Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 8 minutes
Marc Menant, journaliste, est revenu, dans Face à l'info, sur un sondage mettant en avant que 41 % des Français font confiance à Marine Le Pen pour réduire la dette : «La place d’Édouard Philippe m’étonne.»

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Vous avez vu l'écart. 41% pour Marine Le Pen, 29% pour Édouard Philippe.
00:07Ce qui m'étonne, c'est quand même la place d'Édouard Philippe, parce qu'il a été Premier ministre
00:11un bon bout de temps.
00:12On ne peut pas dire que sous son règne, entre guillemets, les finances se soient arrangées.
00:17N'oublions pas que nous sommes à 3 595 milliards 300 millions de dettes, soit 119% du PIB.
00:28Et il y a 1300 milliards de plus qu'après Macron 1.
00:35Macron 1, c'est donc Édouard Philippe.
00:38Vous imaginez le crédit néanmoins qu'il arrive à conserver.
00:42Moi, ça me méduse.
00:45Attal est un peu plus loin, avec 25%, mais ces gens-là ont montré que quand ils étaient en place,
00:52ils ne pouvaient pas être considérés comme étant de bons gestionnaires.
00:57Ça, c'est le premier point.
00:58Alors, ce qui étonne le plus dans ce sondage, c'est qu'il y avait, disons, une sorte de scepticisme
01:07en particulier
01:08dans le ressort financier de ce que proposait Marine Le Pen.
01:13Et là, selon les sondages, on s'aperçoit que l'ensemble des Français considèrent qu'elle est crédible.
01:22Elle est crédible comme présidente.
01:24Elle est crédible malgré le fait qu'elle ait tenu appel de la décision prise contre elle.
01:33Alors, certains se disaient, mais en prenant ce type d'attitude, ça va lui nuire.
01:37Non, rien ne lui nuit.
01:39C'est quand même étonnant quand on est simple observateur.
01:43Là où il y avait des doutes, apparemment, il s'érode.
01:47Et ce qui est étonnant aussi, c'est que la position actuelle, la situation de la France,
01:53quand on voit toutes ces agitations dans les rues depuis trois semaines,
01:58Mélenchon qui est là devant les manifestants qui semblent être le chef d'orchestre,
02:04certains disent, oh là là, on commence à trembler, mais Mélenchon, il prend la place.
02:09Eh bien, que nenni, mon ami.
02:11On s'aperçoit qu'en réalité, la position de Mélenchon, l'agitateur,
02:17fait plutôt trembler les gens et ça crédibilise Marine Le Pen.
02:23C'est-à-dire que là où certains vacillaient en se disant,
02:28au moment du vote, peut-être qu'il n'y a plus de peut-être,
02:33vous avez des montées dans les certitudes du vote au deuxième tour
02:39de gens qui étaient depuis longtemps au centre,
02:42qui étaient depuis longtemps, il faut dire, où est le centre ?
02:45Alors vous allez me dire aussi, si on est dans les interrogations,
02:49où est la droite ?
02:51À gauche.
02:54Vous l'homme des impôts, silence.
02:58Donc aujourd'hui, on s'aperçoit que Marine Le Pen, petit à petit,
03:04tout en ayant l'ensemble de l'échiquier politique contre elle,
03:08joue échec et mate.
03:10Et elle mate les uns et les autres.
03:12Et il semblerait que, sans avoir changé quoi que ce soit dans son discours,
03:18sa position se soit crédibilisée, sans qu'elle ait à affirmer quoi que ce soit.
03:26C'est quand même assez étonnant.
03:27Mais ça revient à votre question tout à l'heure.
03:30Elle a quand même bien détaillé son programme économique.
03:32Elle est l'un des rares candidats à la présidentielle à avoir très bien détaillé son programme économique.
03:38C'est peut-être pour ça aussi.
03:39Mais vous avez raison, mais depuis longtemps, elle n'a pas changé grand-chose.
03:43On aurait pu se dire qu'en restant, je dirais, sur ses positions,
03:49est-ce qu'elle était encore crédible ?
03:51Et c'est là, c'est votre question de lancement.
03:53Est-ce qu'en réalité, derrière tout cela, ce n'est pas l'effondrement de tous les autres ?
03:58Il n'y en a pas un qui se distingue, qui apparaissent,
04:01et qui non seulement vaillent aux uns et aux autres citoyens une sorte d'espoir.
04:09Non, il n'y a rien.
04:10Et quand ils se présentent, ils ont beau se multiplier,
04:15ils se multiplient, mais ne multiplient pas leur crédibilité.
04:19À croire donc qu'aujourd'hui, ils sont condamnés à subir
04:22et ils devraient s'inquiéter de cette situation
04:25où rien, rien, rien, rien ne semble entamer quoi que ce soit
04:30et qu'au contraire, à chaque seconde, elle soit crédibilisée.

Recommandations