00:00Santé. RTL, l'œil de Philippe Cavrévière à 7h54. Bonjour Philippe. Et bonjour.
00:06Amir Reza Tofighi, le président des entrepreneurs ex-CPME, est donc resté pour votre chronique.
00:14C'est Amir, le chanteur, comme c'est bien trouvé avec le titre « On dirait », comme on dirait
00:20que j'ai rien trouvé de mieux comme chanson pour faire un lien avec l'invité.
00:24Oui, ça va, c'est grève générale déjà. Soyez bien content que je sois là. Bonjour Amir, je suis ravi
00:30d'être en face de vous, même si je vous avoue que j'aime bien aussi recevoir le président de
00:34l'UDEP, l'Union des entreprises de proximité.
00:37Il s'appelle Michel Picon. Du coup, je fais des blagues sur son nom et ses deux oncles, Raymond Suze
00:42et Pascal Ricard.
00:43Du coup, tout le monde se marre avec un rire de qualité pendant 4 minutes.
00:48Mais là, Amir Reza Tofighi, pardon, mais vous ne faites pas beaucoup d'efforts pour que ma chronique soit marrante.
00:54Vous êtes naqués en 1984 la même année, figurez-vous que Scarlett Johnson, Mark Zuckerberg et Lebron James.
01:00Il serait temps de se bouger parce que contrairement à ces trois-là, votre carrière à l'international ne décolle
01:05pas.
01:05C'est vrai que vous avez moins de films que Scarlett, moins de réseaux que Zuckerberg.
01:11Et pour lancer des entreprises de service à la personne qui cartonne, il y a du monde, mais côté Dunk,
01:15il n'y a plus personne.
01:17Et vous êtes entrepreneur et d'origine iranienne, comme quoi il n'y a pas que des Arabes qui volent
01:21le travail des Français.
01:22Il y en a. Il y a des Arabes qui donnent du travail aux Français et on n'en parle
01:26peut-être pas assez.
01:27Là, vous allez me dire, l'Iran, ce n'est pas des Arabes, c'est des Perses, Virginie.
01:30Oui, mais à 8000 bornes près, on n'a pas... Et la vanne marche moins, du coup.
01:36Nous sommes le 5 novembre, Philippe, vous l'avez dit, jour de mobilisation de grève, entre 500 et 700 000
01:40manifestants attendus.
01:42En région.
01:43Nos régions ont du talent.
01:44Eh oui, nos régions ont du temps, là, vous allez voir, la vanne ne marche pas, du coup, on ne
01:48comprend pas, on ne rit pas, et ça plombe le truc.
01:50Non, mais ça faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu de manif dans la France apaisée, dit Emmanuel
01:54Macron.
01:54Déjà deux jours sans manif.
01:57Laurent Nunez a prévu, je sais, un dispositif robuste.
02:00Alors, j'ai regardé, pour être sûr, la définition de robuste, ça veut dire solide.
02:04Donc, fini.
02:05Là, fini les boucliers en papier crépon, les matraques en osier tressé et les grenades à paillettes, c'est fini,
02:11les gars.
02:12Là, les CRRS, ils sortent le matos aujourd'hui.
02:15Bon, avant que tu manifestais, tu perdais une petite paluche, un un oeil, et là, tu vas finir carrément en
02:20kit.
02:20En fin de journée, tu ne sais plus si tu es un manifestant ou une étégère Ikea.
02:25Après, c'est surtout que les CRRS aussi, ils sont à bout, il faut se mettre à leur place.
02:29Il y a des manifs tous les week-ends, maintenant c'est en semaine.
02:31Et si ça continue, les CRRS, ils vont être obligés de manifester contre leurs conditions de travail
02:35et de s'auto-frapper tout seul, et même de se crever un oeil, peut-être.
02:40Allez, vas-y, Francis, aïe !
02:41Alors, Amir Reza Tofiguille lui donne rendez-vous aux acteurs économiques des Bouches-du-Rhône le 17 novembre.
02:46C'est l'occasion de saluer l'excellence de la filière à Marseille de Parcours Stup.
02:53C'est comme Parcours Stup, mais dans une dimension qui est beaucoup plus professionnalisante,
02:59parce que dès 8 ans, on peut accéder à l'emploi.
03:02Amir, vous avez révélé à la tribune du dimanche que vous étiez atteint d'un cancer en précisant,
03:07et c'est un très beau message, qu'être vulnérable, ce n'est pas ne pas pouvoir décider.
03:10Et juste derrière, nous enchaînons tranquilles sur la présidentielle
03:13et la nécessité de redonner aux entreprises des capacités de créer de la croissance.
03:17Et c'est ça le plus fort, en fait, parce que moi, je vois, j'ai juste un rhume,
03:21je saoule ma femme pendant 4 jours en lui expliquant l'immense souffrance à laquelle je suis,
03:25qu'elle ne peut pas comprendre que c'était un pic, que je tousse.
03:29Et je lui dis, non, mais laisse-moi crever, j'annule la tournée et tout.
03:33Et vous, vous avez un cancer, et ça vous fait 40 secondes,
03:35et vous enchaînez sur une analyse macroéconomique.
03:37Et je ne sais pas, Amir, si sur ce coup-là, vous n'avez pas trahi toute la jante masculine,
03:41parce qu'on passe tous pour des baltringues.
03:43Vous êtes comme moi, non ?
03:45Pour les acteurs de la vie économique, là, l'ambiance est plus morose.
03:49À part si tu bosses dans le contreplaqué ou dans les vitrines,
03:52il ne fait pas bon être commerçant.
03:54Non, pour les commerçants, c'est un peu dans le cul, Lulu, la magie de Noël, là.
03:59Dans une ambiance tendaxe avec les mouvements sociaux, les émeutes, le pillage,
04:03Sébastien Lecornu, il a tapé du pulmou sur la table, il a dit,
04:06ça suffit, ça ne peut pas durer comme ça.
04:08On doit prendre une grande décision, la plus grande que je vais apprendre depuis mon arrivée à Métignon,
04:12je vais augmenter le plafond du livret A de 25 000 à 28 000.
04:15Non, 30 000.
04:16Allez, 29 000.
04:17Non, 30 000.
04:18Bon, allez, 30 000, c'est bon.
04:20Ça, c'est mon gars, Séb Lecornu.
04:22Jamais où on l'attend.
04:23En tout cas, le contexte économique, il est tendu, vous le disiez,
04:26même aux Etats-Unis, c'est dur.
04:27En Californie, la question va être posée de savoir s'il faut taxer les milliardaires à 5 %,
04:32et comme disait François Langlais, putain, dès le premier milliard, putain, c'est rude quand même.
04:37Moi, c'est pour ça que moi, je ne m'emmerde pas à gagner des milliards.
04:42Je pourrais, si je voulais, si c'est pour être taxé à 5 %, j'appellerais de rajouter deux dates
04:46à la tournée.
04:46Oui, si je voulais.
04:48Un mot d'Estate, c'est justement, les démocrates ont largement gagné les midterms face aux républicains du président Trump.
04:54Et disons qu'en termes purement politologues, dans une inception tant macro que microéconomique du terme,
04:59il me semble qu'effectivement, on peut parler d'une bonne grosse branlée,
05:02d'une raclée de l'espace, d'une rouste à la sauvageonne,
05:06d'une déculottée pampan-cucu sa grand-mère,
05:09d'un démontage du train arrière en règle,
05:12d'une bifle de buffle.
05:14Non, ça non.
05:16Voilà, c'était une bifle de gnous, merci Louis de nous avoir ramenés.
05:20Ce sont très rares d'une bifle de gnous du Mozambique,
05:24on l'a reconnue pour les spécialistes,
05:25donc on peut parler de défaite.
05:27Courage Donald et continuez à nous faire rire.
05:29Allez, ça a été très bien.
05:32Je vous laisse sur la bifle de...
05:33Oui, oui, c'est bon, c'est bon.
05:35Merci beaucoup, merci Amir Reza Tofighi d'avoir été l'invité.
05:39Bravo, viens wassit.
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