qu'on a.
01:01:26Huitièmement, s'excuser de ses fautes, mais ne jamais excuser celles des autres.
01:01:32Neuvièmement, quand nous sommes découverts, n'avouez ses fautes que parfum pour tirer une larme à ceux qui devraient nous
01:01:38condamner.
01:01:41Dixièmement, la révolte ouverte en colère contre le monde entier, le patron, le système.
01:01:49Onzièmement, la liberté qu'on se donne de pêcher, en franchissant la ligne rouge de temps en temps pour voir
01:01:56ce que ça fait.
01:01:58Douzièmement, l'habitude en fin de pêcher.
01:02:02Là, c'est carrément rouler à contre-sens sur l'autoroute.
01:02:06Mais c'est l'enfer ici !
01:02:10C'était bien la peine de monter sur cette colline pour atterrir au sous-sol.
01:02:15En redescendant d'ici, n'oubliez pas de remonter là-dedans.
01:02:18Car celui-là, en produisant une grande blague,
01:02:21celui-là, en produisant une grande blague.
01:02:21C'est l'aide sera abyssée.
01:02:22Et celui qui s'abaisse sera élevé.
01:02:28Bienvenue au ciel. Si je vous dis bienvenue au ciel, c'est parce que cette église, c'est un petit
01:02:34coin de ciel.
01:02:35C'est Alette, l'épouse du Seigneur de Fontaine, la maire de Saint Bernard, qui a souhaité édifier ici une
01:02:43chapelle.
01:02:45Malheureusement, il n'en reste pas grand-chose, mais je suis sûr que sous nos pieds et dans les murs
01:02:49se trouvent des pierres de la construction de cette chapelle dédiée à Saint Ambrosinien, qui a guéri Teslin en Orient.
01:02:58Mais je ne me suis pas présenté. Je suis Barthélémy Truffenet.
01:03:02Avec mon épouse Claudie, nous avons fait édifier cet hôtel à Notre-Dame-de-Pitié.
01:03:10Et nous avons laissé une petite note en souvenir.
01:03:14Et nous ne pensions pas que l'écriture gothique tombera en désuétude et qu'il vous serait si difficile de
01:03:19la lire.
01:03:21L'honorable homme Barthélémy Truffenet, moi, mère de cette ville, et Claudine, lui, la femme,
01:03:33ont fait faire ce double arc, ainsi que l'hôtel en l'an 1530.
01:03:42Priez Dieu pour eux.
01:03:48Cette église a été édifiée au XIVe siècle.
01:03:52Au centre, on y trouvait un vitrail avec Marie, à sa droite Bernard, à sa gauche Saint Ambrosinien.
01:04:00Il a aujourd'hui disparu.
01:04:01Mais ici, vous pouvez admirer des peintures murales offertes par une petite parente, Huguenin et Richard.
01:04:11En bas, c'est la dormition de Marie.
01:04:14Marie ne bat pas.
01:04:16Marie s'endort au milieu des apôtres de son fils, revenu de mission pour l'assister.
01:04:24Au-dessus, et la peinture est bien abîmée, le couronnement de Marie au ciel,
01:04:29qui montre toute la puissance d'intercession de Marie, une réalité à laquelle Bernard croyait.
01:04:36La ligne d'horizon, c'est la ville de Dijon.
01:04:41Prise en sandwich entre ces deux scènes, on voit le rôle de protection qui était accordé ici pour la ville
01:04:49et pour la Bourgogne.
01:04:53Ici, effacées par le temps, quatre strophes, dont l'une d'elles s'adresse à la gloire de Marie.
01:05:01Ô tabernacle d'excellence, auprès de la toute divine essence,
01:05:07veuille excuser nos méfaits, afin que nous n'ayons aquitance avec l'ennemi qui toujours pense nous avoir,
01:05:13quand nous aurons trépassé.
01:05:21Bernard vouait un très grand amour à la Sainte Vierge.
01:05:23Le Souvenez-vous, sa prière principale est encore récitée aujourd'hui dans le monde entier.
01:05:31Avec mon épouse Claudine, nous avons offert cette scène douloureuse.
01:05:36Mais un autre fontainois, un maître verrier, du nom de Paul de France, a décidé d'offrir une autre scène.
01:05:48Lors de la deuxième croisade, alors que Bernard pêchait en France et en Allemagne,
01:05:55il s'est retiré pour se reposer à l'abbaye d'Afrique, que vous connaissez tous pour la bière.
01:06:02Au milieu du cloître, se trouvait une statue en pierre de la Vierge Marie.
01:06:06A chaque fois qu'il passait devant, il témoignait de son respect.
01:06:11Un jour, il se mit à genoux et pria, « Je vous salue, Marie. »
01:06:19La Vierge de Pierre s'anima et répondit, « Je te salue, Bernard. »
01:06:26Ce glin d'œil du ciel, il le gardera trop longtemps en son cœur et il partit avec regret de
01:06:30cette adhénie.
01:06:33Alors qu'il avait 9 ou 10 ans, élève à Châtillon-sur-Seine, Saint-Bernard dit avoir vu la nativité.
01:06:42C'est au cœur de cette apparition qu'il voit une très grande confiance à Marie et à Jésus.
01:06:51Plus tard, on dit qu'au début de son abbastia à Clairvaux, il fut frappé par une dépression et que
01:06:57c'est Marie qui le sauvea.
01:07:00Dans toutes les abbayes, devant l'autel de la Vierge, il demandait aux moines de chanter le « Salve Regina
01:07:06»
01:07:07auquel il ajouta les trois arrogations que vous trouvez en bas de la traille « Ô clémente, ô douce, ô
01:07:17bonne Vierge Marie. »
01:07:18Alors ici, nous disons « Notre-Dame des bons soucis, priez pour nous. »
01:07:25Notre-Dame de la dépression, priez pour nous.
01:07:28Notre-Dame de la liberté intérieure, priez pour nous.
01:07:31Notre-Dame du clin d'œil, priez pour nous.
01:07:34Notre-Dame de la première marche vers le bonheur, priez pour nous.
01:07:48Notre-Dame de la première marche vers le bonheur, priez pour nous.
01:08:02Dites-moi, ça vous plaît, de faire ce théâtre ?
01:08:05Oui.
01:08:05Oui ?
01:08:06Alors, tu joues qui, toi ?
01:08:09Moi, je joue Geoffroy.
01:08:11Geoffroy.
01:08:11Et moi, je joue Rayno.
01:08:14Comment ?
01:08:14Rayno.
01:08:15Ah, d'accord, ok.
01:08:16Alors, je crois, c'est qui ?
01:08:19Et puis, je crois, par rapport à...
01:08:21C'est un frère de Bernal ?
01:08:23Euh, non, ça n'a...
01:08:26Enfin, on ne sait pas trop, c'est des personnes-là qui disent la météo.
01:08:32C'est pas grave.
01:08:34C'est pas comme ça, c'est pas possible.
01:08:36Les personnes qui disent la météo, ça, ça se plaît, ça.
01:08:39Bonjour à tous.
01:08:41Bienvenue dans notre nouveau bulletin des fondations monastiques de Bernal de Ferreux.
01:08:46L'homme qui a donné du rythme à l'actualité.
01:08:49Tout a commencé...
01:08:52Là.
01:08:53Sur des fermes, il est donné par les ducs Eudes, au biais de Nogogne, à Robert de Projette.
01:08:58Projet utopique, météo, etc.
01:09:09Et pourtant, à la stupéfaction générale, nos hippies du Moyen-Âge ont été rejoints par un certain Bernard de Clairvaux
01:09:17et par ses trente compagnons, des aristocrates et des chevaliers,
01:09:21qui troquirent leurs apprenants et leurs belles choses pour des sandales.
01:09:26Vu la température moyenne, ce ne furent pas aux yeux, mais aux pieds qu'ils souffrent.
01:09:30Mais ils avaient attrapé un coup de soleil, un coup d'amour, un coup de gel, pour ceux qui ont
01:09:35la rêve.
01:09:36La chapelle était devenue si exprête, qu'un frère composa une hymne exprête pour la procession d'eau.
01:09:42Attention, c'est du latin.
01:09:45À quoi m'agoustissou, moussine fondouis, fascinant qu'un monde des sardines.
01:09:52Ce qui se traduit.
01:09:53À qu'est-ce qu'on essaierait au fond de cette boîte ?
01:09:57Chante les sardines, chante les sardines.
01:10:01Le manuscrit s'est malheureusement perdu.
01:10:04Du coup, les frères décidèrent de fonder de nouveaux menacers.
01:10:09En quelques mois,
01:10:13Là, là et là, là, là, là, là, là, là, là, là on continue, et voilà, là.
01:10:21Et surtout là, c'est Bernard qui, s'y doit arriver à S hadô, est envoyé dans la région de
01:10:29Troyes, sur des terres données, lors de sa famille, au duc of Ier.
01:10:32Le noble abeille n'a que 24 ans, et il part avec ses onze frères, dont ses frères de sang.
01:10:39Là, dans cette vallée aux cieux, quand le travail des noines a changé à Claremont,
01:10:45après les premiers hivers très mauvais de la famille, ça chauffe, ça chante, et ça la gagne.
01:10:50Les recrues arrivent de partout, on est déjà à l'effort.
01:11:01Bernard doit avoir fondé des monastères plus que tous les autres.
01:11:05Un professeur, un tonnerre, c'est une vallée.
01:11:12A fournir le problème, ce n'est pas les sardines, c'est les mouches.
01:11:17Le jour de l'égalération de la bâtière, alors où Bernard est entré dans la consacrée,
01:11:22les mouches arrivent tout envahies, impossible de rosser les vols à la bâtière.
01:11:26Bernard, d'habitude ami des animaux, lance aux mouches.
01:11:30« Mouches, je vous excommunique ! »
01:11:33Et les claques à l'eau.
01:11:34Quand on revient, le sol est jambé chez les milliers de mouches.
01:11:38Après un bon coup de balai, on commence la cérémonie.
01:11:42Les fondations de Bernard s'étendent en France, puis en Italie, en Espagne,
01:11:48avec Figuero, Toublet et Oliva, puis en Portugal avec la splendide Alcadasse.
01:11:54Mais aussi dans l'Empire germanique, comme à Hegelbach, ou bien Salem.
01:12:01Dans l'Asie britannique, grâce à son grand ami, l'évêque Malachie,
01:12:05un autre de ses amis, l'évêque Eschil, l'empêche au Danemark, à Esrôme.
01:12:11Et ils n'oublieront pas les fondations de l'Empire Gentilien,
01:12:15ni celles déjà existantes qui s'affilient volontairement à Thierry.
01:12:19Comme la congrégation de Saint-Denis, il se mit par dizaines de monastères
01:12:23sous la direction du Saint-Avec Bernard.
01:12:26Les hommes renommés rejoignent Bernard, comme le Mont-Avec de Saint-Thierry,
01:12:33près de Reims, qui écrivent la vie de Bernard de Saint-Denis.
01:12:37Ou bien comme un certain Bernard d'Ompaguilly,
01:12:41Vidame de Pise, qui devait finalement être une pape sous le nom de Gémi III.
01:12:46Depuis sa congrégation en 1115,
01:12:49Clermont a naissance à 68 abbayes filles
01:12:53qui fendent à leur tour d'autres ménements,
01:12:55de sorte qu'à la mort de Bernard en 1153,
01:12:58le réseau de Blarmon prend 363 abbayes affidées dans l'Europe.
01:13:06En trois ans seulement, le soleil de la joie et de la pauvreté cistercienne
01:13:09se lèvent sur toute la prétenté,
01:13:11et la voix de Bernard chasse l'hiver dans le cœur.
01:13:17C'est un merveilleux printemps de l'Esprit qui nous émerveille encore aujourd'hui.
01:13:22Ces hommes qui n'avaient ni froid aux yeux, ni aux pieds,
01:13:25quittaient tous pour les profondes forêts et les lieux désertiques.
01:13:30Vous apprendrez à plus dans nos forêts de hêtre que dans nos lignes,
01:13:33aime-nous dire Bernard.
01:13:34Et nous, nous espérons que vous aurez beaucoup à croire aujourd'hui,
01:13:38sur cette colline, et qui sait,
01:13:40si vous entendiez vous aussi, il appelle à nous quitter pour la solitude.
01:13:43Merci.
01:13:45Applaudissements.
01:13:46Applaudissements.
01:13:59Applaudissements.
01:14:00...
01:14:33...
01:15:00...