Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 heures
À LA UNE / Vie chère : quelles astuces pour s'en sortir ?

Électricité, essence, alimentation, logement... La vie coûte de plus en plus cher en France et le pouvoir d'achat s'impose comme la première préoccupation des Français. Malgré le ralentissement de l'inflation en 2025, les prix restent à des niveaux élevés et les dépenses du quotidien pèsent toujours davantage sur les budgets. Sur dix ans, les prix de l'électricité ont augmenté de plus de 40% et ceux de l'alimentation de 35 %. En octobre 2026, l'inflation est même repartie à la hausse, à 3,8 % sur un an, selon les estimations provisoires de l'Insee. Derrière ces chiffres se cachent des réalités très concrètes : des familles qui réduisent leurs dépenses alimentaires, des travailleurs qui voient leurs frais de déplacement exploser, des retraités qui comptent chaque euro et des salariés qui peinent à finir le mois. Dans cette émission, la parole sera donnée aux Français : comment font-ils face à la vie chère ?

Invités :
- Sylvain Berrios, député apparenté « Horizons » du Val-de-Marne,
- Elsa Faucillon, députée « Gauche Démocrate et Républicaine » des Hauts-de-Seine,
- Gaëtan Dussausaye, député « Rassemblement National » des Vosges,
- Fanny Guinochet, journaliste économique à « France Info ».

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:04Musique
00:00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:00:27C'est vendredi et comme chaque vendredi, puisque Chaque Voix Compte, c'est à vous que nous donnons la parole
00:00:31pour une émission consacrée ce soir à la vie chère qui mobilise des centaines de milliers de Français dans les
00:00:37rues depuis plusieurs semaines maintenant.
00:00:40Nouvelle manifestation demain avant une journée d'action syndicale jeudi prochain le 5 novembre et au moment où tous les
00:00:48indicateurs économiques sont dans le rouge, nos porte-monnaies aussi.
00:00:52Et nous en parlons ce soir avec vous Elsa Faucillon. Bonsoir.
00:00:55Bonsoir. Député communiste des Hauts-de-Seine. Sylvain Berrios, bonsoir. Député Horizon du Val-de-Marne.
00:01:02Et Gaëtan Dussosset, bonsoir. Bonsoir. Député RN des Vosges et porte-parole de la campagne présidentielle de Marine Le Pen.
00:01:09Merci à tous les trois d'être là et je salue Fanny Guinochet. Bonsoir ma chère Fanny.
00:01:13Bonsoir.
00:01:13Merci d'être là journaliste éco à France Info et arbitre ce soir de nos débats. On en parle surtout
00:01:20bien sûr de cette vie chère avec vous parce que derrière les chiffres il y a le réel, ce que
00:01:26vous, vous vivez au quotidien.
00:01:28J'ai autour de moi des retraités, des étudiants, des travailleurs, des bénévoles et tous ont vu leur pouvoir d
00:01:34'achat s'effriter ces derniers mois.
00:01:37Et vous êtes là pour nous raconter et aussi pour interroger vos élus, la représentation nationale.
00:01:42Vous intervenez évidemment à tout moment. Je compte sur vous. Voilà pour le menu de ce soir.
00:01:47Installez-vous confortablement. Chaque voix compte. C'est parti.
00:01:49– Sous-titrage Société Radio-Canada
00:02:29– Dans les manifestations contre la vie chère, les mêmes mots reviennent partout en France.
00:02:35– Vous payez un loyer et toutes les factures cassent rien à la peine du mois. Alors je travaille depuis
00:02:40que je suis toute jeune. C'est injuste.
00:02:43– On souhaiterait avoir des meilleures conditions de vie. Avoir du pouvoir d'achat.
00:02:49Un pouvoir d'achat grignoté depuis plusieurs mois par la hausse des prix de l'essence.
00:02:55En 20 ans, le gazole a plus que doublé. 1,10€ le litre en septembre 2006. 2,34€ en septembre
00:03:042026.
00:03:06Résultat, les automobilistes lèvent le pied.
00:03:09– Je limite mes trajets et il y a des sorties qu'on fait plus. Je roule le suivant de
00:03:14nécessaire. C'est-à-dire les courses, la santé. Voilà.
00:03:19– Mais l'essence n'est qu'une partie du problème. En ajoutant le gaz et l'électricité, les prix
00:03:25de l'énergie ont augmenté de plus de 60% en 10 ans selon l'INSEE.
00:03:30La facture grimpe aussi dans les assiettes. Sur les marchés comme dans vos grandes surfaces, les prix de l'alimentation
00:03:37ont bondi de 35% en 10 ans.
00:03:40Parmi les produits qui ont le plus augmenté, l'huile, le beurre, les fruits et les légumes.
00:03:46– Par contre, je ne prends pas mes fruits, mes légumes.
00:03:49– Je ne peux pas marcher. – Je ne peux pas.
00:03:51– Pourquoi ? – Je ne peux pas. C'est trop cher.
00:03:54Et les derniers chiffres de l'INSEE publiés ce vendredi ne devraient pas rassurer les ménages.
00:03:59En octobre, les prix à la consommation ont augmenté de plus de 3% sur un an, au plus haut
00:04:05depuis janvier 2024.
00:04:07Dans le même temps, l'économie française cale, la croissance a reculé de 0,1% au troisième trimestre.
00:04:15– Ça fait trois trimestres que la croissance n'est pas au rendez-vous.
00:04:18La conclusion de tout ça, c'est qu'en 2026, l'économie française est à l'arrêt.
00:04:22Pour tenter de donner un peu d'air aux ménages, le gouvernement pourrait envisager un coup de pouce au SMIC
00:04:29dès décembre.
00:04:30Le patronat dénonce une mesure intenable.
00:04:33– On va commencer par parler des prix de l'essence. On en a bien parlé des chiffres dans ce
00:04:38sujet de Marco Pommier.
00:04:40Il y a au moins un gros rouleur parmi nous ce soir, c'est Arnaud. Bonsoir Arnaud. Il a déjà
00:04:44un micro, c'est formidable.
00:04:45– Bonsoir M. et Mme des députés. Et merci pour cet exercice qui ne va pas être facile, je vous
00:04:50le conçois.
00:04:51– Vous êtes chauffeur VTC Arnaud et d'ailleurs vous présidez aussi l'association des VTC de France.
00:04:57Alors on a beaucoup parlé de l'essence cette semaine, enfin on en parle depuis un moment, n'est-ce
00:05:01pas déjà ?
00:05:01Mais il se trouve qu'il y a un tout petit, tout petit rayon de soleil qui va apparaître pour
00:05:05le pouvoir d'achat.
00:05:06C'est la baisse à venir des prix à la pompe grâce à la libération des stocks stratégiques de gasoil.
00:05:11Et là je parle sous le contrôle de Fanny Guinochet, 12 à 18 centimes de baisse pour le gasoil.
00:05:16Cette hausse, elle intervient là, ce week-end ?
00:05:19– Dès la semaine prochaine, en tout cas ça va dépendre des endroits, parce qu'il faut vider les cuves,
00:05:24remettre les cuves, mais remplir les cuves.
00:05:27En fait pourquoi elle intervient ? Parce qu'on libère donc des réserves stratégiques qu'on a achetées auparavant, avant
00:05:32que les prix ne s'envolent.
00:05:35C'est la première fois en France que l'on fait ce mécanisme, que l'on utilise ce mécanisme d
00:05:41'utilisation de réserves stratégiques
00:05:43qui d'habitude ne sont pas là pour réguler des prix, sont là si on a besoin d'énergie et
00:05:50de carburant parce qu'on a une crise.
00:05:53Bon là le choix a été fait et vous avez, les distributeurs vont jouer le jeu, en tout cas ils
00:05:58auront, d'ailleurs ils devront afficher la ristourne.
00:06:02– Opération de transparence.
00:06:03– Voilà, c'est ce que dit en tout cas le gouvernement et ça devrait avoir lieu, ce qui va
00:06:09faire du bien au porte-monnaie.
00:06:11Bon, certains verront peut-être une Russie, on va pouvoir en parler.
00:06:14– Et peut-être que vous avez suivi ça, mais Total Energy s'est offert un beau coup de com'
00:06:17ce matin en annonçant que la baisse interviendrait dès demain
00:06:20dans les stations totales qui bloquaient déjà les prix et qui vont donc ajouter la baisse au blocage des prix.
00:06:27Donc on arrivera à 2,10 euros. Bon Arnaud, rassurez-moi, vous roulez au diesel ?
00:06:33– Eh bien hélas oui, je roule au diesel.
00:06:35– Hélas, vous allez pouvoir profiter de la baisse.
00:06:38– Parce qu'on est le seul métier qui n'est pas détaxé au niveau…
00:06:40– Vous n'avez pas droit aux aides gros rouleurs ?
00:06:42– Et non, et d'ailleurs on a interpellé plusieurs fois les gouvernements en hiver,
00:06:45on a demandé pourquoi les VTC n'avaient pas le droit justement à cette détaxation
00:06:48qui est donnée aux professionnels de la route, tels que les taxis, les ambulances et les gros rouleurs.
00:06:55On ne comprend toujours pas, on n'a pas de réponse.
00:06:57Moi ça fait 10 ans que je la demande ces détaxations.
00:06:59– Gilbert Berrios, pourquoi est-ce que le gouvernement n'a pas accédé à la demande des VTC ?
00:07:03Pourquoi les taxis y ont droit et pas les VTC ?
00:07:05– Je ne sais pas pourquoi le gouvernement ne le fait pas, ça je n'en sais rien.
00:07:08En revanche, tous les gros rouleurs devraient bénéficier de ce prime carburant.
00:07:15Nous on a même proposé que cette prime carburant soit doublée en fait.
00:07:19Ça coûterait 450 millions, ça aurait un effet absolument immédiat,
00:07:22et on le finance sur les économies de structure de l'État.
00:07:27Donc je pense que tous les gros rouleurs aujourd'hui devraient pouvoir en bénéficier.
00:07:31Alors pourquoi est-ce que les VTC, on peut rentrer dans le débat
00:07:35qui est un peu plus complexe que la question du carburant je crois,
00:07:40mais tous les gros rouleurs devraient pouvoir en bénéficier.
00:07:43– Bon en tout cas, si vous êtes au gasoil,
00:07:45vous allez quand même pouvoir bénéficier de cette baisse
00:07:48qui ne s'applique qu'au gasoil et pas à l'essence et pas au champlon.
00:07:51– Pour nous c'est une rustine.
00:07:52– Ça ne va pas vous donner un tout petit peu d'air, rien du tout ?
00:07:55– Je vais parler chiffres parce que c'est ce qui parle le plus au français.
00:07:59Avant la crise, mon plein 90 euros, aujourd'hui 160.
00:08:03Je fais un plein en moyenne tous les deux jours maximum, si ce n'est pas tous les jours.
00:08:07– Alors comment vous faites ? Vous travaillez davantage pour faire plus de courses ?
00:08:12– Alors c'est ça le problème, c'est qu'on fait moins de courses même.
00:08:15En plus, vu les événements qu'il y a actuellement en France,
00:08:19nos clients ne viennent plus.
00:08:21– Oui, principalement les clients étrangers.
00:08:23On a une grosse baisse au niveau des réservations hôtelières.
00:08:28Sur les palaces, on est à moins 40% en moyenne.
00:08:32Donc nous qui travaillons avec la clientèle étrangère,
00:08:34c'est notre principal actif de travail, forcément on travaille moins.
00:08:40On réfléchit ainsi à prendre des courses, à se dire est-ce que c'est rentable ou pas rentable ?
00:08:45– Alors c'est quoi une course pas rentable ? C'est une course qui ne va pas loin ?
00:08:50– Non, pas forcément, ça dépend déjà du lieu de départ.
00:08:54Si vous faites déjà 50 ou 60 kilomètres pour aller chercher la personne,
00:08:58bah oui forcément tout de suite ça calme.
00:09:00Moi personnellement je viens en dehors de Paris, à 80 kilomètres.
00:09:04donc si je dois monter pour une course, par exemple pour faire un aéroport,
00:09:08bah je vais, si j'ai rien derrière, je vais réfléchir à deux fois.
00:09:11– Faut pas repartir à vide ?
00:09:12– Voilà.
00:09:14– Vous avez répercuté la hausse du prix de l'essence sur les tarifs de vos courses ?
00:09:18– C'est très compliqué parce que dans le monde des VTC, vous avez deux types de VTC,
00:09:24vous avez les applications qu'on connaît tous, Hubert, Bolle…
00:09:27– Et vous n'êtes pas sur ces applications ?
00:09:29– Non, je ne suis pas sur ces applications parce qu'il y a deux métiers totalement différents.
00:09:33Et d'ailleurs ça sera un des sujets qu'on pourra aborder plus tard parce que…
00:09:36– Alors c'est une émission sur la vie chère, pas sur les taxis, je suis désolée.
00:09:39– Bien sûr, c'est pour ça que je dis plus tard, voilà,
00:09:42puisqu'on demande la séparation de ces deux métiers.
00:09:45– Oui, mais oui, aujourd'hui, ceux qui font les prix sur les applications, c'est les applications.
00:09:52Quand on leur demande d'augmenter leurs tarifs, ils font souvent le contraire,
00:09:55voire ils augmentent leurs commissions.
00:09:56– Mais vous, vous, vous n'avez pas du tout augmenté les tarifs de vos courses ?
00:10:00– Personnellement, les chauffeurs qui sont, ce qu'on appelle la grande remise,
00:10:04ont répercuté, mais ils ne peuvent pas doubler ou tripler un tarif, ce n'est pas possible.
00:10:08– Mais si la personne qui prend votre voiture, qui fait appel à vos services,
00:10:12devait prendre sa propre voiture, elle paierait aussi plus cher le prix de l'essence.
00:10:15Donc, est-ce que c'est parce que des clients auraient du mal à comprendre
00:10:19la hausse de vos tarifs que vous avez refusé de l'appliquer ?
00:10:22– Non, ce n'est pas qu'ils ont du mal à comprendre,
00:10:23mais le problème, c'est que les applications nous font un mal terrible.
00:10:26Nous, on perd énormément de clientèle professionnelle et privée,
00:10:30parce que justement, si on est trop cher, ils partent vers les applications.
00:10:33– Oui, bien sûr.
00:10:33– Ils sauront qu'ils n'ont pas le même service et de prestations,
00:10:38mais par contre, ils vont se retrouver forcément avec une facture qui sera moins.
00:10:42– De certaines façons, vous êtes des deux côtés de la barrière,
00:10:43puisque vous-même, vous subissez la hausse des prix,
00:10:45mais vous avez aussi dans vos voitures des clients qui vous en parlent, non ?
00:10:48– Oui, bien sûr.
00:10:49– Vous disent quoi ?
00:10:50– Ils sont députés, parce qu'en fin de compte, l'énergie et l'essence en fait partie,
00:10:56c'est le nerf de la guerre française.
00:10:57C'est ce qui permet à tout un chacun de pouvoir aller travailler, se déplacer, faire ses courses,
00:11:03aller rendre visite à ses parents qui sont malades dans un EHPAD.
00:11:07Voilà, partir en vacances, on n'en parle même plus,
00:11:09parce que je crois que nos intervenants vont pouvoir en parler, mais je crois que les vacances…
00:11:12– Vous, dans votre vie personnelle, vous avez rogné sur des dépenses ?
00:11:15– Ça fait depuis Covid que je ne suis pas parti en vacances.
00:11:17Voilà.
00:11:19Ça fait depuis Covid que je ne suis pas parti en vacances,
00:11:21et autour de moi, j'ai beaucoup de personnes qui ne dînent qu'une seule fois par jour.
00:11:26– Et vous vous dites quoi ? Vous vous dites qu'il faut une reconversion ?
00:11:29Il faut changer de métier ?
00:11:30– C'est catastrophique, et je me demande pourquoi on a attendu aussi longtemps.
00:11:34– Aussi longtemps, pourquoi ? Pour être en colère ?
00:11:36– Écoutez, je vais être sincère avec vous,
00:11:39pourquoi aujourd'hui venir nous écouter, entre guillemets, aujourd'hui sur ce plateau,
00:11:44alors que ça fait dix ans que la colère monte, monte, monte, monte, monte, monte ?
00:11:48Vous voyez bien ce qui se passe dans la rue ?
00:11:50Ça recommence demain, ça va recommencer la semaine prochaine.
00:11:53Il faut vraiment quelque chose de concret aujourd'hui pour dire aux Français,
00:11:58on vous écoute, et cette fois-ci, on va réellement faire quelque chose.
00:12:01Parce que techniquement parlant, aujourd'hui, le pays, il est à l'arrêt.
00:12:04– Qui veut répondre à Arnaud ? Elsa Foussillon ?
00:12:08– Bonjour Arnaud.
00:12:10– Bonjour.
00:12:11– Tout d'abord, à l'image de beaucoup, beaucoup de Français,
00:12:13et une partie que je reçois dans ma permanence tous les vendredis,
00:12:18vous exprimez une colère, je la partage.
00:12:21Moi aussi, je suis dans la rue avec des habitants de ma circonscription,
00:12:24mais aussi de toute la France.
00:12:27Maintenant, je vois une peur au ventre à l'idée d'arriver à la pompe,
00:12:32parce que pour une personne, par exemple, qui gagne le SMIC,
00:12:35donc à 1477 euros,
00:12:37un plein à 100, 120, 130 ou 160 euros,
00:12:40quand on doit faire 40 kilomètres pour aller à son travail et en revenir,
00:12:44c'est une part énorme de son salaire.
00:12:47Et donc, ça veut dire, soit pas de chauffage,
00:12:49soit des repas en moins,
00:12:51soit des activités en moins pour soi ou pour ses enfants.
00:12:54Donc, on parle vraiment de pouvoir de vivre au travers du pouvoir d'achat.
00:12:58Donc, sur la question très directement du carburant,
00:13:01je veux dire une première chose,
00:13:02c'est que Total Energy a beau jeu de commencer avant les autres
00:13:06la réduction des prix,
00:13:07quand, depuis janvier 2026, il a engrangé 19 milliards d'euros.
00:13:12– On est d'accord.
00:13:12– Parce que c'est le raffinage quand même,
00:13:15qui pèse beaucoup sur ce que vous payez,
00:13:17sur ce que tout le monde paye à la pompe.
00:13:19Donc, pour nous, il nous paraît essentiel déjà
00:13:22de plafonner ces taux de marge
00:13:24que Total Energy engrange et ne cesse d'engranger.
00:13:27Moi, je dis que ce sont des profiteurs de guerre à Total Energy
00:13:30et ils se gavent sur notre dos.
00:13:33Donc, ça, ça doit être stoppé.
00:13:34Ensuite, on est en période de crise
00:13:36et donc, dans cette période de crise,
00:13:37ce qu'on va préconiser, c'est un blocage des prix sur l'essence,
00:13:41donc à 1,60 le litre,
00:13:44parce qu'il y a besoin de donner de l'air aux Français
00:13:46pour qu'ils puissent relancer aussi la consommation.
00:13:49Parce que ceux qui ne vont pas pouvoir aller au travail,
00:13:52pas pouvoir aller au restaurant, pas pouvoir se chauffer,
00:13:54et bien, en réalité, c'est de la consommation en moins.
00:13:56Donc, on est en permanence, en période où ça stagne
00:14:00et on est dans une spirale répressive qui a des origines
00:14:03et remarquons qu'elle s'est particulièrement aggravée
00:14:06sous les deux mandats d'Emmanuel Macron.
00:14:08Donc, vous vous dites...
00:14:08Il suffit de regarder tout simplement les fermetures
00:14:10de petites et moyennes entreprises.
00:14:11Exactement.
00:14:12Le carburant en est souvent l'enjeu principal.
00:14:15Elsa Fossian, vous dites 1,60 le litre, blocage à 1,60.
00:14:19Gaëtan Dussault, c'est que propose le Rassemblement national ?
00:14:22On a tellement débattu de ce qu'il fallait faire
00:14:25sur les prix de l'essence au RN.
00:14:28Est-ce que vous êtes pour le blocage,
00:14:30pour le plafonnement, pour la détaxation ?
00:14:33Je pense que vous connaissez d'ores et déjà la réponse
00:14:36parce qu'on a eu l'occasion de s'exprimer sur le sujet
00:14:38à de nombreuses reprises, et ce, pas seulement depuis
00:14:40la crise des prix des carburants, depuis ce printemps 2026,
00:14:44mais même depuis 2021 et 2022, au moment de l'ouverture
00:14:47du conflit avec l'Ukraine qui avait vu déjà à l'époque
00:14:49une explosion des prix des carburants.
00:14:50Et nous, notre priorité, c'est de baisser,
00:14:52avec les marges qui sont à notre disposition,
00:14:54c'est donc de baisser les taxes sur les prix du carburant.
00:14:56Vous savez qu'aujourd'hui, quand vous allez,
00:14:58alors ça dépend évidemment du prix du baril de pétrole
00:15:01et du prix du produit pétrolier,
00:15:02parce qu'après, la part des taxes est donc forcément
00:15:05proportionnellement différente en fonction du prix du baril,
00:15:06mais vous êtes au minima à 40-45% de taxes
00:15:10qui correspondent au prix à la pompe.
00:15:12Au minima, puisque plus le prix du baril est plus...
00:15:17On est beaucoup plus sincèrement si on fait l'étude.
00:15:20Et en fait, quand on décortique...
00:15:21C'est plus 60% que 45%.
00:15:22Alors, c'est 60% quand vous avez un prix de baril bas,
00:15:24mais dès qu'il remonte, mécaniquement, forcément,
00:15:25bon, là, on est dans des mathématiques,
00:15:27c'est peut-être le sujet qui nous intéresse,
00:15:28mais ce que je veux dire, c'est que quand on regarde
00:15:30et qu'on décortique ce prix-là,
00:15:31vous retrouvez donc évidemment l'ex-TICPE,
00:15:34l'assise sur les produits pétroliers,
00:15:36vous retrouvez la TVA, vous retrouvez même une TVA
00:15:38sur l'intégralité des prix, y compris des taxes,
00:15:41c'est-à-dire qu'on a réussi, c'est typiquement français,
00:15:42on a réussi à créer une taxe sur la taxe,
00:15:44donc on se dit, là-dessus, il y a quelque chose à faire
00:15:46et l'État doit faire quelque chose.
00:15:47Chaque année, en temps normal,
00:15:49l'État encaisse 42 milliards d'euros de recettes fiscales
00:15:53uniquement sur les carburants.
00:15:54Donc, nécessairement, il a de quoi faire là-dessus.
00:15:57Alors, nous, on propose deux mécanismes.
00:15:58Le premier, c'est la baisse de la TVA de 20 à 5,5%
00:16:01sur l'intégralité des carburants, diesel comme essence,
00:16:04et de l'autre côté, également pendant les périodes
00:16:07de crise internationale où là, on fait face
00:16:08à une explosion du prix du baril,
00:16:11de pouvoir aussi suspendre les hausses de TICPE
00:16:14qui avaient été décidées en 2017 et en 2018
00:16:16par les gouvernements, notamment d'Édouard Philippe.
00:16:18Ça permettrait de dégager tout de suite de l'oxygène,
00:16:21du pouvoir d'achat pour ceux qui ont besoin de leur voiture.
00:16:23Moi, vous l'avez rappelé, je suis député dans les Vosges,
00:16:26les gens par chez moi, ils ont besoin de leur voiture pour tout faire.
00:16:28Vous ne pouvez rien faire sans voiture.
00:16:29Allez faire vos courses, rendre visite à un proche qui est dans le besoin,
00:16:32allez au travail, emmener vos enfants à l'école,
00:16:34pouvoir accéder, ne serait-ce qu'un petit moment de répit
00:16:36en allant vous balader en forêt ou autre,
00:16:37on a besoin de la voiture.
00:16:38Donc, nécessairement, il faut qu'on puisse libérer tout ça,
00:16:41parce que comme l'a très bien dit d'ailleurs ma collègue Elsa Faucillon,
00:16:44quand vous avez, et vous l'avez très bien dit vous aussi,
00:16:46l'énergie est au cœur de tout.
00:16:47Quand vous n'avez plus accès à cette énergie,
00:16:49alors tout est à l'arrêt.
00:16:50Et un pays qui est à l'arrêt est un pays qui n'avance plus,
00:16:52qui ne crée plus de richesses,
00:16:53avec des personnes qui ne peuvent plus travailler
00:16:55et nécessairement, on rentre à ce moment-là
00:16:56dans un principe qui est celui de la récession.
00:16:58Fanny Guinochet, c'était terrible d'ailleurs
00:16:59d'entendre Roland Lescure ce matin dire
00:17:01« la France est à l'arrêt et si on ferait rien, on va dans le mur ».
00:17:05Pour repartir quand on est à l'arrêt, il faut de l'essence.
00:17:08Est-ce que le gouvernement, l'exécutif,
00:17:10est encore capable aujourd'hui
00:17:11de faire un geste sur les prix de l'essence ?
00:17:15Là, jusqu'à présent, il a fait des aides ciblées.
00:17:19Donc l'aide aux gros rouleurs,
00:17:20un certain nombre d'aides ciblées
00:17:21pour éviter d'avoir des dispositifs massifs
00:17:27qui profiteraient aux plus riches
00:17:29comme aux plus modestes, en fait.
00:17:31La difficulté pour l'exécutif aujourd'hui,
00:17:35c'est que cette hausse de l'essence,
00:17:36on l'a tous compris, elle n'est pas interne.
00:17:39Elle vient d'éléments géopolitiques.
00:17:42Donc ils ont espéré, le gouvernement a espéré,
00:17:45notamment Emmanuel Macron, qui est parti dans le Golfe,
00:17:49espère peser sur la géopolitique.
00:17:51Donc ça, c'est un premier point.
00:17:53Moi, je vous dis juste factuellement.
00:17:54Le deuxième point, c'est de dire
00:17:57que ces hausses de tarifs de l'essence et des carburants
00:18:04eh bien, reniés sur la TVA
00:18:06ou sur les taxes qui sont appliquées sur l'essence,
00:18:08qui sont grosso modo, vous l'avez très bien expliqué,
00:18:11grosso modo la moitié du prix,
00:18:13ça vous fait des rentrées d'argent en moins.
00:18:15Donc forcément, dans une économie qui déjà ne va pas très bien,
00:18:18où vous avez déjà des recettes fiscales,
00:18:20où il faut trouver, on a un déficit de plus de 5%,
00:18:25en fait, la difficulté, c'est que si vous baissez la TVA
00:18:29ou si vous plafonnez les prix, il y a toujours quelqu'un qui paye
00:18:32et c'est plutôt de l'argent qui sera pris sur les contribuables.
00:18:36Et en fait, la difficulté aujourd'hui,
00:18:37c'est que la France n'a absolument pas les moyens
00:18:41parce qu'on a une dette qui ne fait que grossir.
00:18:45Sur votre principe, je vais vous poser une question.
00:18:49Et après, il faudra donner le micro à Elisa.
00:18:51Que pensez-vous justement le fait de baisser le carburant
00:18:54pour être à peu près équivalence de nos confrères européens ?
00:18:58Parce que quand on regarde ce qui se passe sur certains pays,
00:19:00on n'est pas touché par la guerre du Golfe, comme vous le dites,
00:19:02de ce qui se passe.
00:19:03Il y a 10% du carburant seulement qui passe par...
00:19:06Donc il faut arrêter de...
00:19:08Par contre, baisser le carburant, pour tout le monde,
00:19:12pour tous les Français, ça veut dire une économie qui redémarre.
00:19:15Donc là, vous m'avez parlé...
00:19:17Il y a deux théories.
00:19:17Cinq secondes de...
00:19:18Oui, on n'a pas d'argent qui rentre dans les caisses,
00:19:20mais s'il y a l'économie qui redémarre,
00:19:22il y a de l'argent qui rentre dans les caisses.
00:19:23Ce que dit Arnaud, et Sylvain Berrios ne va pas nous contredire,
00:19:27ce que dit Arnaud...
00:19:30Mais il y a un serpent qui se prend en la queue en ce moment.
00:19:32C'est-à-dire qu'on n'aide pas à faire repartir l'économie
00:19:36en faisant baisser l'essence,
00:19:37parce qu'on se dit qu'on n'a pas les moyens de la faire baisser,
00:19:39mais si on fait baisser l'essence
00:19:40et que les gens refont le plein...
00:19:43Quand un moteur s'enclenche,
00:19:45il enclenche plein de choses avec lui.
00:19:49Arnaud a besoin de réponse maintenant.
00:19:51Et la question qui est posée n'a pas eu une réponse dans le temps.
00:19:54Donc c'est forcément compliqué.
00:19:56Il y a eu la question de la prime pour les grands rouleurs.
00:19:59Celle-là est importante, je pense.
00:20:01Et la doubler apporterait...
00:20:03Ça coûte 450 millions d'euros.
00:20:05C'est quand même pas neutre.
00:20:06Et je pense que pour les grands rouleurs, c'est utile
00:20:08et on peut le faire maintenant.
00:20:09Après, sur la question de la fiscalité.
00:20:11Là, Fanny Gouchet l'a rappelé,
00:20:13il y a toujours quelqu'un qui paye à la fin.
00:20:15Il y a dans les années...
00:20:16C'était les années Jospin.
00:20:17Il y a eu la mise en place, je ne sais pas si vous vous rappelez,
00:20:20de cette fameuse TIPP flottante.
00:20:22Moi, je trouve que le mécanisme n'était pas inintéressant.
00:20:26Il n'était pas inintéressant parce qu'il permettait
00:20:29précisément de préserver, d'ajuster en permanence
00:20:32et de préserver, malgré tout, les recettes de l'État.
00:20:35Parce que, aussi vulgaire que cela puisse paraître,
00:20:37il faut que l'État ait des recettes.
00:20:39Enfin, et c'est la dernière chose,
00:20:42sur la réponse au pouvoir d'achat immédiat,
00:20:45est-ce qu'il faut relancer l'économie ?
00:20:46On peut toujours tout imaginer maintenant.
00:20:49On a, face à nous, le gouvernement le plus faible
00:20:53que la cinquième public ait connu,
00:20:54dans une assemblée qui est incapable de s'entendre,
00:20:57et où l'hypothèse même
00:20:59qu'on puisse avoir
00:21:00une politique économique cohérente
00:21:02pour les huit prochains mois
00:21:05est absurde.
00:21:06Donc, en fait, je vous dis, il y a une réponse immédiate,
00:21:09c'est celle que je vais vous donner sur les gros rouleurs,
00:21:11il y a une réponse possible
00:21:13qui serait une forme de TIPP flottante,
00:21:16et puis une réponse qui sera tranchée
00:21:18par l'élection présidentielle.
00:21:20Mais si je vous dis l'inverse, en fait,
00:21:22vraiment, je vous mentirai,
00:21:23et je ne vais pas vous mentir.
00:21:24Donc, voilà, vous avez trois strates.
00:21:27Je pense qu'il y en a une immédiate,
00:21:29une possible, qui est une voie possible,
00:21:31et une qui sera tranchée par l'élection présidentielle.
00:21:33Elisa, bonsoir.
00:21:34Bonsoir.
00:21:35Elisa, vous êtes étudiante infirmière.
00:21:37Vous vivez à Deuil-la-Barre, dans le Val-d'Oise,
00:21:39c'est au nord de Paris.
00:21:40Alors, j'ai lu sur votre fiche
00:21:41que désormais, vous faisiez des tableurs Excel
00:21:43pour organiser vos dépenses.
00:21:45Vous comptez quoi ?
00:21:47Alors, déjà, je compte les courses,
00:21:48parce que ça a beaucoup augmenté.
00:21:51Je compte mon loyer dedans.
00:21:53Je compte ma mutuelle.
00:21:55Je compte mes sorties,
00:21:57parce que je m'autorise quand même des petits plaisirs,
00:21:59parce que, voilà.
00:22:01Je compte aussi tout ce qui peut être
00:22:03imprévus.
00:22:05Je dois aussi payer mes machines.
00:22:06Vous arrivez à compter l'imprévu
00:22:07dans votre tableur Excel ?
00:22:08Oui.
00:22:09Il faut que vous me disiez comment vous faites.
00:22:11Vous vous laissez des petites marges de manœuvre,
00:22:14c'est ça, en fait ?
00:22:14Oui, je n'ai pas le choix.
00:22:15Et à la fin du mois ?
00:22:17C'est dur ?
00:22:18C'est dur, il ne reste pas grand-chose.
00:22:20On arrive encore à avoir une vie étudiante
00:22:22quand on doit compter comme ça chaque petit sou ?
00:22:24Alors, vu que je travaille avant
00:22:26et que je suis redevenue étudiante,
00:22:27c'est assez compliqué,
00:22:29parce qu'avant,
00:22:30je m'autorisais beaucoup plus de choses
00:22:33et aujourd'hui, je suis restreinte de tout compter.
00:22:35Quand je fais les courses,
00:22:36je regarde le catalogue avant d'aller
00:22:37pour cibler les promotions.
00:22:39Je ne vais pas dans les grandes surfaces,
00:22:40je vais plus dans les discounts
00:22:41pour acheter au moins cher.
00:22:44Et comme je disais aux journalistes,
00:22:47le soir, je ne mange pas.
00:22:49Il y a des soirs où vous ne mangez pas ?
00:22:51Parce que financièrement,
00:22:52je ne peux pas faire autrement.
00:22:54Et vous êtes aidée ?
00:22:56Vous avez des parents qui vous aident ?
00:22:58Vous avez de la famille, des proches ?
00:23:00Ou vous ne préférez pas vous tourner vers eux ?
00:23:02À l'heure actuelle, non.
00:23:03Ils m'ont aidée quand je suis arrivée
00:23:04en région Île-de-France pour mes études,
00:23:07parce que je n'ai pas perçu du coup,
00:23:09parce que j'ai droit à l'ARE,
00:23:10parce que je travaillais avant.
00:23:11J'ai mis huit mois à percevoir mon ARE,
00:23:13donc j'ai pu avoir une aide financière de mes parents.
00:23:15L'ARE, c'est l'aide au retour à l'emploi.
00:23:17Parce qu'en fait, vous avez décidé
00:23:18de faire des études d'infirmière
00:23:21après avoir travaillé dans le soin,
00:23:24dans le service à la personne,
00:23:25et vous vous êtes dit infirmière.
00:23:27C'est ça ?
00:23:28Oui, c'est ça.
00:23:29Donc, par chance, vous avez travaillé.
00:23:31Donc, vous avez une aide aujourd'hui
00:23:32qui s'appelle l'ARE,
00:23:33l'aide au retour à l'emploi.
00:23:35Ça vous aide quand même ?
00:23:36Quand vous vous comparez, par exemple,
00:23:37avec vos collègues
00:23:40qui font l'école d'infirmière avec vous,
00:23:42vous vous situez au même niveau de revenu que eux ?
00:23:45Ou vous vous dites,
00:23:46bon, j'ai quand même cette aide
00:23:47qui m'aide à amortir le choc ?
00:23:49Moi, je trouve que par rapport à eux,
00:23:50je peux avoir un peu plus de chance.
00:23:52Parce qu'au niveau des bourses sociaux,
00:23:55c'est beaucoup plus faible que ce que moi je touche.
00:23:59Mais du coup, vu que l'ARE,
00:24:01ça ne dure qu'un an et demi,
00:24:02à partir de janvier,
00:24:03je n'ai plus droit à rien.
00:24:05Donc, pour le moment, je ne sais pas trop.
00:24:06Vous ne savez pas comment vous allez faire ?
00:24:08Non, moi, non.
00:24:09Vous vous dites quoi ?
00:24:10Vous vous dites qu'il va falloir arrêter vos études
00:24:12pour travailler directement ?
00:24:13Je ne pense pas arrêter mes études
00:24:15parce qu'il ne me restera qu'un an d'études.
00:24:17Donc, ça serait bête d'arrêter aussi près du but.
00:24:19Mais bon ?
00:24:19C'est ça.
00:24:20Donc, je pense que je vais aller travailler un petit peu
00:24:23parce que je n'aurai pas d'autre choix.
00:24:25Vous avez devant vous des députés, une experte.
00:24:28Qu'est-ce que vous voudriez leur demander
00:24:29dans votre situation aujourd'hui ?
00:24:31J'aimerais savoir pourquoi les aides étudiantes,
00:24:35par exemple, moi qui suis demandeur d'emploi,
00:24:36je n'ai pas droit aux APL
00:24:38parce que je suis demandeur d'emploi.
00:24:40Parce que vous êtes à la fois étudiante
00:24:42et demandeur d'emploi.
00:24:43Du coup, ça bloque mon dossier au niveau des aides.
00:24:47De mille feuilles administratives
00:24:49avec des aides en catégorie et en silo.
00:24:55C'est vrai que c'est très compliqué
00:24:56parce qu'il y a toujours des angles morts.
00:24:58Vous cumulez les deux statuts quelque part
00:25:01et vous en avez un pour lesquels on vous donne une bourse.
00:25:05mais ça vous empêche d'avoir un statut des avantages
00:25:10d'une autre catégorie.
00:25:12En revanche, je peux vous dire que vous faites le bon choix
00:25:14parce que toutes les études montrent
00:25:15qu'on va avoir besoin d'infirmières.
00:25:18C'est pour ça, tenez bon !
00:25:19Tenez bon !
00:25:20N'abandonnez pas !
00:25:20Toutes les études montrent
00:25:21qu'il y a plein de métiers
00:25:23qui sont en tout cas en sursis
00:25:26ou risquent de disparaître
00:25:27avec l'intelligence artificielle notamment.
00:25:30Mais alors infirmières,
00:25:31avec le vieillissement de la population,
00:25:33vous allez avoir pléthore de propositions d'emploi
00:25:37une fois que vous serez diplômée.
00:25:38Je sais que ça ne règle pas le problème aujourd'hui
00:25:40mais en tout cas déjà c'est...
00:25:42Ce qu'on entend dans le témoignage aussi d'Elisa
00:25:44c'est la précarité étudiante.
00:25:46C'est-à-dire que c'est insupportable
00:25:47de se dire qu'on a des étudiants
00:25:48qui renoncent à un dîner le soir
00:25:50et qui vont dormir pour ne pas avoir faim en fait.
00:25:52C'est insupportable.
00:25:54Je le dis avec émotion
00:25:55parce qu'à chaque fois que je vois
00:25:57les jeunes dans la dernière période
00:25:59qui se mobilisent,
00:26:01je lis beaucoup leurs pancartes
00:26:03et voir combien ces pancartes expriment
00:26:06du mal-être,
00:26:07de la peur de l'avenir,
00:26:09des concessions faites en permanence
00:26:11sur ce qu'ils auraient envie de faire,
00:26:13le fait de raboter leurs rêves.
00:26:16Mais Elisa, elle y tient à ton rêve ?
00:26:18Elle est dans son école d'infirmière,
00:26:19elle se dit en janvier,
00:26:21je n'ai plus rien pour manger ?
00:26:21Si j'ai fait de la politique
00:26:22et si je continue à en faire,
00:26:24c'est à partir justement
00:26:25de situations comme celles-là.
00:26:27C'est pour pouvoir y répondre.
00:26:30Et donc, voir aujourd'hui
00:26:32toute une partie des jeunesses
00:26:33qui existent dans ce pays
00:26:34avec ce mal-être,
00:26:36oui, c'est insupportable.
00:26:37Et c'est d'autant plus insupportable
00:26:38que deux choses.
00:26:40La première, c'est que
00:26:41tout investissement
00:26:43dans l'éducation
00:26:45est un investissement pour l'avenir.
00:26:47Et je le dis en termes symboliques,
00:26:49politiques, sociales,
00:26:50mais aussi en termes économiques.
00:26:53Si on investit dans des études,
00:26:56et plus on monte dans les études,
00:26:58et plus finalement économiquement,
00:27:00c'est terrible à dire comme ça,
00:27:01mais c'est rentable pour le pays.
00:27:03Puis deuxième chose,
00:27:04on vous dit on ne peut pas faire ci,
00:27:05on ne peut pas faire ça,
00:27:06parce qu'il y a la dette.
00:27:08Bon, d'abord,
00:27:08votre responsabilité,
00:27:09elle est plutôt minime,
00:27:11voire absente.
00:27:12Mais en plus,
00:27:13la dette,
00:27:14elle s'est approfondie.
00:27:15Pourquoi ?
00:27:16Parce qu'on a découvert
00:27:17des gouvernements successifs
00:27:18qui n'ont pas été chercher
00:27:18les recettes,
00:27:20qui ont filé des milliards
00:27:21et des milliards d'argent public
00:27:22à du capital improductif,
00:27:24c'est-à-dire qui ne produisaient rien.
00:27:25Et puis pendant ce temps-là,
00:27:26on a coupé des dépenses.
00:27:28Et après,
00:27:28on vient dire aux gens,
00:27:29alors qu'on a coupé les dépenses,
00:27:31qu'on ne peut plus avoir
00:27:31de dépenses en plus.
00:27:33Donc, moi,
00:27:34ce que je pense,
00:27:34c'est qu'il faut aller chercher
00:27:35des recettes là où elles sont.
00:27:37Et on a plein d'idées.
00:27:39Je suis sûre que vous en voyez également.
00:27:41Et qu'on peut répondre
00:27:42à la fois
00:27:42à des bourses étudiantes
00:27:45qui sont recalculées
00:27:46parce que ça ne va pas,
00:27:47qui sont indexées
00:27:48sur l'inflation
00:27:49parce qu'elles ne le sont pas,
00:27:50qui sont payées
00:27:51sur 12 mois
00:27:52au lieu de 10.
00:27:54Mais aussi,
00:27:55c'est une proposition
00:27:56que mon parti fait depuis longtemps,
00:27:57qu'il y ait un revenu étudiant
00:27:59pour permettre,
00:28:00en fait,
00:28:00d'assurer
00:28:02une égalité
00:28:03entre les étudiants
00:28:04qui n'est pas ceux
00:28:05pour lesquels la famille
00:28:06peut aider
00:28:06et donc qui peuvent continuer
00:28:07leurs études
00:28:08tant qu'ils en ont envie.
00:28:09Et puis ceux
00:28:09qui doivent choisir
00:28:10entre continuer des études
00:28:11et avoir la vie
00:28:12qu'ils ont choisie
00:28:13ou alors pouvoir survivre.
00:28:15Donc ça,
00:28:16ça fait partie
00:28:17des propositions
00:28:18qu'on met sur la table
00:28:18et, je le redis,
00:28:20elles sont finançables.
00:28:22Bien sûr qu'il y a
00:28:23un problème de dette,
00:28:24il existe,
00:28:25mais s'il vous plaît,
00:28:26quand vous entendez
00:28:27quelqu'un qui vous dit
00:28:28« c'est pas possible »,
00:28:29eh bien franchement,
00:28:30fermez la télé.
00:28:32Vraiment,
00:28:32fermez la télé
00:28:33parce que, un,
00:28:33je pense qu'elle n'a même pas
00:28:34la télé en fait
00:28:35parce que déjà
00:28:35qu'elle se prive
00:28:36d'un du nez.
00:28:36Je le dis pour tout le monde.
00:28:37Gaëtan Dussault,
00:28:38vous faites quoi
00:28:38pour les étudiants
00:28:40qui, elle a bossé,
00:28:43elle a voulu se professionnaliser
00:28:45dans ce qu'elle aimait faire
00:28:46et Elisa,
00:28:47elle se retrouve
00:28:48à renoncer
00:28:49à certains repas,
00:28:50à ne plus sortir,
00:28:51à se demander en janvier
00:28:52comment elle va faire ?
00:28:53Alors, plusieurs choses.
00:28:54D'abord, un,
00:28:55moi aussi de vous encourager
00:28:57à continuer
00:28:57dans votre choix
00:28:58qui est celui
00:28:58de la formation
00:28:59pour devenir infirmière
00:29:00parce que, je pense forcément
00:29:02à ma petite maman
00:29:03qui est infirmière
00:29:04de l'hôpital public maintenant
00:29:04et s'est rapprochée
00:29:05de la médecine du travail
00:29:06pour avoir des horaires
00:29:07plus faciles,
00:29:09des conditions de travail
00:29:09plus faciles
00:29:11mais, nous,
00:29:12ce sera notre boulot.
00:29:13Vous continuez
00:29:13à faire les études
00:29:14et nous,
00:29:14ce sera notre boulot
00:29:14de faire en sorte
00:29:15que déjà,
00:29:15l'hôpital public
00:29:16se sente mieux,
00:29:17qu'on puisse revaloriser
00:29:18aussi les rémunérations
00:29:19de nos soignants
00:29:20et de tous ceux
00:29:20qui sont là-dedans
00:29:21et on fera notre boulot.
00:29:23Indépendamment de cela,
00:29:25en fait,
00:29:25il y a quelque chose
00:29:26qui repose sur vous
00:29:27ou qui repose
00:29:28sur l'intégralité
00:29:28des Français,
00:29:29c'est ce qu'on appelle
00:29:29les dépenses contraintes.
00:29:30D'ailleurs,
00:29:31en fait,
00:29:31il y a des décisions politiques
00:29:33qui ont engendré
00:29:34au fur et à mesure
00:29:35une augmentation
00:29:35de ces dépenses contraintes.
00:29:36D'ailleurs,
00:29:37des dépenses où finalement,
00:29:37que vous le vouliez ou non,
00:29:38ce ne sont pas des choix
00:29:39de loisirs,
00:29:40ce ne sont pas des choix
00:29:40de luxe ou autre,
00:29:41c'est des choix,
00:29:42c'est malheureusement
00:29:42des dépenses auxquelles
00:29:43vous êtes obligés.
00:29:44C'est vrai sur les factures
00:29:45énergétiques,
00:29:45l'électricité,
00:29:46le gaz,
00:29:47le fuel,
00:29:48j'ai encore pas mal
00:29:48de logements
00:29:49qui se chauffent au fuel
00:29:49dans ma circonscription,
00:29:51ce sont les dépenses
00:29:52de déplacement,
00:29:53que ce soit les forfaits
00:29:54pour les transports en commun,
00:29:55les véhicules et autres,
00:29:57ce sont les mutuelles,
00:29:58les assurances obligatoires,
00:29:58etc.
00:29:59Et en fait,
00:30:00quand on regarde bien
00:30:01tout ce qui s'est passé,
00:30:02pas seulement depuis 10 ans,
00:30:02mais même au-delà de ça,
00:30:04je ne vais pas accabler
00:30:04uniquement les gouvernements
00:30:05macronistes,
00:30:05mais en fait,
00:30:06il y a plein de petites décisions
00:30:07qui ont été prises
00:30:08et qui ont participé
00:30:09au surenchérissement
00:30:10et à l'augmentation
00:30:11de ces dépenses contraintes.
00:30:12Encore l'année dernière,
00:30:12par exemple,
00:30:13on avait une taxe
00:30:14sur les mutuelles de santé
00:30:15dont les mutuelles nous disaient
00:30:17on va forcément répercuter
00:30:18cette taxe.
00:30:19Vous la payez combien
00:30:19votre mutuelle étudiante ?
00:30:21C'est une mutuelle lambda.
00:30:24Je paye 41 euros par mois.
00:30:26Donc en fait,
00:30:27on a plein de petites choses
00:30:28comme ça,
00:30:29et parfois pas uniquement
00:30:30ici à l'Assemblée nationale.
00:30:31Vous allez par exemple
00:30:32au Parlement européen.
00:30:33Il y a quelques mois de cela,
00:30:34ils ont voté un dispositif
00:30:36qui s'appelle
00:30:36le dispositif ETS2.
00:30:38Je ne vais pas trop rentrer
00:30:38dans les détails techniques,
00:30:39mais qui grosso modo
00:30:40concerne le marché carbone.
00:30:41Et en fait,
00:30:42avec ce dispositif-là,
00:30:44on oblige les énergéticiens
00:30:45à racheter des parts,
00:30:47des quotas de droits
00:30:48d'émissions de carbone.
00:30:49Et eux,
00:30:49ils l'ont dit.
00:30:49Mais nous,
00:30:50on va répercuter cette hausse
00:30:51directement sur les factures énergétiques
00:30:53des Français
00:30:53et des Européens
00:30:54de manière générale.
00:30:55Et quand on regarde
00:30:56dans les chiffres,
00:30:57ça parle quand même
00:30:57d'augmentation de 10 à 12 centimes
00:30:59du litre de carburant.
00:31:01Ce dont vous parlez,
00:31:02c'est les certificats
00:31:03d'économie d'énergie ?
00:31:04Vous parlez des C2E ?
00:31:05Non, non, non.
00:31:05C'est le ETS2.
00:31:06C'est un dispositif
00:31:06qui a été voté
00:31:07au Parlement européen
00:31:07qui est encore en cours
00:31:08de négociation.
00:31:08On espère bien le faire tomber.
00:31:09Mais on n'a pas encore réussi
00:31:11à trouver la majorité
00:31:11jusqu'à présent.
00:31:12Et ça,
00:31:13ce sont des décisions politiques
00:31:14qui, en fait,
00:31:14amènent à l'augmentation
00:31:15de ces dépenses contraintes.
00:31:16Alors, nous,
00:31:17la proposition qu'on fait
00:31:18avec Marine Le Pen
00:31:19et avec le Rassemblement National
00:31:20de manière générale,
00:31:20c'est d'essayer de baisser
00:31:21ces dépenses contraintes.
00:31:22On avait parlé de la TVA
00:31:24sur les carburants.
00:31:24Ça vaut aussi pour les énergies.
00:31:25Faire en sorte que la TVA
00:31:27passe de 20 à 5,5
00:31:28également sur l'électricité,
00:31:29sur le gaz,
00:31:30sur le fuel
00:31:37Il faut qu'on revalorise
00:31:38notamment
00:31:38et qu'on valorise
00:31:39tous les étudiants
00:31:40qui bossent,
00:31:41ceux qui n'ont pas le choix
00:31:42pour pouvoir avoir accès
00:31:43Vous iriez jusqu'à
00:31:44un revenu étudiant ?
00:31:46Alors, nous,
00:31:46on propose plutôt
00:31:47notamment des chèques apprentissages,
00:31:49des revalorisations
00:31:50de salaire
00:31:51avec un complément de salaire
00:31:52par une baisse
00:31:53des cotisations notamment
00:31:54sur les revenus
00:31:55de ceux qui travaillent
00:31:56pour valoriser
00:31:57justement ceux qui ont fait
00:31:58ce choix
00:31:58et essayer de les aider.
00:32:00Oui, mais là,
00:32:00pour les étudiants,
00:32:01on n'y est pas du coup.
00:32:02Désolé d'être un petit peu long
00:32:02et j'en finis avec.
00:32:04Il y a évidemment
00:32:04le poids du logement
00:32:05et particulièrement
00:32:06en Ile-de-France en plus
00:32:08mais c'est valable
00:32:08dans toutes les grandes villes
00:32:09et toutes les grandes métropoles
00:32:10en France,
00:32:11le poids du logement
00:32:11est colossal
00:32:13dans les dépenses
00:32:14et dans le budget d'un jeune.
00:32:15Et par exemple,
00:32:16vous prenez en Ile-de-France,
00:32:17on a des millions
00:32:17de mètres carrés
00:32:18de bureaux qui sont vacants
00:32:19et donc il faut qu'on change
00:32:21les règles comptables
00:32:22pour faire en sorte
00:32:23que la transformation
00:32:23de ces bureaux vacants
00:32:25en logement
00:32:25et notamment en logement étudiant
00:32:27soit plus intéressant
00:32:28pour les propriétaires
00:32:29et que donc
00:32:30ils puissent les mettre
00:32:30à disposition
00:32:31parce que là,
00:32:31on a un marché
00:32:32qui est excessivement étouffé
00:32:33et qui fait que par conséquent,
00:32:35on n'arrive pas
00:32:35à baisser les prix
00:32:36du marché immobilier
00:32:36parce qu'on ne met pas
00:32:37de l'offre disponible
00:32:38là-dessus.
00:32:39Donc il faut que là aussi,
00:32:39le politique prenne
00:32:40ses responsabilités,
00:32:41change les règles comptables
00:32:42pour qu'on arrive
00:32:42à transformer ces bureaux vacants
00:32:44en logement.
00:32:44Sylvain Berrios,
00:32:45quand vous entendez
00:32:46le témoignage d'Elisa,
00:32:47quand peut-être
00:32:47vous voyez aussi
00:32:48les files d'attente
00:32:50de l'aide alimentaire
00:32:51pour les étudiants
00:32:52avec des étudiants
00:32:53qui viennent chercher
00:32:53des colis alimentaires
00:32:54au début de la semaine
00:32:55pour tenir,
00:32:56est-ce que vous vous dites
00:32:57que sur ces dix dernières années,
00:32:59on a quand même raté
00:33:00quelque chose
00:33:01avec les étudiants ?
00:33:03Alors d'abord,
00:33:04Elisa, je dirais
00:33:04que si elle habitait
00:33:06à Saint-Mort-des-Fossés,
00:33:07C'est la ville
00:33:08de Sylvain Berrios.
00:33:09vous auriez bénéficié
00:33:11de primes
00:33:12pour continuer vos études.
00:33:13Je le dis
00:33:14de façon à la fois
00:33:16un peu décalée
00:33:16pour détendre,
00:33:17mais aussi parce que
00:33:18c'est vrai
00:33:19que les collectivités locales
00:33:21ont un rôle
00:33:21non négligeable
00:33:23dans la façon
00:33:24d'accompagner
00:33:27ceux qui sont
00:33:28dans votre situation.
00:33:30Et moi,
00:33:30ce que je retiens
00:33:31quand même,
00:33:31Elisa,
00:33:32dans votre situation,
00:33:34c'est ce que vous avez dit
00:33:34sur l'appel
00:33:35et sur le fait,
00:33:36c'est ce que
00:33:38notre experte
00:33:39nous a rappelé,
00:33:40le fait que
00:33:41si vous êtes dans une catégorie,
00:33:42vous ne pouvez plus
00:33:43être dans l'autre.
00:33:44Et en fait,
00:33:45on crève de ça
00:33:46dans notre pays
00:33:46parce qu'en fait,
00:33:47le sujet,
00:33:48ce n'est pas tellement
00:33:48dans quelle catégorie
00:33:49vous êtes,
00:33:50c'est quel est
00:33:51votre revenu.
00:33:53Vous,
00:33:53vous devriez être
00:33:54normalement
00:33:55dans ce qu'on appelle,
00:33:56pardonnez-moi
00:33:57la vulgarité,
00:33:57mais vous devriez être
00:33:59pour le logement
00:34:00dans la tranche PLAI,
00:34:02c'est-à-dire ceux
00:34:03qui sont les plus fragiles
00:34:05pour les logements
00:34:06et qu'on devrait accompagner.
00:34:07C'est quoi ce PLAI ?
00:34:08PLAI,
00:34:08c'est ceux
00:34:09dans le logement social,
00:34:10c'est la tranche
00:34:11qui est la plus basse
00:34:12dans les revenus.
00:34:14Donc,
00:34:14c'est des prêts
00:34:14locatifs aidés.
00:34:16Et c'est là
00:34:17où vous devriez être.
00:34:18Et on devrait
00:34:18vous aider.
00:34:19En fait,
00:34:20ce qui est absurde
00:34:21dans votre situation,
00:34:22c'est qu'on n'a pas
00:34:23pris en compte
00:34:23votre situation globale,
00:34:25on a pris en compte
00:34:26une petite partie
00:34:27de votre situation,
00:34:28puis une autre petite partie
00:34:30pour expliquer...
00:34:31Quasiment en vous reprochant
00:34:32d'ailleurs d'avoir travaillé
00:34:33avant de faire vos études.
00:34:33On vous a siloté.
00:34:35Bonjour Lisa,
00:34:35on vous donne un truc pour Elie,
00:34:37puis un truc pour ça.
00:34:38Et en même temps,
00:34:39est-ce qu'il n'y a pas eu...
00:34:40ce qui compte,
00:34:41c'est votre situation
00:34:43personnelle,
00:34:44globale.
00:34:45Et on doit...
00:34:47C'est pas une question
00:34:48de plus rose pour les étudiants.
00:34:49C'est qu'à un moment donné,
00:34:50vous avez des ressources,
00:34:52ces ressources doivent être adaptées
00:34:54à un dispositif
00:34:55et non pas être absolument silotées.
00:34:58Et pour le logement,
00:35:00particulièrement,
00:35:01c'est particulièrement vrai.
00:35:02Aujourd'hui, on saupoudre
00:35:04avec tout un tas de dispositifs
00:35:05qui est absolument incompréhensibles
00:35:07et on oublie d'aider
00:35:08ceux qui en ont le plus besoin,
00:35:10dont d'ailleurs les étudiants,
00:35:11mais pas uniquement les étudiants.
00:35:13C'est une question
00:35:13de ressources globales.
00:35:15Et moi, ce qui me navre
00:35:16dans la situation qui est la vôtre,
00:35:18c'est qu'on est répondu,
00:35:20on vous a découpé en rondelle,
00:35:22on vous a dit
00:35:23vous n'avez pas le droit à ci
00:35:24parce que vous avez le droit à ça,
00:35:25vous n'avez pas le droit à ça
00:35:26parce que vous avez le droit à ci,
00:35:27et puis à la fin,
00:35:27vous n'avez le droit à rien.
00:35:28C'est juste pas normal,
00:35:31surtout que...
00:35:31Non seulement vous avez un rêve,
00:35:32mais surtout vous travaillez fort
00:35:34pour y arriver.
00:35:36Accrochez-vous.
00:35:38Déjà, accrochez-vous.
00:35:39Je voudrais aussi donner
00:35:39la parole à Chantal.
00:35:41Chantal, est-ce que quelqu'un
00:35:42peut donner un micro à Chantal ?
00:35:44Est-ce que vous pouvez
00:35:44prendre un micro ?
00:35:45Bonsoir Chantal.
00:35:46Bonsoir.
00:35:47Ça va Chantal ?
00:35:48Oui, ça va.
00:35:49Chantal, vous êtes une factrice
00:35:50à la retraite.
00:35:51Oui.
00:35:52Vous vivez seule à Paris.
00:35:54Vous, qu'est-ce que vous avez changé
00:35:55dans votre vie,
00:35:56dans vos dépenses,
00:35:57depuis un an,
00:35:58depuis que les prix montent ?
00:35:59On se restreint,
00:36:01on achète
00:36:03au supermarché
00:36:04et
00:36:05les magasins
00:36:07à country.
00:36:09Vous vous restreignez sur quoi ?
00:36:12Un peu sur tout,
00:36:13quoi.
00:36:15Mais,
00:36:16disons,
00:36:17la question que je voulais poser,
00:36:18c'était surtout,
00:36:19quand
00:36:21quand on travaille,
00:36:23on est payé,
00:36:23on a 50%
00:36:26de...
00:36:28Je n'arrive plus à dire.
00:36:30Chantal,
00:36:30on est entre nous.
00:36:31Tout va bien.
00:36:32Tout va bien.
00:36:33On est 50%
00:36:34qui est pris
00:36:34par l'employeur
00:36:36pour
00:36:39la mutuelle.
00:36:41quand on arrive
00:36:42à la retraite,
00:36:43on n'a plus ça
00:36:43et puis du coup,
00:36:45vu l'âge,
00:36:47ça augmente drôlement.
00:36:49Alors,
00:36:50j'aimerais savoir
00:36:51pourquoi
00:36:53il n'y a rien
00:36:54qui continue
00:36:55pour
00:36:57empêcher
00:36:57les 50%
00:36:58de descendre.
00:37:02qui veut lui répondre ?
00:37:03D'abord,
00:37:04ce que ça interroge,
00:37:05c'est la question
00:37:06de votre pension,
00:37:08de vos revenus
00:37:10qui,
00:37:11visiblement,
00:37:11sont insuffisants
00:37:12pour pouvoir
00:37:13vous permettre
00:37:15de vous chauffer
00:37:16correctement,
00:37:17de vous loger
00:37:17correctement,
00:37:18de vous nourrir,
00:37:19d'avoir quelques activités,
00:37:20de pouvoir vous soigner.
00:37:22Ce que j'entends,
00:37:23en tout cas,
00:37:24vous pouvez me dire
00:37:24si je me trompe,
00:37:25mais ce que vous interrogez,
00:37:26c'est ça.
00:37:27C'est ce qui m'a rendue
00:37:29encore un peu plus furieuse
00:37:30quand,
00:37:32à différentes échéances
00:37:33budgétaires,
00:37:34il y a des gouvernements
00:37:36sous l'air Macron
00:37:37qui ont décidé
00:37:38de s'en prendre
00:37:38aux retraités.
00:37:40On l'a vu
00:37:41dès 2018,
00:37:42mais là,
00:37:43on a entendu encore
00:37:44Sébastien Lecornu
00:37:45venir expliquer
00:37:46qu'on allait désindexer,
00:37:49soit temporairement,
00:37:50partiellement,
00:37:50sur un certain niveau
00:37:52de revenus,
00:37:52mais en tout cas,
00:37:53s'attaquer encore
00:37:54aux retraités
00:37:54en laissant penser
00:37:56quelque chose,
00:37:57un peu un fantasme
00:37:58qui resterait comme ça
00:37:59sur l'idée
00:37:59que les retraités
00:38:00seraient des nantis.
00:38:03Chez les retraités,
00:38:04c'est 20% des pauvres
00:38:06dans ce pays.
00:38:07C'est 2 millions
00:38:08de retraités
00:38:08qui sont pauvres.
00:38:10Et je vais vous dire,
00:38:11j'en reçois beaucoup
00:38:12dans ma permanence
00:38:14de circonscription.
00:38:15Ça fait bientôt
00:38:16faire 10 ans
00:38:17que je suis députée
00:38:18et je vois
00:38:19combien les questions
00:38:20de pauvreté
00:38:20se sont accrues,
00:38:21combien il y a
00:38:22du décrochage,
00:38:23il y a de l'isolement
00:38:24aussi.
00:38:25Donc,
00:38:26au-delà de la question
00:38:27des mutuelles
00:38:27qui est une question,
00:38:28moi je pourrais y revenir
00:38:29par le biais de
00:38:29qu'est-ce qui est remboursé
00:38:30aussi par la sécurité sociale
00:38:31et comment on finance
00:38:32la sécurité sociale.
00:38:33Mais j'ai envie
00:38:33de répondre plus largement
00:38:34sur la question aujourd'hui
00:38:35de la retraite
00:38:36et des pensions.
00:38:38Un,
00:38:38refus absolu
00:38:40qui est cette désindexation
00:38:43pour les retraités,
00:38:44ce n'est pas possible,
00:38:46mais aussi,
00:38:46il faut y penser
00:38:47si on veut relancer
00:38:48un peu ce pouvoir d'achat,
00:38:49une augmentation
00:38:51des pensions
00:38:51et des retraites.
00:38:53Et quand je dis ça,
00:38:55c'est pareil,
00:38:57je vois à peu près
00:38:58ce qui va être dit.
00:38:59Hier, par exemple,
00:39:00le Rassemblement national
00:39:01s'apprêtait à voter
00:39:02contre la hausse du SMIC
00:39:04et puis on a ici
00:39:05un député...
00:39:05Alors le vote,
00:39:06je précise pour les personnes
00:39:08qui nous regardent,
00:39:08le vote n'a pas eu lieu,
00:39:09c'était la niche parlementaire
00:39:11de la France insoumise
00:39:12et le dernier,
00:39:13le cinquième texte
00:39:14de cette niche
00:39:15correspondait à la hausse
00:39:16du SMIC.
00:39:17On n'est pas allé
00:39:18jusqu'à ce vote-là
00:39:19parce que les débats
00:39:20se sont exprimés
00:39:21à la télévision
00:39:22et d'ailleurs...
00:39:23On va parler du SMIC
00:39:25mais je voudrais qu'on reste
00:39:27vraiment sur le cas
00:39:28de Chantal.
00:39:29Mais la question
00:39:29des salaires et des retraites,
00:39:30vous comprenez bien
00:39:31qu'elle est liée.
00:39:31Donc une augmentation
00:39:32de salaire,
00:39:33elle se répercute aussi
00:39:34ensuite sur le niveau
00:39:36de retraite.
00:39:36Donc je ne pense pas
00:39:38être totalement hors-midi
00:39:38quand je parle
00:39:41à Chantal.
00:39:42Donc de nouveau,
00:39:44je trouve que ce que
00:39:45ça interroge
00:39:46en tout cas aujourd'hui,
00:39:47c'est le niveau
00:39:48des pensions
00:39:48et des retraites
00:39:49et qu'à mon sens
00:39:50en tout cas aujourd'hui,
00:39:52il y a quelque chose
00:39:52qui plane
00:39:52et qui est insupportable,
00:39:54c'est l'idée
00:39:55qu'on ferait peser
00:39:56la dette
00:39:56et les mauvais choix
00:39:57politiques sur les retraités
00:39:59en faisant peser sur eux
00:40:00l'idée que ce serait
00:40:01des nantis.
00:40:02C'est absolument faux
00:40:03et vous en êtes
00:40:03une des illustrations
00:40:04mais elles sont nombreuses.
00:40:05Chantal,
00:40:06vous vous sentez
00:40:06plus pauvre qu'avant ?
00:40:09Oui,
00:40:10c'est vrai
00:40:14parce qu'avant
00:40:15on faisait
00:40:15plein de choses
00:40:17et puis je me dis
00:40:18mon mari
00:40:20il a pratiquement
00:40:20toujours payé
00:40:22pour la cotisation
00:40:23et pour la cotisation
00:40:26en retraite
00:40:26et malheureusement
00:40:27il est décédé
00:40:28quatre mois
00:40:28avant de partir
00:40:29à la retraite.
00:40:31Alors,
00:40:33je n'ai pas eu
00:40:34un centime de plus
00:40:36du fait
00:40:37qu'il a payé
00:40:38tout le temps.
00:40:42Fanny Guinochet
00:40:44Elsa Fossillon
00:40:44disait tout à l'heure
00:40:45que les retraités
00:40:47ont été maltraités.
00:40:48Est-ce qu'on peut
00:40:49présenter les choses
00:40:50de cette façon-là ?
00:40:51Si vous l'avez dit
00:40:51comme ça
00:40:51mais les retraités
00:40:54déjà ils sont
00:40:55de plus en plus nombreux
00:40:55parce qu'on vieillit
00:40:57et par rapport
00:40:58aux actifs
00:40:59mais c'est toujours
00:41:00difficile
00:41:00parce que l'idée
00:41:02ce n'est pas
00:41:02d'opposer des catégories
00:41:03avec les autres
00:41:04mais c'est vrai
00:41:05que par rapport
00:41:05aux actifs
00:41:06les retraités
00:41:07ont eu
00:41:09cette fameuse
00:41:10indexation
00:41:11sur le niveau
00:41:12de vie
00:41:12jusqu'à présent
00:41:13elle n'a pas été touchée
00:41:14elle a souvent été posée
00:41:15dans le débat politique
00:41:16encore aujourd'hui
00:41:18elle n'est posée
00:41:19pas pour tous
00:41:20les retraités
00:41:21alors le gouvernement
00:41:23a mis un niveau
00:41:25en dessous
00:41:25de 1260 euros
00:41:27je crois
00:41:27après on peut discuter
00:41:29du niveau
00:41:29moi je vous dis
00:41:30factuellement les choses
00:41:31en tout cas
00:41:32c'est ce sujet
00:41:33de dire
00:41:33on arrête de faire
00:41:34en sorte que les retraites
00:41:35suivent
00:41:36la hausse des prix
00:41:37est posée sur la table
00:41:38je reprends quand même
00:41:39un petit chiffre
00:41:40que vous avez donné
00:41:40ce n'est pas 20%
00:41:41de retraités pauvres
00:41:43selon la direction
00:41:45qui est rattachée
00:41:46c'est 22%
00:41:47parmi les pauvres
00:41:48du pays
00:41:48parmi les 10 millions
00:41:49c'est ce que j'ai dit
00:41:50on vérifierait
00:41:51c'est 10%
00:41:52en fait la difficulté
00:41:53c'est qu'aujourd'hui
00:41:54sans vouloir opposer
00:41:55vous avez
00:41:56plus de jeunes
00:41:57qui sont en difficulté
00:42:00comme Elsa
00:42:00que de retraités
00:42:02qui sont
00:42:03aujourd'hui
00:42:04extrêmement pauvres
00:42:05mais la question
00:42:06qui se pose
00:42:06c'est qu'en fait
00:42:07toute la catégorie
00:42:08toute la France
00:42:09se déclasse
00:42:09à part peut-être
00:42:10des ultra riches
00:42:11on est d'accord
00:42:12mais ils ne sont pas
00:42:13non plus super nombreux
00:42:14ça doit être 10%
00:42:15ou 20%
00:42:16mais en attendant
00:42:17tout le centre
00:42:18est-ce qu'on sait dire
00:42:19qui a réellement
00:42:20qui a le plus décroché
00:42:22en pouvoir d'achat
00:42:22ceux qui ont décroché
00:42:24ce sont beaucoup
00:42:24les actifs
00:42:25quand même
00:42:25à part
00:42:26en tout cas
00:42:27c'est des données
00:42:28macroéconomiques
00:42:28parce qu'on a tous
00:42:29le sentiment
00:42:30de décrocher
00:42:31d'avoir un déclassement
00:42:32ce sentiment
00:42:33il est très très répandu
00:42:34mais c'est vrai
00:42:35que quand vous regardez
00:42:36aujourd'hui
00:42:37la difficulté
00:42:38de l'économie française
00:42:39c'est que
00:42:40le travail ne paye plus
00:42:41on a de plus en plus
00:42:42de travailleurs pauvres
00:42:43et vous avez des gens
00:42:46qui travaillent
00:42:47qu'ils soient jeunes
00:42:47qu'ils soient vieux
00:42:48qu'ils soient étudiants
00:42:49qu'ils soient
00:42:50dans différentes catégories
00:42:51et pourtant
00:42:53le travail ne paye plus
00:42:54parce qu'on a
00:42:54des dépenses sociales
00:42:56qui augmentent
00:42:56alors c'est lié
00:42:57à des politiques économiques
00:42:59mais c'est lié aussi
00:43:00à un vieillissement
00:43:01de la population
00:43:02et ces dépenses
00:43:03l'assurance maladie
00:43:04pour vous donner
00:43:04un ordre d'idée
00:43:05juste les dépenses
00:43:07de santé
00:43:07on est à 20 milliards
00:43:09d'euros de déficit
00:43:10cette année
00:43:10alors certains diront
00:43:11c'est parce que
00:43:12c'est mal géré
00:43:13mais en attendant
00:43:14ça ne fait que grossir
00:43:15et ces dépenses
00:43:16elles sont prélevées
00:43:18sur le travail
00:43:19c'est un peu
00:43:20le débat
00:43:21qui avait commencé
00:43:21à enclencher
00:43:22Elsa Faucillon
00:43:23il y a deux réalités
00:43:24il y a d'un côté
00:43:25des prix qui augmentent
00:43:26de l'autre
00:43:26des salaires qui stagnent
00:43:28sur quoi est-ce qu'il est
00:43:29le plus urgent d'agir
00:43:30Gaëtan Dussaucet ?
00:43:32plusieurs choses
00:43:32par rapport à ce qui
00:43:33vient d'être dit
00:43:34oui
00:43:34vous connaissez un peu
00:43:35l'adage
00:43:36et ce qu'on a tous
00:43:36entendu à nos permanences
00:43:37sur les marchés
00:43:38en discutant avec tout le monde
00:43:39c'est qu'en fait
00:43:39tout augmente dans la vie
00:43:41sauf les salaires
00:43:42ça on le sait pertinemment
00:43:43si on regarde les chiffres
00:43:43sur les 20 dernières années
00:43:44c'est même plus un adage
00:43:45c'est une réalité
00:43:46c'est une réalité
00:43:47mais c'est-à-dire que
00:43:47quand vous regardez concrètement
00:43:48il n'y a personne
00:43:49qui vous comprend
00:43:49même les employeurs
00:43:52vous le disent
00:43:52oui oui tout à fait
00:43:53je crois qu'on a une augmentation
00:43:54dans mes souvenirs
00:43:55de l'inflation
00:43:56des prix de la consommation
00:43:57en moyenne
00:43:57trois fois plus importante
00:43:58que les salaires
00:43:59sur la même période
00:44:01maintenant
00:44:01alors une fois qu'on a dit
00:44:02on est tous d'accord
00:44:03c'est un constat d'ailleurs
00:44:04qui se fait de plus en plus
00:44:05et qui est d'ailleurs
00:44:06très transpartisan
00:44:07qui est celui de dire aujourd'hui
00:44:08que le travail ne rémunère pas assez
00:44:10et qui ne permet même plus
00:44:11de s'enrichir
00:44:12et finalement d'essayer
00:44:12de s'élever socialement
00:44:13par rapport au moment
00:44:14où on est rentré
00:44:15dans la vie du travail
00:44:17le seul problème
00:44:18que j'ai un peu
00:44:18avec ce constat
00:44:19sur lequel on partage totalement
00:44:20c'est que très souvent
00:44:21quand on déroule le fil
00:44:23par la suite
00:44:23on se rend compte quoi
00:44:24et bien on se rend compte
00:44:25que finalement
00:44:26on utilise
00:44:26certains utilisent
00:44:27en particulier ceux
00:44:28qui sont au gouvernement
00:44:28utilisent cet argument
00:44:29pour en fait essayer
00:44:31de faire croire
00:44:31que pour aider
00:44:32les français qui bossent
00:44:33aujourd'hui
00:44:34et bien il va falloir
00:44:35faire payer d'autres français
00:44:36et en l'occurrence
00:44:37les retraités
00:44:38on a souvent entendu ça
00:44:39ça a été rappelé d'ailleurs
00:44:40par les infos sillons
00:44:41à juste titre
00:44:41c'est pas la première fois
00:44:43qu'on parle d'une sous-indexation
00:44:44ou d'un gel
00:44:44des pensions de retraite
00:44:45à l'occasion des discussions budgétaires
00:44:47ils nous ont fait la même chose
00:44:48l'année dernière
00:44:49ils nous ont refait la même chose
00:44:50il y a deux ans
00:44:51même si à chaque fois
00:44:52on a réussi à les en empêcher
00:44:53mais là
00:44:53ils nous refont la même
00:44:54pour le budget actuel
00:44:56moi ce qui m'inquiète
00:44:57d'autant plus
00:44:57c'est que là actuellement
00:44:58on nous dit
00:44:59il faut faire contribuer
00:45:00les retraités les plus aisés
00:45:01alors au départ
00:45:01on leur dit
00:45:02d'accord
00:45:02mais c'est quoi un retraité
00:45:03un retraité aisé
00:45:04au départ
00:45:04c'est 4000 euros
00:45:06ah ok
00:45:07et puis après on nous dit
00:45:07finalement ce sera 2000 euros
00:45:09d'accord
00:45:09et finalement on revient
00:45:10à 1260
00:45:11vous avez 60%
00:45:12des retraités
00:45:13qui sont concernés
00:45:14finalement
00:45:15par cette sous-indexation
00:45:16c'est-à-dire avoir une pension
00:45:17qui va augmenter moins vite
00:45:18que le reste des prix
00:45:18donc ça c'est pas normal
00:45:19et ça constitue pour nous
00:45:20une ligne rouge
00:45:21il y en a qui vont même plus loin
00:45:23moi je suis élu
00:45:25donc député
00:45:25et membre de la commission
00:45:26affaires sociales
00:45:27c'est là qu'on traite
00:45:27notamment du financement
00:45:28de comment on finance
00:45:29notre protection
00:45:30et notre sécurité sociale
00:45:32et moi j'ai entendu
00:45:33des députés
00:45:34je vais pas dire leur groupe
00:45:35histoire de pas les accabler
00:45:36mais j'ai entendu
00:45:37des députés
00:45:38qui nous disaient
00:45:38aujourd'hui dans la loi
00:45:39vous avez une revalorisation
00:45:42automatique
00:45:42des pensions de retraite
00:45:43parce qu'elles sont indexées
00:45:44sur l'inflation
00:45:45quand il y a de l'inflation
00:45:46quand les prix augmentent
00:45:47vous avez une revalorisation
00:45:48automatique de la pension
00:45:49vous avez aujourd'hui
00:45:50des groupes parlementaires
00:45:51qui veulent supprimer
00:45:52cette automaticité
00:45:53c'est-à-dire qu'aujourd'hui
00:45:54on est obligé
00:45:54de prendre la décision
00:45:55c'est-à-dire qu'il faut avoir
00:45:56une majorité
00:45:56dans la représentation nationale
00:45:58ici à l'Assemblée
00:45:59là-bas au Sénat
00:46:00pour dire
00:46:00on accepte de dégeler
00:46:01et de désindexer
00:46:03c'est-à-dire
00:46:03on est obligé
00:46:04de s'expliquer devant les Français
00:46:05il y en a qui proposent
00:46:06de ne plus avoir
00:46:07s'expliquer devant les Français
00:46:07ça je pense que c'est quelque chose
00:46:09qui n'est pas possible
00:46:09qui n'est pas admissible
00:46:11donc une fois qu'on a dit tout ça
00:46:12qu'est-ce qu'on fait ?
00:46:13d'abord un
00:46:13est-ce que vous êtes favorable
00:46:15à la hausse du SMIC ?
00:46:16alors sur
00:46:16oui mais là on parle des retraités
00:46:18après on peut aller sur la hausse du SMIC
00:46:19moi le problème que j'ai
00:46:20avec la hausse du SMIC
00:46:21il y a combien de salariés du privé
00:46:23qui touchent le SMIC aujourd'hui
00:46:24qui seraient concernés
00:46:25par une augmentation du SMIC ?
00:46:26combien ?
00:46:28c'est 14%
00:46:29alors vous faites quoi
00:46:30des 86% en restant ?
00:46:31le problème il est là
00:46:33il y a déjà des fonctionnaires
00:46:34dont le point d'indice
00:46:35a été gelé
00:46:35oui bien sûr
00:46:36et dont le point d'indice
00:46:37a été gelé pendant trop longtemps
00:46:38et par des gouvernements
00:46:39d'ailleurs
00:46:39qui n'étaient pas des miens
00:46:40donc en fait
00:46:41si vous voulez
00:46:42nous on propose autre chose
00:46:43c'est que pour qu'il y ait
00:46:44une augmentation des salaires
00:46:45on propose plutôt
00:46:47qu'il y ait des accords
00:46:48au sein des entreprises
00:46:49où finalement
00:46:50les salariés
00:46:51avec leur chef d'entreprise
00:46:52se mettent d'accord
00:46:52pour augmenter l'intégralité
00:46:54des salaires
00:46:55jusqu'à 3 SMIC
00:46:56comme ça
00:46:56ceux qui sont au-dessus du SMIC
00:46:57sont tout aussi concernés
00:46:58et permettre une augmentation
00:47:00de 10%
00:47:00et en échange
00:47:01ce que l'on propose nous
00:47:02aux chefs d'entreprise
00:47:03c'est qu'il n'y ait pas
00:47:04d'augmentation
00:47:04de ces contributions patronales
00:47:05qui sont liées
00:47:06uniquement à cette hausse là
00:47:07donc en fait
00:47:08ça a un coût
00:47:08qui est zéro
00:47:09pour l'État
00:47:10et pour le financement
00:47:11de notre sécurité sociale
00:47:12et c'est un petit coup de pouce
00:47:13pour éviter que
00:47:14quand vous augmentez
00:47:14un salaire de 100 euros
00:47:16vous vous retrouvez
00:47:16en fait à l'augmenter
00:47:17de 150
00:47:18parce que derrière
00:47:19il y a des charges en plus
00:47:19à payer
00:47:20donc on propose de faire ça
00:47:22parce qu'on sait
00:47:22qu'il y a beaucoup
00:47:22de chefs d'entreprise
00:47:23qui aimeraient augmenter
00:47:24leurs employés
00:47:25mais en réalité
00:47:25aujourd'hui
00:47:26dans la situation actuelle
00:47:27ils ne le peuvent pas
00:47:27donc c'est le petit coup de pouce
00:47:28de salaire qu'on propose
00:47:29et pour les pensions de retraite
00:47:30nous on s'engage évidemment
00:47:31à ce qu'elles soient
00:47:32systématiquement revalorisées
00:47:33avec l'indexation
00:47:34sur l'inflation
00:47:35il est hors de question
00:47:36que les français
00:47:36qui ont déjà travaillé
00:47:38qui ont cotisé
00:47:39pendant des années
00:47:40pour pouvoir avoir une retraite
00:47:41et bien on soit privé
00:47:42une fois qu'ils y arrivent
00:47:44Sylvain Berrios
00:47:45vous vouliez réagir
00:47:46sur la hausse du SMIC
00:47:47il est question
00:47:47d'une hausse anticipée
00:47:49qui interviendrait
00:47:50finalement avant
00:47:51avant la hausse
00:47:52indexée sur l'inflation
00:47:53de janvier
00:47:55je vais réagir
00:47:56sur plusieurs choses
00:47:56et sur votre situation
00:47:58d'abord
00:48:00on peut
00:48:01on peut voir les choses
00:48:02d'une façon
00:48:02enfin la façon
00:48:03chacun voit les choses
00:48:04chacun voit midi à sa porte
00:48:05mais aujourd'hui
00:48:07il y a un mur
00:48:08et on y va
00:48:09en manifestant
00:48:10c'est ça la réalité
00:48:11c'est un droit
00:48:12c'est un droit
00:48:13il y a un mur
00:48:14et on y va
00:48:14en manifestant
00:48:15la deuxième chose
00:48:16vous avez posé la question
00:48:17tout à l'heure
00:48:17mais qui perd le plus
00:48:18en pouvoir d'achat
00:48:19en réalité
00:48:20je ne pense pas
00:48:20qu'on puisse poser
00:48:21la question comme ça
00:48:21parce que madame
00:48:22qui a une petite pension
00:48:24ce n'est pas tout à fait pareil
00:48:25l'impact de l'inflation
00:48:26à 3-4 sur madame
00:48:28que à 3-4 sur moi
00:48:30donc ceux qui perdent le plus
00:48:31en fait
00:48:32c'est quand même
00:48:33ceux qui sont
00:48:34les plus modestes
00:48:35les plus modestes
00:48:36eux le prêtent de plein fouet
00:48:37oui mais vous avez
00:48:38des étudiants modestes
00:48:39vous avez des retraités modestes
00:48:41ma question elle portait aussi
00:48:42sur ce qui est le plus impacté
00:48:44je reviens à ce que je disais
00:48:46à Elisabeth tout à l'heure
00:48:46le sujet
00:48:47c'est bien
00:48:48la ressource
00:48:49de la personne
00:48:50c'est pas
00:48:51en fait
00:48:52qu'il soit étudiant
00:48:53qu'il soit retraité
00:48:54qu'il soit salarié
00:48:56en fait
00:48:56si ce dont il a besoin
00:48:59pour vivre
00:49:00est modeste
00:49:00il rentre
00:49:01dans le groupe
00:49:04de ceux
00:49:04qui ont besoin
00:49:06d'être aidé
00:49:06il n'y a pas de débat
00:49:07là-dessus
00:49:08il ne faut pas opposer
00:49:09les jeunes
00:49:10aux vieux
00:49:11les retraités
00:49:12aux pas retraités
00:49:12ceux qui travaillent
00:49:13en fait
00:49:13c'est pas tellement le sujet
00:49:14si vous êtes pauvre
00:49:16vous êtes pauvre
00:49:17que vous soyez jeune
00:49:18ou que vous soyez vieux
00:49:18voilà
00:49:20alors ensuite
00:49:22sur la question
00:49:22de la hausse
00:49:24et du SMIG
00:49:26la
00:49:26si on ne baisse pas les taxes
00:49:28on ne peut pas
00:49:30augmenter
00:49:31les salaires
00:49:32en fait
00:49:33c'est aussi simple que ça
00:49:33aujourd'hui
00:49:34la protection sociale
00:49:35repose quasi exclusivement
00:49:37sur les taxes
00:49:39sur le travail
00:49:41exclusivement
00:49:42si vous voulez baisser
00:49:44les cotisations salariales
00:49:47et patronales
00:49:48exclusivement
00:49:49et la CSG aussi
00:49:50si vous voulez
00:49:51augmenter les salaires
00:49:52il faut baisser les taxes
00:49:54sur le travail
00:49:55et sur la position
00:49:55en fait
00:49:56c'est mathématique
00:49:58si vous ne le faites pas
00:49:59si vous ne le faites pas
00:50:03si vous ne le faites pas
00:50:04si vous ne le faites pas
00:50:05à la fin du mois
00:50:06pour ceux qui travaillent
00:50:07vous allez avoir toujours
00:50:08une fiche de paye
00:50:09avec ce que vous imaginez
00:50:10que vous allez être payé
00:50:11et ce que vous allez
00:50:12finalement toucher
00:50:13le différentiel
00:50:15c'est ce que l'Etat
00:50:16vous prend
00:50:17il le prend pour quoi ?
00:50:18pour la protection sociale
00:50:19et les retraites
00:50:20et moi je fais partie
00:50:21de ceux
00:50:22et ça je peux le dire
00:50:23de façon assez simple
00:50:25et assez claire
00:50:25je fais partie de ceux
00:50:26qui n'étaient pas d'accord
00:50:27l'année dernière
00:50:28pour suspendre la réforme
00:50:29des retraites
00:50:30parce que ça coûte
00:50:302 milliards d'euros
00:50:31et ces 2 milliards
00:50:32ils sont payés
00:50:34par les cotisations sociales
00:50:35et par les cotisations salariales
00:50:37patronales et salariales
00:50:39et ça empêche précisément
00:50:40de faire augmenter
00:50:42le salaire net
00:50:43vous parliez d'aide
00:50:45on va donner la parole
00:50:46à Mohamed
00:50:47il y a une récente étude
00:50:48qui s'appuie sur les données
00:50:49des Restos du Coeur
00:50:50qui révèle que
00:50:505 millions et demi
00:50:52de Français
00:50:52ont eu recours
00:50:52au moins une fois
00:50:53à l'aide alimentaire
00:50:55sur ces 8 dernières années
00:50:56il n'y a pas que les restos
00:50:57il y a aussi
00:50:58tout un tissu associatif
00:51:00auquel vous appartenez
00:51:01qui distribue
00:51:02des colis alimentaires
00:51:03et c'est le cas
00:51:03des petits paniers
00:51:04vous allez nous en parler
00:51:05dans un instant
00:51:06mais d'abord
00:51:06ce reportage
00:51:07de Marion Becker
00:51:07et Pierre Beretta
00:51:08à Paris
00:51:12tous les mercredis
00:51:13ils sont une trentaine
00:51:15de bénéficiaires âgés
00:51:16à attendre chacun
00:51:17leur tour
00:51:18la distribution
00:51:19grâce à cette association
00:51:21j'ai de quoi
00:51:22m'alimenter
00:51:24toute la semaine
00:51:25et sans ça
00:51:26vous n'arriveriez
00:51:27à vous en sortir
00:51:29franchement
00:51:30franchement
00:51:31difficilement
00:51:32il faut dire
00:51:32les choses
00:51:33que m'allent ça
00:51:33Ben a 73 ans
00:51:35il vient depuis
00:51:36un an
00:51:37car il a des difficultés
00:51:38à obtenir
00:51:39ses allocations sociales
00:51:40aujourd'hui
00:51:41les paniers
00:51:42sont bien garnis
00:51:43il y a eu
00:51:43beaucoup de viande
00:51:44de la charcuterie
00:51:47quelques légumes
00:51:48quelques fruits
00:51:49du raisin
00:51:50ça me permet
00:51:51de finir
00:51:51mes fins de mois
00:51:52parce que je suis
00:51:53j'ai pas beaucoup
00:51:54de revenus
00:51:55et là je suis
00:51:56à la retraite
00:51:58et j'ai une toute petite
00:51:59retraite
00:52:01ça veut dire que là
00:52:02si vous n'aviez pas
00:52:03ces paniers là
00:52:04vous ne pourriez pas
00:52:05avoir
00:52:05ces paniers
00:52:06je ne pourrais pas
00:52:07me permettre
00:52:09de manger
00:52:09de la viande
00:52:10je ne pourrais pas
00:52:11me permettre
00:52:12certaines choses
00:52:13et là ça m'aide
00:52:14beaucoup
00:52:15ce jour là
00:52:16ils sont 5 bénévoles
00:52:17avec la présidente
00:52:18pour distribuer
00:52:19les paniers
00:52:19aujourd'hui
00:52:20on a un peu de chance
00:52:21on a plus ou moins
00:52:22assez de marchandises
00:52:23mais des fois
00:52:23on n'a pas assez de marchandises
00:52:25on n'arrive pas
00:52:26à récolter assez de dons
00:52:27ce qui fait que des fois
00:52:28on est bien embêté
00:52:29il y a une solidarité
00:52:32mais on a aussi
00:52:34une grande partie
00:52:34de la population
00:52:35avant de nous donner
00:52:36beaucoup plus
00:52:37maintenant
00:52:38on nous donne
00:52:38pratiquement
00:52:39nos stocks
00:52:40ont beaucoup
00:52:40beaucoup diminué
00:52:41l'association
00:52:42fait face
00:52:43à de plus en plus
00:52:44de demandes
00:52:45et de nouveaux publics
00:52:46comme les travailleurs
00:52:47précaires
00:52:48ou les étudiants
00:52:50heureusement que vous êtes là
00:52:51Mohamed
00:52:52vous êtes bénévole
00:52:53au sein des petits paniers
00:52:55est-ce que
00:52:55vous avez vu arriver
00:52:57de nouveaux profils
00:52:58lors de vos distributions
00:52:59alimentaires
00:53:00ces derniers temps
00:53:01des gens que vous n'aviez
00:53:02jamais vus avant
00:53:03alors effectivement
00:53:04c'est le cas
00:53:05bonsoir à Dine
00:53:06bonsoir à tous
00:53:07accessoirement
00:53:08je suis aussi
00:53:08comme mes petits collègues
00:53:10qui font tourner le plateau
00:53:11je suis intermittent
00:53:12du spectacle
00:53:12donc j'ai aussi
00:53:14plusieurs casquettes
00:53:15c'est cela même
00:53:16en l'occurrence
00:53:17qui me permet de vivre
00:53:18juste pour vous dire
00:53:19effectivement
00:53:20Adeline
00:53:20vous parliez
00:53:20de nouveaux profils
00:53:22alors ces profils
00:53:23ont toujours existé
00:53:24en l'occurrence
00:53:25sauf que ces profils là
00:53:26sont maintenant relégués
00:53:28à une situation
00:53:29de survie
00:53:30on n'est plus dans le vivre
00:53:31on est dans la survie
00:53:33les personnes
00:53:33que vous avez vues
00:53:34Malika Béra
00:53:35qui est la présidente
00:53:36de l'association
00:53:37toutes ces personnes
00:53:38sont bénévoles
00:53:38elles aussi
00:53:39ne sont pas forcément
00:53:40dans une situation
00:53:41reluisante
00:53:42voilà
00:53:43donc ces personnes là
00:53:44on voit arriver
00:53:44pardon mais des gens
00:53:46comme Chantal
00:53:47des gens comme
00:53:49mon voisin
00:53:51voilà
00:53:52on voit toutes sortes
00:53:53des travailleurs pauvres
00:53:54des travailleurs
00:53:55classiques
00:53:56pas dix pauvres
00:53:57mais des travailleurs
00:53:57qui arrivent
00:53:59juste à boucler
00:54:00la fin de mois
00:54:01et pouvoir
00:54:02effectivement
00:54:02survivre
00:54:03et
00:54:03on fait face
00:54:05à tout ça
00:54:05et pour vous donner
00:54:07une petite anecdote
00:54:09certains de nos bénéficiaires
00:54:10qui étaient là
00:54:10m'ont dit
00:54:11à Malika
00:54:12et à moi-même
00:54:13nous ont dit
00:54:13ah vous allez sur le plateau
00:54:15vous allez voir
00:54:16des députés
00:54:17ces gens là
00:54:18donc vous voyez
00:54:19c'est qu'ils ont
00:54:20il y a une espèce de
00:54:22déconnexion
00:54:22je fais juste
00:54:23le relais
00:54:24une déconnexion
00:54:25entre vous
00:54:26et nous
00:54:27enfin
00:54:27quand je dis nous
00:54:28je parle au sens littéral
00:54:30je ne fais qu'être
00:54:31l'écho de ce qui m'a été dit
00:54:33on nous dit
00:54:34voilà
00:54:34ces gens là
00:54:35c'est à dire qu'il y a vraiment
00:54:35une dépersonnification de vous
00:54:37et une décrédibilisation
00:54:39de la classe politique
00:54:40alors
00:54:41là
00:54:42on n'est plus dans
00:54:43si vous voulez
00:54:43dans le temps administratif
00:54:44on est dans le temps
00:54:45de l'urgence sociale
00:54:46à laquelle nous faisons face
00:54:48quotidiennement
00:54:48à laquelle on a
00:54:49du mal à répondre aussi
00:54:51parce qu'on a des étudiants
00:54:52on a des travailleurs
00:54:53on a
00:54:55des jeunes mamans
00:54:56des familles monoparentales
00:54:57on a
00:54:58tout ce public là
00:55:00qui ne fait que croître
00:55:01de façon exponentielle
00:55:02donc nous c'est de se dire
00:55:03ma question elle est toute simple
00:55:05peut-on raccourcir
00:55:07ce temps
00:55:07entre le temps
00:55:09administratif
00:55:10qui est le vôtre
00:55:10que j'entends
00:55:11qu'on comprend tous
00:55:13et le temps
00:55:14de l'urgence sociale
00:55:15on n'est plus dans un temps
00:55:16où
00:55:16on est dans le temps
00:55:18de l'action
00:55:18et le problème
00:55:19c'est que
00:55:21on arrive
00:55:22à un moment donné
00:55:23où vous êtes
00:55:23effectivement
00:55:24vu comme des gens
00:55:25qui ne sont plus actifs
00:55:27au sens littéral
00:55:28du terme
00:55:28mais comme des gens
00:55:29qui sont
00:55:30juste
00:55:32attentifs
00:55:32c'est aussi à ça
00:55:33que sert cette émission
00:55:35l'ambition
00:55:36de chaque voix compte
00:55:37le vendredi
00:55:37c'est de refaire ce lien
00:55:39entre vous
00:55:40ici
00:55:40et vous ici
00:55:42et c'est ce lien
00:55:43qui est distendu
00:55:44et c'est ce lien
00:55:45Adeline que vous soulignez
00:55:46à juste titre
00:55:46qui est effectivement
00:55:47à reconstruire
00:55:49mais maintenant
00:55:49c'est à dire qu'on n'est plus
00:55:50dans le temps
00:55:51de la réunionnite aiguë
00:55:53on n'est plus dans le temps
00:55:56des paroles
00:55:57et des beaux colibés
00:55:58et des beaux discours
00:55:58et des sens communs
00:56:00on est dans le temps
00:56:01de l'urgence
00:56:01et de l'action sociale
00:56:02et de l'action
00:56:03c'est à dire qu'il y a des gens
00:56:04il y a une bonne partie
00:56:05de la population
00:56:06je sais que c'est peut-être
00:56:06très idéal
00:56:08je vous affaits
00:56:09mais Mohamed
00:56:11faites de la politique
00:56:12mon sang
00:56:13je sais pas
00:56:14quand je vous écoute
00:56:15je me dis
00:56:16vous vous y êtes
00:56:17sur le terrain
00:56:17ah oui oui
00:56:18pas que moi
00:56:18je veux dire Malika
00:56:19je pense que
00:56:19les élus locaux
00:56:20les députés
00:56:21les maires
00:56:21vont aussi sur le terrain
00:56:22mais vous
00:56:23ce que vous voyez
00:56:24et que eux ne voient pas
00:56:26ce serait quoi
00:56:27ça
00:56:27ce qu'ils ont vu là
00:56:29c'est à dire que
00:56:30on ne vous voit pas
00:56:31c'est à dire que
00:56:32vous êtes
00:56:32comme je vous l'ai dit
00:56:33totalement invisible
00:56:34pour eux
00:56:35c'est la classe politique
00:56:36est devenue
00:56:37pour ces gens là
00:56:38c'est des députés
00:56:39mais
00:56:40passez moi l'expression
00:56:41c'est les gens
00:56:42qui se gavent
00:56:43et nous on crève
00:56:44on vit la misère
00:56:46et eux ils se gavent
00:56:46alors
00:56:47on peut abonder
00:56:49dans le discours
00:56:50on peut être adhéré
00:56:51ou pas
00:56:52peu importe
00:56:53mais en l'occurrence
00:56:54le fait est
00:56:55qu'effectivement
00:56:56les gens ne
00:56:57voient pas en vous
00:56:58des gens
00:56:59qui servent le peuple
00:57:00vous allez pouvoir
00:57:01réagir tous les trois
00:57:02c'est dur
00:57:03ce que dit Mohamed
00:57:04mais c'est ce qu'on lui dit
00:57:05aussi sur le terrain
00:57:06non mais c'est
00:57:07c'est aussi
00:57:09ce que j'entends
00:57:11quand je vais voir
00:57:12les associations
00:57:12sur ma circonscription
00:57:14je vais voir
00:57:15les restos du coeur
00:57:15le soir
00:57:16vous leur dites quoi
00:57:16quand ils vous disent
00:57:17oui vous vous gaverez
00:57:18non mais en fait
00:57:19il faut répondre
00:57:20aux questions de Mohamed
00:57:20en fait
00:57:21c'est assez paradoxal
00:57:22parce qu'ils ne me disent pas ça
00:57:24moi ce qu'ils vont me dire
00:57:25c'est on est ravis
00:57:26de vous voir sur le terrain
00:57:27mais en même temps
00:57:28dès qu'on parle
00:57:29des autres politiques
00:57:30qu'ils ne connaissent pas
00:57:31c'est à dire
00:57:31c'est comme si
00:57:32il faisait une dissociation
00:57:32entre la personne
00:57:33qu'ils connaissent directement
00:57:34et l'institution
00:57:36représentée par les autres députés
00:57:37et donc ce que ça raconte
00:57:38et là où vous avez raison
00:57:39ça raconte la défiance
00:57:41vis-à-vis
00:57:42des institutions
00:57:42de ces représentants
00:57:43et des choix politiques
00:57:44qui ont attaqué
00:57:45leur vie et leur corps
00:57:46c'est ça que ça raconte
00:57:47mais je ne trouve pas ça dur
00:57:48parce que c'est la réalité
00:57:49mais là on est sur un discours
00:57:51j'ai envie de dire
00:57:52qu'on traîne depuis des décennies
00:57:54en l'occurrence
00:57:55et qu'on retrouve
00:57:56le problème
00:57:57c'est qu'aujourd'hui
00:57:58on arrive
00:57:59au bout de nous
00:58:00on se retrouve à être
00:58:01au bout de l'entonnoir
00:58:02vous êtes à la fin de la chaîne
00:58:04j'allais dire
00:58:04on est à la fin de la chaîne
00:58:05pardon
00:58:06de la chaîne alimentaire
00:58:07pour ne pas faire de mauvais jeu de mots
00:58:09mais effectivement
00:58:10on est là
00:58:11et on voit ces gens-là
00:58:13croître de façon exponentielle
00:58:15vraiment
00:58:16chaque semaine
00:58:17Malika a le cœur
00:58:18c'est terrible
00:58:21de devoir refuser des gens
00:58:23de leur dire
00:58:24on ne peut pas
00:58:25parce qu'on a aussi un déficit
00:58:26parce que vous n'avez rien
00:58:27à leur donner à un moment
00:58:28parce qu'on a un moment donné
00:58:29on est en manque
00:58:30effectivement
00:58:31parce que vous
00:58:31votre association
00:58:32elle ne vit qu'avec les dons
00:58:34tout à fait
00:58:35à la sortie des caisses
00:58:36ou des dons que vous font
00:58:37les magasins
00:58:38avec les invendus
00:58:40annuellement
00:58:40on organise une brocante
00:58:41pour nous financer
00:58:42en fonds propres
00:58:43et nous on tourne
00:58:44en fonds propres
00:58:44on a des partenaires
00:58:46Malika
00:58:46pour ne pas les citer
00:58:48de grands distributeurs
00:58:50qui peuvent nous dépanner
00:58:52et nous aident
00:58:52de temps en temps
00:58:53dans le 20ème arrondissement
00:58:55là où on effectivement
00:58:57on officie
00:58:58pour ces distributions
00:59:00de paniers alimentaires
00:59:02et d'hygiène
00:59:02mais on fait aussi
00:59:04et ça revient
00:59:04je rejoins effectivement
00:59:06ce que disaient
00:59:06mes petits camarades
00:59:08par rapport à l'idée
00:59:10qu'on se fait également
00:59:10de l'essence
00:59:11c'est que Malika assure
00:59:13avec d'autres bénévoles
00:59:15délivraison le mardi
00:59:16et le jeudi
00:59:16auprès des personnes
00:59:17qui ne peuvent pas
00:59:18se déplacer
00:59:18donc nous aussi
00:59:19on est impacté
00:59:20par l'essence
00:59:21on est impacté
00:59:22par tout ce qui effectivement
00:59:23et j'ai envie de dire
00:59:24satellite
00:59:25à notre activité
00:59:26à notre action
00:59:27bénévole
00:59:28je le rappelle
00:59:28parce qu'effectivement
00:59:29nous ne sommes pas salariés
00:59:31donc on est
00:59:31notre salaire
00:59:32c'est le sourire
00:59:33et la sueur
00:59:34qu'on donne
00:59:35et qu'on va donner
00:59:35dans notre action
00:59:37en revanche
00:59:38on n'est pas
00:59:39on n'est pas
00:59:40effectivement
00:59:40on est tributaire
00:59:42d'une situation
00:59:42qui ne nous appartient plus
00:59:44il reste très peu de temps
00:59:45et il faudrait que
00:59:46Gaëtan Dussault
00:59:46et Sylvain Berrios
00:59:47puissent vous répondre
00:59:49voilà je vous ai vu réagir
00:59:51tous les trois
00:59:51de toute façon
00:59:52à ce que disait
00:59:52je vais essayer
00:59:53d'être le plus court possible
00:59:55pour que tout le monde
00:59:55puisse s'exprimer
00:59:56déjà un de vous remercier
00:59:58pour l'engagement
00:59:58qui est le vôtre
00:59:59parce qu'on en croise
00:59:59tout le temps chez nous
01:00:01dans les circonscriptions
01:00:02et donc il y a ceux
01:00:03qui viennent aux aides
01:00:03aux autres
01:00:03il y a ceux qui font
01:00:04moi je suis dans une circonscription
01:00:05qui est beaucoup plus rurale
01:00:06115 communes
01:00:07très rurales
01:00:08et en effet nous
01:00:08il y a énormément
01:00:09de la vie chez nous
01:00:10qui repose sur ces associations là
01:00:11si vous n'avez pas
01:00:12l'association de parents d'élèves
01:00:13si vous n'avez pas
01:00:14l'association du comité
01:00:15des anciens
01:00:15pour faire le vide grenier
01:00:16du village
01:00:17pour faire les feux
01:00:17de la Saint-Jean
01:00:18pour faire la fête de Noël
01:00:20malheureusement
01:00:21il ne se passe pas grand chose
01:00:21donc vous avez vraiment
01:00:22encore une fois
01:00:22merci pour l'engagement
01:00:24c'est indispensable
01:00:25on le disait tout à l'heure
01:00:26quand on parlait
01:00:26des dépenses contraintes
01:00:27forcément quand les français
01:00:28ont moins à la fois du mois
01:00:29et bien leur générosité
01:00:31malheureusement
01:00:31se réduit aussi en parallèle
01:00:33je crois que c'est un rapport
01:00:34qui est sorti de l'observatoire
01:00:35des générosités
01:00:35il y a deux jours
01:00:36en moyenne
01:00:37entre l'année dernière
01:00:38et aujourd'hui
01:00:38c'est 18 euros en moins
01:00:39les dons pour les associations
01:00:41parce que malheureusement
01:00:42ils revoient leurs priorités
01:00:43et donc la générosité
01:00:44elle aussi elle est atteinte
01:00:45alors une fois
01:00:46qu'on a dit ça
01:00:47il y a quelque chose
01:00:48sur lequel j'aimerais revenir
01:00:49c'était sur ce que vous disiez
01:00:51quand on me vient
01:00:52vous allez voir
01:00:52c'est ce genre là
01:00:53et la fameuse déconnexion
01:00:54entre les politiques
01:00:55parce qu'on les appelle comme ça
01:00:56la plupart du temps
01:00:56quand on me voit
01:00:57on me dira
01:00:57les politiques vous
01:00:58plus que la déconnexion
01:01:01entre les politiques
01:01:01et finalement
01:01:02le peuple de l'autre côté
01:01:04je pense qu'il y a pas mal
01:01:05de choses pour réparer tout ça
01:01:06parce qu'en fait
01:01:06la colère qu'on a aujourd'hui
01:01:08c'est pas uniquement
01:01:08une colère sociale pour moi
01:01:09moi je pense que c'est aussi
01:01:10une colère démocratique
01:01:11en fait il y a trop peu de moments
01:01:12où non seulement
01:01:13les français votent
01:01:14pour des personnes
01:01:15qui les écoutent
01:01:16qui respectent
01:01:17ce que disent les français
01:01:18qui tiennent leur engagement
01:01:20et qui ont de la considération
01:01:21pour les français
01:01:23on ne va pas revenir
01:01:24je ne suis pas le plus neutre
01:01:25évidemment sur cette histoire
01:01:26on ne va pas revenir
01:01:26sur l'intégralité
01:01:27des déclarations
01:01:28du président de la république
01:01:29mais les fameuses déclarations
01:01:30des gaulois réfractaires
01:01:31des gens qui ne sentent rien
01:01:32de traverser la rue
01:01:32pour trouver un boulot
01:01:33etc
01:01:33ça a énormément atteint
01:01:35le lien de confiance
01:01:36qu'il y avait
01:01:37entre le peuple français
01:01:38et ses dirigeants
01:01:38de l'autre côté
01:01:39alors il y a des outils
01:01:40qui vont permettre
01:01:40de résoudre tout ça
01:01:41le premier un
01:01:42c'est que quand on décide
01:01:43des choses ici
01:01:44il faut que ça soit appliqué
01:01:44derrière
01:01:45parce que ça on ne supporte pas
01:01:46de voir des députés
01:01:47qui se réunissent
01:01:47pendant des heures
01:01:48dans l'hémicycle
01:01:48pour que finalement
01:01:49il n'y ait rien
01:01:50qui ne change concrètement
01:01:51dans le quotidien des gens
01:01:51et deuxièmement aussi
01:01:53de rendre la possibilité
01:01:54au peuple
01:01:55de retrouver le pouvoir
01:01:55ça passe par le RIC
01:01:56ça passe par la proportionnelle
01:01:58à l'Assemblée
01:01:59il faut que le peuple
01:02:00retrouve sa voix
01:02:00à la table des négociations
01:02:02le problème c'est que
01:02:02ces outils existent déjà
01:02:04ouais mais très difficilement
01:02:05c'est que le référendum
01:02:06c'est impartagé
01:02:07il est très dur à mettre en œuvre
01:02:08il faudrait que Sylvain Berrius
01:02:09puisse aussi vous répondre
01:02:10pour votre équité
01:02:11du temps de parole
01:02:12de chacun
01:02:14moi je prends très bien
01:02:15ce que vous avez dit
01:02:16en fait
01:02:16moi je prends très bien
01:02:17d'abord parce que
01:02:18j'étais maire pendant longtemps
01:02:20je suis toujours un élu local
01:02:21le Saint-Mort-des-Fossés
01:02:21le Saint-Mort-des-Fossés
01:02:23très jolie ville
01:02:24venez à Saint-Mort-des-Fossés
01:02:25et vous connaîtrez très bien
01:02:26votre député
01:02:27et votre maire aussi
01:02:28qui est un très bon maire par ailleurs
01:02:29et moi je prends très bien
01:02:32en fait ce que Elsa
01:02:34Fossillon a dit tout à l'heure
01:02:35est tout à fait exact
01:02:36vous avez un nombre important
01:02:38de parlementaires
01:02:39de députés
01:02:40de maires
01:02:41de sénateurs
01:02:41enfin des élus locaux
01:02:42qui viennent vous voir
01:02:43et avec qui ça se passe très bien
01:02:45l'échange a lieu
01:02:46l'action a lieu
01:02:47et globalement pourtant
01:02:49l'agrégation de ça
01:02:50ça donne une classe politique
01:02:52déconnectée
01:02:52qu'est-ce que ça signifie ?
01:02:54ça signifie qu'en fait
01:02:55ceux qui s'investissent
01:02:55sur le terrain
01:02:57s'investissent sur le terrain
01:02:58mais ont renoncé
01:02:59à se faire écouter là-haut
01:03:01en fait c'est ça qui se passe
01:03:03moi je suis un élu de terrain
01:03:04j'essaye
01:03:05je fais des collectes
01:03:07j'ai mis en place
01:03:08une épicerie solidaire
01:03:09je m'occupe aussi
01:03:10des réseaux du cœur
01:03:11je fais des
01:03:11bon on en fait
01:03:12on fait beaucoup de choses
01:03:13mais on finit
01:03:15à un moment donné
01:03:16d'être découragé
01:03:16de le faire là-haut
01:03:18pour une raison
01:03:19assez simple
01:03:19c'est qu'en fait
01:03:20l'Etat
01:03:21et la France
01:03:22est un pays
01:03:23tellement complexe
01:03:25que si on attend
01:03:26que ça se passe là-haut
01:03:28en fait on va attendre
01:03:29longtemps
01:03:29moi je suis favorable
01:03:32à une hyper décentralisation
01:03:34je suis favorable
01:03:35à une hyper proximité
01:03:37je suis favorable
01:03:38à une hyper proximité
01:03:40parce que cette hyper proximité
01:03:41nous donne la capacité
01:03:42à agir
01:03:43personne n'agit mieux
01:03:45qu'un élu local
01:03:46impliqué localement
01:03:48voilà
01:03:48il agira forcément mieux
01:03:51qu'un député
01:03:52qui n'a jamais exercé
01:03:54de compétences locales
01:03:55et qui va à l'Assemblée
01:03:57essayer d'expliquer
01:03:59comment il faut faire les choses
01:04:00dans les associations
01:04:03alors je vous avais expliqué
01:04:05que si vous parliez
01:04:06pas dans un micro
01:04:07on ne vous entendait pas
01:04:08vous êtes des coquins
01:04:10vous avez aussi dit
01:04:11qu'une heure
01:04:12ça passait très vite
01:04:12et le temps
01:04:14est déjà écoulé
01:04:14je suis sûre
01:04:15qu'on va poursuivre
01:04:16cette conversation
01:04:17après cette émission
01:04:18merci infiniment
01:04:20à vous tous
01:04:20d'être venus ce soir
01:04:21sur le plateau
01:04:22de chaque voix compte
01:04:22merci également
01:04:23à nos députés
01:04:24d'avoir été là
01:04:25d'avoir joué le jeu
01:04:26merci Fanny Linochet
01:04:27j'espère qu'au moins
01:04:29on en ressort riche
01:04:30de ces échanges
01:04:31à défaut d'autres
01:04:32je vous remercie
01:04:33chez vous
01:04:33de nous avoir suivis
01:04:34et je vous dis à mardi
01:04:36pour chaque voix compte
01:04:36passer une très belle
01:04:37fin de semaine
01:04:38bye bye

Recommandations