00:00Est-ce que tu te sens plus en insécurité qu'avant, maintenant ?
00:02Cyril, avec les violences du 17 octobre, je ne suis pas fou.
00:06Tu ne l'avais pas senti avant, toi ?
00:07Non. Honnêtement, non. Je l'ai dit ici.
00:09Non, mais après, c'est...
00:11Là, pour le coup, c'est mon sentiment.
00:13Je n'avais pas ce sentiment d'être plus en insécurité aujourd'hui qu'hier,
00:17ni d'être plus en insécurité en France que dans énormément de pays où je suis allé.
00:21Et maintenant ?
00:22Avec le 17 octobre, pour moi, tout a basculé.
00:25En fait, le 17 octobre, j'étais dans Paris,
00:26et le lendemain, quand j'ai visité, si je puis dire, arpenté Paris,
00:30c'est un meilleur terme, que j'ai vu tous ces gens,
00:33ces commerçants en plein désarroi, le bilan des violences, Paris ravagé,
00:37là, je me suis dit, voilà, pour moi, Paris, j'ai ressenti,
00:41alors, ce n'est pas la même gradation,
00:43mais j'ai ressenti, quand j'en parle, la même émotion
00:46que quand on avait parlé ici des attentats.
00:49Alors, je suis un peu d'accord avec toi.
00:51Ce n'est pas le même bilan, heureusement.
00:51Oui, mais je suis d'accord avec toi.
00:54C'est le même Paris...
00:57Dévasté, animé...
00:58Il y aura vraiment un avant, un après.
01:00Mais vraiment.