00:00Votre métier d'agriculteur, il est en danger là maintenant ?
00:03Moi à l'heure actuelle je me prends 1000 euros mais je suis en déficit.
00:05Mon exploitation perd de l'argent, c'est une entreprise et on perd de l'argent.
00:09Oui on a peur, alors moi je suis agriculteur de père en fils,
00:14mais je vois ma femme, elle s'interroge, elle me dit
00:16mais nos enfants, est-ce qu'il faut vraiment les envoyer dans cette filière-là ?
00:19Parce qu'on n'a pas de vision à long terme et c'est peut-être pas leur rendre service.
00:23On est en difficulté que ce soit financière et puis également face à une concurrence qui est complètement déloyale.
00:32En 1990 il y avait 5 exploitants qui arrivaient à se tirer un salaire et faire vivre une famille
00:36et à l'heure actuelle on est 2 pour faire le boulot de 5 il y a 30 ans et
00:40on n'arrive pas à vivre.
00:41On demande quand même aussi l'État de prendre ses responsabilités vis-à-vis de la souveraineté alimentaire
00:47parce que si on veut installer des jeunes et que les jeunes se sentent épanouis dans leur métier,
00:51il faut qu'il y ait un cap et que les citoyens achètent les produits français.
00:54Si vous ne motivez pas les gens, à un moment donné il faut gagner sa vie.
00:58Pour motiver les jeunes à venir, s'ils voient qu'on galère, ça n'encourage pas la jeunesse à reprendre
01:03nos exploitations.
01:03On espère des parts en avant de la part du gouvernement mais aussi de tous les acteurs qui peuvent nous
01:09accompagner
01:09que ce soit la MSA ou des banques en général.
01:13Je pense que...