- il y a 2 jours
Un déjeuner partagé avec Sandrine Runel, députée "socialistes et apparentés" du Rhône pour parler du Nutri-Score. Depuis 2017, il s'est installé sur nos emballages, mais son affichage reste facultatif. Ses défenseurs y voient un outil précieux de santé publique, pour aider les consommateurs à faire des choix plus éclairés. Ses détracteurs dénoncent un système parfois réducteur, qui pénaliserait certains produits du terroir et ne tient pas compte de leur degré de transformation. Alors, faut-il le rendre obligatoire ?
Au menu également, la soupe Pho. Au Vietnam, du nord au sud, d'Hanoï à Ho chi Minh, il n'y pas d'heure pour en manger ...la soupe Pho se savoure dès le petit déjeuner ! son secret : un bouillon épicé et parfumé, des pâtes de riz et du boeuf ou du poulet.
Carole Tolila et Jean-Pierre Montanay partagent un repas avec une personnalité : politiques, chefs cuisiniers, artistes.... L'occasion d'aborder un thème d'actualité, autour de reportages et d'un menu élaboré avec des plats typiques de leur région, souvenirs d'enfance ou qu'ils apprécient particulièrement. Comment le contenu de nos assiettes impacte-t-il nos modes de vie ? Tout en parlant gastronomie, c'est l'avenir de notre société et les enjeux de demain qu'ils questionnent.
Au menu également, la soupe Pho. Au Vietnam, du nord au sud, d'Hanoï à Ho chi Minh, il n'y pas d'heure pour en manger ...la soupe Pho se savoure dès le petit déjeuner ! son secret : un bouillon épicé et parfumé, des pâtes de riz et du boeuf ou du poulet.
Carole Tolila et Jean-Pierre Montanay partagent un repas avec une personnalité : politiques, chefs cuisiniers, artistes.... L'occasion d'aborder un thème d'actualité, autour de reportages et d'un menu élaboré avec des plats typiques de leur région, souvenirs d'enfance ou qu'ils apprécient particulièrement. Comment le contenu de nos assiettes impacte-t-il nos modes de vie ? Tout en parlant gastronomie, c'est l'avenir de notre société et les enjeux de demain qu'ils questionnent.
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NewsTranscription
00:03Générique
00:03...
00:20Bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Politique à table,
00:23votre rendez-vous pour connaître vos députés, le temps d'un repas.
00:27Et à mes côtés, je suis avec Jean-Pierre Montané.
00:29Bonjour Jean-Pierre.
00:30Bonjour Carole.
00:31Aujourd'hui, nous accueillons Sandrine Runel.
00:33Bonjour.
00:34Bonjour.
00:34Bonjour.
00:35Vous êtes députée du Rhône, quatrième circonscription, groupe socialiste et apparenté.
00:40Et commençons tout de suite avec la mise en bouche de Jean-Pierre.
00:44Oui, tout de suite.
00:45Il n'y a pas de répit dans cette émission.
00:46Je vous ai préparé un petit toast, c'est un amuse-bouche, avec un petit bout de pâté.
00:50Mais à vous de nous dire quel animal se cache derrière ce petit bout de pâté.
00:54Ça va être évident, quoi.
00:55Vous avez 30 secondes pour goûter et réfléchir.
00:58Et voici le sommaire.
01:01Au menu saucisson brioché, vous avez décidé de faire honneur à votre région d'adoption
01:06et un pain perdu qui a le goût de l'enfance.
01:09Dans le dessous des plats, place à la cantine connectée d'entreprises avec une start-up
01:14qui propose plus de 90% de leurs plats avec un Nutri-Score A ou B.
01:20Dans les pieds en plat, direction le Vietnam et sa soupe nationale, le feu.
01:24Et vous verrez que ce n'est pas la peine de faire 10 heures de vol pour en déguster une
01:27traditionnelle et inoubliable bonne comme là-bas.
01:31Alors Sandrine Runel, que pensez-vous de votre entrée ?
01:34Et est-ce que vous avez deviné ?
01:36Je dirais sanglier ou...
01:41Allez, encore une deuxième chance.
01:43En général, les terrines, oui.
01:47Forestière, campagnarde.
01:49Pâté de taureau de Camargue.
01:50Oh là là.
01:52Viande de taureau avec un peu de porc pour apporter un peu de gras.
01:55Mais le taureau de Camargue, c'est ni moins.
01:56Oui, tout à fait.
01:57Vous alliez tout de suite...
01:58J'allais reconnaître, non, pas du tout.
01:59Parce que vous dites bastale taureau ?
02:01Non, pas du tout, mais...
02:03Non, non, j'ai pas reconnu le goût.
02:05Et vous aimez ?
02:06Oui, c'est très bon, c'est très très bon.
02:08Il est temps de passer au portrait avec Jean-Pierre, c'est Cuisine et Confidence.
02:18Sandrine Runel, je vous le dis sincèrement, c'est brutal.
02:21Et pourtant, j'ai une certaine indulgence pour ceux qui aiment cette ville de Lyon
02:24et son patrimoine culinaire, comme ce saucisson brioché que vous avez choisi.
02:28Mais là, reniez vos origines.
02:30À ce point-là, je dois dire que ça ressemble à ce qu'on appelle, Carole, la foi des convertis.
02:35Un manque de nuances, une certaine radicalité.
02:37Vous, l'enfant du Gard, le pays de la Brandade, vous, la native de Nîmes,
02:41fière de son attachement aux terres langues d'Ossienne, à la Camargue, aux portes de la Provence.
02:44Vous avez passé le bac au lycée Alphonse Dodet, l'amateur d'Aïoli, de Bouillabaisse,
02:49toutes ces merveilles, ces spécialités qui sentent le sud et le soleil.
02:52Vous les passez par pertes et profits à cette table qui donne pourtant du sens à nos assiettes.
02:56Vous jetez aux oubliettes cette morue gratinée, la gardienne de taureau, le petit pâté nîmois.
03:02Une sorte d'amnésie culinaire, de table rase du passé, pour oublier votre première vie près de la Maison Carré,
03:07pour recommencer à zéro sur la colline de Fourvière à Lyon-Ville,
03:11auréolée de cette réputation de capitale de la gastronomie.
03:14Intimidant au point de faire un reset pour redémarrer une carrière politique,
03:18pour vous enraciner, vous dégainer.
03:20Donc aujourd'hui, ce saucisson brioché, un symbole d'intégration, Sandrine Renal ?
03:24Alors, c'est vraiment ici, en tant que députée, de toute manière, que je vais déjeuner avec vous.
03:32Et donc, c'est effectivement autour de la gastronomie lyonnaise que j'ai décidé de partager ce déjeuner, ce repas.
03:38Et sans évidemment renier, comme vous le dites, toute cette gastronomie-là,
03:44j'ai aussi, par ailleurs, pendant mon enfance, pu déguster et découvrir en amont des plats lyonnais,
03:52et notamment des saucissons briochés, puisqu'on avait l'habitude quand même de manger des saucissons briochés,
03:57sans même savoir, par ailleurs, quand j'étais petite, que c'était lyonnais.
04:00Mais du coup, c'est quand je suis arrivée à Lyon que j'ai découvert, finalement,
04:04les salades de lentilles que j'avais l'habitude de manger, des saucissons briochés,
04:07et surtout, parce que j'ai hésité entre les deux plats, des quenelles, les quenelles de brochet.
04:14Et du coup, effectivement, on associe à Lyon, alors que c'est un petit peu plus loin, c'est dans
04:20l'Inde,
04:20mais en tout cas, voilà, ça reste quand même des plats traditionnels lyonnais.
04:24Et je vous invite à goûter, parce que ce saucisson brioché vous attend.
04:27Il est magnifique, il est servi en dôme, et on remercie le restaurant Le Bourbon d'avoir cuisiné pour nous.
04:32Vous devez le déguster pour nous dire s'il est bon ou pas.
04:35J'espère que vous n'avez rien grignoté avant d'arriver, parce que ça, ça peut être le piège quand
04:40on vient de la politique à table.
04:42Et alors, j'aimerais quand même aussi savoir, donc, ce plat, vous l'avez connu comment ?
04:45Vous dites que vous l'aviez mangé petit.
04:47Oui.
04:47Est-ce qu'arrivée à Lyon, il était différent ?
04:50Quels sont les souvenirs que vous avez avec ce plat ?
04:52Alors, effectivement, j'avais l'habitude, nous, on mangeait ça comme plat avec de la salade,
04:59donc je vois que vous avez bien respecté la tradition.
05:03Après, c'est vrai qu'on a l'habitude à Lyon d'avoir, c'est plus un plat un peu
05:07familial,
05:08qu'on met autour de la table et qu'on coupe en tranches.
05:11Et donc, moi, j'ai petite, mangé ces saucissons briochés, effectivement, en longueur, avec la saucisse à l'intérieur.
05:18Et c'est vrai qu'à Lyon, moi, j'ai toujours cru, finalement, que la saucisse, c'était à l
05:22'intérieur de la brioche.
05:24Et puis, à Lyon, vous avez la possibilité d'avoir le saucisson brioché, mais d'avoir aussi la saucisse,
05:30et d'avoir les saucisses pistachées, ce que vous ne trouvez que très rarement ailleurs.
05:34Elle est pistachée, celle-ci, d'ailleurs.
05:35Elle est pistachée, on la voit visuellement.
05:37Honnêtement, moi qui suis lyonnais, je le trouve très bon.
05:39Et c'est excellent.
05:40Le chef doit être lyonnais.
05:42Effectivement, on sent la pistache.
05:43Et c'est très intéressant.
05:44Et la brioche est bonne, c'est bien équilibré, c'est un bon plat.
05:49C'est bien opéré, ils devraient le mettre à la carte.
05:52Je vais leur suggérer, je vais aller les voir après.
05:53Effectivement, vous aimez avoir la brioche comme ça, la brioche avec le saucisson.
05:58Mais en plus, le saucisson, on aime quand même la cuisine.
06:01C'est tourné vers la charcuterie à Lyon, il y a les bouchons.
06:04Est-ce que vous allez souvent dans les restaurants comme ça ?
06:06Alors, j'y vais assez régulièrement, et notamment à la fois avec des amis, de la famille.
06:11En tout cas, dès que j'ai de la visite, ou dès que je veux faire des déjeuners ou des
06:16dîners
06:17avec des amis, de la famille encore une fois, ou même des représentants d'associations ou autres,
06:23on va effectivement plutôt dans des bouchons.
06:26Parce que c'est des lieux aussi qui sont quand même assez conviviaux,
06:30et puis assez finalement traditionnels, et puis simples aussi.
06:34C'est quand même des tables toutes simples, des grandes tablées.
06:38Vous mangez les uns à côté des autres.
06:39Les bouchons, c'est quand même des lieux vraiment de proximité.
06:43Oui, et puis vous êtes vraiment très proches les uns des autres.
06:44Donc voilà, il ne faut pas y aller pour des réunions politiques secrètes.
06:48Il faut plutôt y aller, effectivement, pour partager un bon moment.
06:50Et puis vous êtes toujours forcément à la fin en train de discuter avec les tables d'à côté,
06:55de goûter ce que les autres ont pris.
06:57C'est assez intéressant, oui.
06:58Là, vous avez cité des plats un peu consensuels.
07:00Les quenelles, le saucisson brioche, ce n'est pas tellement clivant.
07:02À Lyon, il y a d'autres choses plus clivantes, notamment les abats.
07:04Le tablier de sapeur, le cerveau de canut, c'est mieux.
07:08Le cerveau de canut, ça va.
07:09Mais les cervelles, est-ce que vous vous êtes faites à cette nouvelle cuisine,
07:12à ces nouvelles traditions et habitudes culinaires ?
07:15Alors, ce n'est pas mon quotidien.
07:17Je n'en mange pas non plus tous les jours.
07:19Mais par contre, c'est vrai qu'à l'occasion,
07:22enfin voilà, ce n'est évidemment pas de la cuisine quotidienne.
07:26Mais quand on va au restaurant, c'est les moments, effectivement,
07:29où c'est l'occasion, en tout cas.
07:31Parce que par contre, c'est quand même assez dur à cuisiner.
07:34Donc, je vous avoue qu'autant le saucisson brioché,
07:35on peut le refaire à la maison, parce que ça s'achète.
07:38Ah oui, mais j'allais le faire par vous-même.
07:40Non, non, pas du tout.
07:41Le riche au fruit, on peut effectivement le faire cuire à la maison.
07:45Mais pas plus.
07:46Non, non, évidemment, c'est pas...
07:47Et vous êtes faite à cette cuisine légère ?
07:50Alors, moi, je n'en mange pas encore une fois tous les jours.
07:52Et voilà, ce n'est pas mon quotidien.
07:56Mais par contre, oui, effectivement, c'est des moments que j'aime bien
07:59et qui, pour le coup, retrouvent quand même des saveurs.
08:04Notamment, vous parliez des gardiennes, de la blanquette de veau,
08:08même de la paella, qui sont des plats quand même aussi,
08:10encore une fois, assez familiaux, qui ne sont pas très légers.
08:14La gardienne, c'est pas non plus...
08:17Ça reste de la viande en sauce.
08:18Et donc, par rapport à la cuisine lyonnaise,
08:20finalement, il y a quand même beaucoup de similitudes.
08:22Donc, ce n'est pas quelque chose qui est, pour moi, nouveau.
08:25C'est d'autres saveurs.
08:27Mais encore une fois, ça a une proximité aussi
08:29avec ce que j'ai pu manger.
08:31On parle de cuisine familiale.
08:32Et là, c'est le cœur du sujet.
08:33Vous aviez une mère quand même exceptionnelle
08:35qui a cuisiné pour vous et qui a franchement assuré
08:38parce qu'elle a fait des produits frais, locaux,
08:41faits maison, tous les jours de votre enfance.
08:43Quels sont les plats marquants que vous retenez ?
08:46Les plats marquants que je retiens,
08:48c'était les tomates farcies
08:51que faisait ma mère très souvent.
08:55Et je la voyais, il passait des heures.
08:57Elle allait au marché, en plus.
08:58Alors, elle allait au marché.
08:59Et c'est marrant parce qu'aujourd'hui,
09:01on parle beaucoup de faire à manger, de cuisiner.
09:05Le temps est hyper important sur la question de l'alimentation,
09:08de pouvoir faire ses courses soi-même,
09:09pouvoir aller au marché, acheter des produits frais,
09:12locaux et de saison,
09:13parce que c'est vraiment important.
09:14Et finalement, moi, petite, je ne me suis jamais posé la question.
09:19Tout était naturel.
09:21Et évidemment, tout était de saison.
09:23Donc, je connaissais déjà, finalement.
09:26Enfin, là, on est beaucoup sur tout ce qui est courge, butternut,
09:30ou autre soupe de potiron.
09:32Enfin, voilà, c'était pour moi très séquencé.
09:36Et puis, l'été, on avait les fruits.
09:38Donc, c'était effectivement une chance
09:42que, par ailleurs,
09:43beaucoup de mes camarades à l'époque n'avaient pas.
09:45Mais moi, j'avais la chance d'avoir, voilà,
09:47du coup, une maman qui ne travaillait pas.
09:49Parce que j'avais un papa qui travaillait beaucoup, par contre,
09:51et qui n'était pas souvent là.
09:53Donc, du coup, c'est ma mère qui compensait,
09:55qui nous élevait, et qui, du coup, allait tous les matins,
09:57une fois qu'on était à l'école,
09:59au marché, au Halle de Nîmes,
10:00et qui achetait des produits frais.
10:02Et qui, du coup, achetait aussi du saucisson brioché de temps en temps.
10:05Parce qu'il y en avait.
10:07Et des quenelles.
10:08Parce que, du coup, nous, le vendredi,
10:10moi, je suis d'une famille protestante.
10:12Donc, le vendredi, en fait...
10:14Voilà, oui, forcément.
10:15Et donc, en fait, le vendredi, on ne mangeait pas de viande.
10:17Et donc, le midi, on avait du poisson.
10:20Donc, différents types de variantes.
10:22Mais, du coup, elle faisait aussi beaucoup de quenelles.
10:24Avec la sauce qui était bisque de homard,
10:26contrairement, des fois, à ce qu'on...
10:27Non, tu as.
10:28Voilà, exactement.
10:29Alors, je ne sais pas si elle nous a transmis beaucoup de choses.
10:31J'allais vous poser la question.
10:32Est-ce que vous êtes une bonne cuisinière ?
10:33Puis, j'ai lu que votre plat de prédilection, c'était la raclette.
10:36Je me suis dit, quand on aime la raclette ou qu'on cuisine la raclette,
10:38ce n'est pas vraiment de la cuisine.
10:39Non, c'est ça, exactement.
10:40Alors, est-ce que la cuisinière êtes-vous ?
10:41Alors, moi, pendant des années, je n'ai pas du tout cuisiné.
10:45Parce que je n'avais pas le temps.
10:46Enfin, quand j'étais étudiante, autant vous dire
10:48qu'on a privilégié quand même beaucoup les pizzas et les pâtes.
10:53Et puis, j'ai retrouvé quand même le temps, parce que du coup,
10:57ce n'est pas tellement le goût, mais en tout cas le temps,
11:00de faire de la cuisine.
11:01Quand j'ai commencé à avoir des enfants,
11:03c'est à ce moment-là où j'ai quand même vraiment pris le temps de cuisiner,
11:07de me dire que c'était important.
11:08Et surtout, d'être aussi plus à la maison.
11:11Donc, d'avoir des moments véritables où je prenais le temps de cuisiner.
11:17Donc, c'est plutôt à ce moment-là que j'ai recommencé à cuisiner.
11:22Vous avez trois filles aujourd'hui.
11:24Oui, c'est ça, exactement.
11:25J'ai trois filles, avec qui j'essaie quand même de cuisiner.
11:29On est plutôt quand même pâtisserie, plutôt que plat.
11:33Et comme elles sont à Lyon, j'imagine,
11:35donc vous partagez votre temps entre Paris et Lyon,
11:37il faut quand même leur transmettre cette passion pour la cuisine,
11:39pour déléguer, à part si vous arrivez à faire comme votre mère
11:41et prévoir les petits plats.
11:42Non, pas du tout.
11:43Alors, soyons tout à fait honnêtes,
11:44je n'ai pas le temps le dimanche de faire des plats pour la semaine.
11:49Ça, voilà, il n'y a pas de doute là-dessus, de toute manière,
11:53parce que j'ai quand même aussi pas mal d'occupations le dimanche à Lyon,
11:56quoi qu'il arrive.
11:56En fait, on est beaucoup à Paris, on travaille beaucoup à Paris.
11:59Mais quand je suis à Lyon, j'ai aussi pas mal d'activités,
12:02de rendez-vous ou de sollicitations.
12:04Donc, je ne suis pas non plus beaucoup à la maison.
12:07Mais par contre, on prend du temps.
12:09Et c'est plus quand même autour de la pâtisserie, en tout cas du sucré.
12:12Donc, gâteau, crêpes.
12:14Enfin, voilà, ça ne reste pas non plus une cuisine très élaborée.
12:16Mais c'est des moments, encore une fois, de partage.
12:19Et puis, essayer de transmettre, en tout cas, un petit peu ce goût de bien manger.
12:24Et je leur parle évidemment beaucoup d'alimentation et beaucoup de Nutri-Score.
12:28Donc, j'essaye de leur dire, pas trop sucré, pas trop salé.
12:31Voilà, on regarde quand on fait les courses ensemble.
12:33Parce que votre maman, elle faisait même les goûter.
12:35Oui, c'est ça.
12:37Oui, oui.
12:37Oui, moi, j'ai eu la chance de ne pas avoir un gâteau industriel.
12:41Maintenant, je connais malheureusement.
12:42Ça va, vous ne connaissez pas.
12:43Alors, je ne sais pas si c'est une question de racine, une question simplement de vacances.
12:46Mais vous avez quand même deux cuisines qui vous intéressent vraiment quand vous la faites.
12:50C'est l'italienne et l'espagnole.
12:52D'où ça vous vient ?
12:53Et quels sont vos plats fétiches en ce qui concerne ces deux cuisines qui sont un peu antagonistes,
12:57même si elles se ressemblent beaucoup ?
12:58Oui, elles se ressemblent quand même beaucoup.
12:59Ça reste des cuisines du Sud.
13:00Elles sont concurrentes un petit peu parce qu'elles sont...
13:02Oui, mais parce que la base, en fait, reste quand même la même.
13:07Mais encore une fois, c'est parce que moi, j'avais l'habitude, et notamment l'été,
13:11de manger plutôt ces plats-là.
13:12Donc, vraiment quand même à base de tomates, à base d'huile d'olive, à base de poivron.
13:17Donc, en fait, c'est quand même toute cette cuisine du Sud.
13:19Et quand on habite à Nîmes, quand on est, du coup, originaire du Sud,
13:25il y a quand même ces influences-là qui sont très fortes, et notamment espagnoles.
13:29Donc, j'ai évidemment quand même cette culture-là.
13:32On allait très souvent en vacances en Espagne avec mes parents.
13:36Et mon père est très impliqué dans la culture espagnole.
13:41Donc, il est très investi.
13:43Et puis, à Nîmes, vous avez évidemment beaucoup aussi d'Espagnols qui vivent à Nîmes.
13:49Et donc, j'avais l'habitude de pouvoir les rencontrer, de discuter,
13:53et d'avoir aussi quand même autour de tout ce qui est Camargue,
13:58des moments, encore une fois, festifs, où j'étais avec mes parents.
14:03Et je rencontrais, du coup, ces personnes-là.
14:05Donc, en fait, j'ai un peu baigné là-dedans.
14:08Et j'apprécie, par contre, beaucoup cette cuisine.
14:11Et puis, la cuisine italienne, finalement, ça a quand même aussi quelques similitudes.
14:17Et du coup, encore une fois, ma mère savait cuisiner les deux.
14:20Donc, en fait, on mangeait un peu de tout ça.
14:21Et puis, c'est vrai que, je vous avoue que je trouve ça plus léger quand même
14:25que la cuisine du Nord.
14:28Voilà.
14:28Donc, du coup, je préfère largement les aubergines à la tomate.
14:33Voilà.
14:34J'aimerais que vous nous racontiez deux moments marquants.
14:36C'est les moments où vous êtes allée dans des restaurants gastronomiques,
14:38chez Trois-Gros.
14:39Et une deuxième fois, vous étiez étudiante dans un autre restaurant.
14:43Comment est-ce que vous nous racontez ces moments-là ?
14:44Oui.
14:45Alors, ce n'était pas chez Trois-Gros.
14:46C'était dans un restaurant à Alexandre, à côté de Nîmes, en fait, à Garon.
14:52Donc, il y a un restaurant aussi étoilé,
14:58qui est dans un village, en fait, à côté de Nîmes.
15:00Donc, il n'y a même pas dans Nîmes.
15:02Et puis, moi, j'avais l'image, en fait, de ce village.
15:05En fait, c'est là où il y avait l'aéroport de Nîmes.
15:07Donc, du coup, je ne voyais même pas qu'il pouvait y avoir un restaurant à cet endroit.
15:13Et c'était pour l'anniversaire de mariage de mes grands-parents.
15:17Voilà.
15:17Donc, c'était un moment à la fois, évidemment, très émouvant.
15:23C'était leur 60 ans de mariage.
15:25C'est beau.
15:26C'est arrivé aujourd'hui.
15:28Alors, il y a un peu plus complexe.
15:29Mes parents, ils sont arrivés, voilà, en 2025.
15:34Mais du coup, oui, les 60 ans de mariage, je crois qu'aujourd'hui,
15:36déjà, il faut tenir 60 ans.
15:38Puis, il faut tenir ensemble.
15:39Il faut tenir séparément aussi.
15:40Donc, c'est compliqué.
15:43Donc, ça, c'était un moment aussi assez, évidemment, assez émouvant.
15:47Et où, finalement, on a découvert cette manière, en fait, de manger.
15:53Alors, de manger très léger.
15:54Parce qu'en général, dans les restos gastro,
15:57les assiettes ne sont pas débordantes.
16:00Mais, par contre, c'est fin.
16:01Oui, en tout cas, ça m'a marquée.
16:03Surtout, l'addition, en fait, qui m'a marquée, quand même.
16:06Parce que, comme on était une quinzaine, autant vous dire que ce n'est pas si simple.
16:12Et puis, effectivement, je suis allée, après, par moi-même, à la maison de la Lozère,
16:17donc à Montpellier, quand j'étais étudiante.
16:20C'est étonnant, étudiante, d'aller dans un restaurant gastronomique.
16:23Oui, en fait, c'est exactement ça.
16:25On s'est fait plaisir pour une petite occasion.
16:29Et puis, on avait envie de s'offrir ce moment-là.
16:33Et là, c'était, par contre, plutôt des plats typiques.
16:37Mais c'est quand même une maison assez réputée sur Montpellier.
16:41Et donc, je me rappelle d'un aligo qui était excellent.
16:45Et puis, par contre, avec tout ce qui va autour dans les restos gastronomiques,
16:48c'est-à-dire le service, c'est-à-dire la carte.
16:51L'expérience d'un...
16:53Oui, et puis, moi, ce qui m'avait le plus marquée, je crois,
16:55c'est la carte, en fait, quand il donne à la femme, il n'y a pas les prix.
16:59Ah bah oui, la calentrie.
17:01Exactement.
17:02Carole connaît, la carte sans prix.
17:04Je ne suis jamais allée dans un restaurant gastronomique, je vous l'avoue.
17:07Il ne faut y aller rien pour ça.
17:08Parce qu'en fait, allez-y avec un homme,
17:11et vous verrez, c'est lui qui aura les prix.
17:13Et bien, vous, donc, en fait, vous allez à l'aveugle.
17:15Mais par contre, vous travaillez à ce moment-là,
17:17ou peut-être peu de temps avant, dans la restauration rapide,
17:19et vous avez passé aussi le temps du repas à calculer le temps de préparation.
17:24Enfin, vous avez mis un peu en miroir.
17:26En fait, je trouvais ça assez drôle qui...
17:29Enfin, voilà, moi, j'ai travaillé dans la restauration rapide à McDo
17:34pour ne pas le citer quand j'étais étudiante,
17:37pour, voilà, du coup, financer mes études.
17:40Ça m'amusait beaucoup, par ailleurs,
17:42sachant que je faisais ça vraiment de manière, pour le coup, alimentaire.
17:46Et pour payer mes études, il n'y avait pas de pression,
17:49alors que je voyais bien quand même comment ça fonctionnait
17:51pour les autres personnes qui étaient là.
17:54Ça, c'est aussi un des moments qui m'a marquée.
17:56Je me suis dit, enfin, vraiment, le droit du travail,
17:58enfin, vraiment, la manière dont on traite, en fait, les salariés,
18:00il n'y a rien qui va là-dedans.
18:03Et donc, du coup, c'était assez marrant de me dire
18:05que moi, je passais, en général, mes soirées
18:07à préparer des Big Macs
18:09et que là, en fait, je passais vraiment une soirée
18:11plutôt agréable à manger autre chose, oui.
18:14Très bien.
18:14Il est temps de passer aux choses à savoir avec Jean-Pierre,
18:17parce qu'en fait, Jean-Pierre, il faut nous expliquer
18:18comment faire chez soi ce bon saucisson.
18:20Oui, trois choses à savoir pour se lancer dans un saucisson brioché.
18:23Sandrine Nournel, ça s'adresse à vous,
18:25parce que vous ne vous êtes pas encore lancés.
18:26Commençons par la charcuterie.
18:28Optez pour un vrai saucisson lyonnais à cuire,
18:30soit ordinaire, soit pistaché comme celui
18:32qui est dans notre assiette, c'est plus raffiné.
18:34Il faut le faire cuire 40 minutes, Carole,
18:36dans une eau frémissante, surtout sans le piquer,
18:39parce qu'il faut qu'il garde tout son jus.
18:41Et attention à une eau qui serait trop bouillonnante,
18:44bouillante, qui pourrait faire éclater
18:45le petit boyau qui le protège.
18:47La brioche, deuxièmement, à préparer la veille.
18:50Pas de sucre dans celle-ci, ce n'est pas un dessert,
18:52c'est un plat.
18:53Donc, bien mélanger farine, sel, œufs entiers,
18:56beurre fondu, levure boulangère délayée
18:58dans un peu d'eau.
18:58Bien travailler cette pâte qui doit reposer
19:01et rester souple.
19:02On la laisse une nuit, et le lendemain,
19:04on attaque la confection du saucisson brioché.
19:08Dans un moule à cake beurré,
19:09mettre un tiers de cette pâte à brioche,
19:12puis disposer le saucisson cuit et froid.
19:15Vous le farinez légèrement,
19:16pour qu'il adhère davantage à la pâte à la brioche.
19:19Vous refermez avec de la pâte à brioche,
19:21et puis avec un petit pinceau,
19:22comme on l'a vu ici,
19:24vous faites un jaune d'œuf,
19:25et vous avez le droit à une croûte bien dorée.
19:27Vous faites cuire ça au four 40 minutes à 150 degrés,
19:30et vous servez comme une salade verte.
19:32Vous pouvez le faire en longueur,
19:34et là, il a coupé des petits morceaux de saucisson
19:35dans des brioches individuelles.
19:37C'est aussi jouable.
19:38Ce n'est pas si sorcier que ça à faire.
19:40Le plus dur, c'est la pâte à brioche.
19:41Jean-Pierre, vous l'avez déjà fait ?
19:42Non.
19:42Non ? Voilà.
19:45On a l'impression que c'est un maître en la matière,
19:47donc j'avais envie de balancer un petit peu.
19:48Pour le vin, vous avez choisi cette bouteille.
19:51Alors, ça a été difficile comme choix pour vous.
19:53Vous avez opté pour un Beaujolais Juliennas,
19:55le moulin avant, en 2024.
19:59Alors, il faut nous expliquer pourquoi c'était difficile comme choix,
20:01et vous avez hésité avec quoi ?
20:03Je vais le servir, puisque c'est aux hommes de servir.
20:06Carole.
20:06Merci.
20:07On a la carte payante, et on sert le vin.
20:09Moi, j'aime bien servir le vin, j'avoue.
20:10Ah bon ?
20:10Je ne respecte pas cette tradition.
20:12Ah, oui, moi aussi.
20:14C'est un peu trop...
20:15Alors, je veux bien la carte sans prix,
20:17mais je sers le vin.
20:18Oui, je sers le vin.
20:19C'est masculiniste de servir le vin ?
20:21Non, mais c'est un peu...
20:22À l'ancienne ?
20:23À l'ancienne, c'est ça, exactement.
20:25Oui, mais...
20:25Mais c'est sympa aussi.
20:26Mais c'est très sympa, c'est très agréable.
20:27Pour me déloigner, il y a pas mal de jeunes femmes
20:29ou de femmes qui refusent de prendre une bouteille de vin à table
20:33et qui demandent à un homme de les servir.
20:35Parce que c'est lourd.
20:36Alors, vous, non.
20:36Non, moi, ça va, quoi.
20:37Vous êtes une famille de vignerons,
20:38donc vous êtes à l'aise avec ça.
20:40Alors, du coup, le choix.
20:41Bon, le choix, c'était aussi pour rester quand même
20:43dans la gastronomie lyonnaise
20:45et dans plutôt, on va dire, un repas autour de Lyon.
20:50Donc, tant qu'à faire, je me suis dit, il faut harmoniser.
20:52Et je suis quand même assez sensible
20:53à ce qu'il y ait une harmonie quand même
20:57et entre les plats, entre les vins.
20:59Enfin, voilà.
20:59Moi, je fais quand même toujours aussi attention.
21:01Exactement.
21:02Même quand je fais des repas à la maison.
21:04Enfin, voilà.
21:04Quand je fais des dînés.
21:05Avec la raclette.
21:06Avec la raclette, je prends du vin aussi.
21:08Souvent, en général, de savoir.
21:09Ça voit bien, oui.
21:10Exactement.
21:11Mais quand on fait, pareil, d'autres plats
21:14ou des plats en sauce.
21:15Enfin, voilà.
21:15J'aime bien quand même que les vins soient assortis aussi
21:18du rouge avec de la viande.
21:19Enfin, voilà.
21:20Du coup, du blanc pour l'apéro aussi.
21:22Enfin, voilà.
21:22On fait quand même attention à tout ça.
21:25Mais alors, vous aviez hésité
21:26entre un vin plutôt de votre région.
21:28Exactement, oui.
21:29Un vin familial et votre nouvelle région.
21:31En fait, oui.
21:32Du coup, j'ai hésité à vous amener un vin,
21:34en fait, un Coster de Nîmes,
21:36pour être tout à fait honnête.
21:39Parce que c'est effectivement un vin
21:40que j'ai aussi l'habitude de boire.
21:43Et puis, par ailleurs, parce que, en fait,
21:44mes grands-parents étaient vignerons.
21:47Donc, ils étaient producteurs de vin.
21:50Que mes parents ont repris, en fait, les vignes,
21:52alors en moins grande quantité,
21:53parce que ce n'était pas leur métier.
21:54Mais ils ont gardé quelques parcelles.
21:58Et du coup, donc là, on a toujours des terres.
22:03Alors, très peu, mais trois hectares quand même
22:05qui sont autour de chez mes parents.
22:09Et donc, du coup, voilà, moi, j'ai repris aussi.
22:11Alors, on a évidemment, aujourd'hui,
22:14tout est, on va dire, plus mécanisé.
22:18Moi, j'ai le souvenir quand même d'avoir fait les vendanges.
22:21J'ai le souvenir de voir ma mère conduire un tracteur,
22:24mon père avec la hôte en train de,
22:27enfin, voilà, du coup, des vendangeurs aussi
22:28qui ramassaient le raisin.
22:31Et on allait à la cave coopérative.
22:33Mais aujourd'hui, voilà, une machine à vendanger.
22:36Donc, c'est aussi quand même plus simple
22:37de pouvoir continuer à gérer tout ça.
22:39Mais j'avais envie de continuer, en fait,
22:42cette tradition-là et de pouvoir, en fait,
22:44maintenir la culture, en fait, dans notre famille.
22:48Et de pouvoir aussi, à un moment où, par ailleurs,
22:50moi, j'ai aussi quand même des combats à l'Assemblée
22:53pour bien manger, pour, enfin, voilà, faire attention aussi.
22:57Je travaille aussi autour de tout ce qui est boissons sucrées,
23:00autour de l'alcool.
23:01Mais j'ai quand même cette attention toute particulière
23:06sur la filière viticole.
23:07Et donc, là, dans tous les amendements,
23:09d'ailleurs, vous pourrez regarder,
23:10tous les amendements, moi, que j'ai défendus,
23:13c'était sur l'alcool au-delà de 18 degrés,
23:16parce qu'on a quand même bien conscience
23:17qu'on a une spécificité quand même aussi française
23:19et une filière viticole qui est en danger,
23:21qu'il y a beaucoup moins d'alcool qui se boit
23:24aujourd'hui en France.
23:25Et donc, j'ai envie de vous dire ça, c'est une bonne chose.
23:28Par contre, pour la santé, bien évidemment,
23:30mais par contre, en fait, c'est au détriment du vin.
23:32Et moi, j'explique à mes enfants,
23:34je n'ai pas du tout envie que mes enfants boivent
23:36de la vodka ou autre chose
23:38avec toutes ces boissons sucrées.
23:39Je préfère qu'elles aient le goût du vin.
23:41Et moi, très jeune, on m'a appris effectivement
23:42à avoir le goût du vin.
23:44Donc voilà, encore une fois,
23:46moi, je suis pour la liberté de toute manière
23:48de chacun.
23:49Du palais.
23:50Exactement.
23:50Mais quand même, j'ai bien envie
23:52qu'on puisse préserver
23:55ou en tout cas se familiariser
23:57avec notre histoire viticole.
24:00Donc, je n'ai pas pris un vin du Gard
24:02parce que je me suis dit,
24:04restons dans la logique.
24:08À Lyon, il y a un match
24:09entre Beaujolais et Côte-du-Rhône.
24:10Vous, vous préférez le Beaujolais ?
24:12Moi, je préfère le Côte-du-Rhône.
24:14Moi, j'aime bien le Creusier-Armitage,
24:15j'aime bien le Côte-du-Rhône,
24:16j'aime bien le Saint-Jean aussi.
24:18Mais en fait, sur le Beaujolais,
24:20ce qui était drôle,
24:21et c'est aussi le message
24:22que je voulais faire passer.
24:24Quand je suis arrivée à Lyon
24:26il y a 20 ans maintenant,
24:28moi, j'avais souvenir
24:29de soirées étudiantes
24:31où tous les fins novembre
24:32de chaque année,
24:34on avait la soirée Beaujolais-Nouveau.
24:36Et c'était quand même
24:36quelque chose d'absolument infâme,
24:39imbuvable.
24:39Ah, vous allez jusqu'à infâme.
24:40Voilà, oui, vraiment.
24:42Ça fait plaisir à certaines personnes.
24:43Voilà, c'est ça.
24:44Les primeurs n'étaient pas très bons.
24:47Donc, moi, quand je suis arrivée à Lyon,
24:48qu'on m'a dit
24:49on prend quoi à table en Beaujolais ?
24:51J'ai dit non, pas sûr,
24:53on va peut-être prendre autre chose.
24:54Ils m'ont dit
24:54mais si, si, il y a des très bons Beaujolais.
24:56Et en fait, petit à petit,
24:57j'ai effectivement découvert,
24:59et c'est excellent,
25:00les Beaujolais
25:01et du coup, des Beaujolais-Villages
25:03et donc Moulin-Avent,
25:05Juliennès, Saint-Amour.
25:06Et il y a des vins, exactement.
25:08Il y a des vins qui sont excellents,
25:10qui sont par ailleurs,
25:11en plus, des vendanges à la main,
25:12aussi souvent,
25:13quand on voit les coteaux.
25:15Donc, c'est aussi important
25:17quand même de faire connaître,
25:18finalement,
25:19on connaît plus les Côtes-du-Rhône,
25:21on connaît plus le Bourgogne.
25:22Et finalement, Beaujolais,
25:23c'est un tout petit territoire
25:24qui est un peu enclavé, justement,
25:25entre des Côtes-du-Rhône,
25:26entre les Bourgognes.
25:27Et donc, c'est important quand même
25:28de pouvoir le mettre en avant.
25:31Et c'est un va accessible,
25:33au moins aussi, pour tout le monde.
25:35Oui.
25:35Alors, on va passer quand même
25:36à la brève de comptoir,
25:37parce qu'on a envie d'apprendre
25:38à vous connaître encore mieux.
25:40Et c'est une anecdote
25:41vraiment réjouissante.
25:48On se plonge dans vos souvenirs
25:50et c'est un souvenir
25:51avec Gérard Collomb.
25:52Oui.
25:54Oui, du coup,
25:56premier repas avec Gérard Collomb.
25:58Donc, je venais d'arriver à Lyon
26:01et je suis contactée
26:02par son cabinet,
26:04par des personnes
26:05qui travaillaient autour de lui
26:06à l'approche des élections municipales
26:08et cantonales à l'époque de 2008.
26:12Donc, j'ai un certain nombre
26:14de rencontres
26:15avec des membres de son cabinet,
26:17de son équipe de campagne
26:19qui me proposent, en fait,
26:20de déjeuner avec lui
26:23parce qu'il veut me proposer,
26:24justement, d'être candidate.
26:27Donc, moi,
26:27je n'ai jamais été élue.
26:29Je suis toute jeune.
26:30Donc, du coup,
26:30je vais dans un déjeuner
26:32avec Gérard Collomb
26:32après avoir franchi
26:33toutes les étapes
26:34déjà de sélection.
26:35Donc, là, j'arrive
26:36à l'étape...
26:37Le Graal.
26:38Exactement.
26:38Et donc,
26:39ils m'emmènent déjeuner.
26:40On n'était que tous les deux
26:41au Muse, en fait,
26:42en restaurant à l'Opéra Lyon,
26:44donc qui est juste en face
26:44de l'hôtel de ville,
26:45en face de son bureau.
26:46Donc, il était, lui,
26:47plutôt en terrain conquis.
26:49Il connaissait la carte.
26:51Exactement.
26:52Et donc, on s'installe.
26:54Et Gérard Collomb
26:55avait quand même
26:56cette manière d'être
26:57qui était quand même
26:58assez impressionnante,
26:59surtout quand vous êtes
27:00beaucoup plus jeune que lui.
27:02Et puis, très sûr de lui.
27:03Évidemment,
27:04il était déjà maire de Lyon
27:05parce que là,
27:06il se représentait
27:06pour son deuxième mandat.
27:07Donc, connu de tous.
27:09Voilà.
27:10Donc, vous,
27:10vous étiez plutôt stressée.
27:11La carte arrive.
27:12Donc, moi,
27:12j'étais hyper stressée.
27:13Et là, il se installe.
27:15En fait, là, du coup,
27:17on commence à parler.
27:18Donc, il commence à me parler.
27:19Alors, je ne referai pas
27:20son accent légendaire,
27:21mais vous voyez un peu
27:22comment c'était.
27:24Mais il commençait à me dire,
27:25oui, alors, 2008,
27:27voilà, la campagne,
27:28il faut...
27:29Bon.
27:29Et donc, moi,
27:30je l'ai écouté.
27:31Je voulais savoir
27:31où c'est qu'il voulait en venir.
27:34Et puis, là,
27:35le serveur arrive
27:36et nous dit,
27:37qu'est-ce que vous voulez ?
27:37Moi, je n'avais évidemment
27:38rien regardé.
27:40Et donc, là,
27:40il commande des œufs mimosas
27:43et je ne sais plus
27:44quel plat.
27:46Et le serveur me regarde
27:47et je dis,
27:48pareil.
27:50Classique.
27:50Classique, sans réfléchir.
27:51Parce qu'on n'a pas envie
27:52de réfléchir.
27:53Parce que je n'ai pas envie
27:53de réfléchir.
27:54On veut simplifier.
27:55Voilà.
27:55Et je n'étais pas là
27:55pour manger, par ailleurs.
27:56J'étais là pour discuter
27:57avec Gérard Collomb.
27:58Donc, finalement...
27:59Et donc, je dis pareil.
28:01Mais là...
28:01Et là, je me dis,
28:03quand même,
28:03au moment où il repart,
28:04le serveur,
28:05tout souriant,
28:05en me disant merci,
28:06je me dis,
28:07mon Dieu,
28:07qu'est-ce que tu viens de faire ?
28:09Parce que, vraiment,
28:09j'ai une intolérance,
28:12une allergie
28:12aux oeufs cuits,
28:15durs comme ça.
28:16Enfin, vraiment,
28:17et alors,
28:17les oeufs mimosas,
28:18c'est ce que je déteste le plus.
28:19Par contre,
28:20vous ne me ferez jamais manger
28:21d'oeufs mimosas
28:22et l'odeur m'indispose
28:23aussi beaucoup.
28:24Et là, je me dis,
28:25mon Dieu,
28:25ça va être horrible.
28:26Et donc,
28:27le serveur revient
28:28dix minutes après
28:29avec chacun notre assiette.
28:31Cauchemar.
28:31Qu'est-ce que vous avez fait ?
28:32Horrible.
28:33Et il la pose devant moi.
28:35Et là,
28:35je le vois,
28:36Gérard Collomb,
28:37qui commence à couper ses oeufs,
28:39et moi, je me dis,
28:40je ne peux pas faire ça
28:40parce que...
28:41Vous lui avez dit ?
28:42Non, évidemment,
28:42je n'ai rien dit.
28:44Et donc, là,
28:45je me suis dit,
28:46il y a deux options.
28:48Soit je les mange,
28:48et franchement,
28:49ce n'est pas possible
28:49parce que je n'en ai jamais mangé.
28:50Enfin, voilà,
28:51ce n'est pas possible.
28:52Soit je ne mange pas
28:53et je parle.
28:55Et donc là,
28:56qu'est-ce que j'ai fait ?
28:57J'ai parlé tout le long.
28:58Donc, j'ai laissé Gérard Collomb manger
28:59et moi, donc,
29:00j'avais mon assiette
29:01à laquelle je n'ai évidemment
29:02pas touché
29:02et j'ai parlé.
29:03Et donc, je lui ai dit,
29:04oui, alors moi,
29:04je pense qu'il faudrait faire comme ça.
29:06Moi, je pense que je suis
29:06la meilleure candidate pour ça.
29:08Et donc, je lui ai déroulé
29:09mon CV,
29:11mes motivations,
29:12ma capacité à faire campagne.
29:13En fait,
29:14je n'ai fait que parler.
29:15Grâce aux oeufs mimosas.
29:16À la fin de mes oeufs mimosas,
29:17il m'a dit,
29:19c'est bien,
29:20tu seras notre candidate.
29:21Et du coup,
29:22j'ai gagné
29:22le canton de la Guillotière.
29:24J'ai été élue
29:24pour la première fois
29:25en 2008 sur mon nom.
29:26J'ai fait une campagne
29:27comme ça sur mon nom.
29:28C'était la première.
29:29C'était une mini-législative,
29:31finalement.
29:32Grâce aux oeufs mimosas
29:33que je n'ai pas touchées.
29:34C'est une très bonne histoire,
29:35même s'il y a un peu
29:36de gaspillage dans l'histoire.
29:37Oui, mais bon, voilà.
29:38Mais bon, ce jour-là,
29:39c'était particulier.
29:40Mais surtout,
29:40la leçon,
29:41c'est de aussi pouvoir
29:42s'affirmer en femme politique.
29:44Et là, finalement,
29:45vous n'avez pas osé
29:45parce que c'était
29:46les premières fois.
29:47Mais aujourd'hui,
29:48vous ne reprendrez pas
29:49les oeufs mimosas.
29:49Non, jamais.
29:50J'en ai jamais d'ailleurs retouché.
29:52Vous ne faites pas le coup
29:56c'était une très belle anecdote
29:57et maintenant,
29:57on va parler d'un sujet
29:58qui vous tient vraiment à cœur.
29:59C'est le Nutri-Score
30:00et c'est le dessous des plats.
30:07Fini le sandwich triangle
30:09avalé en toute hâte
30:11devant son ordinateur.
30:12La cantine d'entreprise
30:14fait sa révolution
30:15et elle utilise aussi
30:16le Nutri-Score,
30:18une lettre,
30:18une couleur
30:19qui permet aux travailleurs
30:20de mieux manger
30:21et de manière plus équilibrée.
30:23Direction le laboratoire
30:25cuisine de Foodulse,
30:26une start-up
30:26qui affiche plus de 90%
30:28de ses plats
30:29en Nutri-Score
30:30A ou B.
30:31Un reportage
30:32de Maïté Frémont
30:33et Pierrick Delinck.
30:36Dans la sauteuse de Louis,
30:38l'odeur des oignons
30:39grelots légèrement caramélisés
30:40embaume le labo de fabrication.
30:43La petite quantité de sucre
30:44qui va servir à caraméliser
30:46elle va être aussi prise en compte
30:47dans le calcul du Nutri-Score.
30:49Trouver la formule idéale
30:50entre plaisir gustatif
30:52et qualité nutritionnelle,
30:53un jeu d'équilibriste
30:55pour Ilan,
30:56diététicien,
30:57car chez Foodulse,
30:58le Nutri-Score
30:59est devenu un pilier
31:01dans la conception
31:02de leur menu.
31:03C'est pas mal
31:03dans ce cas
31:03de partir
31:04de l'enrayer
31:04tu vois brut,
31:05de les retravailler,
31:07de les recuisiner
31:08pour les rendre
31:08plus appétissants.
31:11Depuis 3 ans,
31:12cette start-up
31:13s'impose
31:13une charte
31:14très stricte.
31:15Proposer à ses 600
31:17comptines d'entreprises
31:18une dizaine
31:19de recettes
31:19chaque jour
31:20qui ne sortent pas d'ici
31:21sans obtenir
31:22le score A
31:23ou le score B.
31:25C'est un bon mix
31:25avec les oignons caramélisés
31:26et les lentilles.
31:27Rien que là,
31:28on est sur le Nutri-Score A
31:29facile, je pense.
31:30Et pour réussir ce pari,
31:32Mickaël,
31:33le fondateur,
31:33mise sur l'artisanat.
31:35A la fin,
31:36je trouve que ce Nutri-Score,
31:37le gagnant,
31:37c'est le consommateur.
31:39Donc, en tout cas,
31:40on est favorable
31:41à ce que le Nutri-Score
31:41puisse être généralisé
31:42partout en France.
31:43Et ça permettrait
31:44de mettre
31:44sur un pied d'égalité
31:45l'intégralité
31:46des acteurs
31:47de l'agroalimentaire.
31:4810 portions,
31:49200 grammes par portion.
31:51Ces bons petits plats
31:52servis à 14 kilomètres de là
31:55posent déjeuner
31:56pour Vanessa.
31:56Ce qui me tente,
31:57aujourd'hui,
31:58je vais partir
31:58sur un filet de cabillaud
31:59et les petits choux-fleurs rôtis.
32:01Grâce à son application,
32:03elle peut voir
32:04le Nutri-Score
32:05de son repas.
32:06Là, les affos
32:06sont quand même
32:07assez simples
32:07et assez claires.
32:08Une transparence totale
32:09qu'elle apprécie.
32:11Alors, pour moi,
32:11le Nutri-Score,
32:12ça a une très grosse importance.
32:14Que ce soit ici,
32:15au travail ou à l'extérieur,
32:16je le regarde systématiquement
32:17parce que j'ai envie
32:19d'être en bonne santé
32:19et ça en fait
32:22globalement partie.
32:23Du coup, moi,
32:24c'est ce qui me permet
32:24de faire mes choix,
32:25en tout cas,
32:26d'achat et de consommation.
32:27Comme Vanessa,
32:28près de 60 000 autres salariés
32:30déjeuneront ce midi-là
32:32en ayant regardé
32:33le Nutri-Score
32:34de leur plateau repas.
32:36Un reportage
32:37qui vous a fait plaisir,
32:38Sandrine Runel.
32:39Alors, est-ce que vous pouvez
32:40me dire si les entreprises
32:41vont avoir du mal,
32:42justement,
32:42à faire cette transition,
32:44à aller vers cette référence
32:45du Nutri-Score,
32:45selon vous ?
32:46Non, moi,
32:47je pense qu'il n'y a vraiment
32:48pas de difficultés majeures.
32:50C'est encore une fois
32:51une question de volonté,
32:52mais je pense qu'il n'y a
32:53pas de difficultés majeures
32:54parce que la preuve,
32:56en fait,
32:56certains le font déjà.
32:58Donc,
32:59ça fait partie quand même
33:00à la fois
33:01d'une politique globale
33:02de prévention en santé publique
33:03et puis après,
33:04derrière,
33:05d'une politique aussi
33:06d'entreprise,
33:07de vouloir offrir
33:08à ses salariés
33:10des plats équilibrés
33:11et puis surtout
33:12une information.
33:13Et moi,
33:13ce que j'essaye d'expliquer
33:15quand je parle
33:16du Nutri-Score,
33:17et c'est ce qu'aussi
33:18disait la jeune fille
33:19dans le reportage,
33:20c'est aussi pour ça
33:20que ça m'a fait plaisir,
33:22c'est que c'est une information.
33:23Et qu'en fait,
33:24aujourd'hui,
33:25quand on fait ses courses,
33:26quand on mange,
33:27on a envie de savoir
33:28ce qu'on mange
33:29et on a besoin
33:30d'une information claire,
33:32lisible et rapide aussi
33:33parce que,
33:34je crois que tout le monde
33:35quand même s'accorde
33:36à dire qu'on manque de temps
33:37et qu'on a besoin
33:38de cette information
33:39qui soit aussi très claire
33:40et très simple à lire.
33:42Et un Nutri-Score,
33:43c'est A, B, C, D, E.
33:44C'est assez simple.
33:46Si c'est A,
33:46c'est que c'est bon
33:47pour la santé.
33:48Si c'est E,
33:49c'est que ça l'est moins.
33:50C'est pas parce que
33:51vous allez manger une fois
33:52ou deux des produits E.
33:53Ça l'est moins
33:54ou ça l'est pas du tout ?
33:55Non, ça l'est moins.
33:56C'est plus gras,
33:58il y a plus de sucre,
33:59il y a plus de sel,
34:00ça dépend évidemment
34:01du produit,
34:02mais c'est sûr
34:02que quand vous prenez
34:03un produit E,
34:05il est moins bon
34:05que le A,
34:06ça c'est certain.
34:07Parce qu'il y a plus
34:09effectivement de gras,
34:10il y a plus de produits
34:11aussi transformés.
34:12Quand on est sur du E,
34:13on est quand même
34:13plutôt sur du produit
34:14transformé,
34:15voire ultra transformé,
34:16on le sait.
34:18Et effectivement,
34:18là je regardais
34:19la barquette
34:20qu'elle était en train
34:20de manger,
34:23on est sur des produits
34:24qui sont quand même
34:24plutôt frais
34:25et qui sont cuisinés.
34:26donc qui sont moins
34:27transformés
34:28que quand vous avez
34:29des barquettes
34:30avec des sauces
34:31qui sont déjà
34:32évidemment ultra transformées.
34:33Le Nutri-Score existe
34:34depuis 2017,
34:35on dit que certains
34:36se battent en tout cas
34:37pour le rendre obligatoire,
34:39c'est problématique
34:39que ça ne le soit pas
34:40pour d'autres,
34:41qu'est-ce que vous
34:41vous en pensez ?
34:42Alors moi,
34:43j'ai déposé
34:43une proposition de loi
34:45transpartisane
34:45avec des collègues
34:47de tous les chiquiers politiques,
34:49donc c'est aussi
34:51ce que j'ai envie de dire
34:52et de défendre,
34:53c'est que le Nutri-Score
34:54c'est un outil scientifique
34:55qui a été réalisé
34:56par des scientifiques,
34:58donc ce n'est pas
34:58des parlementaires
35:00ou ce n'est pas
35:00des industriels
35:01qui l'ont inventé,
35:02aujourd'hui c'est un outil
35:03scientifique
35:04qui encore une fois
35:05est plébiscité
35:06par 94% des Français
35:08qui souhaitent pouvoir
35:10découvrir le Nutri-Score
35:11sur l'ensemble
35:12des produits
35:12qu'ils achètent.
35:13Oui,
35:14mais on n'est pas tenu
35:14de le mettre.
35:15Exactement,
35:16aujourd'hui ce n'est pas
35:16obligatoire.
35:17Et donc nous,
35:17nous avons déposé
35:18avec des collègues
35:19et ça va à des républicains
35:21donc de la droite républicaine
35:23jusqu'aux communistes
35:24en passant par les écologistes.
35:27Pas tous,
35:27évidemment,
35:27mais on a quand même
35:28les groupes Horizon,
35:29Modem,
35:29Ensemble pour la République.
35:30On a tous signé
35:31cette proposition
35:32de loi transpartisane
35:34pour rendre l'affichage
35:35obligatoire
35:35à la fois sur les produits
35:36mais aussi sur les publicités.
35:39Parce que c'est important
35:40quand même aussi
35:40et notamment pour les jeunes
35:42et pour les enfants
35:42quand ils voient
35:43de la publicité
35:44sur des bars,
35:46sur des produits sucrés,
35:48sur des gâteaux,
35:49de savoir en fait
35:50qu'effectivement
35:51ça peut être très alléchant
35:52parce que la pub
35:52est très mignonne
35:53et très rigolote.
35:54Pour autant,
35:54c'est quand même
35:55du Nutri-Score D.O.E.
35:56donc c'est quand même
35:56très sucré
35:57et très ultra transformé.
35:58C'est vrai,
35:59les défenseurs disent
36:00qu'il faut des choix éclairés
36:01mais à l'inverse,
36:02on dit que c'est de manière
36:03un peu simpliste
36:04qu'on fait de la nutrition.
36:05Qu'est-ce que vous répondez à ça ?
36:07Je réponds encore une fois
36:08que c'est un outil scientifique
36:09donc il n'y a rien
36:09de simpliste là-dedans.
36:11Mais c'est l'information
36:12qui est simple
36:13et c'est ça
36:19à noter les produits
36:20à Nutri-Score les produits.
36:22Cet outil-là
36:23en fait a énormément
36:25de critères
36:26qui sont repris
36:27et qui jugent le produit.
36:29Par contre,
36:29l'information,
36:30elle,
36:30elle est simple
36:31et ça c'est important
36:32et ça c'est intéressant
36:33justement
36:33de pouvoir l'avoir
36:34et de le rendre obligatoire
36:35donc on continue ce combat
36:38jusqu'à ce que ça soit obligatoire
36:40et je ne lâcherai rien.
36:41Alors vous ne lâchez rien,
36:42vous avez raison
36:42parce qu'il y en a qui sont contre
36:44notamment RN à droite
36:45et vous pointez du doigt
36:47vous l'influence
36:48des lobbyistes
36:48qui défendent
36:49les intérêts des industriels.
36:50Tout à fait.
36:51Alors tout ça,
36:51ça fait un peu complotiste
36:52ou film américain
36:53mais vous les croisez
36:54les lobbyistes
36:55autour de l'Assemblée,
36:56près de l'Assemblée,
36:57dans l'Assemblée,
36:58ils ne sont plus cachés ?
36:59Ils sont bien plus malins.
37:01Mais en échange
37:02que reçoivent les parlementaires ?
37:03Alors moi,
37:04rien bien évidemment
37:05parce que moi je défends
37:06les parlementaires.
37:07Mais pas vous
37:07mais ceux qui résistent
37:08au Nutri-Score
37:09et à son côté obligatoire.
37:11Ça je n'en sais rien
37:12en tout cas
37:12c'est certain
37:13que nous on a déjà
37:15reçu des pressions
37:15notamment de l'actalis
37:17on voit bien
37:18que Danone avait retiré
37:20des pressions
37:21qui sont quand même
37:22alors dans un premier temps
37:23des courriels,
37:24dans un premier temps
37:25des mails
37:26et puis après
37:26des propos
37:28qui sont parfois tenus aussi
37:29alors pas nominativement
37:30mais sur des parlementaires
37:31qui raconteraient justement
37:32n'importe quoi
37:33qui mentent
37:34et qui détériorent
37:36l'outil Nutri-Score
37:36en fait
37:37en essayant de le décrédibiliser.
37:38Et c'est comme ça
37:39en fait
37:40que ces industries agroalimentaires
37:43et ceux qui vraiment
37:44veulent que le Nutri-Score
37:46reste optionnel
37:47s'y prennent
37:48en essayant
37:49de décrédibiliser
37:50l'outil
37:51et en essayant aussi
37:52à la fois par des articles
37:53dans des magazines
37:54et dans la communication
37:56raconté aux françaises
37:57et aux français
37:58ne vous inquiétez pas
37:59c'est n'importe quoi
38:00c'est un gadget
38:02on l'a entendu
38:03ça aussi
38:03c'est un gadget
38:04et vous pouvez manger
38:06nos produits
38:06il n'y a pas de Nutri-Score
38:07mais ce n'est pas grave
38:08allez-y
38:08alors qu'on voit bien
38:09qu'aujourd'hui
38:09il y a énormément
38:10de distributeurs
38:12Intermarché
38:12Coopérative
38:13U
38:14qui ont Nutri-Score
38:15quasiment l'ensemble
38:16de leurs produits
38:16et de leurs références
38:17donc les marques
38:17distributeurs
38:18le font
38:19et d'ailleurs
38:20ce qui est intéressant
38:21comme argument
38:22c'est qu'ils vendent mieux
38:23des produits
38:24avec un Nutri-Score
38:25que des produits
38:25sur Nutri-Score
38:26voilà
38:27parce qu'on a envie
38:27de savoir
38:29alors ça c'est sûr
38:30mais je ne veux pas
38:31faire l'avocat du diable
38:32c'est bien de vous entendre
38:33parce qu'en fait
38:35il y a quand même
38:35eu des critiques
38:36et donc c'est important
38:37d'écouter
38:37ce que vous répondez à ça
38:38un soda sans sucre
38:40ça peut avoir
38:40une meilleure note
38:41qu'un fromage
38:42et notamment
38:43les AOP
38:44s'en plaignent beaucoup
38:45alors comment on va faire
38:46on va faire des exceptions
38:47alors on a déposé
38:48nous justement
38:49parce qu'on entend
38:49et que moi encore une fois
38:51la première
38:52on a déposé en fait
38:54une proposition de loi
38:55qui exclut du Nutri-Score
38:56les AOP
38:57et les AOC
38:58et les IGP
38:59parce qu'effectivement
39:01le Roquefort
39:02le Cantal
39:03qui sont des produits
39:04du terroir
39:04qui sont des produits locaux
39:05avec des recettes ancestrales
39:07sur lesquelles
39:08bien évidemment
39:09il y a une dose de sel
39:10qui si on prend le fromage
39:11est assez important
39:14n'ont pas besoin
39:14d'avoir un Nutri-Score
39:15mais vous ne mangez pas
39:17un Roquefort en entier
39:18chaque jour
39:18voilà
39:19alors que par contre
39:20vous pouvez être amené
39:21à boire 2-3
39:21sodas par jour
39:22voilà
39:23donc on essaye quand même
39:25de mettre en balance aussi
39:26la différence entre un fromage
39:28et la différence entre un soda
39:29et il faut mieux manger
39:30un peu de Roquefort
39:31tous les jours
39:32que boire 2-3 coca par jour
39:34c'est vrai
39:35et quand vous faites vos courses
39:36vous personnellement
39:37vous regardez le Nutri-Score
39:38est-ce que ça vous est arrivé
39:39de reposer un produit
39:40parce qu'il y avait
39:40un mauvais Nutri-Score
39:41sur le paquet
39:42alors quand mes enfants
39:42oui parce que
39:43moi je choisis déjà
39:45les produits
39:45avec un Nutri-Score A ou B
39:46par contre effectivement
39:48souvent
39:49j'enlève
39:50les produits
39:51oui exactement
39:52des ou eux
39:53et c'est souvent eux
39:53parce que c'est des gâteaux
39:55et donc du coup
39:56je leur dis
39:56ah non non
39:56mais on va pas manger ça
39:57c'est le train de transformer
39:58si vous voulez
39:59on fera des crêpes
40:00mais sinon
40:01moi j'ai droit
40:01dans le panier
40:03des crêpes roulées
40:04déjà toutes prêtes
40:05Nutri-Score A
40:06quand il y est
40:07déjà
40:08ou des gaufres
40:09et je leur dis
40:09non non
40:09on va faire ça
40:10à la maison
40:10mais effectivement
40:12moi je passe
40:12beaucoup de temps
40:13à les enlever
40:13en deux mots
40:14un point de droit
40:14parce que c'est important
40:15c'est qu'à l'échelle
40:15de l'Union Européenne
40:16c'est pas obligatoire
40:17donc la France
40:17en le rendant
40:18en voulant le rendre
40:19obligatoire
40:19elle joue un peu
40:20dans son coin solo
40:22le gouvernement
40:22dit c'est pas tonnable
40:23est-ce que vous pouvez
40:24passer cette barrière
40:25de l'Union Européenne
40:26oui on peut
40:27en deux mots
40:28en deux mots
40:29on peut passer cette barrière
40:30parce qu'il y a un article
40:31en fait dans le traité
40:32de l'Union Européenne
40:33qui nous permet
40:34pour une raison
40:34de santé publique
40:35donc c'est ça
40:36qu'il faut invoquer
40:37en fait quand il y a
40:37un intérêt général supérieur
40:39et notamment
40:40la santé publique
40:41en fait partie
40:41on peut dépasser
40:42effectivement
40:43cette interdiction
40:44donc il n'y a pas
40:45de problème juridique
40:46c'est un faux argument
40:47qui est mis en avant
40:47mais qui est par contre
40:49très très souvent utilisé
40:50merci d'avoir répondu
40:52à nos questions
40:52et tout de suite
40:52on va jouer
40:59C'est l'heure du quiz
41:00et Sandrine Runel
41:01est en train de nous dire
41:02je crois que c'est très dur
41:03et vous mettez en retrait
41:05dans votre chaise
41:05vous n'allez pas y aller
41:06alors d'habitude
41:07on parle de score
41:07pour les autres candidats
41:08on va parler de Nutri-score
41:09quant à votre résultat du quiz
41:12alors vous avez obtenu
41:13votre bac à Nîmes
41:14bravo
41:14au lycée qui porte le nom
41:16d'Alphonse Daudet
41:17illustre auteur provençal
41:19sauriez-vous nous dire
41:20si ces affirmations
41:20sont vraies ou fausses
41:21dans plusieurs textes
41:23j'espère que
41:23Sandrine Runel
41:24a lu les lettres de Montmoulin
41:26dans un Camargue
41:27qui est un ouvrage
41:28mais aussi dans
41:28les lettres de Montmoulin
41:29il est question
41:31souvent d'Aïoli
41:32un plat provençal
41:33emblématique
41:34est-ce que c'est vrai
41:35ou est-ce que c'est faux ?
41:38J'ai pas souvenir
41:42j'ai pas souvenir
41:43mais je dirais que c'est vrai
41:43ah bah non
41:44faites d'abord confiance
41:45à vos souvenirs
41:46puisque c'est faux
41:47c'est plutôt la bouillabaisse
41:48dont Alphonse Daudet
41:50parlait beaucoup
41:50est devenue
41:51plat gastronomique
41:52aujourd'hui
41:53très cher
41:53mais à l'époque de Daudet
41:54c'était un peu
41:54un plat populaire
41:55c'était la soupe
41:56qu'on faisait avec
41:57les restes de poissons
41:58dans le poète Mistral
42:00autre oeuvre de Daudet
42:01Daudet raconte sa visite
42:03chez ce poète
42:03qui lui sert un repas
42:04typiquement local
42:05avec du chevreau rôti
42:07et de la confiture
42:09de mou de raisin
42:10est-ce que cette anecdote
42:11est vraie
42:12ou fausse ?
42:13il y a une chance sur deux
42:14allez-y
42:14oui il y a une chance sur deux
42:15mais je dirais que c'est vrai
42:17oui c'est vrai
42:18il y avait aussi des figues
42:19et le goût de raisin
42:20c'est marrant
42:21pour Daudet
42:22ça va vous intéresser
42:23pas de repas sans fête
42:24et pas de fête sans vin
42:25son préféré
42:27étant le château neuf
42:28du pape
42:30c'est très difficile
42:31mais pour le coup
42:31c'est quand même nos voisins
42:32donc c'est pas impossible
42:33que ce soit vrai
42:34c'est vrai
42:35il était très souvent évoqué
42:37dans ses écrits
42:37il faut dire quand même
42:38que c'est
42:39pas n'importe quel pinard
42:40c'est le vin des papes
42:42servi au palais des papes
42:43sous Jean XXII
42:46dans un de ses livres
42:47publié à la fin du 19ème
42:49Daudet raconte
42:50que de la brandade de Morue
42:51est expédiée de Nîmes
42:53par le train
42:55jusqu'à Paris
42:56puis servi dans une épicerie fine
42:58parisienne
42:59le parcours de cette brandade
43:01est-ce que c'est vrai
43:02ou est-ce que c'est faux ?
43:03j'en trouve en tout cas moi
43:04à Paris
43:04non mais là on est au 19ème
43:05oui
43:06dans le train
43:07pas dans le TGV
43:08oui je l'imagine
43:10à vapeur
43:10vous êtes dur Jean-Pierre
43:12vrai ou faux ?
43:13il est dur en erreur
43:14euh
43:16bon
43:17c'est pas impossible
43:18en tout cas
43:19donc je dirais que c'est vrai
43:19c'est vrai
43:20des Nîmos installes
43:21à Paris
43:22recevaient en effet
43:22chaque semaine
43:23leur brandade
43:24qui arrivait
43:24par le petit train
43:25à vapeur
43:26bravo
43:27bon utri-score
43:28bon ça va merci
43:29soufflez
43:30soufflez
43:30mais on y retourne
43:31deuxième quiz
43:32on l'a dit tout à l'heure
43:34vous êtes Nîmoise
43:35alors testons vos connaissances
43:36autour d'un plat
43:37typiquement gardois
43:39la brandade
43:39vous aimez bien ?
43:41oui
43:41alors à l'origine
43:42ce sont les pêcheurs de Brest
43:44qui pêchaient la morue
43:45au Canada
43:46qui l'ont apporté dans le Gard
43:48vrai ou faux ?
43:49alors là
43:50faites attention à tous les mots
43:51de cette phrase
43:51oui
43:53bravo Carole
43:53ce sont les pêcheurs de Brest
43:55qui pêchaient la morue
43:56ou pas ?
43:57au Canada
43:58non
43:59faux
43:59c'est faux
44:00mais alors c'est faux
44:01parce que vous avez beaucoup de chance
44:02ce sont les pêcheurs de Saint-Malo
44:05oui
44:06Jean-Pierre qui prépare les quiz
44:08il aime bien
44:08il met des petites erreurs
44:10à l'intérieur
44:10pour voir si vous êtes précise ou pas
44:12les pêcheurs s'approvisionnaient en sel à Aigues Mortes
44:17pour conserver leurs morues
44:18vrai ou faux ?
44:19ah oui ça je dirais oui
44:20parce que c'est facile ça
44:21il trop tue le sel contre les morues
44:23voilà pourquoi on le retrouve dans la cuisine gardoise
44:25c'est le chef Durand
44:27célèbre cuisinier des évêques de Nîmes et Montpellier
44:29qui a popularisé la brandade au début 19ème
44:32avec sa recette sans pommes de terre
44:35vrai ou faux ?
44:36vrai
44:37vrai
44:38bravo
44:39la première référence à la brandade date de 1782
44:42un siècle plus tôt
44:44dernière question
44:45la brandade tire son appellation de l'occitan brandard
44:49qui veut dire secouer
44:50vrai ou faux ?
44:52du coup je veux dire que c'est vrai
44:55même si j'en suis pas tout à fait convaincue
44:57mais quand même
44:58bravo
44:58est-ce que vous parlez l'occitan ?
45:00non pas du tout
45:01vraiment pas
45:02ça s'arrête exactement quoi
45:04voilà
45:05c'est un tweet
45:06c'est ça
45:07bravo bravo
45:08en tout cas vous êtes arrivé au bout de ce quiz
45:09qui vous faisait tant peur
45:10et maintenant mettons les pieds dans le plat
45:18au Vietnam du nord au sud d'Hanoï
45:21à Ho Chi Minh Ville
45:22il n'y a pas d'heure pour en manger la soupe feu
45:24ce savour dès le petit-déj
45:25son secret
45:26un bouillon épicé parfumé
45:28des pâtes de riz
45:29et du bœuf
45:29ou du poulet
45:30à Paris
45:31Yen
45:32originaire du nord Vietnam
45:33en confectionnant
45:33de compétition
45:35en famille
45:35dans la pure tradition
45:37c'est un reportage de Vincent De Castro
45:39et de Philippe Le Croc
45:41c'est une adresse presque secrète
45:44à deux pas de Belleville
45:45dans ce petit comptoir
45:46la famille Voo est connue pour servir le feu
45:49un incontournable de la cuisine vietnamienne
45:52là elle est en train d'écraser
45:54pour qu'on peut relâcher un peu le parfum
45:56et après on va mettre dans des petits paniers
45:59et ça va partir pour le bouillon
46:01ensemble mère et fille suivent la recette traditionnelle
46:04cardamome, cannelle et anis
46:06mais pour que le roi des bouillons sud-asiatique
46:08ait toute sa saveur
46:09ajouté oignon, gingembre
46:11et au choix du bœuf ou du poulet
46:13la règle d'or
46:14on laisse mijoter le tout
46:15pendant 20 heures
46:18là les aromates vont libérer leur saveur
46:21ensuite je rajouterai du sel
46:23et de la sauce de poisson
46:25c'est une spécialité de l'île de Phu Quoc au Vietnam
46:29au total
46:30trois jours de préparation sont nécessaires
46:32un vrai marathon
46:33que la famille ne peut organiser
46:35qu'une fois par mois
46:36au total il y a 172 sous-feu
46:39à servir toute la journée non-stop
46:41il y a 7 services en tout dans la journée
46:43on a commencé à faire ça il y a à peu près 3 ans et demi
46:46et il y a tellement de monde
46:47que là j'ai fini avec une base de données
46:49qui a plus de 2000 numéros de téléphone
46:51plusieurs services
46:52tous à fiche complet
46:54ici la formule est abordable
46:56mais les places, elles, sont chères
46:58on la réserve assez longtemps à l'avance
47:00pour être sûr d'être sur la liste
47:02on n'y est pas à chaque fois
47:03et voilà on a le privilège de venir ce samedi
47:05je ne connaissais pas cette soupe feu
47:07et le succès qu'elle avait
47:09et donc il nous a proposé d'être inscrit sur cette fameuse liste secrète
47:13et je me suis inscrit
47:15je crois trois mois après avoir reçu ce samedi
47:18tout ce mélange
47:19tout ce travail, cette complexité
47:22le mot que j'emploie aussi c'est raffinement
47:24cette soupe en fait elle est juste magique
47:26pour espérer goûter à cette magie
47:28il suffit de s'inscrire sur la liste d'attente
47:30et s'armer de beaucoup de patience
47:33alors madame Runez, ça vous donne envie ?
47:34vous êtes fan du feu ?
47:36alors oui j'aime beaucoup la cuisine
47:38vietnamienne dans son ensemble
47:40et par contre je ne ferai pas trois mois
47:42de liste d'attente pour
47:44à Lyon, il n'y a pas besoin d'avoir trois mois
47:46de liste d'attente pour pouvoir aller manger un bon feu
47:49dans des restos vietnamien
47:50alors Yen que je connais un peu
47:51dit que ce n'est pas possible de faire un feu tous les jours
47:53parce qu'il faut 24 heures de cuisson
47:54donc on n'a pas le temps
47:56lui il le prépare
47:56c'est pour ça qu'il prépare à l'avance
47:59mais vous inscrivez
48:00puis ensuite il vous appelle
48:01c'est bien
48:02c'est pas au solde privé
48:05parfois on n'attend plus longtemps
48:06c'est pas non plus
48:09alors justement on parle des soupes
48:11notamment les soupes aussi françaises
48:13vous en consommez
48:13et aujourd'hui je trouve qu'on en consomme quand même moins
48:16dans notre alimentation
48:17et c'est regrettable
48:18je trouve que ça revient quand même beaucoup
48:20les soupes
48:23c'est quelque chose en fait
48:24qui maintenant est resservi quand même dans les restaurants
48:26ce qui n'était pas tout à fait le cas
48:27effectivement il y a quelques années quand même
48:30c'est aussi redevenu dans des bars à soupe
48:35dans quand même aussi en portée
48:37on peut prendre des soupes en fait
48:38en général dans les petits restaurants
48:40qui nous proposent des menus à emporter
48:42ils proposent aussi quand même des soupes
48:44dans les cantines aussi
48:46moi j'en fais aussi
48:47alors du coup
48:47je fais plutôt soupe potiron encore une fois
48:50là c'est la période
48:51donc voilà
48:52je suis plutôt là dessus
48:54après les soupes de légumes
48:55c'est très long
48:56c'est quand même très compliqué
48:57c'est plutôt long à faire
48:59effectivement pas hyper compliqué
49:01mais quand même assez long
49:02mais par contre
49:03pour revenir à ce que fait monsieur
49:05est-ce que vous faites des soupes asiatiques justement ?
49:07alors du coup des soupes chinoises en fait
49:10avec des nouilles
49:10avec des nouilles exactement
49:12ça c'est quelque chose qui est quand même pour le coup assez simple à faire
49:15on ne met pas 24 heures
49:16mais avec effectivement des nouilles
49:18avec des pousses de soja
49:19avec un certain nombre d'aliments
49:22c'est un peu asiatique à la française
49:23c'est très mélangé
49:25mais très bon
49:26et ça effectivement
49:27et avec des petits morceaux de viande ou de crevettes
49:29ce qui est plus facile
49:30et vous l'avez fait peut-être
49:30c'est aussi les soupes thaïlandaises
49:32ça c'est plus facile à faire
49:32avec du lait de coco
49:34oui exactement
49:35ça des plats effectivement
49:36avec du lait de coco
49:37vous aimez cuisiner un peu
49:38le galanga, le gingembre
49:39c'est des produits que vous maîtrisez
49:40oui alors ça pour le coup
49:41petite ronel
49:42oui ça j'aime beaucoup
49:43et coriandre notamment
49:44j'ai une grande passion pour la coriandre
49:47et j'adore l'odeur et le goût
49:48bon on voyage
49:49une dernière question
49:50lorsque vous voyagez
49:51ça vaut aussi pour Carole peut-être cette question
49:54ça m'arrive de voyager
49:54bon voilà
49:55mais quand on voyage
49:55est-ce que la cuisine
49:56c'est un élément moteur
49:57pour choisir la destination
50:00non
50:01ce qui est par contre un élément
50:02moteur
50:03c'est une fois la destination choisie
50:05de pouvoir goûter
50:06de pouvoir manger local
50:07et de pouvoir manger
50:08tous les plats
50:09enfin si c'est pas bon
50:10c'est trop tard
50:10moi j'avoue que je regarde
50:11beaucoup les avis
50:12parce qu'effectivement
50:12on est peu de temps sur place
50:13donc on a envie d'avoir
50:14les meilleurs restaurants
50:15donc je vais quand même
50:16et plus
50:17c'est ça
50:17mais si vous allez dans un pays
50:18qui n'est pas réputé
50:19pour sa gastronomie
50:20est-ce que vous choisissez
50:21des pays en priorité
50:23parce que leur gastronomie
50:24est intéressante
50:24par exemple
50:25la Thaïlande
50:26joue beaucoup sur son côté
50:27street food
50:28oui bien sûr
50:28c'est un élément terrible
50:29pour leur tourisme
50:30non mais bien sûr
50:31il y a tout ce qui est
50:32évidemment
50:33les pays asiatiques
50:34avec effectivement
50:35une cuisine qui est très riche
50:36et qui est très très intéressante
50:38en Moldavie
50:39c'est un peu plus compliqué
50:40exactement
50:40mais du coup
50:41on trouve toujours des spécialités
50:43mais voilà
50:44du coup
50:45là moi j'étais récemment
50:46en vacances
50:47en Tunisie
50:48avec des enfants
50:49et donc là
50:50j'ai évidemment
50:50oui mais la Tunisie
50:51il y a une gastronomie
50:52remarquable
50:52exactement
50:53et on a demandé
50:54à avoir
50:54tout ce qu'on pouvait avoir
50:55donc c'était un réel
50:57un réel plaisir
50:58mais je crois que finalement
50:59j'associe assez bien
51:00finalement les pays
51:01dans lesquels j'ai envie
51:02d'aller avec leur gastronomie
51:04donc
51:04les bricotons
51:05je n'ai pas retenu
51:06la Moldavie
51:07et si nous passions au dessert
51:09c'est le pêcher mignon
51:15avec un dessert
51:15qui a plutôt la cote
51:16à cette table
51:17et avec Carole
51:17on s'en félicite
51:18parce qu'on adore
51:19le pain perdant
51:20une merveille à savourer
51:21sans doute
51:22l'un des plats pionniers
51:22de l'anti-gaspi
51:24le principe est simple
51:25on ne jette pas
51:26la baguette rassie et sèche
51:27au contraire
51:28on la ressuscite
51:29on la trempant
51:29dans un lait de poule
51:30un lait de poule
51:31c'est un mélange d'œuf
51:32et de lait chaud
51:32puis on la fait dorée au beurre
51:34avec un peu de sucre
51:35absolument
51:35j'oublie ça à chaque fois
51:37absolument régressif
51:39ça évoque à la fois
51:40notre enfance
51:41et vos enfants
51:43et nos enfants
51:44à la fois
51:44la boucle est bouclée
51:45alors j'ai l'impression
51:46que vous êtes une pro
51:47du pain perdu
51:49pour le goûter
51:49oui parce que c'est quand même
51:50assez facile
51:52vous l'avez dit
51:54très simple à faire
51:56et très très bon surtout
51:57et il peut y avoir des variantes
51:59du coup on aime bien
52:00que ça soit très bon
52:01oui
52:02mais je pense qu'aujourd'hui
52:05d'ailleurs c'est redevenu
52:06un peu le dessert à la mode
52:07puisque vous en avez
52:07quand même beaucoup
52:08alors avec des variantes
52:09avec de la brioche
52:10mais justement il s'est embourgeoisé
52:11moi je trouve que c'est plus
52:12oui je suis assez d'accord
52:13ça va être très bon ça
52:14mais c'est pas du pain perdu
52:15c'est de la brioche perdue
52:16d'abord
52:16alors déjà exactement
52:17c'est la différence
52:17et le côté anti-gaspi
52:19un peu disparu je trouve
52:20oui parce que le pain perdu
52:22qui était fait
52:23et notamment moi ce que je faisais
52:24quand j'étais petite
52:25c'était avec du pain rassis
52:28donc du pain de la veille
52:30qui évidemment on ne jetait pas
52:32et qu'on gardait
52:33et donc du coup
52:34alors où on allait le donner
52:35pour les chevaux
52:36ou alors on le cuisinait
52:38et on en faisait du pain perdu
52:39là effectivement
52:39on est sur de la brioche
52:40donc c'est pas du recyclage
52:43enfin voilà
52:43c'est pas du anti-gaspi
52:44parce que j'imagine
52:45que la brioche
52:46était par ailleurs fraîche
52:47et qu'elle a été achetée
52:48exprès pour réaliser
52:50le pain perdu
52:51mais la recette
52:52quand même
52:53en tout cas originelle
52:55reste véritablement
52:56de ne pas jeter le pain
52:58de ne pas jeter
52:59les aliments de la veille
53:01et de les retransformer
53:02et d'en faire par ailleurs
53:03un dessert qui est très bon
53:04puisque avec
53:05notamment la sauce
53:07avec ce lait chaud mélangé
53:08vous faites ramollir le pain
53:10vous faites cuire dans la poêle
53:12en fait avec du beurre
53:13et c'est excellent
53:14et vous pouvez le mélanger
53:16avec crème de marron
53:17avec du chocolat
53:18enfin avec de la glace
53:19à la vanille
53:20caramel aussi
53:21enfin il y a plein de
53:22vous allez plonger votre cuillère
53:23dans ce dessert
53:24et vous allez me dire
53:25ce que ça vous rappelle
53:26parce que forcément
53:27vous avez choisi ce dessert
53:28il y a peut-être
53:28un souvenir marquant
53:30avec votre mère
53:31ou avec vos enfants
53:32à vous
53:32du coup c'est vraiment
53:34ce qu'on faisait
53:35avec mes grands-parents
53:36c'est même pas avec
53:38mais avec ma grand-mère
53:39qui cuisinait ça
53:40et qui en faisait
53:41très régulièrement
53:42et qui m'a montré
53:42en fait comment on faisait
53:45donc du coup ça
53:45c'est vraiment encore une fois
53:46c'est pour ça que je trouve
53:47que c'est simple en fait
53:47parce que moi finalement
53:49quand on me
53:50en fait quand on me montre
53:51quand on m'apprend
53:52et quand je fais avec
53:53je trouve ça simple
53:54alors que finalement
53:55vous me donnez
53:56une recette de cuisine
53:57que je n'ai jamais faite
53:58je vais trouver ça
54:00complètement
54:02ingérable
54:03et ça va me paniquer
54:04parce que je n'ai jamais
54:05fait la recette
54:06même si vous trouvez
54:06que c'est simple
54:07par contre le faire
54:08et l'avoir fait
54:09pendant des années
54:10c'est beaucoup plus facile
54:12du coup de reproduire
54:13et donc beaucoup plus simple
54:14finalement
54:14et voilà
54:15quelque chose qui est
54:16pour moi
54:17complètement abordable
54:19à propos de
54:20dessert Carole
54:21ça vous tente
54:21des cookies au sucre
54:23complet chocolat sans beurre
54:24madame Runel
54:25ça vous tente aussi
54:25sans beurre c'est pas mal
54:27100% végétal
54:28de l'inspirante chef
54:30Alice Thuyat
54:31la tête de son restaurant
54:32Diamond Collective
54:33je ne sais pas comment on dit
54:34Diamond Collective
54:35à Paris
54:35alors il y a du bourguignon
54:37sans beuf
54:37des juteuses brochettes
54:38de champignons laquées
54:39à découvrir dans ce livre
54:40sexy et gourmand
54:41saucy pour manger mieux
54:43et jouir plus
54:45nous ici on achète
54:46c'est aux éditions K
54:48très joli livre
54:49oui
54:50alors on va
54:50on va passer aussi
54:52à la note musicale
54:53et je suis contente
54:54vous avez choisi
54:55une musique de ma playlist
54:56ah génial
54:57voilà
54:58j'adore
54:58Chatterton
54:59Feux Chatterdon
55:00allons voir
55:01c'est un titre magnifique
55:03de s'écouter
55:05on a envie d'être rassemblés
55:06écoutons quelques instants
55:08et après on en parle avec vous
55:11il y a peut-être une chance
55:15que l'herbe soit plus verte ailleurs
55:20souvent tu attends la nuit
55:23quand plus rien ne fait mal
55:25et tu rêves que tu t'enfuies
55:27à la nage par le canal
55:30ah là là
55:31à écouter chez vous
55:32à fond
55:33vraiment très fort
55:34et crier dans la voiture
55:35n'hésitez pas
55:36merci
55:36merci Sandrine Runel
55:38j'étais ravie
55:40de partager ce moment avec nous
55:42merci à Maison du Monde
55:43notre partenaire
55:44et merci à vous
55:45de nous avoir suivis
55:46à très vite
55:47sur LCP
55:51ce que la vie nous réserve
55:55n'ayons pas rien
56:00à l'encore
56:03ce que la vie nous réserve
56:05c'est bon