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Luis Enrique est-il le plus grand personnage de l'histoire du PSG ? “Il fait partie des légendes, c'est clair. Avec les moyens qu'il a, ça aide pour le palmarès. C'est le plus grand de l'ère qatarie, mais l'histoire du PSG ne se résume pas au Qatar”, explique Jérôme Rothen.
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00:00Est-ce que tu peux nous dresser le bilan quasi parfait de Luis Enrique depuis son arrivée au Paris Saint
00:06-Germain, Jérôme ?
00:07Oui, depuis vendredi soir et ce succès 5 buts à 1 au Havre, ça fait donc 127 victoires pour Luis
00:12Enrique.
00:13C'est un record pour un entraîneur du Paris Saint-Germain.
00:14Il a donc effacé des tablettes Laurent Blanc qui comptait 126 succès.
00:19Luis Enrique qui n'est plus devancé au pourcentage de victoires que par Thomas Tuchel et Unai Emery.
00:24Mais ce qui fait la différence, évidemment, quand on regarde le bilan de Luis Enrique, il faut regarder la vitrine
00:29du Paris Saint-Germain qui s'est largement garnie depuis son arrivée à l'été 2023.
00:3313 trophées majeurs remportés.
00:35Personne n'a fait mieux dans l'histoire du Paris Saint-Germain.
00:38Laurent Blanc, lui, avait remporté 11 titres majeurs.
00:40Thomas Tuchel 6, Unai Emery 7.
00:43Donc, évidemment, Luis Enrique, par la qualité des trophées, notamment ses deux ligues des champions remportées, va laisser une trace
00:50indélébile et bien plus forte que n'importe quel autre entraîneur.
00:53Surtout quand on regarde une stat, en 11 finales disputées sur le banc du Paris Saint-Germain, il en a
00:58remporté 10.
00:59Son seul échec, c'était la Coupe du monde des clubs, vous vous souvenez, face à Chelsea en finale aux
01:04Etats-Unis.
01:05Il ne lui reste plus qu'un record à aller chercher finalement sur le banc du Paris Saint-Germain.
01:09C'est la longévité, le nombre de matchs sur le banc, record détenu par Luis Fernandez avec 244 matchs.
01:15Mais comme il a prolongé son contrat l'Asturien jusqu'en 2030, il devrait logiquement, là aussi, détrôner notre Luis
01:21Fernandez.
01:22Merci Jérôme.
01:23C'est la une de Rotem sans flammes ce soir sur RMC.
01:25Et là, on vous attend nombreux supporters parisiens au 32-16.
01:29Est-ce que Luis Enrique est le plus grand personnage de l'histoire du PSG 32-16 ?
01:34Pour en débattre avec nous, vous allez le voir dans la Dream Team, il y a des avis divergents.
01:37Alors, Jérôme, est-ce que Luis Enrique est le plus grand personnage de ton club de cœur ?
01:41Écoute, si je dois répondre à la question, je vais te dire oui, mais je ne suis plus partagé quand
01:46même.
01:46Je ne suis plus partagé parce que depuis qu'on en a parlé ce matin...
01:49Ah, tu as ruminé !
01:50Non, non, ce n'est pas que j'ai ruminé, c'est que...
01:52Il va me couper l'eau un peu sous les pieds.
01:54Non, c'est que j'ai du mal et qu'on a préparé l'émission, Benoît, je te l'ai
01:59dit.
01:59J'ai du mal avec la hiérarchie dans les légendes du club.
02:04Il fait partie des légendes du club, ça c'est clair et net.
02:06Mais le mettre tout en haut, par rapport aux moyens qu'il a en place, déjà, ça joue beaucoup sur
02:13son palmarès.
02:14Bien sûr qu'il a gagné beaucoup plus de choses que tous les autres entraîneurs
02:18ou les personnages marquants qui sont passés au Paris Saint-Germain depuis plus de 50 ans.
02:23C'est la réalité.
02:24Mais c'est le seul qui a eu ces moyens-là.
02:27Parce que c'est des moyens quasiment illimités de la part des dirigeants cathariques.
02:31C'est le seul, oui et non.
02:33Quand on est marré arriver...
02:34Oui, non mais ce que je veux dire, c'est que sous les...
02:37Là, toi, tu me parles des années cathariques.
02:39Mais le PSG, ce n'est pas que les années cathariques.
02:41Du moins, moi, je suis...
02:42Ah ouais, bon.
02:43Voilà, c'est ce que je te dis.
02:45Dans les années cathariques, il n'y a pas photo.
02:47C'est le plus grand.
02:48C'est le plus grand.
02:50Tu parles en termes de moyens.
02:51Oui, c'est pour ça.
02:53Et puis, surtout, parce qu'il ne faut pas avoir...
02:55Je n'ai pas une mémoire sélective.
02:58Mais surtout, moi, j'ai grandi avec ce...
03:01Vous savez mon attachement ici, mais mon attachement, il ne vient pas que parce que j'ai joué quasiment six
03:06ans dans ce club.
03:07C'est que tout gamin, j'ai grandi à côté du parc.
03:10Moi, j'habitais à deux kilomètres du Parc des Princes.
03:12Et j'allais les voir jouer dès l'âge de quatre ans, tu vois.
03:14Donc, forcément, j'ai un attachement particulier avec ce club-là.
03:18Et il y a des personnages marquants qui m'ont fait aimer ce club.
03:21Et je me suis identifié grâce à ces personnages-là.
03:25Et Francis Borrelli, qui n'était pas entraîneur, qui n'était pas joueur, mais qui était dirigeant.
03:30Et quel dirigeant ?
03:32C'est bien de le citer.
03:34Non, non, mais je ne l'oublierai pas.
03:36Et déjà, j'ai été à ses obsèques.
03:38Et c'est quelqu'un que j'ai...
03:40Pas assez longtemps, malheureusement.
03:42Mais on avait échangé sur la passion du Paris Saint-Germain.
03:46Et donc, forcément, c'est très marquant.
03:47Francis Borrelli, il est là aussi.
03:50Comme à cette période-là, Luis Fernandez, en tant que joueur, et ça fait de Suzy.
03:55Gagné en tant que joueur, en tant qu'entraîneur.
03:56Et ça fait de Suzy.
03:57Et même, je vais te dire, si tu dois mettre des personnages importants de cette époque-là,
04:01c'est jouer le basse dans les buts.
04:03C'est la vérité, c'est comme ça.
04:04Et puis après, il y a eu la génération 90, en effet,
04:07où là, des personnages marquants, il y en a eu beaucoup.
04:10Alors, tu peux mettre Ray, parce que capitaine du Brésil, champion du monde avec le Brésil,
04:15et il est resté longtemps au Paris Saint-Germain, en gagnant la première Coupe d'Europe.
04:20Et surtout, en faisant des demi-finales de Ligue des Champions,
04:24avec des moyens qui n'étaient pas les moyens d'aujourd'hui.
04:29Donc, si tu veux...
04:30Et puis après, vice-versa, il y en a eu d'autres.
04:32David Ginola, moi, m'a marqué à plein de niveaux.
04:36Et forcément, j'ai du mal, si tu veux, aujourd'hui, dans les Qataris,
04:42tu peux citer Marquinhos, qui est le joueur qui a le plus joué au Paris Saint-Germain,
04:48qui a tout gagné.
04:49Et donc, comment, en tant que joueur, tu peux être inférieur à un entraîneur ?
04:54Non, donc c'est pour ça que j'ai du mal.
04:56Mais par contre, en effet, là où, sur les dernières années,
04:59et là où il a réussi sa mission par rapport à tous les autres
05:02qui ont eu les mêmes moyens, comme l'a dit Soulet, de faire gagner le PSG,
05:06mais qui n'ont pas réussi à imprimer, si tu veux, une façon de jouer,
05:11un profil souvent caché derrière...
05:14Ah, ça, c'était la grande phrase.
05:15Ah ben ouais, mais ils ont les mains liées.
05:17Le président, il décide à leur place.
05:19Mais arrêtez vos conneries !
05:20Quand il donne des moyens autant importants, le président,
05:25et même s'il était proche de certains joueurs,
05:27qu'il l'est peut-être un peu moins aujourd'hui,
05:28mais il est quand même très émotif, du moins il y a des émotions,
05:32il aime ce relationnel-là, et il l'a encore avec certains joueurs,
05:35mais peut-être moins de rapprochement par rapport à une certaine époque.
05:39Il y avait des directeurs sportifs à l'époque qui ont failli dans leur mission.
05:43Aujourd'hui, Louis-Henriquet, il profite aussi du formidable travail de Louis Campos.
05:49C'est la réalité.
05:50Et donc tout ça fait qu'en effet, cette période-là avec Louis-Henriquet
05:54est la période la plus faste du Paris Saint-Germain, c'est la plus belle période.
05:59Donc il est important, il est tout là-haut.
06:01– Et il est le personnage que tu ressors dans cette période bénie du PSG ?
06:04– Oui, parce qu'on était à la recherche, et je donne la parole à Soulé et à Jean-Michel,
06:08on était à la recherche depuis pas mal d'années que le PSG gagne enfin cette Ligue des Champions.
06:13Lui, en trois ans, il a fait une demi-finale et deux fois vainqueur.
06:16Et peut-être le sweep it, comme je le dis souvent, là c'est très marquant.
06:20Et donc oui, c'est un personnage important, et en termes de personnalité aussi,
06:25et c'est important de le dire, Louis-Henriquet, même s'il est espagnol,
06:28il est catalan ou tout ce que tu veux, je crois qu'il n'est même pas catalan.
06:31– Il est assuré.
06:31– Il est assuré.
06:32Mais par contre, très identifié Barcelone, la vérité c'est que là où il est très intelligent,
06:37c'est que le personnage qu'il est, et là je parle en dehors du terrain,
06:41correspond totalement au style du Parisien.
06:44C'est-à-dire un peu d'arrogance, fier d'être là, et surtout, surtout, heureux de représenter le Paris
06:50Saint-Germain.
06:51Et ça, il faut le dire, parce qu'il y a beaucoup trop d'entraîneurs, malheureusement,
06:55qui n'ont pas réussi à le faire ces dernières années.
06:57Rappelle-toi de Laurent Blanc, comment il parlait du Paris Saint-Germain,
06:59il disait, le Paris Saint-Germain, vous, et il ne se mettait jamais dedans.
07:04Moi, ça m'a marqué ça.
07:05– Jean-Michel, toi aussi qui connais parfaitement l'histoire du PSG,
07:09est-ce que Louis-Henriquet en est le plus grand personnage ?
07:11– Écoute, c'est compliqué, et je ne vois pas comment on ne peut pas catégoriser
07:19les fonctions des uns et des autres, entre les présidents, les directeurs sportifs,
07:25les entraîneurs et les joueurs.
07:28Question entraîneur, il n'y a pas de discussion, et je mets de côté,
07:32et je mets de côté les moyens, Jérôme l'a dit, en long, en large et en travers,
07:37oui, mais bon, ce n'est pas de sa faute si le Paris Saint-Germain a des moyens,
07:42et tant mieux de bien les utiliser.
07:46Mais pour moi, d'abord, c'est compliqué, mais à ce jour, moi je regarde,
07:53celui qui, à mes yeux, et ça me fait de la peine, parce que j'ai été au Paris Saint
07:58-Germain,
07:58et j'ai connu des joueurs emblématiques, comme Moustapha Daleb,
08:03ou même, vous vous souvenez de Jean-Marc Pilorget, qui a été longtemps le joueur
08:08qui a disputé le plus de matchs au Paris Saint-Germain.
08:12Mais aujourd'hui, incontestablement, sur la durée, et sur la durée des Qataris,
08:19c'est le capitaine Marquinhos.
08:20Pour moi, il n'y a pas photo.
08:24D'abord parce qu'il a un peu essuyé les plâtres,
08:27et puis parce que, depuis une dizaine, une douzaine d'années,
08:33il truste les trophées.
08:39Il a beaucoup plus de trophées que Louis Saint-Germain et Laurent Blanc réunis.
08:46Et il est exemplaire.
08:48Il a tous les trophées de l'Air Qatari, Marquinhos.
08:50Il est en plus, de temps en temps, discuté,
08:54parce qu'il a l'âge, les années qui passent,
08:58mais il est toujours là, toujours, toujours.
09:01Et si j'avais vraiment...
09:03Et puis, ne serait-ce qu'aussi, au niveau du comportement,
09:07Marquinhos, c'est un seigneur quand même, non ?
09:10Tu sais combien de trophées il a remporté avec Paris, Marquinhos ?
09:1440.
09:1440, oui, c'est ce que j'ai dit.
09:18Et en plus, oui, je t'ai dit, dans le comportement,
09:21c'est...
09:22C'est un vrai professionnel, oui.
09:24Oui, mais ce qui compte, Michel, aussi,
09:26c'est l'empreinte que tu laisses, Marquinhos,
09:28c'est un formidable joueur,
09:29mais ce PSG de Louis Saint-Germain,
09:31la façon dont ce PSG joue...
09:33Eh bien, je préfère...
09:34Eh bien, je comprends.
09:35Il y en a qui mettront d'autres joueurs.
09:37Peut-être que le petit désiré de Wess,
09:39il fait toute sa carrière au Paris Saint-Germain,
09:41qui passera en trophée Marquinhos.
09:45Mais excuse-moi, excuse-moi, Benoît,
09:49d'aimer les gens qui sont fidèles à un club pendant 12 ans...
09:53Alors ça, c'est important.
09:54Et ça, c'est intéressant ce que tu dis.
09:55Est-ce qu'il est trop estampillé...
09:57Excuse-moi !
09:58Pour être les gens du PSG ?
09:59Ça, c'est une vraie question aussi.
10:00Je ne sais pas, mais on parle à l'instant T.
10:04Peut-être qu'il va rester 12 ans,
10:06Louis Saint-Germain, je n'en sais rien.
10:07Mais à l'instant T, pour moi,
10:10il n'y a même pas de discussion possible.
10:12Après, à chacun ses goûts.
10:16Moi, Marquinhos,
10:17c'est certainement pas le plus grand footballeur
10:20que le Paris Saint-Germain ait eu.
10:22C'est pour moi celui qui représente le mieux le club
10:25au travers de...
10:27Depuis les années 73,
10:29où il était en Ligue 1.
10:31Voilà.
10:32Qu'est-ce que tu en penses ?
10:33Je rejoins tout à fait...
10:35Totalement mon Jean-Mi,
10:37parce que...
10:40Marquinhos,
10:41pour moi,
10:42lui, c'est vraiment l'image du PSG.
10:45Quand tu dis Paris Saint-Germain,
10:46moi, je pense à Marquinhos.
10:48Après, je n'ai pas eu la chance de connaître
10:50les dirigeants, comme tu disais.
10:52M. Borrelli,
10:53tous ceux qui ont fait aussi...
10:55Qui ont fait l'histoire de ce club.
10:56L'histoire du club.
10:58Bon, malheureusement,
10:59l'histoire du club,
11:02c'est pas méchant,
11:03mais on retient que les trophées,
11:06les bonnes choses.
11:07Et là, les bonnes choses
11:08qu'il y a en ce moment,
11:10c'est les deux Ligues des champions
11:12qu'on va retenir.
11:14La Supercoupe d'Europe,
11:16tous les grands trophées majeurs,
11:18Luis Enrique les a gagnés.
11:21Donc, pour moi,
11:22en termes d'entraîneurs,
11:23il n'y a pas de débat.
11:24Ah non, mais ça, c'est clair.
11:26En termes d'entraîneurs,
11:27ça, il n'y a pas de débat.
11:27Oui, mais personnages,
11:28ce n'est pas que les entraîneurs.
11:29Bien sûr.
11:29Oui, mais bon,
11:30moi, comme je t'ai dit,
11:31je n'ai pas connu
11:32les autres personnages
11:33qui ont fait l'histoire
11:34du Paris Saint-Germain.
11:35Oui, oui, oui.
11:35que je connais, moi,
11:38c'est à l'époque.
11:38Je me suis arrêté
11:39à Luis Fernandez.
11:41Oui, mais tu connais
11:42les années 90,
11:43on est de la même génération.
11:44Oui, mais la même génération,
11:45mais ils n'ont pas gagné
11:47comme maintenant.
11:48C'est pour ça que je te dis ça,
11:49les entraîneurs,
11:50comme à part Luis Enrique,
11:52Luis Fernandez.
11:55Quel entraîneur
11:56qui a marqué
11:58le Paris Saint-Germain ?
11:59Si ce n'est pas à part Luis...
12:01Non, non, mais entraîneur,
12:02je suis d'accord,
12:02mais dans le mot personnage,
12:04là, on ne parle pas
12:04d'entraîneur.
12:05Luis Fernandez l'a marqué.
12:06Bien sûr.
12:07Oui, mais par rapport à,
12:08je veux dire,
12:08par rapport à Luis Enrique,
12:11moi, pour moi,
12:12Luis Enrique passe devant
12:16Luis Fernandez.
12:17Tout le respect que j'ai pour...
12:18Oui, mais ce qu'il fait
12:18la fausse de Luis,
12:19c'est d'avoir été joueur
12:20et d'avoir gagné
12:20en tant que joueur
12:21et en tant qu'entraîneur.
12:22C'est pour ça que Luis
12:22est régulièrement cité.
12:24Lui, il coche
12:25toutes les cases.
12:25Bien sûr.
12:26Mais Luis Enrique,
12:27là, on ne peut rien dire
12:29parce que ce qu'il a fait là,
12:31personne ne l'a fait avant.
12:32Il a gagné la Ligue des Champions
12:33deux fois,
12:34il a apporté une vraie
12:35identité collective
12:38au Paris Saint-Germain,
12:39il a créé un groupe,
12:40il a créé une équipe,
12:42il a créé un collectif.
12:43En très peu de temps.
12:45En trois ans, c'est ça ?
12:46C'est deux ans et demi.
12:46Et est-ce que son attention
12:47au Barça,
12:47ça rentre dans le débat, les gars ?
12:49Est-ce que,
12:50malgré tout,
12:50c'est un bémol
12:51dans le débat
12:51qu'on fait aujourd'hui ?
12:52Non, mais pourquoi ?
12:54Parce que Marquinhos,
12:55tu le vois comme ça.
12:56Marquinhos, c'est un Brésilien ?
12:56Oui, non, mais ce n'est pas
12:57la nationalité,
12:58c'est plutôt le côté...
12:59Dans le sens, je vais dire...
13:00Luis Enrique,
13:00il est très attaché au Barça,
13:02il le dit régulièrement.
13:03Marquinhos...
13:03Marquinhos, il est très attaché
13:04au Brésil, à ce groupe.
13:06Oui, mais c'est différent.
13:07Marquinhos, il a fait
13:08toute sa carrière.
13:08Non, mais je vois
13:09ce que tu veux dire.
13:10En fait, là...
13:12Est-ce que tu veux être
13:12légende d'un club
13:13quand tu as un amour partagé ?
13:15Non, non, mais tu veux être
13:15légende de plusieurs clubs.
13:17Mais bien sûr.
13:17Les grands personnages,
13:19les grands personnages,
13:20et il n'y en a pas beaucoup,
13:22du football,
13:23partout où ils sont passés,
13:24ils ont marqué l'histoire
13:28du club ou de la sélection.
13:29Mais ce n'est pas
13:30les plus grandes légendes
13:31de ces clubs-là.
13:33Oui, oui.
13:33Alors, je ne sais pas.
13:34En effet, là, après,
13:36on joue sur les mots
13:38dans le sens où le PSG
13:39est quand même un club jeune.
13:41Tu vois, ce n'est pas un club
13:42avec une histoire.
13:44Donc, automatiquement,
13:45vu que c'est un club jeune,
13:47notre génération,
13:48du moins, moi,
13:48je parle de ma génération,
13:50où, normalement,
13:51on doit tout connaître.
13:53Tu vois, aujourd'hui,
13:54le football d'avant et tout.
13:55Et c'est vrai que,
13:56Jean-Michel,
13:56tu as eu raison de le citer,
13:57mais j'ai oublié
13:59Moustapha Daleb
14:00dans les légendes,
14:01forcément,
14:02qui ont...
14:02Mais Moustapha Daleb,
14:04moi, je ne l'ai pas vu jouer.
14:05Donc, automatiquement,
14:06j'ai eu du mal
14:07à en parler,
14:08mais il ne faut pas l'oublier.
14:09Mais c'est vrai que,
14:11Souley, toi, tu parles,
14:12tu dis, oui,
14:13la Ligue des champions,
14:14pas de problème,
14:15c'est très marquant,
14:16et tout ça,
14:16sur cette génération-là,
14:17tu as raison.
14:18Mais est-ce qu'à l'époque,
14:20dans les années 80,
14:22les premières Coupes de France
14:23gagnées par Francis Borrelli
14:24et ce PSG-là,
14:26en 82 et 83,
14:28n'ont pas marqué
14:28un peu plus
14:30cette génération-là ?
14:32Eh bien oui,
14:33et aujourd'hui,
14:35ils auront du mal
14:36à te mettre
14:37une hiérarchie
14:39entre le plus grand,
14:41le pas le plus grand.
14:42Parce que dans le foot,
14:43tu sais très bien
14:43que cette Coupe de la Ligue des champions,
14:45c'est le sommet.
14:46Oui, oui, bien sûr.
14:47Les gens vont retenir ça.
14:48Oui, mais à l'époque,
14:49c'était différent.
14:50Oui, mais c'est différent.
14:51Mais après,
14:51voilà,
14:52c'est vrai que les époques changent.
14:53Mais les compétitions changent aussi.
14:55Oui, mais on va retenir quoi ?
14:57La Ligue des champions,
14:57quand même.
14:58Après, attention,
14:59c'est pour ça que je ne veux pas minimiser...
15:00Donc c'est difficile de dire
15:01qui est...
15:02Non, mais je ne veux pas minimiser,
15:03et Souley,
15:04tu as raison,
15:04mais je ne veux pas minimiser,
15:05si tu veux,
15:06tout l'impact
15:07et tout ce qu'il a apporté
15:08en l'espace de presque 4 ans,
15:10Louis-Henriquet,
15:11c'est incroyable.
15:12Quand je vois les gens
15:14qui l'ont jugé
15:15au bout de 2 mois,
15:163 mois,
15:16parce que,
15:17dans son discours,
15:18parce qu'il savait où il allait.
15:20Il savait où il allait
15:21avec un directeur sportif
15:24qui l'a toujours suivi
15:25et qui allait dans son sens,
15:26avec un président aussi
15:28qui était là,
15:29parce que les 3
15:30ont quand même réussi
15:31quelque chose de fantastique.
15:33Et pour que Louis-Henriquet
15:34ait cette liberté-là
15:36dans la gestion du groupe,
15:38la gestion tactique
15:40et tout ça,
15:41il fallait aussi
15:41qu'il soit en accord
15:43total avec Louis-Campos
15:45et avec le président.
15:47Et ça,
15:47ça a servi.
15:48Et les autres,
15:49et c'est pour ça
15:50que moi,
15:50je ne veux pas entendre le truc.
15:51Oui, mais il a les mains libres,
15:54c'est lui qui a décidé.
15:55Mais en fait,
15:56il a décidé
15:56comme les autres
15:57avaient le pouvoir de décider.
15:59Mais le problème,
16:00c'est que les autres,
16:01avec le salaire
16:02que Nasser leur donnait,
16:04ils se sont endormis là-dessus,
16:05ils ne voulaient pas se braquer.
16:06Tu vois, rappelle-toi,
16:07on a reçu Christophe Galtier
16:08ici, tu vois.
16:09Et qu'il nous a expliqué,
16:11là, il a dit,
16:12ah non mais moi,
16:13Neymar, Mbappé, Messi,
16:15ben automatiquement,
16:16ils sont sur la pelouse.
16:17Mais les trois,
16:18je l'aimais.
16:18Et peu importe,
16:19les autres,
16:20c'est à eux de s'habituer.
16:21C'était sa vision des choses.
16:22Ce n'est pas Nasser
16:23qui lui disait de faire ça.
16:24C'est lui qui pensait ça.
16:26Après,
16:26je ne te dis pas
16:26qu'il pensait mal,
16:28parce que je pense
16:29qu'il y a beaucoup d'entraîneurs
16:30qui auraient fait la même chose.
16:33Sauf que,
16:34si tu as un entraîneur
16:34de la trempe
16:35de Louis-Enrique
16:36ou un autre,
16:36avec ces trois joueurs-là
16:38et le si peu
16:39d'investissement
16:40qu'il pouvait y avoir,
16:41que ce soit sur le terrain
16:42ou en dehors,
16:44je pense en effet
16:46que ces trois joueurs-là,
16:49ils n'auraient pas eu
16:49la même attitude.
16:50Et s'ils continuaient
16:51à avoir la même attitude,
16:52ils auraient dégagé.
16:53Et c'est ce qu'il a fait.
16:55Avec Neymar, notamment.
16:56Avec Neymar.
16:57Alors après,
16:58excuse-moi,
16:59mais après,
17:00moi,
17:00je suis un peu trop gentil
17:02peut-être avec Neymar,
17:04mais Neymar aussi.
17:05C'est qu'on parlait
17:05des personnages marquants
17:07du Paris Saint-Germain.
17:08Mais Neymar,
17:09alors oui,
17:11la dernière année,
17:13en effet,
17:13allez,
17:13on va dire
17:14les deux dernières années,
17:15beaucoup trop de blessures,
17:17beaucoup trop de ceci,
17:18cela,
17:18bon,
17:19ok,
17:19mais en termes d'investissement,
17:22mais Neymar,
17:23mais les premières années,
17:24mais vous n'avez pas oublié,
17:25il ne faut pas oublier
17:26ce qu'il a apporté.
17:26Le problème dans le foot,
17:27on ne retient que les trophées,
17:28c'est ça.
17:29Neymar,
17:30c'est vrai qu'il a fait
17:30des trucs de football,
17:31excusez-moi.
17:31C'est pour ça que Marquinhos,
17:33il n'y a pas que les trophées,
17:34il y a l'attitude aussi.
17:36Il y a tout,
17:36c'est vrai,
17:37c'est vrai.
17:37On ne retient que les trophées,
17:38c'est pour ça que le mémoire
17:39n'est pas...
17:39On t'excuse,
17:40pas de problème.
17:41Et ce soir,
17:42c'est Villareal,
17:43Paris Saint-Germain,
17:4421h sur RMC,
17:45dès que la compo tombe,
17:46vous l'aurez en écoutant
17:47Rotten sans flamme.
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