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  • il y a 27 minutes
À 22 ans, Luca Van Assche a obtenu son premier billet pour les quarts de finale d’un Masters 1000 en venant à bout de Lorenzo Musetti ce jeudi 5 novembre (7-5, 3-6, 6-4) au Rolex Paris Masters. Déjà vainqueur de Learner Tien au tour précédent, le 47e mondial monte en puissance et rentre virtuellement dans le Top 40. Au prochain tour, il affrontera Rinky Hijikata pour tenter de prolonger son aventure parisienne. L’Australien, 83e mondial et issu des qualifications, a notamment éliminé Novak Djokovic. Une belle occasion. Son coach, Sébastien Villette, est revenu sur les bons résultats de son joueur cette semaine.

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Sport
Transcription
00:02Il est au-dessus de la norme, évidemment, tactiquement aussi, mais ce n'est pas ça qui, à mon avis,
00:10le définit le plus.
00:11Ça pouvait servir quand il était peut-être un peu plus frêle, un peu plus jeune dans les années junior.
00:15Maintenant, c'est d'autres qualités qui font qu'il peut rivaliser contre les meilleurs.
00:20Et c'est quoi, alors ?
00:21Notamment son travail physique, qui fait auprès, je l'ai cité, de Roberto Vavasori et Laurent Lafitte,
00:28qui sont les préparateurs physiques de la Fédération Française de Tennis.
00:30Donc, Lucas travaille avec depuis maintenant longtemps et ça porte ses fruits maintenant.
00:36Allez-y, les gars.
00:37Surpris de le voir arriver à ce niveau en quart de finale au Master Meal ?
00:42Non, il y a beaucoup d'autres joueurs du même niveau qui ont déjà fait des quart de finale au
00:45Master Meal, donc pas surpris.
00:47Après, ce n'est pas forcément ses meilleurs matchs de l'année cette semaine, mais on est en fin de
00:51saison.
00:52Tous les joueurs sont bons à battre cette semaine, donc c'est bien qu'ils puissent aller au bout et
00:56faire son meilleur parcours à Paris.
00:58Sur sa difficulté, en fin de match, il a eu un peu le prix sur son service à 4-4.
01:03Il revient, on dirait qu'il a l'expérience.
01:06Alors, je n'ai pas une analyse aussi fine, je suis désolé.
01:09Non, non, mais il est sur l'énergie à la fin.
01:10De toute façon, les deux, là, je ne sais pas combien de temps a duré le match, mais le premier
01:14set a été vraiment un gros combat.
01:15Un gros, gros combat physique.
01:17Lucas a un tout petit peu lâché au deuxième, justement, sur ce domaine-là.
01:20Et grâce au public, grâce à l'engouement général, il y a eu une arrivée, je crois, des supporters à
01:25un moment donné qui ont aussi changé un peu la physionomie.
01:28Et il avait quelques pourcents en plus que son adversaire sur la fin, ce qui l'a permis de se
01:32sauver et d'être vainqueur de ce match.
01:34Tu l'as pris en février, si je ne dis pas de bêtises, enfin, début d'année ?
01:38Non, sur la prépa hivernale l'année dernière, en décembre, oui.
01:41C'était quoi son approche ? Il avait besoin de quoi ? Quel a été son discours ?
01:45Il avait besoin de retrouver du plaisir sur le terrain, il avait besoin de retrouver du plaisir dans le travail,
01:51il avait besoin d'être épanoui dans ce qu'il faisait.
01:55C'est un gros bosseur et en étant épanoui, il bosse encore plus, encore mieux.
02:00Et donc, la clé, elle est là. Il bossait bien avant, avec Yannick Carey notamment, il était 60e mondial très
02:07jeune.
02:07Mais il avait perdu un tout petit peu ce plaisir de la découverte des premiers tournois, des premiers mois.
02:14Et c'est dur pour le joueur de tennis, qui est une espèce de routine.
02:17Et quand on se met, il a expliqué d'ailleurs dans des interviews, quand on se met un peu moins
02:21gagné, on peut prendre un coup derrière la tête, ce qui lui était un petit peu arrivé.
02:26Et donc voilà, petit à petit, du plaisir à l'entraînement, du plaisir tous les jours, du plaisir en match.
02:30Et puis, les victoires aidant, on se retrouve là aujourd'hui.
02:33Qu'est-ce qu'a été le déclic ? Qu'est-ce qu'il a été déclencheur de son retour
02:38de la confiance ?
02:39À quel moment il a senti qu'il pouvait le retrouver ?
02:42Petit à petit, tout au long de la saison, il a gagné beaucoup de matchs dès le début de saison.
02:46Il a bien joué en Australie.
02:47Il faut le rappeler, il perd sur Jodar au qualif de l'Open d'Australie.
02:50Il s'est passé un peu sous les radars.
02:51Mais c'était un énorme match.
02:53Je invite tout le monde à regarder ce match.
02:55C'était vraiment déjà bien.
02:57Et derrière, tout de suite, il gagne les Challenger 125, il bat des bons joueurs.
03:00Et voilà, après, ça permet de travailler plus sereinement et de modifier petit à petit tout un tas de choses,
03:05tout un tas de détails qui peuvent faire des différences.
03:06Maintenant là, il est en quart de finale.
03:08Il n'est pas non plus vainqueur de Master 1000.
03:10On est encore très très loin des meilleurs.
03:13Et il faut qu'on suive juste de travailler.
03:14Est-ce que tu peux nous parler de l'évolution de son jeu ?
03:17Il y a toujours cette image du joueur défensif solide.
03:20Mais quand on le voit servir, quand même, ça sert à 2-15 maintenant.
03:23Je suis content que ça soit souligné.
03:25Parce qu'évidemment, on a cette image-là un peu trompeuse du joueur un peu frêle
03:30qui va être 8 mètres derrière sa ligne et qui use ses adversaires jusqu'au bout.
03:34Alors qu'en fait, aujourd'hui, c'était un petit peu moins bien.
03:37Mais par exemple, hier, il servait à 218-219 très très régulièrement.
03:41On l'a vu au premier set.
03:42Il prenait de vitesse avec son coup droit son adversaire en s'engageant.
03:46Et il a une qualité de puissance qui fait qu'il peut rivaliser avec les meilleurs.
03:49Il ne l'exploitait peut-être pas assez.
03:52Mais je pense que cette qualité est vraiment très au-dessus de la moyenne chez lui.
03:56Donc, pour prolonger cette question sur le service, vous avez vraiment mis l'accent là-dessus ?
04:01Parce qu'il n'est pas immense, il n'est pas très puissant, très costeux non plus en apparence.
04:04Et ça va à 200-10 minutes.
04:06Le tennis de haut niveau nécessite de progresser tous les jours.
04:10Tout le monde travaille beaucoup.
04:11Et donc, on travaille tout, tout le temps, en fait.
04:13Le service y compris.
04:14Il y avait différents axes de travail quand on a commencé il y a un an.
04:18Le service en faisait partie.
04:20Ça a pris du temps.
04:20Ça ne s'est pas fait du jour au lendemain.
04:23Mais ça fait partie des axes de travail.
04:25Après, on bosse tout, tout le temps.
04:27Donc, voilà, le service y compris.
04:29Il est de la génération des 4 demi-finalistes de Roland, de junior.
04:34Arthur Fiss est là loco aujourd'hui.
04:36À un moment donné, Giovanni joue aussi très très bien quand il est avec Manu Plante notamment.
04:40Est-ce que...
04:40J'ai anticipé la question.
04:41Le tennis français va très très bien.
04:43Il y a une génération monstrueuse.
04:44Ce n'est pas ma question.
04:45Mais ce n'est pas vrai, je veux le dire.
04:46Donc, je le dis.
04:47Et il y a tout un tas de joueurs qui sont très très forts.
04:49On ne se rend pas compte de tous les joueurs qui sont au top 100 là.
04:52Alors, oui, en quantité et aussi en qualité.
04:54Arthur Fiss est une locomotive extraordinaire.
04:57Ça se passe bien entre tous les gars.
04:58Ils se connaissent depuis toujours.
04:59Les résultats des uns, des autres.
05:01J'ai inclus aussi Valentin Vachereau qui n'est pas français.
05:03Mais quand on le voit à gagner un Master 1000, quand on le voit faire des résultats comme ça.
05:09Évidemment qu'il y a une dynamique qui est super forte et qui donne envie d'aller aussi haut.
05:13Alors, ma question c'était, chacun son rythme.
05:16Mais quand tu as une locomotive comme Arthur Fiss, est-ce que parfois aussi Lucas est un petit peu en
05:21souffrance de voir que ça ne passe pas forcément aussi.
05:22Non, pas du tout.
05:23Les joueurs font leur chemin, leur parcours, leur carrière.
05:26Et ils ne se comparent pas aux autres.
05:28Jamais.
05:28Ça ne sert à rien de se comparer aux autres.
05:30Le tennis est un sport individuel où tous les joueurs sont tellement complètement différents.
05:34Et d'ailleurs, ils ont des formations tous complètement différentes.
05:37Qu'à un moment donné, il n'y a pas de point de comparaison.
05:39Les comparaisons sont bons pour les journalistes, les personnes extérieures.
05:43Mais pas pour nous au quotidien.
05:45Donc non, non, pas du tout.
05:46Et même s'il sert à 2-15 aujourd'hui, ça reste quand même un joueur qui a besoin de
05:49travailler la balle, qui n'a pas non plus énormément de points gratuits dans son match.
05:53Ça dépend.
05:54Ça en change de mesure aussi, même psychologique et physique, qui est différente.
05:58Et donc ça change ton plan de vie ?
06:00Non, non, non, pas du tout.
06:02Des points gratuits, il en a, plus qu'on ne pense.
06:05Par contre, il ne lâche pas.
06:07Donc très souvent, il les échange un peu long.
06:08Mais si on regarde, il y a aussi beaucoup de points gratuits finalement.
06:11Ça dépend des adversaires, ça dépend du style de jeu.
06:13Mais c'est pour ça qu'il a remporté beaucoup de matchs sur Durinder aussi cette année.
06:17Et finalement, en étant plus offensif que ses adversaires.
06:20Donc non par rapport à ça.
06:22Et non, encore une fois, il suit son parcours, son chemin.
06:27Il est où il doit être.
06:28Chacun son histoire.
06:30Là, il est autour de la 40e place mondiale, quelque chose comme ça.
06:34Voilà, il n'a pas 35 ans.
06:36Et quand bien même il aurait 35 ans, que ce ne serait pas un problème.
06:38C'est tellement difficile d'être 40e mondiale au tennis.
06:41On ne s'en rend pas compte.
06:43Mais oui, on espère des vainqueurs de grands chelèmes.
06:45Mais déjà, être 40e mondiale dans un sport comme le tennis, il faut se rendre compte de la difficulté.
06:50Et il y a beaucoup de pays qui nous envient d'avoir des joueurs de ce niveau-là par poignet.
06:55Et c'est vraiment important de le rappeler.
06:58Est-ce qu'à défaut d'être en souffrance face au parcours de physique, est-ce qu'il est inspiré
07:02?
07:02Parce que les quatre mousquetaires, comme on disait, nous disaient que c'était très important pour eux.
07:05Complètement.
07:06C'est ce que je disais tout à l'heure.
07:07C'est la dynamique des uns entraîne les autres, évidemment.
07:11Et d'ailleurs, on parle de ça.
07:14Mais au tout début, c'est Luca qui a été le premier dans le top 100.
07:17C'est Luca qui a fait les premiers gros résultats.
07:19Et donc, les autres ont suivi, ont fait mieux.
07:23Mais ça a toujours marché comme ça.
07:24Et je pense que c'est ce qu'on avait quand on avait Gasquet et son gars, mon fils Simon.
07:29Et là, j'espère qu'on va retrouver ça.
07:30En tout cas, c'est bien parti.
07:31Quand on regarde où sont placés les joueurs français, on est plutôt pas mal.
07:36De fait, c'est en train de se rendre ensemble ?
07:38Non, pas spécifiquement.
07:42Après, les joueurs, toutes les semaines, jouent avec tous les joueurs.
07:44C'est spécifique au circuit masculin.
07:46Mais il n'y a pas de choses particulières.
07:48On tape avec tout le monde, sans problématiques particulières.
07:52Comment on prépare le prochain match qui, sur le papier, est à sa portée ?
07:55Mais il peut être un match piège, forcément.
07:57Alors déjà, je vais arrêter de répondre à vos questions pour pouvoir aller travailler et préparer le match.
08:01Et il n'y a pas de joueur à sa portée.
08:03En fait, tous les joueurs sont à sa portée.
08:04Il n'y a pas de joueur plus facile qu'un autre.
08:06Demandez-le à Djokovic.
08:07Je pense qu'il pourra vous dire que finalement, ce n'était pas forcément un bon tirage d'avoir NJ
08:12Kata.
08:12Donc, on va faire comme les autres matchs.
08:14Luca va faire sa récup, la presse.
08:17Et moi, je vais aller préparer, à base d'analyse vidéo,
08:21comment on va jouer à l'adversaire de demain,
08:23qu'il n'a jamais rencontré, je crois.
08:25Donc, voilà. Pas mal de travail en vue d'ici demain.

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