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Transcription
00:00Au lendemain d'une attaque à main armée d'une entreprise de joaillerie à Besançon,
00:05entre 20 et 50 kilos d'or dérobés hier matin,
00:08l'invité d'ici Besançon, c'est le maire LR de Besançon, Ludovic Fagot.
00:12Bonjour Ludovic Fagot.
00:13Bonjour à vous.
00:14Vous vous êtes rendu sur les lieux hier dans le quartier de Témis,
00:17vous avez rencontré les salariés présents sur le site, qu'est-ce qu'ils vous ont dit ?
00:22Moi j'ai pas forcément rencontré les salariés puisqu'ils étaient surtout avec les enquêteurs,
00:26j'ai eu plutôt le PDG de la société par message et c'est vrai qu'il y a un
00:30effet de surprise quand même hier évidemment
00:32et on ne peut pas s'habituer à ce genre d'attaque et puis de violence,
00:36mais ils sont sous le choc comme la municipalité peut l'être tout autant
00:39et donc c'est pour ça que j'ai souhaité me rendre sur place pour pouvoir aussi apporter tout notre
00:44soutien
00:44et surtout apporter notre soutien aux enquêteurs pour leur dire que tous nos outils aujourd'hui de vidéos sécurisation
00:51étaient à leur disposition pour pouvoir faire en sorte que l'enquête puisse avancer.
00:57Justement, on reparlait de cette précédente attaque dans l'entreprise Losange en décembre dernier
01:03à l'explosif avec des coups de feu, est-ce que vous êtes étonné que ça ait recommencé dans la
01:09même rue ?
01:11On est toujours surpris bien entendu, mais aujourd'hui on ne doit pas s'habituer à ce genre de choses
01:16-là
01:16donc c'est bien pour ça qu'on travaille en étroite collaboration avec la préfecture et la police nationale
01:22pour pouvoir mettre tout en œuvre pour sécuriser cet espace de Témis
01:26et puis aussi d'autres secteurs d'activité industrielle sur le territoire bizantin.
01:32On a rencontré dernièrement les entreprises pour échanger vraiment sur les mesures à développer et à apporter.
01:39Bien sûr que les entreprises elles aussi se sécurisent et se protègent en tant que telles,
01:43mais on va communiquer très rapidement et très prochainement sur tout ce qu'on est en train de mettre en
01:48œuvre,
01:48notamment, et je peux vous donner la date, puisqu'on aura une conférence de presse le 19 novembre prochain
01:53pour faire des annonces assez précises, notamment sur le secteur de Témis.
01:57Et concrètement, est-ce qu'on peut avoir quelques idées de ce que vous comptez mettre en place ou ce
02:01n'est pas encore tranché ?
02:02Alors c'est tranché déjà, donc je vais laisser quand même la primeur à ce qui se dira le 19
02:07novembre prochain,
02:09mais aujourd'hui on se doit, nous en tout cas municipalité, dans les compétences qui sont les nôtres,
02:13de pouvoir tout mettre en œuvre pour sécuriser notre territoire.
02:17Et c'est pour ça qu'on travaille en étroite collaboration avec la police nationale et la préfecture.
02:21Mais aujourd'hui, moi j'ai toute confiance, bien entendu, en la police nationale et aux enquêteurs
02:25pour faire mettre la main en tout cas sur celles et ceux qui ont fait cet acte de violence hier.
02:31Et en tout cas, ils ont toute notre confiance.
02:34Est-ce que ça ne pose pas quand même la question de savoir si la présence de la police nationale
02:38et municipale dans le quartier est suffisante aussi ?
02:40Est-ce que cette question se pose aussi ?
02:43La question, elle peut se poser, évidemment.
02:45Après, il y a aussi d'autres modes opératoires pour pouvoir sécuriser aussi les sites industriels.
02:50Il n'y a pas forcément que la police et la police nationale.
02:52Les entreprises aussi se sécurisent avec aussi des agences de sécurité.
02:56Et il faut savoir qu'hier matin, par exemple, la police municipale,
02:59qui est souvent en plus un primo arrivant, ne l'a pas été.
03:02Pour une fois, par contre, elle a été appelée par la police nationale
03:05après sa prise de service à 7h pour venir mettre en place des déviations nécessaires
03:11à la circulation afin de laisser les enquêteurs mener leur travail.
03:15Mais c'est vrai que c'est quand même impressionnant quand vous arrivez sur site
03:18que vous voyez par terre différents croisillons qui ont permis de crever les pneus.
03:22Donc des policiers qui suivaient les voyous qui sont partis avec le butin.
03:27Et puis derrière aussi quand même de voir des douilles par terre puisqu'il y a quand même eu des
03:30tirs.
03:31Mais est-ce que ça peut être une piste de renforcer la police municipale dans le quartier ?
03:34C'est quelque chose que vous pensez ?
03:35C'est une piste. Vous savez, nous on a quand même recruté, là où ce n'était pas possible par
03:39le passé,
03:40on a recruté 7 policiers municipaux dernièrement pour monter à 63 policiers municipaux sur le territoire bisontin.
03:46Vous savez qu'on a un objectif de porter à 100 les effectifs de la police municipale à l'horizon
03:51du mandat.
03:52Donc ça fait partie vraiment de nos enjeux.
03:55Bien sûr aussi l'armement de la police municipale.
03:57Ça fait partie également des enjeux aujourd'hui parce qu'imaginez, hier matin, les policiers municipaux,
04:02s'ils avaient été, comme c'était le cas d'ailleurs sur Los Angeles en décembre 2025,
04:06les primo arrivant sur le territoire, de la violence et de l'attaque, comment ils auraient pu réagir ?
04:12Ils se seraient retrouvés un petit peu démunis alors qu'ils ont quand même une vulnérabilité avec leur uniforme.
04:17Donc tout ça, ça fait partie vraiment des enjeux aussi apportés.
04:20Et c'est ce que la nouvelle majorité municipale fait et s'y attache.
04:24C'est une entreprise qui est très discrète, il n'y a aucun logo, aucune affiche.
04:29Est-ce que ça veut dire que c'était une équipe qui était très bien préparée ?
04:33Vous savez, je ne sais pas s'ils sont bien préparés.
04:35La police vous le dira, la police nationale vous dira s'ils sont bien préparés.
04:38Et encore une fois, moi j'ai toute confiance en la police nationale pour mener à bien cette enquête.
04:43Mais derrière, vous savez que vous avez des entreprises de luxe, de joaillerie, qui travaillent avec des métaux précieux,
04:49qui aiment bien aussi travailler discrètement.
04:51Et c'est pour ça qu'ils n'ont pas non plus ce côté ostentatoire de l'extérieur de leur
04:56bâtiment pour rester le plus discret possible.
04:58Ce que je peux comprendre et ce qu'on peut comprendre.
04:59C'est pour ça aussi que moi je me suis bien gardé hier de communiquer davantage sur le sujet.
05:05parce qu'il faut aussi respecter nos industriels qui sont présents sur le territoire, qui veulent aussi vivre discrètement.
05:11Est-ce qu'à votre connaissance, il y a eu une faille de sécurité au niveau de cette entreprise ?
05:15Écoutez, ça ce n'est pas à moi de le dire.
05:17En tout cas, moi ce que j'ai vu en étant sur site, j'ai vu que le bâtiment était
05:20quand même assez protégé par des caméras de vidéoprotection.
05:24Mais maintenant, c'est les enquêteurs et c'est ce qui se passera aussi à l'intérieur de l'entreprise
05:27avec les salariés qui pourra le déterminer.
05:29Merci beaucoup Ludovic Fabot pour cette interview à propos du braquage d'une entreprise de joaillerie hier à Besançon.
05:37Interview à réécouter sur ICI.fr, Besançon.

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