- il y a 10 heures
Dix jours après les violences qui ont eu lieu en marge de la mobilisation du 17 octobre, les députés de la commission des affaires économiques auditionnent Serge Papin, ministre des Petites et moyennes entreprises, du Commerce, de l'Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d'achat. Parmi les thèmes abordés au cours de cette audition : les conséquences des violences pour le commerce, la distribution et le tourisme, les annonces faites par le gouvernement pour répondre aux pillages et dégradations, mais également des mesures plus générales sur la feuille de route de son ministère.
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00:00:08Bonjour à tous et bienvenue dans la séance est ouverte.
00:00:11Dans ce numéro, direction la commission des affaires économiques pour l'audition de Serge Papin.
00:00:16C'est le ministre des petites et moyennes entreprises, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d
00:00:22'achat.
00:00:22Les députés l'interrogent sur les conséquences sur le tourisme et le commerce des violences du 17 et du 18
00:00:29octobre.
00:00:29Regardez.
00:00:30Nous avons souhaité vous recevoir pour faire le point sur la mise en oeuvre de votre feuille de route et
00:00:35de votre action dans les domaines relevant de votre compétence ministérielle
00:00:38qui concernent plusieurs domaines relevant de notre commission et dont plusieurs ont fait l'objet au cours des derniers mois
00:00:44de rapports d'information au sein de notre commission.
00:00:46Je pense notamment au tourisme et au pouvoir d'achat.
00:00:50Notre commission vient de terminer l'examen pour avis du projet de loi de finances pour 2027
00:00:54et vous pourrez bien sûr aborder ces perspectives budgétaires qui vous concernent.
00:00:59Mais vous pourrez également revenir sur les diverses mesures prises en faveur des professionnels pour les aider face à la
00:01:06hausse des prix des carburants
00:01:07ou encore celles relevant de ce que l'on a appelé le pacte papin qui est destiné à faciliter la
00:01:13reprise des PME et des TPE,
00:01:15notamment par leurs salariés et qui vise à éviter les fermetures ainsi qu'à répondre aux défis du vieillissement des
00:01:22dirigeants d'entreprise.
00:01:23Votre audition nous a en outre paru d'autant plus nécessaire qu'au vu des graves événements survenus dans bon
00:01:30nombre de nos villes au cours de la journée du 17 octobre dernier,
00:01:34les désordres, les violences, les dégradations et les pillages qui ont eu lieu ont évidemment porté un sérieux préjudice aux
00:01:41professionnels du commerce et du tourisme
00:01:43et suscitant chez eux de fortes inquiétudes pour l'avenir.
00:01:46Je tiens d'ailleurs à exprimer au nom de notre commission toute notre solidarité et notre soutien à l'ensemble
00:01:52des commerçants
00:01:53et tous les professionnels qui ont été victimes dans ces villes de violences et de dégâts inacceptables commis à leur
00:01:59rencontre
00:02:00ou sur leurs biens et outils de travail lors de cette journée.
00:02:03Il en va bien sûr de même pour les policiers, les citoyens ou les touristes qui ont aussi été victimes
00:02:08de ces violences.
00:02:09Je rappelle qu'au moins 3 000 commerces ont hélas été touchés ce jour-là dans notre pays
00:02:13et je laisserai bien évidemment le ministre rappeler la liste des mesures d'urgence qui ont été annoncées dans la
00:02:18foulée par le gouvernement
00:02:19afin de les soutenir comme il se doit.
00:02:21Je rappelle également que vous avez activé en liaison avec la ministre Anne Le Hénanf et dès le 19 octobre
00:02:27dernier
00:02:27la cellule Vigi e-commerce afin de coordonner les services ministériels compétents
00:02:34et de surveiller les reventes de produits volés en ligne.
00:02:36Nous nous inquiétons aussi de l'effet de ces événements sur la fréquentation touristique de notre pays
00:02:41et son image à l'étranger puisque selon le Groupement des hôtelleries et restaurations de France
00:02:46plus de 27% des réservations de séjour en France prévues du 19 au 25 octobre auraient été annulées.
00:02:53Avant de vous céder la parole pour une quinzaine de minutes, je souhaitais pour introduire nos échanges
00:02:58vous poser quelques premières questions.
00:03:00Vous avez annoncé la semaine dernière qu'au moins 3 000 commerces avaient été touchés
00:03:04par des actes de dégradation et de pillage les week-ends des 17 et 18 octobre.
00:03:08Disposez-vous d'un chiffre plus précis aujourd'hui, d'une répartition par ville
00:03:11et pouvez-vous nous dire quels sont les types de commerces les plus touchés ?
00:03:15Disposez-vous également d'une estimation du montant des pertes liées à ces dégradations et ces pillages ?
00:03:21Votre ministère et vous-même avez annoncé plusieurs mesures pour les commerçants
00:03:25qui impliquent une charge financière future telle que le prêt à taux zéro
00:03:28ou le report des cotisations patronales.
00:03:31Pourriez-vous nous donner des précisions sur la mise en place annoncée
00:03:34d'un fonds de soutien pour les entreprises de moins de 50 salariés
00:03:37avec une aide forfaitaire qui représente donc un soutien plus direct
00:03:41et nous présenter l'accompagnement spécifique prévu pour les commerçants et les travailleurs indépendants ?
00:03:47Et à l'approche des fêtes de fin d'année, comment peut-on garantir aux commerçants touchés
00:03:51qu'ils pourront assurer cette période de l'année dans des conditions plus sereines
00:03:55afin de percevoir autant que possible les revenus attendus ?
00:03:59A la suite d'une réunion organisée le 19 octobre, les plateformes de vente en ligne
00:04:04devez-vous transmettre sous 48 heures un premier bilan de leurs actions
00:04:08et des signalements transmis aux autorités ?
00:04:11Pourriez-vous nous présenter ce bilan et a-t-il bien permis d'identifier les revendeurs
00:04:16de produits volés et de les interpeller ?
00:04:18Pourriez-vous également présenter l'action de la cellule Vige e-commerce
00:04:22que vous avez portée avec la ministre Anne Lehénorff ?
00:04:26En mai dernier, enfin, vous présentiez avec M. Jean-Didier Berger,
00:04:30ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur,
00:04:32un plan d'action intitulé « Renforcer la sécurité des commerces et des commerçants ».
00:04:37Quel lien faites-vous entre les pillages effectués le 17 octobre
00:04:40et les constats énoncés à l'époque ?
00:04:43Et ce plan d'action devrait-il pouvoir évoluer ?
00:04:46Pourriez-vous revenir également sur vos priorités concernant la feuille de route
00:04:50dédiée à la transition vers le commerce circulaire
00:04:53que vous avez présentée en février dernier
00:04:55lors de la plénière du Conseil national du commerce,
00:04:58mais aussi la feuille de route portant sur la transmission
00:05:00et la reprise d'entreprise ou encore les aides du carburant pour les entreprises ?
00:05:04M. le ministre, nous vous remercions par avance
00:05:07de vos réponses sur l'ensemble de ces sujets
00:05:09et je vous laisse la parole pour une quinzaine de minutes
00:05:12de manière à pouvoir répondre à l'ensemble de ces premières questions
00:05:17et de pouvoir dévoiler également les suites de votre feuille de route.
00:05:21M. le ministre, vous avez la parole et vous seul.
00:05:25M. le Président, Mesdames et Messieurs les députés,
00:05:29je vais essayer d'être complet dans mes propos d'introduction à cette séance d'audition
00:05:34et je vous remercie de m'accueillir à nouveau dans votre commission.
00:05:38C'est près d'un an, quasi jour pour jour, après notre premier échange.
00:05:42Comme chef d'entreprise, j'avais l'habitude de rendre des comptes.
00:05:45C'est tout aussi important pour moi aujourd'hui en tant que ministre.
00:05:48Et au milieu de l'actualité brûlante de ce mois d'octobre,
00:05:52il me paraît essentiel non seulement de revenir sur les événements récents,
00:05:55mais aussi de ne pas perdre de vue le travail de fond que nous menons depuis un an
00:05:59et de faire le point sur les engagements pris et sur le chemin parcouru.
00:06:04Mes priorités n'ont pas changé.
00:06:07Commerce, transmission d'entreprises, pouvoir d'achat,
00:06:10Made in France accessible, nous aurons l'occasion d'aborder tous ces sujets au cours de nos échanges.
00:06:15Mais j'aurais commencé par quelques mots d'introduction
00:06:19en évoquant la situation des commerces dans notre pays.
00:06:22Les 17 et 18 octobre derniers, puis de nouveau dans une bien moindre remesure,
00:06:27le 24 octobre, bien moins,
00:06:30des commerces ont été pillés, voire détruits,
00:06:34au cours d'actions très violentes menées en marge des manifestations.
00:06:37J'ai eu l'occasion de me rendre à Marseille,
00:06:40de me rendre à Limoges, de me rendre à Paris.
00:06:42Et j'ai eu beaucoup d'échanges tout au long de la semaine dernière et du week-end dernier.
00:06:47Ces violences sont absolument intolérables.
00:06:51Voir ces images et constater les dégâts sur place m'a profondément choqué et révolté.
00:06:55Je fais référence aussi à ce que j'ai pu voir filmé par les drones à Limoges.
00:07:00C'était effrayant, effrayant.
00:07:02La charge des voyous sur les CRS à Limoges était effarante.
00:07:08Avec 31 blessés dans les forces de l'ordre pour la ville de Limoges.
00:07:13Le bilan chiffré dont je dispose et que je voudrais partager avec vous est le suivant.
00:07:17Sur le week-end du 17 octobre, nous dénombrons environ 3000 commerces
00:07:23qui ont été directement ou indirectement impactés.
00:07:28Dont 357 pillés.
00:07:32Dont un quart sont situés à Paris.
00:07:3417% à Marseille.
00:07:37Et un dixième à Lyon.
00:07:39Sur le week-end du 24 octobre, on compte 80 commerces touchés.
00:07:45Dont 10 qui ont été pillés.
00:07:48dont un cinquième à Bordeaux comme à Poitiers.
00:07:5113% à Grenoble.
00:07:54Et un dixième aussi à Nantes de cette somme.
00:07:56Face à cela, notre réponse est d'abord une extrême fermeté vis-à-vis des pilleurs.
00:08:00On a pu entendre le ministre de l'Intérieur s'exprimer.
00:08:05Ceux qui cassent doivent payer.
00:08:07C'est l'objectif du projet de loi casseur-payeur
00:08:09qui sera bientôt examiné au Sénat.
00:08:12Je le dis aussi au passage que c'est important pour rassurer les commerçants.
00:08:18Toutes les manifestations qui vont avoir lieu maintenant
00:08:20éviteront aussi le centre-ville.
00:08:22C'est une mesure qui a été prise.
00:08:25C'est quelque chose qui est rassurant.
00:08:28En plus, des forces de sécurité nombreuses qui seront mobilisées.
00:08:32Il faut aussi s'attaquer aux russleurs, mesdames et messieurs les députés,
00:08:36qui sont souvent les mêmes individus.
00:08:38Dès le lendemain des premiers pillages,
00:08:40j'ai ainsi réuni à Bercy, avec la ministre déléguée chargée du numérique,
00:08:44Anne Le Hénant, les plateformes de vente en ligne
00:08:46et elles se sont engagées à renforcer leur coopération avec les autorités,
00:08:51à mieux détecter les annonces suspectes
00:08:54et à alerter les consommateurs sur les risques du recel
00:08:57et à nous rendre compte de leurs actions.
00:09:00A l'heure actuelle, le bilan concernant les actions menées sur les plateformes
00:09:04est donc le suivant.
00:09:05Il y a eu 1737 annonces supprimées, 237 comptes bannies,
00:09:11794 signalements d'utilisateurs auprès des services de justice et de police.
00:09:17Les investigations se poursuivent.
00:09:20Le bilan est loin d'être définitif.
00:09:22La vigilance est permanente et la réponse la plus efficace et coordonnée possible
00:09:28qui est à notre main actuellement.
00:09:31Et c'est précisément, M. le Président, la mission de Vigie Commerce
00:09:35que nous avons activée dès le 19 octobre
00:09:38et qui est transverse à tous les ministères.
00:09:42Et nous devons aller plus loin.
00:09:44Nous travaillons ainsi avec des parlementaires
00:09:46et un texte visant à mieux coordonner
00:09:48et renforcer les capacités d'action des administrations.
00:09:52Et puisque nous parlons de sécurité,
00:09:54je souhaite également revenir sur votre question
00:09:56concernant le plan de sécurité dans les commerces
00:09:59que nous avions présenté en mai
00:10:02avec Jean-Didier Berger, ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur.
00:10:05Il s'agissait alors de répondre aux inquiétudes des commerçants
00:10:08face aux délinquants du quotidien, aux incivilités ou autres vols.
00:10:13Plusieurs mesures présentes dans le projet de loi Riposte
00:10:15ont ainsi été adoptées,
00:10:17notamment celles concernant la vidéoprojection
00:10:20et la mise en place de caméras individuelles
00:10:23pour les agents de sécurité privés
00:10:25à l'entrée des centres commerciaux.
00:10:28Deuxièmement, nous avons agi pour soutenir les commerçants
00:10:31et les aider à réparer
00:10:33afin qu'ils ouvrent le plus tôt possible.
00:10:36Nous avons ainsi mis en place l'activité partielle
00:10:41avec zéro reste à charge pour les PME
00:10:45afin de protéger les salariés
00:10:47qui ne peuvent plus venir travailler.
00:10:49Les assureurs aussi se sont engagés
00:10:51à traiter les dossiers vite
00:10:53et à verser les accomptes quand il y en aura besoin.
00:10:56Ils anticipent les paiements
00:10:57et ils priorisent aussi les dossiers
00:11:00qui en ont le plus besoin immédiatement.
00:11:03pour aider les commerçants
00:11:04à retrouver de la trésorerie
00:11:06afin de reconstituer les stocks.
00:11:08Parce qu'en fond, c'est ça pour reprendre l'activité,
00:11:11reprendre du chiffre d'affaires.
00:11:13Nous avons mis en place le report des charges
00:11:15fiscales et sociales,
00:11:17mais aussi les prêts à taux zéro
00:11:19avec BPI France jusqu'à 50 000 euros sur 3 ans.
00:11:26J'ajoute à ça la possibilité aussi
00:11:29avec la Banque de France et la médiatrice du crédit,
00:11:34la possibilité de reporter des échéances
00:11:38à partir de prêts.
00:11:41Enfin, pour les plus petits commerces
00:11:43qui comptent moins de 10 salariés
00:11:45et réalisent un chiffre d'affaires inférieur à 10 millions d'euros,
00:11:48nous créons un fonds de soutien spécifique.
00:11:49L'aide sera réservée aux entreprises sinistrées
00:11:52et calculée à partir de la baisse de chiffre d'affaires
00:11:55effectivement constatée
00:11:56en lien avec les manifestations.
00:11:59Le montant sera une aide forfaitaire
00:12:01dont j'aurai les éléments.
00:12:02Ils sont encore, à l'heure où on se parle,
00:12:04en arbitrage.
00:12:05Et on aura les éléments d'ici quelques heures.
00:12:10J'ajoute à ça parce que j'ai été aussi
00:12:14avec le garde des Sceaux,
00:12:15nous avons réuni les tribunaux de commerce
00:12:19pour mettre un accompagnement en place.
00:12:22Et je le dis parce qu'à Marseille,
00:12:24j'étais avec le président du tribunal de commerce.
00:12:26Et par exemple, vous avez des magasins de prêt-à-porter
00:12:28qui ne peuvent pas racheter tout de suite
00:12:30parce qu'ils vont racheter pour le printemps.
00:12:32S'ils ont été volés de leur stock pour l'hiver,
00:12:34ils ne peuvent pas racheter l'hiver.
00:12:36Donc ils sont en arrêt.
00:12:37Ils ne peuvent plus rouvrir.
00:12:39Donc ce qu'on a vu avec les tribunaux de commerce,
00:12:41c'est la possibilité de se mettre sous mandat ad hoc
00:12:44et donc de faire des moratoires
00:12:46pour geler aussi les remboursements, etc.
00:12:51Et s'ils doivent rouvrir peut-être qu'au mois janvier
00:12:53ou février, ils le feront à ce moment-là
00:12:55avec toutes ces possibilités d'avoir mis un arrêt
00:12:59à leurs engagements.
00:13:00Donc ça, c'est intéressant.
00:13:01Et on a les tribunaux de commerce
00:13:03qui sont très partie prenante.
00:13:05On avait fait d'ailleurs une réunion
00:13:06avec le garde des Sceaux à ce sujet.
00:13:08Toutes ces mesures sont autant de moyens
00:13:09qui doivent permettre aux commerçants
00:13:11de reconstituer leurs stocks
00:13:13et de réouvrir le rideau
00:13:14et de mieux préparer au mieux la période de Noël.
00:13:16À travers cette question du commerce qui est en jeu,
00:13:19ce qui est en jeu, c'est aussi l'attractivité de la France
00:13:22auprès des touristes étrangers.
00:13:23C'est un enjeu que je suis très attentivement
00:13:27en tant que ministre du tourisme.
00:13:29À l'heure actuelle, nous ne voyons pas de vague d'annulation,
00:13:32mais nous observons quelques hésitations
00:13:35sur certains marchés stratégiques,
00:13:37Etats-Unis, Corée, Chine.
00:13:39On s'en est aperçu sur le 17.
00:13:41Ça semble estompé à l'heure où on se parle.
00:13:45Évidemment, ma responsabilité, c'est de rassurer nos partenaires
00:13:48et de protéger l'activité touristique de la France.
00:13:50Et nous sommes déjà à l'œuvre avec Atout France.
00:13:54On était engagés aussi avec Atout France,
00:13:56je l'ai dit au passage,
00:13:57après ce qui s'était passé en Gironde,
00:14:01notamment cet été.
00:14:03Ce que je viens d'évoquer,
00:14:04ce sont les réponses prises
00:14:06face à une crise d'une violence exceptionnelle.
00:14:08Mais notre action ne s'arrête pas là.
00:14:10Depuis l'an dernier,
00:14:11j'avais commencé à en parler avec la taxe Petit Colis.
00:14:15Nous travaillons aussi sur les difficultés de fonds
00:14:17que rencontrent les commerçants.
00:14:19C'est ce cas de plus large.
00:14:20que j'aimerais évoquer brièvement maintenant,
00:14:23un cadre qui s'articule au travers de trois objectifs.
00:14:27Un, redonner de la trésorerie aux commerçants,
00:14:29ce que nous avons fait à travers l'adoption du projet de loi
00:14:32de simplification de la vie économique,
00:14:34le 26 mai dernier,
00:14:36qui a permis notamment d'établir
00:14:37la mensualisation des loyers commerciaux,
00:14:41le plafonnement des garanties exigées
00:14:43et leur meilleure restitution en termes de trésorerie.
00:14:46Ce n'est pas rien.
00:14:47Lutter contre la concurrence déloyale des plateformes étrangères.
00:14:50Le 1er novembre prochain,
00:14:52messieurs, mesdames,
00:14:52les députés,
00:14:54entrera ainsi en vigueur
00:14:55la taxe française à 2 euros sur Petit Colis.
00:14:58La semaine prochaine,
00:15:00elle s'ajoutera donc à la taxe européenne de 3 euros,
00:15:03qui a prouvé son efficacité.
00:15:05Les ventes en valeur de Chine,
00:15:09Temu, AliExpress ont chuté en moyenne de 25 % à la rentrée.
00:15:14Leur audience a diminué à due proportion.
00:15:17Et on a là une victoire quand même
00:15:21dont il faut se féliciter
00:15:23parce que ce n'était pas aussi évident que ça
00:15:26en début d'année dernière.
00:15:28Et nous fêtons là, si je puis dire,
00:15:30ce n'est pas le mot juste,
00:15:31mais en tous les cas,
00:15:32c'est l'anniversaire des fameuses poupées
00:15:36et autres produits illicites sur la plateforme Chine.
00:15:40Rouvrir les commerces,
00:15:41c'est le plan levé de rideau
00:15:43que j'avais dévoilé en fin d'année dernière
00:15:45et qui a permis de renforcer les moyens d'action
00:15:48sur le terrain grâce aux foncières,
00:15:51aux managers de centre-ville
00:15:52et au déploiement de la charte ville commerçante.
00:15:57Quelques mots enfin sur les autres sujets importants
00:15:59que vous avez évoqués.
00:16:00Pour rester sur le commerce,
00:16:03vous avez parlé du commerce circulaire
00:16:04face à l'urgence environnementale
00:16:06et aux attentes des consommateurs.
00:16:08Nous avons une mission,
00:16:09accélérer dans les commerces
00:16:11le déploiement de solutions circulaires
00:16:13concrètes et accessibles.
00:16:15Et cette transition, elle est déjà une réalité.
00:16:17L'économie circulaire représente aujourd'hui
00:16:19plus de 810 000 emplois en France,
00:16:23soit 3 % de l'emploi total.
00:16:26Et c'est dans cette perspective
00:16:27que j'ai présenté un plan en février dernier.
00:16:31L'appel à manifestation d'intérêt
00:16:33a permis d'identifier 65 lauréats
00:16:36qui font vivre de nouveaux modèles de commerce,
00:16:40meilleure gestion des déchets,
00:16:42reconditionnement, réparation et allongement
00:16:44de la durée de la vie des produits.
00:16:46Autant de solutions qui sont appelées
00:16:47à se diffuser plus largement
00:16:49dans notre économie de proximité.
00:16:50Je suis même allé visiter
00:16:53ceux qui font des réparations de chaussures
00:16:57avec une connexion.
00:16:59Ils se réparer, c'est à côté de Beaubourg.
00:17:00Ils sont à 15 salariés
00:17:02et ils ont un développement incroyable.
00:17:04J'en viens maintenant aux entreprises.
00:17:06Comme pour le commerce,
00:17:08il me semble essentiel
00:17:09de distinguer les mesures d'urgence
00:17:11pour la réponse à la flambée des prix du carburant
00:17:14due à la crise géopolitique
00:17:15autour du détroit d'Ormouz
00:17:17et les sujets de long terme
00:17:18qui sont liés à la transmission.
00:17:20Face à la hausse des coûts de l'énergie,
00:17:22le gouvernement a mis en place
00:17:24les aides ciblées
00:17:24pour soutenir les entreprises
00:17:26les plus exposées et les salariés.
00:17:29Donc il y a des aides sectorielles,
00:17:30pêcheurs, agriculteurs,
00:17:31entreprises du BTP
00:17:32qui ont été prolongées jusqu'au 31 décembre.
00:17:35Le relèvement du plafond de défiscalisation,
00:17:38la prime carburant
00:17:39qui est portée jusqu'à 1 000 euros
00:17:41par les entreprises qui le souhaitent,
00:17:43défiscalisées là aussi
00:17:45pour soutenir leurs salariés
00:17:46qui prennent la voiture
00:17:47pour se rendre au travail.
00:17:48Par ailleurs, je tiens à rappeler
00:17:49que les salariés les plus modestes
00:17:50peuvent bénéficier de l'aide.
00:17:52Grand rouleur, 100 euros
00:17:55pour ces trois mois.
00:17:56Il suffit d'aller sur le site.
00:17:58Une fois qu'on est référencé,
00:18:00si je puis dire,
00:18:00il n'y a plus besoin
00:18:02de refaire l'opération.
00:18:04Tous les Français vont en outre.
00:18:06Là, dès le 1er novembre,
00:18:09bénéficier de la baisse
00:18:10de 12 à 18 centimes
00:18:11qui est liée à la libération
00:18:13des stocks stratégiques.
00:18:15y compris dans les petites stations isolées,
00:18:19les 350 stations.
00:18:20Enfin, nous devons agir sur le fond
00:18:23et réduire notre dépendance
00:18:24aux énergies fossiles.
00:18:25C'est le sens du guichet
00:18:26de 16 millions d'euros
00:18:28que j'ai annoncé le 30 septembre
00:18:30pour accompagner l'électrification
00:18:32des entreprises artisanales
00:18:33avec un objectif très concret,
00:18:36aider par exemple nos boulangers
00:18:37à s'équiper de fours électriques.
00:18:40Maintenant, regardons aussi le long terme.
00:18:42Il y a un sujet qui me tient très à cœur
00:18:44dont je vous avais parlé il y a un an.
00:18:46C'est la transmission des entreprises.
00:18:49500 000 chefs d'entreprise
00:18:50partiront à la retraite
00:18:51dans les dix prochaines années.
00:18:53C'est pourquoi nous avons défendu
00:18:54le pacte d'Utreil
00:18:55et porté le PLF 2027
00:18:57avec un pacte de transmission
00:18:59que le Premier ministre a appelé
00:19:01le pacte PAP1
00:19:03et qui repose sur trois leviers.
00:19:05Pour toutes les reprises d'entreprises,
00:19:07c'est un suramortissement de 30%
00:19:09pour les PME,
00:19:10boosté à 60% pour les TPE,
00:19:13sur les dépenses d'investissement.
00:19:15Pour les reprises par les salariés,
00:19:17une quasi-disparition
00:19:18des droits de mutation
00:19:19à titre onéreux.
00:19:21En cas de cession à des salariés,
00:19:23c'est un relèvement aussi
00:19:24des plafonds pour le cédant,
00:19:26de l'abattement,
00:19:27en cas de plus-value de cession,
00:19:29qui passe de 500 000
00:19:30à 1 million d'euros.
00:19:32Et dans tous les types de cession,
00:19:33étalement du paiement de l'impôt,
00:19:35en cas de crédit vendeur,
00:19:36évidemment l'idée c'est de donner l'accès
00:19:39à des salariés qui créent la valeur,
00:19:41de devenir propriétaire,
00:19:43et ça peut concerner
00:19:43toute une génération pour des TPE,
00:19:45parce que souvent,
00:19:46le plus à même de reprendre
00:19:47dans les TPE,
00:19:48les entreprises au moins de 10 salariés,
00:19:49c'est souvent un salarié,
00:19:51plus que la famille.
00:19:52Voilà, monsieur le président,
00:19:54mesdames, messieurs les députés,
00:19:55derrière ces enjeux,
00:19:56il y a une priorité qui nous rassemble,
00:19:58le pouvoir d'achat des Français,
00:20:00préserver nos entreprises,
00:20:01c'est préserver les emplois,
00:20:02les salaires,
00:20:03la création de valeur dans nos territoires,
00:20:05développer le commerce circulaire,
00:20:07c'est aussi donner aux consommateurs
00:20:08de nouvelles possibilités
00:20:10pour acheter,
00:20:11réparer et réemployer
00:20:12à moindre coût,
00:20:13et ainsi défendre durablement
00:20:15le pouvoir d'achat.
00:20:17On n'a peut-être pas
00:20:17tous les moyens
00:20:18par rapport à nos comptes publics,
00:20:20mais on ne laisse
00:20:21personne sans solution.
00:20:23Je ne serai pas plus long,
00:20:24je n'ai pas abordé
00:20:25tous les sujets couverts
00:20:26par mon portefeuille,
00:20:27mais la discussion qui s'ouvre
00:20:28avec vous permettra sans doute
00:20:29d'évoquer l'ESS,
00:20:31le commerce rural,
00:20:32l'artisanat ou encore le tourisme.
00:20:34Voilà, je vous remercie.
00:20:36Merci beaucoup,
00:20:37monsieur le ministre,
00:20:39pour ces premiers propos.
00:20:41Je rajouterai dans la petite liste,
00:20:42mais peut-être qu'un certain nombre
00:20:44de collègues poseront la question
00:20:47sur la question de la vacance,
00:20:49la vacance des commerces.
00:20:51Je pense que c'est là aussi
00:20:52un sujet sur lequel
00:20:54bon nombre de commerçants
00:20:55et d'artisans sont attentifs
00:20:57et attendent quelques réponses.
00:21:00Nous allons en venir
00:21:01aux orateurs des groupes
00:21:02et pour le premier d'entre eux,
00:21:03le Rassemblement national.
00:21:05Et je cède la parole
00:21:06à monsieur Alexis Joly.
00:21:08Vous avez la parole,
00:21:09monsieur le député.
00:21:09Merci beaucoup,
00:21:10monsieur le président,
00:21:11monsieur le ministre,
00:21:11chers collègues.
00:21:12Le 17 octobre,
00:21:13c'est la vitrine de la France
00:21:14toute entière
00:21:15qui a été fracassée
00:21:16aux yeux du monde.
00:21:17Ce sont des scènes de casse,
00:21:18de pillage,
00:21:19de mise à sac
00:21:19et d'agression
00:21:20d'une extrême violence
00:21:21et des conséquences économiques
00:21:22qui sont bien réelles.
00:21:24Des hôteliers confrontés
00:21:25aux annulations,
00:21:26des restaurateurs privés
00:21:27de clients,
00:21:27des commerçants
00:21:28qui voient leurs outils
00:21:29de travail détruits
00:21:30et des salariés
00:21:31qui craignent pour leur emploi.
00:21:33Selon le groupement
00:21:34des hôteliers
00:21:34de la Restauration de France,
00:21:36les nouvelles réservations
00:21:37hôtelières ont chuté
00:21:38de 47% le 18 octobre
00:21:40par rapport à l'année précédente.
00:21:42Et pour les séjours
00:21:42prévus du 19 au 25 octobre,
00:21:45c'est 27% des réservations
00:21:47qui ont été annulées.
00:21:48Au moins,
00:21:48on l'a dit,
00:21:493000 commerces
00:21:50qui ont été touchés
00:21:50par les dégradations
00:21:51et les pillages
00:21:52selon les estimations
00:21:53gouvernementales.
00:21:54Voilà donc le prix économique
00:21:56de ces violences
00:21:57et le signal envoyé
00:21:58aux touristes
00:21:59du monde entier,
00:22:00celui d'un pays
00:22:01qui peine à garantir
00:22:02la sécurité
00:22:02de ses centres-villes,
00:22:04celui d'une France
00:22:04de carte postale
00:22:05transformée en un enfer
00:22:07d'émeute urbaine.
00:22:09Emmanuel Macron
00:22:10promet depuis des années
00:22:12le rétablissement
00:22:12de l'autorité de l'État.
00:22:14Pourtant,
00:22:14les commerçants
00:22:15se retrouvent encore
00:22:16en première ligne.
00:22:17Les entrepreneurs
00:22:18paient les dégâts
00:22:19et les collectivités
00:22:19doivent gérer
00:22:20les conséquences du chaos.
00:22:21Et quant à la gauche,
00:22:22elle semble plus prompte
00:22:23à expliquer les violences
00:22:24qu'à défendre
00:22:25ceux qui les subissent.
00:22:26Et pour autant,
00:22:27la solidarité
00:22:28avec les Français modettes
00:22:29qui souffrent
00:22:31commence par la défense
00:22:32de ceux qui travaillent
00:22:33et pas par la complaisance
00:22:34envers ceux
00:22:35qui y détruisent.
00:22:36La conséquence
00:22:37de tout ça,
00:22:37ce sont des investissements
00:22:38anéantis,
00:22:39des emplois menacés
00:22:40et parfois toute une vie
00:22:41de travail réduit
00:22:42à néant.
00:22:43Les victimes,
00:22:44ce ne sont pas
00:22:45les grands milliardaires,
00:22:46ce sont des familles,
00:22:47des petits commerçants
00:22:48et des artisans
00:22:48qui font vivre
00:22:49les centres-villes.
00:22:50Et plus spécialement
00:22:51pour l'économie touristique,
00:22:52pour chaque réservation annulée,
00:22:54ce sont des entreprises
00:22:55qui sont fragilisées.
00:22:56Alors nous demandons
00:22:57des indemnisations rapides,
00:22:59un accompagnement concret
00:23:00des professionnels touchés
00:23:01et des garanties
00:23:02pour protéger
00:23:02nos sites touristiques
00:23:03et nos centres-villes.
00:23:04La France est une grande
00:23:05nation touristique mondiale,
00:23:07mais sa réputation,
00:23:09fruit de siècles de travail
00:23:10et de prestige,
00:23:11est aujourd'hui
00:23:11grandement fragilisée.
00:23:13La France ne peut pas
00:23:14prétendre être
00:23:15la première destination
00:23:16touristique mondiale
00:23:17si elle ne garantit plus
00:23:18la sécurité
00:23:18de ceux qui la font vivre
00:23:20et de ceux qui la visitent.
00:23:22Monsieur le ministre,
00:23:22il faut réparer les dégâts,
00:23:23mais surtout empêcher
00:23:24qu'ils se reproduisent.
00:23:26Je souhaite donc savoir
00:23:27comment vous comptez
00:23:27protéger les commerçants
00:23:29des prochaines tentatives
00:23:30de pillage
00:23:31qui auront lieu
00:23:32à chaque manifestation
00:23:33organisée par la gauche.
00:23:34Il est temps que l'État
00:23:35protège ceux qui font
00:23:36vivre la France
00:23:37au lieu de les laisser seuls
00:23:38face aux conséquences du chaos.
00:23:40Je vous remercie.
00:23:41Monsieur le ministre.
00:23:44Merci, monsieur le député Joli.
00:23:49Bon, d'abord,
00:23:50je voudrais vous rassurer
00:23:51parce qu'aucun mouvement
00:23:52d'annulation généralisé
00:23:54n'a été observé.
00:23:55La destination France
00:23:56reste solide.
00:23:58La grande majorité
00:23:59de la clientèle internationale
00:24:00maintient sa confiance
00:24:02dans la France,
00:24:03même s'il y a eu
00:24:04quelques mouvements
00:24:05qu'on a pu constater
00:24:06le 17
00:24:06sur des longs courriers
00:24:08internationaux
00:24:08et qui a été,
00:24:09à l'heure où on se parle,
00:24:11corrigé au niveau de l'Europe.
00:24:1475% de la fréquentation
00:24:16internationale.
00:24:17Pas d'inquiétude.
00:24:18À date,
00:24:18les Européens connaissent bien
00:24:20les réalités des Français.
00:24:22Ils localisent aussi
00:24:23les événements.
00:24:24Tout ce qui concerne
00:24:25les transports,
00:24:26les hôtels,
00:24:26les musées,
00:24:27tout fonctionne normalement.
00:24:30Et on a un contexte
00:24:31comparé aussi,
00:24:32monsieur le député,
00:24:33parce que les mouvements
00:24:34sociaux similaires
00:24:35ont aussi lieu
00:24:36en Belgique,
00:24:38en Italie,
00:24:38au Portugal,
00:24:39en Espagne ou en Grèce.
00:24:42pour ce qui concerne
00:24:44donc les ambitions.
00:24:49Moi,
00:24:50je maintiens
00:24:51l'ambition
00:24:53à 100 milliards
00:24:54d'euros
00:24:55en trajectoire
00:24:56de recettes
00:25:00internationales.
00:25:02On s'en est parlé
00:25:03tous les deux
00:25:04en audition.
00:25:08On a fait une bonne saison
00:25:10et jusqu'à fin septembre,
00:25:14on est plutôt
00:25:15en légère croissance
00:25:17sur une année 2025,
00:25:18qui était une très bonne année.
00:25:22J'ai des indicateurs
00:25:23qui montrent
00:25:24que la saison hivernale
00:25:26démarre plutôt bien.
00:25:28vous devez en savoir
00:25:29quelque chose
00:25:30en Isère.
00:25:33Et donc,
00:25:34je maintiens
00:25:35la première,
00:25:37l'ambition de première
00:25:38destination touristique
00:25:40du monde.
00:25:41J'entends
00:25:42que vous avez parlé
00:25:43de la moyenne de panier
00:25:44et c'est vrai
00:25:45que la création
00:25:46de valeur
00:25:46par les dépenses
00:25:48par touriste
00:25:49seront aussi importantes
00:25:52que le volume
00:25:53et on s'y attache
00:25:54avec la mise en avant
00:25:56de la diversité
00:25:57de nos zones touristiques.
00:25:59C'est
00:26:00le no-tourisme,
00:26:01l'agritourisme,
00:26:03le tourisme de randonnée,
00:26:04etc.
00:26:05Pas que les gros spots.
00:26:06Et pour la sécurité,
00:26:08on a démontré,
00:26:09monsieur le député,
00:26:10que le 24,
00:26:11on savait faire.
00:26:13Merci, monsieur le ministre.
00:26:15Pour le groupe Ensemble
00:26:15pour la République,
00:26:16madame Anne-Sophie Ronseret,
00:26:17vous avez la parole,
00:26:18madame la députée.
00:26:23Merci, monsieur le président,
00:26:24monsieur le ministre,
00:26:25mes chers collègues.
00:26:26Ces deux derniers week-ends,
00:26:28de nombreuses villes de France
00:26:29ont été le théâtre
00:26:30de violences,
00:26:30de dégradations
00:26:31et de pillages de commerces.
00:26:33Derrière ces vitrines brisées
00:26:34et ces commerces vandalisés,
00:26:36il y a des femmes
00:26:37et des hommes
00:26:37qui travaillent chaque jour
00:26:38pour faire vivre
00:26:39nos centres-villes.
00:26:40Certains ont perdu
00:26:41les économies toute une vie.
00:26:42Et aujourd'hui,
00:26:43tous craignent
00:26:44que cela recommence.
00:26:45Face à cette situation,
00:26:47vous avez annoncé
00:26:47la semaine dernière
00:26:48des aides d'urgence
00:26:49pour les commerçants
00:26:50victimes des pillages.
00:26:51Ces dispositifs
00:26:52sont essentiels
00:26:53pour leur permettre
00:26:54de réouvrir
00:26:54et de continuer
00:26:55leurs activités.
00:26:57Mais une fois
00:26:57la vitrine remplacée
00:26:58et les stocks reconstitués,
00:26:59comment éviter
00:27:00de revivre
00:27:01la même situation ?
00:27:02La sécurité relève
00:27:03d'abord de l'État,
00:27:05mais les commerçants
00:27:06doivent aussi
00:27:06pouvoir se protéger
00:27:07et protéger
00:27:08leurs locaux
00:27:09avec des équipements
00:27:10adaptés.
00:27:11Encore,
00:27:11faut-il savoir
00:27:12lesquels choisir
00:27:13et surtout
00:27:14pouvoir les financer.
00:27:15Au-delà des aides
00:27:16pour réparer,
00:27:17quel accompagnement,
00:27:18monsieur Minif,
00:27:18pouvez-vous proposer
00:27:20aux commerçants
00:27:20pour leur donner
00:27:21les moyens
00:27:22de mieux se protéger ?
00:27:23Je vous remercie.
00:27:26Merci,
00:27:26madame la députée.
00:27:28Donc,
00:27:29je ne reviens pas
00:27:30sur ce qui a été fait
00:27:31le 24,
00:27:32les 70 000
00:27:33forces de l'ordre.
00:27:34On a prouvé
00:27:35le 24
00:27:36que l'État
00:27:38reprenait la main
00:27:38sur l'ordre
00:27:41pour la protection
00:27:42des commerçants.
00:27:43Donc,
00:27:44la première chose,
00:27:46c'est ce qui a été voté
00:27:47dans le projet
00:27:48de loi Riposte.
00:27:49C'est de prolonger
00:27:50l'expérimentation
00:27:51de la vidéoprotection
00:27:54qui est assistée
00:27:55dans les lieux
00:27:57particulièrement exposés,
00:27:58permettre aux agents
00:27:59de sécurité privée
00:28:00d'utiliser des caméras
00:28:01individuelles
00:28:02dans les commerces
00:28:03et renforcer
00:28:03les moyens d'action
00:28:04des polices municipales.
00:28:06Et là aussi,
00:28:06il y a une interaction
00:28:07entre la police municipale
00:28:08et la police nationale.
00:28:12Mieux lutter
00:28:12contre les établissements
00:28:13qui troublent
00:28:14l'ordre public.
00:28:15C'est aussi
00:28:16renforcer les sanctions
00:28:18sur les commerces
00:28:19qui ne respectent pas
00:28:20les fermetures
00:28:20administratives
00:28:21et qui facilitaient
00:28:22l'exécution
00:28:23de ces fermetures
00:28:26parce qu'il y a
00:28:26des endroits
00:28:27qui provoquent
00:28:28des nuisances.
00:28:30Renforcer la coordination
00:28:31avec les commerçants.
00:28:32Il y a une cellule
00:28:33interministérielle
00:28:34qui a été mise en place
00:28:35en mai dernier.
00:28:37Elle associe
00:28:38les représentants
00:28:39du commerce
00:28:40et les services
00:28:40du ministère
00:28:41de l'Intérieur
00:28:41pour faire remonter
00:28:43les difficultés concrètes
00:28:44rencontrées sur le terrain.
00:28:46Cambriolage,
00:28:46braquage
00:28:47et délinquance locale.
00:28:49Enfin,
00:28:50c'est la mobilisation
00:28:51qui se poursuit,
00:28:51je l'ai dit au début,
00:28:54avec la mise en place
00:28:58de forces de l'ordre
00:28:59qui ont été en mesure
00:29:00de lutter
00:29:02contre les voyous,
00:29:04contre toutes les exactions
00:29:06et tous les moyens
00:29:08qu'on a mis en place
00:29:09aussi pour soutenir
00:29:11le commerce.
00:29:13Merci,
00:29:14monsieur le ministre.
00:29:15Pour le groupe
00:29:16de la France Insoumise,
00:29:17madame Mathilde Ligné,
00:29:19vous avez la parole,
00:29:19madame la députée.
00:29:22Merci, monsieur le président.
00:29:23Monsieur le ministre,
00:29:25Parcoursup est une source
00:29:26d'angoisse.
00:29:26Les classes sont surchargées.
00:29:27Les élèves ont trop froid
00:29:28l'hiver,
00:29:29trop chaud l'été
00:29:30dans les salles de classe
00:29:32pour étudier.
00:29:33Les profs ne sont pas remplacés,
00:29:35les loyers ne font qu'augmenter,
00:29:36les prix alimentaires s'envolent,
00:29:38les prix de l'essence
00:29:38et du gasoil explosent,
00:29:40les salaires ne suivent pas
00:29:41l'inflation.
00:29:42Les mobilisations
00:29:42du 17 et 24 octobre
00:29:44sont le résultat
00:29:45de revendications lycéennes
00:29:46et sociales
00:29:47trop longtemps méprisées
00:29:48dans un contexte de recul
00:29:49du pouvoir d'achat
00:29:50sans précédent.
00:29:51Manifester est un droit
00:29:52fondamental.
00:29:53Le rôle de l'État
00:29:54est donc de garantir
00:29:55le droit de manifester
00:29:56et de sécuriser
00:29:56les bâtiments publics
00:29:57et les commerces.
00:29:58Le gouvernement
00:29:59porte la responsabilité politique
00:30:01de ce qui s'est passé
00:30:02par son incapacité
00:30:03à répondre
00:30:03aux revendications
00:30:04des lycéens
00:30:05et par son incapacité
00:30:06à garantir
00:30:07le droit à manifester
00:30:08tout en protégeant
00:30:09les bâtiments publics
00:30:10et les commerçants.
00:30:11Par exemple,
00:30:11avant le 17 octobre,
00:30:12aucune consigne de fermeture
00:30:14n'a été donnée
00:30:14aux commerçants
00:30:15du centre-ville de Marseille.
00:30:16La loi fait de l'État
00:30:17le responsable
00:30:18de l'ordre public
00:30:19dès lors qu'il est mis en péril.
00:30:20À juste titre,
00:30:21l'État est responsable,
00:30:22le gouvernement
00:30:23doit donc pleinement
00:30:24s'engager
00:30:24et verser sans attendre
00:30:25les sommes nécessaires
00:30:26aux commerçants pillés.
00:30:27Au contraire,
00:30:28la surencherche sécuritaire
00:30:30proposée par le gouvernement
00:30:31ne fait qu'ajouter
00:30:31de l'huile sur le feu.
00:30:33Dans votre projet de loi,
00:30:34M. le ministre,
00:30:35vous voulez faire payer
00:30:36toutes les personnes
00:30:36présentes à une manifestation,
00:30:38quand bien même
00:30:39elles n'auraient commis
00:30:39aucun délit.
00:30:40On n'apaise pas
00:30:41un mouvement social
00:30:42en s'attaquant
00:30:42aux droits fondamentaux
00:30:43de manifester.
00:30:44Une crise politique
00:30:45appelle à une réponse politique.
00:30:47Alors qu'aucune réponse
00:30:48n'est apportée aux revendications,
00:30:50des grosses hausses de prix
00:30:51se profilent
00:30:52dans les supermarchés
00:30:53pour 2027.
00:30:54Lundi prochain,
00:30:55le comité interministériel
00:30:56de préparation
00:30:57des négociations commerciales
00:30:58réunira autour de la table
00:31:00agriculteurs,
00:31:01industriels et distributeurs.
00:31:02Les distributeurs
00:31:03menacent de boycotter
00:31:04la Réunion
00:31:04alors même que nous savons tous
00:31:06que le rapport de force
00:31:07est largement en leur faveur.
00:31:08M. le ministre,
00:31:09pouvez-vous nous assurer
00:31:10que le gouvernement
00:31:11mettra tout en place
00:31:12pour s'assurer
00:31:13que les négociations commerciales
00:31:14n'aboutissent pas,
00:31:15encore une fois,
00:31:16à baisser les prix
00:31:16payés aux producteurs
00:31:17et aux entreprises agroalimentaires ?
00:31:19Quand et comment
00:31:20comptez-vous mettre en place
00:31:21les sanctions prévues
00:31:22par la loi d'urgence agricole
00:31:24pour empêcher
00:31:24la grande distribution
00:31:25de faire pression
00:31:26sur les autres acteurs
00:31:27de la filière ?
00:31:28Les prix des produits alimentaires
00:31:29augmentent,
00:31:30les prix payés aux producteurs
00:31:31diminuent,
00:31:32les lois égalimes
00:31:33et le mécanisme
00:31:33des négociations commerciales
00:31:35sont un véritable échec.
00:31:36Il est temps
00:31:37de mettre fin
00:31:37à l'augmentation
00:31:38des profits
00:31:38des multinationales
00:31:39de l'alimentation
00:31:40sur le dos
00:31:41des agriculteurs
00:31:41et des consommateurs.
00:31:43Il est temps
00:31:44de relancer
00:31:44la consommation populaire
00:31:46en sortant de la France
00:31:47de la crise sociale
00:31:48bilan de 10 ans
00:31:49d'Emmanuel Macron.
00:31:51Monsieur le ministre.
00:31:55Madame la députée,
00:31:56bon,
00:31:56cette année
00:31:56ne sera pas
00:31:57une année
00:31:57comme les autres.
00:31:58On fait face
00:31:58à deux crises
00:31:59qui ne sont pas
00:32:00du tout
00:32:00le résultat
00:32:01de choix politiques.
00:32:02Je précise,
00:32:02c'est la crise climatique
00:32:03qui a provoqué
00:32:04une sécheresse
00:32:05et une crise géopolitique
00:32:06qui pèsent
00:32:07sur certains coûts,
00:32:08notamment les coûts
00:32:09énergétiques.
00:32:10Donc,
00:32:10face à tout cela,
00:32:11les distributeurs
00:32:12ont annoncé
00:32:13qu'il y aurait
00:32:14de l'inflation.
00:32:15Mais l'inflation,
00:32:17ça peut se diriger
00:32:18et ça peut se contrôler.
00:32:20La diriger,
00:32:21ça doit permettre
00:32:21de mieux rémunérer
00:32:23nos agriculteurs
00:32:23qui sont victimes
00:32:25effectivement
00:32:25de la sécheresse
00:32:27et qui,
00:32:28évidemment,
00:32:29nous nourrissent
00:32:30et subissent
00:32:30ces crises
00:32:31de plein fouet.
00:32:33Évidemment,
00:32:33EGALIM doit être respecté
00:32:35et j'y veillerai.
00:32:37EGALIM,
00:32:37c'est les coûts
00:32:39de production
00:32:39qui sont la base
00:32:41de la valorisation
00:32:42de la matière
00:32:43première agricole.
00:32:45La diriger,
00:32:46ça doit permettre
00:32:46aussi de soutenir
00:32:48nos PME.
00:32:49Ces dispositifs
00:32:50qui ont été votés
00:32:53dans le PJL
00:32:54urgence agricole,
00:32:55ils vont rentrer
00:32:56en vigueur
00:32:56dans ces négociations.
00:32:57Donc,
00:32:58c'est la date butoir
00:32:58anticipée
00:32:59pour les PME
00:33:00de moins de 350 millions
00:33:01d'euros
00:33:02de chiffre d'affaires.
00:33:03Et évidemment,
00:33:04on a remonté aussi
00:33:05l'assiette
00:33:06des PME
00:33:07qui auront droit
00:33:08puisqu'on est passé
00:33:09de 50 millions
00:33:10à 350 millions.
00:33:11Donc,
00:33:12voilà,
00:33:12c'est quelque chose
00:33:14qui va aussi jouer
00:33:16sur un grand nombre
00:33:18de PME.
00:33:20Et la contrôler,
00:33:20c'est le but
00:33:21de la négociation,
00:33:22c'est ce qui doit
00:33:22permettre de faire
00:33:23passer des hausses
00:33:26qui sont nécessaires
00:33:27à ceux qui produisent
00:33:28en France.
00:33:29Donc,
00:33:30moi,
00:33:30je veillerai
00:33:30à deux choses.
00:33:33La rémunération
00:33:34des agriculteurs
00:33:35et le fait aussi
00:33:37que les PME
00:33:38soient
00:33:39produisants
00:33:40en France,
00:33:41soient considérés
00:33:43avec justesse
00:33:44sur les demandes
00:33:46d'inflation
00:33:48si nécessaire.
00:33:49Donc,
00:33:49voilà,
00:33:50on va avoir
00:33:50une réunion
00:33:51avec les filières,
00:33:52avec Annie Gennevar
00:33:53en amont
00:33:53de ces négociations.
00:33:54C'est lundi prochain,
00:33:55il faudra trouver
00:33:56un équilibre
00:33:57entre rémunération
00:33:58des agriculteurs,
00:33:59pérennité
00:33:59de nos PME françaises
00:34:01et pouvoir d'achat
00:34:02des Français.
00:34:02et on peut trouver
00:34:03une solution
00:34:04à cette équation.
00:34:06C'est une responsabilité
00:34:07collective.
00:34:09Merci,
00:34:09M. le ministre.
00:34:11Pour le groupe
00:34:11socialiste et apparenté,
00:34:13M. Romain Eskenazi,
00:34:14vous avez la parole,
00:34:15M. le député.
00:34:15Bienvenue dans notre commission.
00:34:20Je vous remercie,
00:34:21M. le président.
00:34:23M. le ministre,
00:34:25les 17 et 18 top-topes,
00:34:27ce sont plus de 3 000
00:34:27commerçants
00:34:28qui ont été
00:34:29vandalisés.
00:34:30Ce sont des entrepreneurs,
00:34:31mais aussi des
00:34:32salariés et parfois
00:34:33un projet de vie
00:34:33qui a été mis à bas.
00:34:35Vous avez d'ores
00:34:36et déjà annoncé
00:34:36des mesures de soutien
00:34:37et je vous en remercie.
00:34:38Nous aurons besoin
00:34:39de précision
00:34:39car au-delà
00:34:40des dégâts matériels,
00:34:41c'est souvent les stocks,
00:34:43la trésorerie
00:34:43et la préparation
00:34:44de la période des fêtes
00:34:44qui est cruciale
00:34:45pour beaucoup de commerciants
00:34:46qui est mise à mal
00:34:47aujourd'hui
00:34:47par ces dégradations.
00:34:49Vous l'avez dit,
00:34:50lorsque le dispositif policier
00:34:51est à la fois suffisant
00:34:52et correctement déployé,
00:34:54on peut en France
00:34:54organiser des manifestations
00:34:56sans que cela
00:34:56mette à mal
00:34:57l'économie locale.
00:34:58Mais on peut craindre
00:34:59que parfois
00:35:00des commerces
00:35:01aient de nouveau
00:35:01à subir ces dégradations.
00:35:02Est-ce que vous souhaitez
00:35:03durablement pérenniser
00:35:05ce fonds de soutien
00:35:05qui puisse être
00:35:06immédiatement déployé ?
00:35:07De combien sera
00:35:08ce fonds de soutien ?
00:35:09Quels seront les critères
00:35:10pour être éligibles ?
00:35:11Et surtout,
00:35:12la réponse
00:35:12qu'attendent les commerçants
00:35:14à partir de quand
00:35:14le premier versement
00:35:16pourrait être fait
00:35:17pour ces commerçants
00:35:17qui sont en attente
00:35:18une fois encore,
00:35:19non seulement pour réparer,
00:35:20mais aussi pour reconstituer
00:35:22leurs stocks
00:35:22et leur trésorerie ?
00:35:23J'aurais une deuxième question,
00:35:25M. le ministre.
00:35:26Comme vous le savez,
00:35:26je travaille avec vos équipes
00:35:28ici présentes
00:35:28que je salue
00:35:29depuis un an
00:35:30suite à la présentation
00:35:31de mon rapport
00:35:31sur la concurrence déloyale
00:35:33parce que nos commerces
00:35:34subissent au-delà
00:35:35de ces questions
00:35:36conjoncturelles
00:35:36une concurrence
00:35:37structurellement déloyale
00:35:39notamment de plateformes
00:35:39en ligne chinoises
00:35:40qui vendent des produits
00:35:42qui ne respectent pas
00:35:42ni nos normes sociales
00:35:43ni nos normes environnementales
00:35:45ni nos normes fiscales
00:35:46et c'est jusqu'à 75%
00:35:48des produits
00:35:48qui sont hors normes
00:35:50lorsqu'il y a des contrôles
00:35:51de douane.
00:35:51J'ai déposé une proposition
00:35:52de loi
00:35:52mais beaucoup de ces dispositions
00:35:54je le reconnais
00:35:55dépend plutôt
00:35:55de l'Union Européenne
00:35:57j'ai donc travaillé
00:35:57depuis un an
00:35:58avec Antoine-Vamorel-Marques
00:36:00député LR
00:36:01et rapporteur de la mission
00:36:02avec vos équipes
00:36:02pour aboutir
00:36:03à une proposition de loi
00:36:04qui localement
00:36:05nationalement
00:36:06permettent d'améliorer
00:36:07le fonctionnement
00:36:08de nos administrations
00:36:08pour mieux lutter
00:36:09contre cette concurrence déloyale
00:36:10et dont des conséquences
00:36:12à la fois écologiques
00:36:14sociales et commerciales
00:36:15absolument désastreuses.
00:36:17M. le ministre
00:36:17ma question est simple
00:36:18quand est-ce que
00:36:19cette proposition de loi
00:36:20pourra arriver
00:36:21à l'ordre de jour
00:36:21de l'Assemblée Nationale
00:36:22et acceptez-vous
00:36:24de vous engager
00:36:25publiquement aujourd'hui
00:36:26en commission
00:36:26à ce que cette proposition de loi
00:36:28soit inscrite
00:36:28en études accélérées
00:36:31pour que d'ici la fin
00:36:33de la législature
00:36:33les commerçants
00:36:34puissent voir
00:36:35des avancées réelles
00:36:36pour les protéger
00:36:37de cette concurrence déloyale.
00:36:37Je vous remercie beaucoup.
00:36:40Bon, j'ai le droit,
00:36:41je réponds,
00:36:42j'ai le droit,
00:36:43d'accord,
00:36:44autant suffisant.
00:36:46Bon, merci M. le député.
00:36:48D'abord,
00:36:48pour la première question,
00:36:49bon, le fonds de soutien
00:36:51qui est débattu encore
00:36:52à l'heure où on se parle
00:36:54sera disponible
00:36:54dans à peu près
00:36:56cinq semaines.
00:36:58Voilà,
00:36:59le temps que ça se mette
00:37:00en place, etc.
00:37:02Donc,
00:37:03ça,
00:37:04c'est un fonds
00:37:05qui est pour redémarrer.
00:37:09Additionné à ce fonds,
00:37:10on a le prêt à taux zéro,
00:37:11bien sûr,
00:37:12de la BPI
00:37:13qui est quand même,
00:37:13lui,
00:37:14pour refaire les stocks
00:37:15et faire du chiffre d'affaires.
00:37:16Donc,
00:37:17il est proposé
00:37:1850 000 euros
00:37:19à taux zéro.
00:37:20On a revu les banques
00:37:22qui,
00:37:23elles,
00:37:24font aussi
00:37:25des prêts bonifiés
00:37:26de l'ordre
00:37:27de 20 000 à 30 000 euros.
00:37:29C'est le crédit à l'école,
00:37:30crédit mutuel,
00:37:30BPC, etc.
00:37:31Là aussi,
00:37:32c'est des bridges
00:37:33de trésorerie.
00:37:34On a les assurances
00:37:36qui s'engagent
00:37:36à verser des accomptes.
00:37:38Et puis,
00:37:39les régions,
00:37:39singulièrement,
00:37:40je le dis parce que
00:37:40j'étais à Marseille,
00:37:42là,
00:37:42et la région PACA,
00:37:44la ville de Marseille,
00:37:45le département,
00:37:46même certains acteurs privés
00:37:48s'engagent à aider.
00:37:49Et je crois
00:37:50qu'il y aura
00:37:51une aide
00:37:51de l'ordre
00:37:52de 10 000 euros
00:37:53par magasin
00:37:54du côté de Marseille.
00:37:56Voilà.
00:37:56Peut-être d'autres régions
00:37:57puisque c'est une compétence
00:37:58économique pour le faire.
00:38:00Voilà pour cette partie-là.
00:38:03Le fonds de soutien,
00:38:03il est destiné
00:38:04à peu près
00:38:05à 1 000 commerces
00:38:06qui ont subi
00:38:09des intrusions.
00:38:10Voilà.
00:38:11Pour ce qui concerne,
00:38:13et merci
00:38:13pour le travail
00:38:14que vous faites.
00:38:16Vraiment,
00:38:16parce que,
00:38:17bon,
00:38:17je suis moi...
00:38:18Bon,
00:38:18d'abord,
00:38:19c'est le travail
00:38:20qu'on a fait ensemble
00:38:21qui a permis
00:38:21de déboucher
00:38:22sur les sanctions
00:38:23au niveau de l'Europe.
00:38:24On est quand même
00:38:24à 1 milliard d'euros
00:38:25de sanctions
00:38:26entre l'Europe
00:38:28et la France.
00:38:28On voit que les lois
00:38:31produisent des baisses.
00:38:32Les lois
00:38:33à petits colis
00:38:34et donc
00:38:37les 5 euros,
00:38:39il y a des baisses
00:38:40qui sont significatives.
00:38:42J'ai les chiffres ici.
00:38:43Ouais,
00:38:44on est 30 à 40 %
00:38:45en volume.
00:38:46Et,
00:38:47bonne nouvelle,
00:38:48fin de semaine,
00:38:50là,
00:38:51le texte
00:38:52que vous voulez soutenir
00:38:53sera donc
00:38:55avec les...
00:38:56Elle travaille
00:38:57avec les équipes
00:38:58donc finalisée.
00:38:59Et moi,
00:39:00j'espère
00:39:01le porter
00:39:02très vite
00:39:03à l'agenda parlementaire
00:39:04pour qu'on puisse
00:39:06en effet
00:39:06au niveau
00:39:07de la nation française
00:39:10se doter
00:39:11de lois
00:39:11pour lutter
00:39:13contre
00:39:13des gens
00:39:15qui mettent
00:39:16sur le marché
00:39:16des produits
00:39:17non conformes.
00:39:20Merci,
00:39:21monsieur le ministre.
00:39:22Pour le groupe
00:39:23de la droite républicaine,
00:39:24monsieur Jean-Pierre Vigier,
00:39:25vous avez la parole,
00:39:26monsieur le député.
00:39:28Oui,
00:39:28merci,
00:39:28monsieur le président,
00:39:29monsieur le ministre
00:39:30et mes chers collègues.
00:39:31Le commerce de proximité,
00:39:33et vous le savez,
00:39:33est essentiel
00:39:34à la vitalité économique
00:39:35de nos territoires.
00:39:37Derrière chaque commerce
00:39:38qui ferme,
00:39:38ce sont des emplois,
00:39:40des services
00:39:41et du lien social
00:39:42qui disparaissent,
00:39:43notamment
00:39:44dans nos communes rurales.
00:39:46En juillet dernier,
00:39:47avec mon collègue
00:39:47Laurent Lardy,
00:39:48nous avons présenté
00:39:50un rapport parlementaire
00:39:51sur l'avenir
00:39:51des commerces
00:39:52de proximité
00:39:52qui formule
00:39:5443 recommandations
00:39:55concrètes
00:39:56pour soutenir
00:39:57nos commerçants
00:39:57et surtout
00:39:58redynamiser
00:39:59nos centres-villes
00:40:00et nos centres-bourgs.
00:40:02Plusieurs de nos propositions
00:40:03rejoignent
00:40:04les orientations
00:40:05de votre plan
00:40:05« Levez le rideau »
00:40:07lancé en novembre dernier.
00:40:09Je pense notamment
00:40:10à l'accompagnement
00:40:11des maires
00:40:12à travers le renforcement
00:40:13du rôle
00:40:14de managers
00:40:14de centres-villes
00:40:15qui doivent disposer
00:40:17des moyens nécessaires
00:40:18pour mettre en oeuvre
00:40:19de véritables stratégies
00:40:20commerciales locales.
00:40:22Je pense,
00:40:23et vous le savez très bien,
00:40:24également à la poursuite
00:40:25du déploiement
00:40:26des foncières publiques
00:40:27de redynamisation commerciale,
00:40:29mais aussi à la nécessité
00:40:30de faciliter la transmission
00:40:32et la reprise des commerces
00:40:33et vous en avez parlé.
00:40:35C'est un enjeu majeur,
00:40:37particulièrement
00:40:38dans nos territoires ruraux,
00:40:39où le départ
00:40:40à la retraite
00:40:41d'un commerçant
00:40:42peut tout simplement
00:40:43entraîner
00:40:43la disparition définitive
00:40:45d'un service
00:40:46de proximité.
00:40:47Alors,
00:40:48Monsieur le Ministre,
00:40:49près d'un an
00:40:49après le lancement
00:40:50de votre plan
00:40:51Leveli-Rudeau,
00:40:52quel premier bilan
00:40:54pouvez-vous dresser
00:40:55de sa mise en oeuvre ?
00:40:56Quels résultats concrets
00:40:57ont été obtenus
00:40:59sur le terrain ?
00:41:00Je souhaite également
00:41:01vous interroger
00:41:02sur un autre sujet
00:41:03majeur pour nos commerçants,
00:41:04la concurrence déloyale
00:41:06des grandes plateformes
00:41:08de commerce en ligne,
00:41:09particulièrement
00:41:10dans le secteur textile.
00:41:12Dans notre rapport,
00:41:13nous avons identifié
00:41:15les difficultés rencontrées
00:41:16par nos commerces
00:41:17face au développement
00:41:18de l'ultra-fast fashion,
00:41:21notamment avec des plateformes
00:41:22comme Chain.
00:41:23Vous en avez parlé.
00:41:24En novembre dernier,
00:41:25le gouvernement
00:41:26avait engagé
00:41:26une procédure
00:41:27visant à suspendre Chain
00:41:29à la suite
00:41:30de découvertes
00:41:30de produits illégaux.
00:41:32Mais la justice
00:41:33a finalement refusé
00:41:34cette suspension,
00:41:35estimant notamment
00:41:37que les produits concernés
00:41:38avaient été retirés
00:41:39de la vente.
00:41:40A la suite de cette décision,
00:41:42le gouvernement
00:41:43avait annoncé
00:41:44vouloir faire évoluer
00:41:45notre législation,
00:41:46notamment au niveau européen,
00:41:48pour renforcer
00:41:49les sanctions
00:41:49contre cette plateforme.
00:41:50En monsieur le ministre,
00:41:51où en sont ces démarches
00:41:52et surtout,
00:41:53quelles mesures concrètes
00:41:54pensez-vous prendre
00:41:55pour lutter
00:41:56contre les pratiques
00:41:56de Chine
00:41:57et ainsi garantir
00:41:58une concurrence équitable
00:42:00avec nos commerçants,
00:42:02notamment en milieu rural ?
00:42:03Je vous remercie.
00:42:05Merci, monsieur le député.
00:42:06Monsieur le ministre.
00:42:07Merci, monsieur le président.
00:42:09Monsieur le député,
00:42:10donc à date,
00:42:11les foncières,
00:42:12on en a 98
00:42:12qui sont constituées.
00:42:14L'objectif,
00:42:14c'était à 100,
00:42:14donc on n'en est pas loin.
00:42:16À chaque fois qu'il y a
00:42:17une foncière
00:42:17dans les centres-villes
00:42:18pour préempter
00:42:18les endroits stratégiques
00:42:20et agrandir,
00:42:22donc lutter
00:42:22contre les rideaux tirés,
00:42:24ça marche,
00:42:25ça fonctionne.
00:42:26Moi, j'ai plein de villes
00:42:27où on a divisé par deux
00:42:29la vacance commerciale
00:42:31en groupant managers,
00:42:33comme vous l'avez dit,
00:42:34managers de centre-ville
00:42:35et foncières.
00:42:36Et ce qui est intéressant,
00:42:37c'est que la foncière
00:42:39est valutée
00:42:39contre la régulation
00:42:40des loyers
00:42:40parce qu'à partir du moment
00:42:41où on préempte
00:42:42un endroit stratégique,
00:42:44pas besoin de tout racheter,
00:42:46mais des bons endroits,
00:42:48ce qu'on appelle
00:42:50en émulation de loyer,
00:42:51en benchmark de loyer,
00:42:53ça permet de baisser
00:42:54et de réguler les loyers.
00:42:55Donc ça,
00:42:56ça marche bien.
00:42:56Il faut que les communes
00:42:57s'en saisissent,
00:42:59vraiment.
00:43:00Donc on est aussi
00:43:02avec la taxe
00:43:03sur les friches commerciales
00:43:04qui est un argument
00:43:07pour les maires
00:43:07quand il y a des rideaux tirés
00:43:09qui sont là
00:43:11sans qu'il y ait d'argument
00:43:13parce que le propriétaire
00:43:14estime qu'il n'a pas
00:43:17tout de suite
00:43:17de choses qui l'intéressent
00:43:19et il reste
00:43:20parce que le loyer
00:43:21ne lui convient pas.
00:43:22Là, les maires peuvent agir.
00:43:24Sur le commerce
00:43:25en zone rurale,
00:43:26on va donc
00:43:27sortir un plan
00:43:29dans quelques jours
00:43:30qui permet
00:43:32de soutenir
00:43:33les commerces
00:43:34dans les zones rurales.
00:43:35Il sera à plusieurs niveaux,
00:43:36mais on a un plan
00:43:38de soutien
00:43:38jusqu'à
00:43:406 millions,
00:43:416 millions d'euros
00:43:42pour les commerces
00:43:44en zone rurale.
00:43:45À cela,
00:43:45j'espère rajouter
00:43:472 millions d'euros
00:43:48pour concerner aussi
00:43:49les petites stations
00:43:50en zone rurale
00:43:51par les temps qui courent.
00:43:53en principe,
00:43:54on devrait annoncer
00:43:55les deux.
00:43:57Pour ce qui concerne
00:43:59ultra fast fashion,
00:44:00c'est en route.
00:44:02Vous savez comment
00:44:04on a agi.
00:44:05Il y a un coefficient
00:44:06réglementaire
00:44:07au-delà de la loi
00:44:08qui est appliqué
00:44:09pour mettre en place
00:44:13ce qu'on pourrait appeler
00:44:14un indice de réparabilité.
00:44:16Et tout ce qui sera
00:44:17en dessous de cet indice,
00:44:18donc les plateformes chinoises,
00:44:20notamment Chine,
00:44:21l'indice, je crois,
00:44:22il est à 0,9 précisément.
00:44:24Je ne vais pas avoir
00:44:25ça un peu technique.
00:44:26Mais donc,
00:44:27ça veut dire que
00:44:27les commerces français
00:44:28ne seront pas touchés,
00:44:30mais les commerces chinois
00:44:31le seront.
00:44:32Donc, on va mettre ça en place
00:44:33et je suis la semaine prochaine
00:44:34à Bruxelles
00:44:35pour continuer
00:44:36les épisodes
00:44:37de lutte
00:44:37contre ces plateformes.
00:44:39Merci, monsieur le ministre.
00:44:41Pour le groupe
00:44:42écologiste et social,
00:44:43monsieur Boris Tavernier,
00:44:43vous avez la parole,
00:44:44monsieur le député.
00:44:44Merci, monsieur le président,
00:44:46monsieur le ministre,
00:44:47mes chers collègues.
00:44:48Le coco de Paimpol
00:44:49finance le coca d'Atlanta.
00:44:52Cette phrase,
00:44:53vous la connaissez bien
00:44:54puisque c'est vous
00:44:55qui l'avez prononcée
00:44:55lorsque vous étiez
00:44:56PDG de Système U.
00:44:57Elle dénonce
00:44:58une pratique prédatrice
00:44:59de la grande distribution,
00:45:00celle de surmarger
00:45:01sur des produits sains,
00:45:02en particulier
00:45:02les fruits et légumes
00:45:04ou les produits bio
00:45:04pour pouvoir
00:45:05sous-marger
00:45:06sur des produits
00:45:07ultra transformés.
00:45:08Cette stratégie
00:45:09au service du marketing
00:45:10mais en défaveur
00:45:10du droit à l'alimentation,
00:45:11vous la connaissez bien,
00:45:12c'est la péréquation
00:45:13des marges.
00:45:13Elle est décidée
00:45:14et mise en oeuvre
00:45:15par la grande distribution,
00:45:16c'est elle qui en porte
00:45:17la responsabilité.
00:45:18Mais c'est une arnaque
00:45:19pour les ménages
00:45:20qui en sont prisonniers.
00:45:21En rendant inaccessibles
00:45:22les produits sains,
00:45:23en encourageant la malbouffe,
00:45:25elle met en danger
00:45:25la santé des consommateurs.
00:45:27C'est aussi injuste
00:45:28pour les producteurs.
00:45:28Pourquoi les produits
00:45:29d'un agriculteur bio
00:45:31devraient être rendus
00:45:32inaccessibles
00:45:33pour financer
00:45:33le marketing de Coca-Cola ?
00:45:35Cette péréquation des marges
00:45:36est prédatrice
00:45:37et doit être corrigée.
00:45:38Par ailleurs,
00:45:38monsieur le ministre,
00:45:39il ne vous aura pas échappé
00:45:40qu'un mouvement social
00:45:41contre la vie chère
00:45:41et en cours en France.
00:45:42Ce mouvement est
00:45:43d'une ampleur historique.
00:45:44Un poste de dépense
00:45:46qui souffre particulièrement
00:45:47de la vie chère,
00:45:47c'est l'alimentation
00:45:48et plus encore
00:45:49l'alimentation saine.
00:45:50Cet été,
00:45:51famille Rue Graal
00:45:52révélait que sur un an,
00:45:53le prix des légumes
00:45:54avait fortement augmenté,
00:45:55plus 32% sur les courgettes,
00:45:5631% sur les tomates grappes,
00:45:5824% pour les haricots verts
00:45:59et ainsi de suite.
00:46:00Plus largement,
00:46:01en 10 ans,
00:46:02le prix des fruits et légumes
00:46:03a grimpé de plus de 50%.
00:46:05C'est bien plus que l'inflation,
00:46:06bien plus que les salaires.
00:46:08Et tout cela va empirer,
00:46:09vous le savez,
00:46:09vous l'avez évoqué,
00:46:10avec la sécheresse
00:46:11et le coût de l'énergie,
00:46:12l'inflation alimentaire
00:46:12va faire son retour
00:46:13dans les rayons.
00:46:14Alors que plus de 7 millions
00:46:15de Français
00:46:16n'ont tout simplement
00:46:16pas les moyens
00:46:17de manger à leur faim,
00:46:18une large coalition d'associations
00:46:20porte depuis plus de 2 ans
00:46:21une proposition concrète
00:46:23et réaliste,
00:46:23obliger la grande distribution
00:46:25à proposer de manière permanente
00:46:26au moins 100 produits sains
00:46:27à prix coûtant.
00:46:29Je dis bien vendu à prix coûtant,
00:46:30pas vendu à perte,
00:46:31c'est une mesure proportionnée.
00:46:33Cela corrige en partie
00:46:34la péréquation des marges
00:46:35et c'est bon pour le pouvoir d'achat.
00:46:36Cette proposition
00:46:37a fait l'objet d'un texte
00:46:38discuté la semaine passée
00:46:39au Sénat.
00:46:40Alors que vous êtes
00:46:41le ministre dédié
00:46:42au pouvoir d'achat
00:46:42et au commerce,
00:46:43vous n'étiez pas présent
00:46:43pour cet examen.
00:46:44C'est la ministre déléguée
00:46:45à l'intelligence artificielle
00:46:46et au numérique
00:46:47qui vous a représenté.
00:46:48Alors, M. le ministre,
00:46:49je vous le demande,
00:46:50que pensez-vous
00:46:50de cette proposition de loi
00:46:51visant à obliger
00:46:52la grande distribution
00:46:53à proposer de manière permanente
00:46:55au moins 100 produits sains
00:46:56à prix coûtant ?
00:46:57Merci, M. Tavernier.
00:46:59M. le ministre.
00:47:00Merci, M. le Président.
00:47:02M. le député.
00:47:02Bon, moi, je comprends
00:47:03l'intention sur les produits sains.
00:47:05Bien sûr, je me suis battu
00:47:08toute ma carrière professionnelle
00:47:09sur ce qu'on appelait
00:47:10les substances controversées
00:47:12pour les évacuer
00:47:15des produits
00:47:15qui étaient en tous les cas
00:47:17à notre marque.
00:47:18Bon, le problème,
00:47:19c'est la difficulté
00:47:19du prix coûtant techniquement
00:47:21au-delà de l'intention.
00:47:22Qu'est-ce qu'on peut faire
00:47:22sur le plan législatif ?
00:47:25C'est quelle définition
00:47:27est donnée du prix coûtant
00:47:28dans la distribution ?
00:47:29Ben, si, parce que
00:47:30si vous mettez
00:47:31le prix coûtant,
00:47:32c'est le prix...
00:47:34Ben, non,
00:47:34ça, c'est pas nécessairement
00:47:35le prix coûtant.
00:47:36Ça dépend de quel produit
00:47:37on va en termes
00:47:38de commercialisation.
00:47:39Je vous invite d'ailleurs
00:47:40à regarder.
00:47:41Je ne suis pas du tout
00:47:42là-dessus.
00:47:43Je ne veux pas dézoomer,
00:47:44mais Chalmin fait un rapport
00:47:46sur l'observatoire
00:47:47des prix et des marges.
00:47:48Et par exemple,
00:47:48quand on prend tous les produits
00:47:49qui sont vendus au stand,
00:47:51donc à la découpe,
00:47:53la viande,
00:47:54le fromage,
00:47:55les charcuteries,
00:47:56la poissonnerie, etc.,
00:47:58donc ils font l'objet
00:47:59de frais de personnel
00:48:00qui sont beaucoup plus importants
00:48:02que de mettre
00:48:03une boîte de conserve
00:48:04en rayon,
00:48:04par exemple.
00:48:05Donc, c'est la difficulté.
00:48:07Si on y met la logistique,
00:48:08si on y met la perte,
00:48:09etc.,
00:48:10il est probable
00:48:11qu'il n'y ait pas forcément
00:48:12un gain aussi spectaculaire
00:48:14sur les...
00:48:15J'ai bien noté
00:48:15les 80 produits.
00:48:17Voilà.
00:48:18Donc, il y a un problème
00:48:19de définition
00:48:21du produit coûtant.
00:48:22Réellement,
00:48:22je ne cherche pas
00:48:23à défendre
00:48:24qui que ce soit.
00:48:26Et il y a aussi,
00:48:28au-delà de ça,
00:48:29un problème
00:48:30de définition
00:48:31de ce qu'est
00:48:32le produit sain.
00:48:33Si c'est le produit bio,
00:48:35si c'est...
00:48:35Vous voyez,
00:48:35c'est pas...
00:48:36ben, c'est pas aussi...
00:48:38Oui, oui,
00:48:39mais...
00:48:41Donc, voilà.
00:48:42Pour ces raisons,
00:48:44au-delà de l'intention
00:48:45qui est louable,
00:48:46la PPL aurait été
00:48:47un peu ce qu'on pourrait
00:48:48appeler une usine à gaz
00:48:49absolument incontrôlable.
00:48:51Moi, j'en ai parlé
00:48:52avec la DGCCRF
00:48:53qui aurait eu du mal
00:48:54à vérifier
00:48:55si la facture
00:48:55d'électricité
00:48:56était bien répartie
00:48:58équitablement
00:48:58sur le kilo de tomate
00:48:59entre plusieurs magasins,
00:49:01etc., etc.
00:49:01Donc, c'est impossible
00:49:02et difficilement applicable.
00:49:05Donc, ce qu'il faut,
00:49:06c'est qu'en effet,
00:49:07on doit agir
00:49:07pour favoriser
00:49:08une meilleure alimentation.
00:49:10Ça, je suis d'accord.
00:49:12C'est ce qu'on fait
00:49:13plutôt en encourageant
00:49:14plutôt qu'en contraignant,
00:49:15en soutenant les initiatives
00:49:16qui rendent les produits
00:49:17sains accessibles,
00:49:18qui font leur preuve,
00:49:19en éduquant à l'alimentation.
00:49:21Alors, là, je saine
00:49:22pour faire évoluer
00:49:23dire rapidement les habitudes.
00:49:25Il y a des pistes
00:49:25qui ont été proposées
00:49:26par votre collègue
00:49:27Olivia Grégoire
00:49:28dans la proposition de loi
00:49:30qui me paraissait
00:49:30aller dans le bon sens.
00:49:31sur l'éducation
00:49:32aux produits sains
00:49:33et en informant mieux
00:49:34les consommateurs
00:49:35avec notamment
00:49:36la mise en place
00:49:38généralisée
00:49:38du Nutri-Score.
00:49:40Merci, monsieur le ministre.
00:49:42Pour le groupe des démocrates,
00:49:43madame Patricia Motion,
00:49:44vous avez la parole,
00:49:44madame la députée.
00:49:49Merci, monsieur le président.
00:49:50Monsieur le ministre,
00:49:51chers collègues,
00:49:51je ne crois pas nécessaire
00:49:53de rappeler le contexte
00:49:54de cette audition.
00:49:55Le week-end des 17 et 18 octobre,
00:49:57au moins 3 000 commerces
00:49:58ont été dégradés
00:49:59ou pliés partout en France.
00:50:00Ces violences
00:50:01sont inacceptables.
00:50:02Je veux d'abord redire
00:50:03au nom de mon groupe
00:50:04notre écoute
00:50:05envers les demandes
00:50:06exprimées par les manifestants
00:50:07pacifistes
00:50:08et notre soutien
00:50:09aux commerçants
00:50:10et à leurs salariés
00:50:11face à cette situation.
00:50:13Le gouvernement réagit vite
00:50:14et plusieurs des mesures
00:50:16que vous avez annoncées
00:50:17sont le bienvenu.
00:50:18Nous serons bien sûr
00:50:19vigilants
00:50:20pour que ces aides,
00:50:21comme les indemnisations
00:50:22des assureurs,
00:50:23arrivent rapidement
00:50:23sur le terrain.
00:50:25Au-delà de l'urgence,
00:50:26le soutien aux commerçants
00:50:27doit être un engagement
00:50:28de long terme.
00:50:29Vous le savez,
00:50:30ils sont un gage
00:50:31de vitalité
00:50:31pour notre économie,
00:50:33pour nos centres-villes
00:50:33et pour le lien social.
00:50:35C'est dans cet esprit
00:50:36que mon groupe
00:50:36Les Démocrates
00:50:37se mobilise depuis
00:50:38plusieurs années,
00:50:39par exemple sur les petits colis
00:50:40importés de l'extérieur
00:50:41de l'Union européenne.
00:50:42Nous avions porté
00:50:43des amendements
00:50:44en ce sens
00:50:45lors du dernier budget.
00:50:46Nous nous réjouissons
00:50:47que l'Europe
00:50:48rende pleinement opérationnelle
00:50:49cette mesure
00:50:50sur laquelle la France
00:50:51a été en avance.
00:50:52Le droit de douane forfaitaire
00:50:54de 3 euros
00:50:54en vigueur depuis juillet
00:50:56a déjà fait reculer
00:50:58les flux de 30 à 40 %
00:51:00selon la première estimation
00:51:01des douanes.
00:51:02Des dimanches,
00:51:03des frais de traitement
00:51:04de 2 euros
00:51:05viendront s'y ajouter.
00:51:07Êtes-vous en mesure
00:51:07de nous donner
00:51:08de premiers éléments chiffrés
00:51:09sur l'impact
00:51:10de ces mesures
00:51:11pour nos commerçants ?
00:51:12Existe-t-il un effet
00:51:13de report
00:51:14en faveur
00:51:14des commerces physiques ?
00:51:16Deuxième sujet,
00:51:17la transmission
00:51:18des entreprises.
00:51:19Plus de 500 000 entreprises
00:51:21devront trouver
00:51:21un repreneur
00:51:22dans les 10 prochaines années.
00:51:23Le pacte que vous proposez
00:51:25dans le PLF
00:51:26que nous examinons actuellement
00:51:27va dans le bon sens
00:51:28pour faciliter
00:51:29la reprise des entreprises
00:51:30par les salariés.
00:51:32Notre groupe
00:51:33porte d'ailleurs
00:51:33dans ce même budget
00:51:34des mesures en faveur
00:51:35de la transmission
00:51:36des exploitations agricoles.
00:51:38Je voudrais vous interroger
00:51:39sur le plan
00:51:40Objectif-Reprise
00:51:41que vous avez lancé
00:51:42il y a 6 mois.
00:51:44Pouvez-vous nous en dresser
00:51:45un premier bilan
00:51:46et nous indiquer
00:51:47les points
00:51:47qui devront être améliorés
00:51:49dans les mois à venir ?
00:51:50Je vous remercie.
00:51:52Merci, Mme la députée.
00:51:53M. le ministre.
00:51:55Merci, Mme la députée.
00:51:57Merci, M. le président.
00:51:58Donc, on assiste.
00:52:00Alors, je dis ça
00:52:01avec beaucoup de précaution
00:52:02parce qu'effectivement,
00:52:03les derniers événements
00:52:04ont un peu,
00:52:06comment dire,
00:52:07un peu infléchi les choses,
00:52:09mais ils ne vont pas durer.
00:52:10Mais on assiste
00:52:11à un petit retournement.
00:52:13La lutte contre Chine
00:52:15qui porte ses fruits.
00:52:18Le plan de réouverture,
00:52:22le plan d'action
00:52:23sur le commerce de centre-ville
00:52:24de levée de rideaux,
00:52:26si je puis dire,
00:52:27les managers de centre-ville,
00:52:29ce que j'ai dit
00:52:29en répondant
00:52:29à la question de votre collègue,
00:52:31font qu'il y a un petit retournement
00:52:32de situation
00:52:33sur le centre-ville
00:52:34pour peu quand même
00:52:35que la mairie aussi
00:52:37s'engage fortement.
00:52:39J'ai joué le jeu,
00:52:40si on peut dire.
00:52:40Je n'ai pas parlé par exemple
00:52:42de la charte ville commerçante
00:52:44qui a été inaugurée
00:52:46à Lens-le-Saunier.
00:52:47Ça porte vraiment ses fruits.
00:52:48Il y a 70 communes
00:52:49qui sont candidates.
00:52:50Donc voilà,
00:52:51ça, c'est des choses
00:52:52qui marchent bien.
00:52:53Donc on va continuer le combat
00:52:55contre les plateformes.
00:52:56Je me rends à Bruxelles
00:52:57la semaine prochaine.
00:52:58Et donc on a là
00:53:00des mesures
00:53:00qui sont tout à fait satisfaisantes
00:53:02de gains
00:53:04contre ces plateformes.
00:53:06Pour ce qui concerne
00:53:07la deuxième partie de la question,
00:53:09c'est...
00:53:10La baisse des commerces
00:53:11à la reprise d'entreprise.
00:53:13Ah oui,
00:53:13reprise d'entreprise.
00:53:15Alors actuellement,
00:53:18sur les reprises,
00:53:20on est de mémoire...
00:53:25On est...
00:53:26Alors je ne vais pas raconter
00:53:28de bêtises.
00:53:29On est à combien...
00:53:30Vous voulez savoir
00:53:31combien il y a de reprises par an ?
00:53:37Alors...
00:53:39Il y a 35 000 entreprises
00:53:41qui sont accompagnées par an.
00:53:44Il y a une grosse mobilisation
00:53:46chambre de commerce,
00:53:47chambre des métiers.
00:53:49On a envoyé un courrier
00:53:52à tous les chefs d'entreprise
00:53:54de plus de 55 ans.
00:53:57Pourquoi ?
00:53:58Pour les amener à anticiper.
00:54:00Parce qu'on s'est aperçu
00:54:01qu'une reprise
00:54:02qui fonctionnait bien,
00:54:03c'est une reprise
00:54:04qui a été anticipée
00:54:05au moins un an à l'avance.
00:54:08Parce que souvent,
00:54:08il y a des reprises qui...
00:54:09Quand c'est la veille
00:54:11pour le lendemain,
00:54:11on ne trouve pas
00:54:12de repreneurs,
00:54:13des difficultés.
00:54:14Donc tout ce travail aussi
00:54:16d'objectif reprise,
00:54:17c'est un travail
00:54:17de sensibilisation.
00:54:19Et là,
00:54:19qui porte ses fruits
00:54:20parce que moi,
00:54:21tous les chefs d'entreprise
00:54:22derrière,
00:54:23après ce courrier
00:54:23qu'ils ont reçu,
00:54:24on dit oui,
00:54:24bah ok,
00:54:26on s'en préoccupe
00:54:27dès maintenant.
00:54:27Et notamment,
00:54:29bon,
00:54:29j'ai eu des discussions
00:54:31avec...
00:54:31Je prends les boulangers
00:54:33qui m'ont un peu inspiré
00:54:35sur la reprise
00:54:37pour les salariés
00:54:38parce qu'en effet,
00:54:39souvent,
00:54:40on se dit,
00:54:40mais qui va reprendre
00:54:41une petite boulangerie
00:54:42dans une zone rurale ?
00:54:43Bah souvent,
00:54:44le salarié
00:54:45est le plus à même.
00:54:46Donc ça,
00:54:46c'est des choses
00:54:47qui, grâce à ce pacte-là
00:54:49qu'on a mis en place,
00:54:50vont fonctionner.
00:54:51Merci,
00:54:52M. le ministre.
00:54:53Pour le groupe
00:54:53Horizon et Indépendant,
00:54:55M. Thomas Lam,
00:54:56vous avez la parole,
00:54:56M. le député.
00:54:58Merci,
00:54:58M. le président,
00:54:59M. le ministre,
00:55:00chers collègues.
00:55:01Plus de 3 000 commerces
00:55:02ont été pillés
00:55:03ou dégradés
00:55:03les 17 et 18 octobres.
00:55:05Derrière ce chiffre,
00:55:07il y a des visages.
00:55:08J'ai rencontré
00:55:08une commerçante franco-cambodgienne
00:55:11dans le salon
00:55:11de coiffure parisien
00:55:12a été saccagée.
00:55:14Tout le quartier
00:55:15porte les stigmates.
00:55:17A elle
00:55:17et à toutes celles
00:55:18et ceux
00:55:18qui font vivre nos commerces,
00:55:20j'apporte mon soutien.
00:55:21Je salue également
00:55:22l'élan de solidarité,
00:55:23la mobilisation
00:55:24des chambres de métiers
00:55:25et d'artisanat,
00:55:26de l'URSSAF,
00:55:28d'associations
00:55:28comme la PESA
00:55:30ou second souffle
00:55:31et la réactivité
00:55:31du gouvernement.
00:55:32Activité partielle
00:55:34à 100%,
00:55:34report des cotisations
00:55:36prêts à taux zéro
00:55:37de BPI France.
00:55:38Ces réponses
00:55:39sont utiles,
00:55:40mais pour beaucoup,
00:55:41tout se joue
00:55:42avant les fêtes.
00:55:43Sur la sécurité,
00:55:44la réponse a changé.
00:55:4524 commerces
00:55:47pillés samedi dernier
00:55:48contre 1 522
00:55:49le 17 octobre.
00:55:50Mais selon vos chiffres,
00:55:51selon les chiffres
00:55:52du ministère de l'Intérieur,
00:55:53la menace,
00:55:54elle,
00:55:54n'a pas changé.
00:55:56La grève
00:55:57du 5 novembre
00:55:58approche
00:55:59et la proposition
00:56:00de loi
00:56:00casseur-payeur
00:56:01n'a toujours pas
00:56:02de calendrier.
00:56:03Monsieur le ministre,
00:56:04un prêt n'est pas
00:56:05une indemnisation.
00:56:06Une dette supplémentaire
00:56:08ne répare pas
00:56:08un préjudice.
00:56:10Certains commerçants
00:56:11ont perdu plusieurs centaines
00:56:12de milliers d'euros
00:56:13de marchandises.
00:56:14Comment reconstituer
00:56:16leur stock
00:56:16avec 50 000 euros
00:56:17supplémentaires
00:56:18à rembourser ?
00:56:20Je vous propose
00:56:21trois mesures concrètes.
00:56:22Un fonds d'indemnisation
00:56:24des pertes de stock
00:56:25complémentaires
00:56:26aux assurances.
00:56:27Des avances
00:56:28sur indemnisation
00:56:30sous 15 jours
00:56:30et la prise en charge
00:56:32des pertes d'exploitation
00:56:33et des franchises.
00:56:35Enfin,
00:56:36pourriez-vous demander
00:56:36aux plateformes
00:56:37de cagnotes en ligne
00:56:38de réduire leur commission
00:56:39pour les commerçants
00:56:40sinistrés ?
00:56:41Je vous remercie.
00:56:42Merci,
00:56:43Monsieur le député.
00:56:43Monsieur le ministre.
00:56:45Merci,
00:56:45Monsieur le Président.
00:56:46Monsieur le député.
00:56:46Pour les cagnotes en ligne,
00:56:48on peut regarder.
00:56:50Pour les fonds de soutien,
00:56:51je peux amener
00:56:52quelques précisions
00:56:53puisque j'ai eu
00:56:55un arbitrage
00:56:59qui arrive.
00:57:01Le soutien
00:57:02aux commerçants
00:57:04qui n'est pas un prêt,
00:57:06c'est un soutien
00:57:08de type non remboursable.
00:57:10Bien sûr,
00:57:11ce serait jusqu'à 10 000 euros.
00:57:13Si je rajoute à ça
00:57:14les efforts
00:57:15que peuvent faire
00:57:15certaines régions,
00:57:16on a donc une somme
00:57:17qui permet
00:57:18de redémarrer
00:57:20assez rapidement,
00:57:21nettoyer le magasin,
00:57:22remettre en ordre.
00:57:24Et évidemment,
00:57:26après,
00:57:26il faut racheter
00:57:26parfois la marchandise
00:57:27pour les magasins
00:57:28qui ont été pillés.
00:57:29Là vient
00:57:30le prêt trésorerie.
00:57:33Je vous le dis
00:57:34au passage aussi,
00:57:34Monsieur le député,
00:57:35parce que je ne l'ai pas dit
00:57:36dans ma présentation,
00:57:37la TVA sur les produits
00:57:39pillés
00:57:39ne sera pas remboursable.
00:57:42Donc ça,
00:57:43c'est quand même
00:57:43quelque chose
00:57:44de plus.
00:57:47Donc,
00:57:48voilà.
00:57:48Et
00:57:50le prêt à taux zéro
00:57:52plus
00:57:53les prêts bonifiés
00:57:54bancaires
00:57:54vont permettre
00:57:55et pourront être
00:57:57après
00:57:58discutés
00:57:59avec chacune des banques
00:58:00sur la
00:58:01nécessité
00:58:02de durer.
00:58:03je dirais
00:58:04qu'après,
00:58:05ça se fera
00:58:05au cas le cas.
00:58:10J'ai demandé
00:58:11aussi aux maires
00:58:12de regarder
00:58:13la possibilité
00:58:14d'ouvrir
00:58:15les dimanches
00:58:15puisque vous savez
00:58:17que les maires
00:58:17ont à leurs mains
00:58:1912 dimanches
00:58:21et que souvent,
00:58:22ce stock
00:58:23n'est pas
00:58:24entamé,
00:58:25si je puis dire.
00:58:26Et donc,
00:58:27ça permettrait
00:58:27de compenser
00:58:29jusqu'à Noël
00:58:30par l'ouverture
00:58:31les dimanches
00:58:31après-midi
00:58:32dans des conditions
00:58:33de sécurité
00:58:34qui sont bonnes
00:58:35puisqu'on l'a démontré
00:58:36et pour répondre
00:58:37à la première partie
00:58:38de votre question
00:58:39sur la partie
00:58:40engagement
00:58:41des forces
00:58:42de l'ordre
00:58:42sur le maintien
00:58:43de la sécurité
00:58:44tel que ça a été
00:58:45vécu le 24,
00:58:46la réponse sera
00:58:47la même
00:58:48pour le 5.
00:58:49Il y a des discussions
00:58:49avec les syndicats
00:58:50pour que se vive
00:58:51à la fois
00:58:52la manifestation
00:58:54légitime
00:58:54et normale
00:58:55qu'elle soit encadrée
00:58:56et en même temps
00:58:57que ceux
00:58:58qui veulent
00:58:58semer le désordre,
00:59:00les casseurs
00:59:01et les pilleurs
00:59:01soient sanctionnés
00:59:03et surtout
00:59:06empêchés
00:59:07par les forces
00:59:08de l'ordre
00:59:08tel que ça s'est passé
00:59:10dans la grande majorité
00:59:12des cas
00:59:12le 24.
00:59:14Merci,
00:59:15M. le ministre.
00:59:15Si je peux me permettre
00:59:16cette incise,
00:59:17en 2015,
00:59:18lorsque j'étais rapporteur
00:59:19de la loi
00:59:19à croissance-activité
00:59:20du ministre
00:59:21Emmanuel Macron
00:59:22et que j'avais en charge
00:59:23le travail du dimanche,
00:59:24on nous avait gentiment accusés
00:59:25avec les 12 dimanches
00:59:27de libéraliser
00:59:28l'ouverture du commerce
00:59:29partout
00:59:30et pour tous
00:59:31et on s'aperçoit
00:59:3210 ans après
00:59:33que bien évidemment
00:59:33les 12 dimanches
00:59:35ne sont pas
00:59:35sont rarement utilisés
00:59:37par l'ensemble
00:59:38des villes.
00:59:39Il y a 5 dimanches
00:59:40autorisés pour les villes,
00:59:4112 dimanches
00:59:41à la main
00:59:43de l'agglomération.
00:59:44On s'aperçoit
00:59:44qu'on est loin du compte
00:59:46d'utilisation
00:59:46de ces 12 dimanches
00:59:48mais quelque part
00:59:49à travers cette autorisation
00:59:51qui est faite
00:59:51au commerce
00:59:52c'est aussi un moyen
00:59:53pour eux
00:59:53de rattraper du chiffre d'affaires
00:59:54qui est perdu
00:59:55les jours de manifestations.
00:59:58Pour le groupe
00:59:59de la gauche démocrate
01:00:00et républicaine
01:00:00M. Julien Boucherolle
01:00:01vous avez la parole
01:00:02M. le député.
01:00:04Merci M. le Président.
01:00:05M. le Ministre.
01:00:06Je vais profiter
01:00:07que vous êtes
01:00:07ministre du pouvoir d'achat
01:00:09pour revenir
01:00:09une nouvelle fois
01:00:10dans cette commission
01:00:11sur la question
01:00:11des prix des carburants.
01:00:14D'abord en rappelant
01:00:15qu'on a 2,5 millions
01:00:17de ménages
01:00:18qui ont toujours
01:00:19un mode de chauffage
01:00:20au fioul
01:00:20dans notre pays
01:00:21en particulier
01:00:21des ménages ruraux
01:00:23et qui sont victimes
01:00:26en quelque sorte
01:00:26d'une double peine
01:00:27parce que pour une bonne part
01:00:29d'entre eux
01:00:29ils sont obligés aussi
01:00:30de prendre leur voiture
01:00:31au quotidien
01:00:32pour les déplacements
01:00:33du domicile travail
01:00:34et en plus
01:00:35de l'explosion
01:00:36des prix du carburant
01:00:37dans la voiture
01:00:37il y a eu une hausse
01:00:39de 66%
01:00:40du prix du fioul domestique
01:00:41depuis l'année précédente
01:00:43je regardais les chiffres
01:00:461135 euros la tonne
01:00:47en octobre 2025
01:00:501927 aujourd'hui
01:00:51quand on fait le plein
01:00:52de la cuve de fioul
01:00:53et on ne peut plus le faire
01:00:54pour beaucoup
01:00:56c'est des sommes
01:00:56qui sont absolument
01:00:58considérables
01:01:00c'est une double peine
01:01:01et vous le savez
01:01:02cette situation
01:01:03elle n'est pas le résultat
01:01:05simplement
01:01:05de l'explosion
01:01:06des coûts du baril
01:01:07mais bien
01:01:08d'une véritable spéculation
01:01:11et de pratique
01:01:11de surmarge
01:01:12sur l'ensemble
01:01:13de la chaîne de valeur
01:01:14d'ailleurs
01:01:15les données
01:01:16de la direction générale
01:01:17de l'énergie
01:01:17et du climat
01:01:18confirment
01:01:19avec l'indicateur
01:01:20de marge brute
01:01:21de raffinage
01:01:21qui atteint
01:01:22242 euros la tonne
01:01:23en septembre
01:01:24contre 57 euros
01:01:25en moyenne
01:01:26en 2025
01:01:26c'est une multiplication
01:01:27par 4
01:01:29bon je ne vais pas revenir
01:01:30non plus sur les profits
01:01:31exceptionnels réalisés
01:01:33par les grandes pétrolières
01:01:34Total Energy
01:01:35qui vient quand même
01:01:36de réaliser
01:01:3611 milliards d'euros
01:01:38de bénéfices nets
01:01:39sur le premier semestre
01:01:40il n'y a pas que Total
01:01:41Exode Mobile
01:01:42de la même façon
01:01:43et ça fait des mois
01:01:44des mois
01:01:45qu'on vous demande
01:01:46d'intervenir
01:01:47sur les prix
01:01:48et sur les marges
01:01:51sur l'ensemble
01:01:52de la chaîne de valeur
01:01:53sur les carburants
01:01:54d'ailleurs un petit
01:01:55clin d'oeil
01:01:56ce matin
01:01:56c'est votre successeur
01:01:57monsieur Schellcher
01:01:58à la tête de Système U
01:02:01qui disait
01:02:02la consommation
01:02:03est en train
01:02:04de s'effondrer
01:02:05il y a une baisse
01:02:06spectaculaire
01:02:06de la consommation
01:02:07il s'est émouvé
01:02:09de cette situation
01:02:10en disant que les gens
01:02:10étaient à l'europrès
01:02:11et effectivement
01:02:12les gens sont à l'europrès
01:02:13mais malheureusement
01:02:14malheureusement
01:02:15vous refusez toujours
01:02:17d'agir
01:02:17pour encadrer
01:02:18les marges
01:02:19en particulier
01:02:20au niveau du raffinage
01:02:21et puis de la distribution
01:02:22alors ma question
01:02:23je la répète
01:02:25et la répète encore
01:02:26est-ce que vous voulez
01:02:27vous allez prendre
01:02:28une mesure
01:02:28d'encadrement
01:02:29au moins temporaire
01:02:30des marges
01:02:30de raffinage
01:02:31et de la distribution
01:02:32dans les jours
01:02:34qui viennent
01:02:34parce que les français
01:02:36attendent
01:02:38merci monsieur le député
01:02:39il y aura d'ailleurs
01:02:40une proposition de loi
01:02:41du groupe socialiste
01:02:42sur ce sujet
01:02:44la semaine prochaine
01:02:46bien
01:02:46merci monsieur le président
01:02:49monsieur le député
01:02:50bon
01:02:51le raffinage
01:02:53dire
01:02:53il est pas
01:02:54en France
01:02:55c'est
01:02:56aller chercher
01:02:57tous les raffineurs
01:02:58c'est pas
01:02:58de mon ressort
01:02:59ce qui est de mon ressort
01:03:00par contre
01:03:01c'est vous dire
01:03:01ce que l'on fait
01:03:02et je vais essayer
01:03:03d'être exhaustif
01:03:05donc
01:03:05on a
01:03:06l'aide
01:03:07au grand rouleur
01:03:08qui est à 100 euros
01:03:09là vous le savez
01:03:10déjà ça a été annoncé
01:03:12il y a une baisse
01:03:13par les prix
01:03:14de la libération
01:03:15des stocks stratégiques
01:03:16ça c'est inédit
01:03:17c'est la première fois
01:03:17qu'on se sert
01:03:18des stocks stratégiques
01:03:19pour faire baisser
01:03:20les prix
01:03:20avant c'était
01:03:21ça a déjà existé
01:03:22mais c'était sur
01:03:24pour lutter
01:03:25contre la pénurie
01:03:26donc on va les libérer
01:03:28au 1er novembre
01:03:29ça va avoir
01:03:30un effet
01:03:31de 12 à 18 centimes
01:03:33y compris
01:03:33comme je disais
01:03:34dans mes propos
01:03:35sur les petites stations
01:03:38ce qui veut dire
01:03:39qu'au passage
01:03:40alors je ne veux pas
01:03:42mettre en avant
01:03:42le raffineur
01:03:43total
01:03:44qui est le nôtre
01:03:45qui est le français
01:03:48de 2,25
01:03:49il va passer
01:03:50à 2,15
01:03:54et
01:03:56si je rajoute
01:03:57à ça
01:03:57la prime
01:03:58grand rouleur
01:03:58qui donc équivalent
01:03:59à 40 centimes
01:04:00on serait aux alentours
01:04:02de 1,75
01:04:03sur le diesel
01:04:04si on va
01:04:06chez ce
01:04:07revendeur
01:04:10pour ce qui concerne
01:04:12le fuel
01:04:12il y a une libération
01:04:13aussi
01:04:14des stocks stratégiques
01:04:15qui
01:04:15feront baisser
01:04:17les prix
01:04:17du fuel domestique
01:04:18donc comme l'a annoncé
01:04:20le premier ministre
01:04:21et là aussi
01:04:22il y a
01:04:23certains
01:04:24enfin le total
01:04:25a annoncé
01:04:26une baisse
01:04:27de 200 euros
01:04:28ou une aide
01:04:29de 200 euros
01:04:30par cuve
01:04:34concernant
01:04:34aussi
01:04:35l'énergie
01:04:36pour être un peu
01:04:37tout à fait
01:04:37complet
01:04:38on verse
01:04:39de manière anticipée
01:04:40le chèque énergie
01:04:42dès le mois de janvier
01:04:45l'électricité
01:04:46est bloquée
01:04:48évidemment
01:04:48il y a aussi
01:04:49ça ne résoudra pas
01:04:50les problèmes
01:04:51du jour au lendemain
01:04:52mais il y a des aides
01:04:53pour les pompes à chaleur
01:04:54ce qui serait
01:04:54évidemment
01:04:55bien
01:04:56c'est qu'on remplace
01:04:57les chaudières
01:04:58je comprends
01:04:59ça ne résout pas
01:05:00tout de suite
01:05:01notre problème
01:05:02mais en tous les cas
01:05:03qu'on aille
01:05:03vers les pompes à chaleur
01:05:05qui sont aidées
01:05:08dans leur installation
01:05:10voilà
01:05:11ça c'est des engagements
01:05:12qui ont été pris
01:05:13donc on a là
01:05:14un dispositif
01:05:16ciblé
01:05:17où on
01:05:18abandonne personne
01:05:19et on soutient aussi
01:05:21le pouvoir d'achat
01:05:22par rapport à l'énergie
01:05:23au prix de l'énergie
01:05:25merci monsieur le ministre
01:05:27pour le groupe
01:05:28de l'union des droites
01:05:29pour la république
01:05:29monsieur Bartholome et Lenoir
01:05:31vous avez la parole
01:05:31monsieur le député
01:05:32merci monsieur le président
01:05:33monsieur le ministre
01:05:34moi je voudrais vous parler
01:05:35des entreprises
01:05:36dans nos campagnes
01:05:36alors vous en avez déjà
01:05:37un peu parlé
01:05:38mais vous savez
01:05:39dans un département
01:05:39comme Lumière-la-Creuse
01:05:40le nombre
01:05:42de liquidations
01:05:43aujourd'hui
01:05:44est équivalent
01:05:45à celui de l'année complète
01:05:46de l'année dernière
01:05:46qui était déjà
01:05:47une année record
01:05:49donc il y a un véritable sujet
01:05:50sur la hausse
01:05:51du tarif des carburants
01:05:52il y a le sujet
01:05:53de la charge
01:05:54que ça représente
01:05:55pour les entreprises
01:05:56vous avez parlé
01:05:57de l'aide
01:05:57pour les grands rouleurs
01:05:58mais manifestement
01:05:59ça ne suffit pas
01:06:00puisque les petits rouleurs
01:06:01sont ceux qui vont aller
01:06:02consommer dans les commerces
01:06:03et qui ne le font plus
01:06:05je vois des gens
01:06:06lorsque je fais
01:06:07mes permanences
01:06:07en van
01:06:08qui sont dans une situation
01:06:09de ne plus aller faire
01:06:11leurs courses
01:06:12ou en tout cas
01:06:13de diminuer
01:06:13le nombre
01:06:14de leurs achats
01:06:15et donc
01:06:16il y a une véritable incidence
01:06:18sur la consommation
01:06:19puisque à la campagne
01:06:20on n'est pas comme à Paris
01:06:21on ne peut pas prendre le métro
01:06:21pour aller consommer
01:06:23il faut prendre sa voiture
01:06:25parfois 10, 15, 20, 30 kilomètres
01:06:27et ça a un véritable impact
01:06:29entre parenthèses
01:06:31sur le gouvernement
01:06:32et le choix
01:06:33de ne pas soutenir
01:06:35les transporteurs
01:06:35je voudrais vous dire
01:06:36que je pense
01:06:37que dans les 6 mois
01:06:381 an à venir
01:06:39ils font face
01:06:40à une concurrence déloyale
01:06:41par rapport
01:06:41par exemple
01:06:42aux transporteurs espagnols
01:06:43qui ont un coût
01:06:44du carburant
01:06:44beaucoup plus faible
01:06:45et moi
01:06:46dans ma circonscription
01:06:47dans la Creuse
01:06:47il y a beaucoup
01:06:48de transporteurs
01:06:49qui risquent
01:06:49de déposer
01:06:50dans les mois
01:06:51dans l'année à venir
01:06:53et je vous mets en garde
01:06:54sur ce sujet là
01:06:55ce que je veux vous dire aussi
01:06:57c'est que ça a un impact
01:06:58sur notre vie quotidienne
01:06:59les commerces
01:07:00sont en difficulté
01:07:01la vitalité
01:07:02de nos commerces
01:07:03c'est l'humeur
01:07:04de notre quotidien
01:07:05donc c'est extrêmement important
01:07:07je pense aussi
01:07:08aux entreprises
01:07:09touristiques
01:07:09dans nos campagnes
01:07:10qui font face
01:07:12à de grandes difficultés
01:07:13avec beaucoup de courage
01:07:14mais je ne sais
01:07:15combien de temps
01:07:16cela va durer
01:07:17et je voudrais
01:07:17insister
01:07:18sur quelles sont
01:07:19vos réponses
01:07:20réponses
01:07:21non pas
01:07:21que conjoncturelles
01:07:23à ce qui se passe
01:07:24mais structurelles
01:07:25je sais qu'il ne reste
01:07:26que quelques mois
01:07:27avant l'élection présidentielle
01:07:29mais je pense
01:07:29qu'il n'y a aucun
01:07:30temps à perdre
01:07:31et au contraire
01:07:33pour apporter
01:07:33des réponses
01:07:34pour les entreprises
01:07:35les PME
01:07:35les TPE
01:07:36de nos campagnes
01:07:37qui font la richesse
01:07:38de notre pays
01:07:38et enfin
01:07:39une dernière parenthèse
01:07:40monsieur le ministre
01:07:41je vous avais interpellé
01:07:42personnellement
01:07:43sur le problème
01:07:44de taxes foncières
01:07:45dans le paramétrage
01:07:46du budget
01:07:46qui touche
01:07:47les casses automobiles
01:07:48qui touche
01:07:49les carrières
01:07:49qui touche
01:07:50des entreprises
01:07:51du bâtiment
01:07:51où on a des situations
01:07:52avec des entreprises
01:07:53qui pour des raisons
01:07:55paramétriques
01:07:55vont avoir
01:07:561,5 million d'euros
01:07:57d'impôts à payer
01:07:58alors même qu'elles font
01:07:59même pas 1 million d'euros
01:08:00de chiffre d'affaires
01:08:01donc on est sur
01:08:01une démesure totale
01:08:02j'ai écrit
01:08:03je sais que c'est
01:08:04le ministre des comptes publics
01:08:05c'est monsieur Amiel
01:08:06qui est en responsabilité
01:08:07j'ai écrit à monsieur
01:08:07Lescure
01:08:08qui m'a répondu
01:08:08j'ai posé une question
01:08:09au gouvernement
01:08:10à monsieur Martin
01:08:11qui m'a répondu
01:08:12on va regarder
01:08:13on va travailler le sujet
01:08:14et je n'arrive pas
01:08:15à avoir une réponse
01:08:16du ministre Amiel
01:08:17après des mois
01:08:18de demande
01:08:19et je trouve
01:08:20que c'est pas normal
01:08:21et que c'est irrespectueux
01:08:22pour les entreprises
01:08:22de ce secteur
01:08:23je vous remercie
01:08:26Merci monsieur le député
01:08:27monsieur le ministre
01:08:30Merci monsieur le président
01:08:31monsieur le député
01:08:31bien pris
01:08:32je regarde de nouveau
01:08:34avec Amiel
01:08:35à la sortie
01:08:36de cette audition
01:08:40je voulais vous sensibiliser
01:08:42aussi sur quelque chose
01:08:43qu'on a mis en place
01:08:44et qui fonctionne
01:08:45depuis le mois d'avril
01:08:46concernant les défaillances
01:08:47et j'entends ce que vous dites
01:08:49ce qu'il faudrait
01:08:49c'est qu'on regarde aussi
01:08:50dans les statistiques
01:08:51mais bon
01:08:51je ne crois pas que ce soit
01:08:52le cas de la Creuse
01:08:54spécifiquement
01:08:54mais je me suis aperçu
01:08:55quand même
01:08:55qu'il y avait beaucoup
01:08:56d'auto-entrepreneurs
01:08:57couvrant en deux clics
01:08:58et qui fermaient en deux clics
01:08:59ça peut jouer aussi
01:09:00pas forcément
01:09:01voilà
01:09:02donc il faudrait évacuer
01:09:03un petit peu tout ça
01:09:04par contre
01:09:05je voudrais que vous regardiez ça
01:09:06et on est à votre disposition
01:09:07pour vous donner les éléments
01:09:09puisqu'on a mis en place
01:09:10un petit guide
01:09:11qui s'appelle
01:09:12la charte de confiance
01:09:12donc cette charte de confiance
01:09:14elle permet
01:09:15en anticipation
01:09:16dès qu'une entreprise
01:09:17se sent
01:09:18de manière
01:09:21conjoncturelle
01:09:21voilà
01:09:22en difficulté
01:09:24il peut nous saisir
01:09:25il peut saisir
01:09:27la
01:09:28la DG FIP
01:09:30il peut saisir
01:09:31la médiation
01:09:32du crédit
01:09:34la médiation
01:09:35des entreprises
01:09:36et ça va lui permettre
01:09:37tout de suite
01:09:38de repousser
01:09:40de reporter
01:09:41le paiement
01:09:42de ces charges sociales
01:09:43ces charges fiscales
01:09:44y compris
01:09:45les charges fiscales
01:09:46au passage
01:09:47dans les charges fiscales
01:09:48il y a la taxe foncière
01:09:49je ne dis pas que
01:09:50c'est comme ça
01:09:51qu'on va y arriver
01:09:51mais ça peut être
01:09:53en effet
01:09:54une réponse
01:09:56conjoncturelle
01:09:56et ça
01:09:58c'est quelque chose
01:09:59on s'est aperçu
01:09:59en statistique
01:10:01à chaque fois
01:10:02que la charte de confiance
01:10:03est mise en place
01:10:05on permet
01:10:06à 70%
01:10:08des entreprises
01:10:08qui sont
01:10:10donc
01:10:11qui signent
01:10:12cette charte
01:10:12et qui
01:10:13et on se met
01:10:13en relation
01:10:14tout de suite
01:10:15les services de l'état
01:10:16mais pas que
01:10:17d'ailleurs
01:10:17les services de l'état
01:10:18l'expert comptable
01:10:19les banques
01:10:20etc
01:10:21et bien
01:10:22ça donne
01:10:23des bons résultats
01:10:24puisque
01:10:25presque les trois quarts
01:10:26des entreprises
01:10:27sont sauvées
01:10:27donc ça
01:10:28c'est quelque chose
01:10:29dont on pourra parler
01:10:30si vous voulez
01:10:31ensemble
01:10:31si vous pensez
01:10:31que spécifiquement
01:10:32il y a quelque chose
01:10:33à faire
01:10:33dans votre département
01:10:35merci monsieur le ministre
01:10:36nous en venons
01:10:37aux questions individuelles
01:10:38j'ai huit questions
01:10:39je vous les donne
01:10:40dans l'ordre
01:10:40monsieur le bourgeois
01:10:41monsieur Buchou
01:10:41madame Rossi
01:10:42madame Minard
01:10:43madame Lepay
01:10:44monsieur Roland
01:10:44madame Sestrière
01:10:45madame Boulbois
01:10:46et monsieur Lequan
01:10:47je dois
01:10:47je dois
01:10:48je dois
01:10:49oui
01:10:49alors
01:10:50nous allons prendre
01:10:51deux séries de quatre
01:10:52comme ça
01:10:52ça vous permettra
01:10:53d'être à l'heure
01:10:53monsieur le ministre
01:10:54au rendez-vous suivant
01:10:57une minute
01:10:58par question
01:10:59monsieur Rivière
01:11:00très bien
01:11:01et nous commençons
01:11:02avec monsieur le bourgeois
01:11:07allez-y monsieur le bourgeois
01:11:08merci monsieur le président
01:11:10monsieur le ministre
01:11:10le premier ministre
01:11:12Sébastien Lecornu
01:11:12s'était engagé
01:11:13à éviter
01:11:14toute hausse d'impôts
01:11:15pourtant
01:11:15en parallèle
01:11:16de nos débats parlementaires
01:11:17la commission
01:11:18pour copie privée
01:11:20envisage d'augmenter
01:11:21les barèmes
01:11:22de la rémunération
01:11:23pour copie privée
01:11:24la RCP
01:11:24et de l'élargir
01:11:26aux ordinateurs
01:11:27la RCP
01:11:28c'est une taxe déguisée
01:11:29que payent tous les français
01:11:30lors de l'achat
01:11:30de leur smartphone
01:11:31de leur tablette
01:11:32qu'il soit neuf
01:11:33ou reconditionné
01:11:35elle vise à rémunérer
01:11:36les artistes
01:11:36en compensation
01:11:37de la possibilité offerte
01:11:38par ces outils
01:11:40de copier leurs oeuvres
01:11:41à des fins privées
01:11:42pourtant
01:11:42vous le savez comme moi
01:11:43la consommation de films
01:11:45et de musique
01:11:45se fait aujourd'hui
01:11:46majoritairement
01:11:47sur des plateformes
01:11:48de streaming
01:11:48ou de VOD
01:11:49la RCP
01:11:50est donc obsolète
01:11:51surtout
01:11:52la RCP française
01:11:53est déjà l'une
01:11:54des plus élevées au monde
01:11:55et son augmentation
01:11:56interviendrait
01:11:57dans un contexte
01:11:58on l'a vu
01:11:58de fortes contractions
01:12:00du pouvoir d'achat
01:12:00pouvez-vous donc me dire
01:12:02si en tant que ministre
01:12:03du pouvoir d'achat
01:12:05vous vous engagerez
01:12:06vous engagerez
01:12:07un dialogue
01:12:08avec le ministère
01:12:09de la culture
01:12:10pour empêcher
01:12:10l'augmentation
01:12:11de cette taxe
01:12:12je vous remercie
01:12:13monsieur Bouchoux
01:12:15merci monsieur le président
01:12:16monsieur le ministre
01:12:17je voudrais aborder
01:12:18avec vous
01:12:19la question
01:12:19de l'attractivité
01:12:20de notre pays
01:12:21l'attractivité
01:12:21touristique
01:12:22de la France
01:12:23longtemps
01:12:24elle a été
01:12:25la première destination
01:12:27touristique mondiale
01:12:27elle l'est encore
01:12:28mais depuis quelques années
01:12:29nous sommes
01:12:30concurrencés
01:12:30par certains
01:12:31de nos voisins
01:12:31européens
01:12:31tout à l'heure
01:12:32en QAG
01:12:32vous avez fait preuve
01:12:33et je le salue
01:12:34d'un véritable optimisme
01:12:37cependant
01:12:37l'image de la France
01:12:38vient d'être fragilisée
01:12:40auprès des potentiels
01:12:41touristes
01:12:41par les derniers événements
01:12:44ce climat
01:12:44quasi insurrectionnel
01:12:45entretenu par certains
01:12:47et c'est un véritable
01:12:48bras d'honneur
01:12:48à nos professionnels
01:12:49du tourisme
01:12:49et je ne fais
01:12:50en disant cela
01:12:51aucun amalgame
01:12:51en lien avec
01:12:52les manifestants
01:12:53qui le font
01:12:54pour des raisons
01:12:55légitimes
01:12:56nous avons
01:12:57l'autre jour
01:12:58étudié les crédits
01:12:59tourisme
01:12:59et le rôle
01:13:00d'Atout France
01:13:00et je voulais savoir
01:13:01si dans ce contexte
01:13:03quel va être
01:13:04le rôle d'Atout France
01:13:05est-ce que vous avez donné
01:13:05une feuille de route
01:13:07des consignes particulières
01:13:08pour l'attractivité
01:13:10de la France
01:13:11pour des campagnes
01:13:12de communication
01:13:12de marketing
01:13:13pour ne pas que
01:13:14notre attractivité
01:13:15se réduise
01:13:17merci beaucoup
01:13:17merci monsieur
01:13:18Bouchoud
01:13:20madame Rossi
01:13:23merci monsieur le président
01:13:24monsieur le ministre
01:13:25l'économie sociale
01:13:26et solidaire
01:13:27décroche
01:13:28elle a perdu
01:13:29plus de 10 000 emplois
01:13:30entre fin 2024
01:13:31et fin 2025
01:13:32les créations
01:13:33dans le médico-social
01:13:34masquent les pertes
01:13:35dans l'aide à domicile
01:13:36la culture
01:13:36ou l'enseignement
01:13:37et les procédures judiciaires
01:13:39bondissent de 7%
01:13:40les crédits dédiés
01:13:41augmentent légèrement
01:13:42mais les budgets
01:13:42pour 2027
01:13:43créent un effet
01:13:44de ciseaux
01:13:44gel du SMIC
01:13:45de référence
01:13:46pour les allègements
01:13:47coupe dans la mission
01:13:48travail-emploi
01:13:48et fort demandée
01:13:49aux collectivités
01:13:50plus de 7 associations
01:13:51employeuses sur 10
01:13:52jugent leur fonds
01:13:53propres fragiles
01:13:54ou nulles
01:13:54dans ce contexte
01:13:55la taxe sur les salaires
01:13:56est un surcoût
01:13:57spécifique
01:13:57à l'emploi
01:13:58non lucratif
01:13:59son barème progressif
01:14:00dégourage
01:14:00les revalorisations
01:14:02ses seuils
01:14:03non proratisés
01:14:04n'incitent pas
01:14:05les CDI
01:14:06en novembre 2025
01:14:07madame de Montchalin
01:14:08appelait elle-même
01:14:09à une réforme
01:14:09ambitieuse
01:14:10profonde
01:14:10et assez radicale
01:14:12et s'était engagée
01:14:13devant la représentation
01:14:14nationale
01:14:14lors du PLF
01:14:152026
01:14:16a lancé un groupe
01:14:16de travail
01:14:17sur ce sujet
01:14:17dès les premiers jours
01:14:18de janvier
01:14:1910 mois après
01:14:20où en est ce chantier
01:14:21soutenez-vous
01:14:21un taux unique
01:14:22à 4,25%
01:14:23comme le proposait
01:14:24la cour des comptes
01:14:25en 2018
01:14:26merci madame Brossier
01:14:27madame Minard
01:14:31monsieur le ministre
01:14:32la commande publique
01:14:34représente
01:14:35un levier économique
01:14:37considérable
01:14:37pourtant nos PME
01:14:39et nos industries
01:14:40sont souvent
01:14:40écartées
01:14:41au profit
01:14:42d'entreprises
01:14:43étrangères
01:14:44et je voulais
01:14:45porter à votre connaissance
01:14:46la situation
01:14:47d'une entreprise
01:14:47de massacres
01:14:48circonscription
01:14:48qui est leader
01:14:50sur le marché
01:14:51des ambulances
01:14:52d'entreprise
01:14:52TIB
01:14:53et elle a perdu
01:14:56un marché
01:14:57public
01:14:58du 10 de l'heure
01:15:00situé en fait
01:15:01à quelques kilomètres
01:15:02de ma circonscription
01:15:03au profit
01:15:04d'une entreprise
01:15:05polonaise
01:15:06comment expliquez-vous
01:15:08en fait aujourd'hui
01:15:08que notre argent public
01:15:10ne bénéficie pas
01:15:11davantage
01:15:12à nos entreprises
01:15:13et surtout
01:15:13à nos emplois
01:15:15nos territoires
01:15:16l'Allemagne
01:15:18a su
01:15:19mieux
01:15:19utiliser
01:15:20des leviers
01:15:21autorisés
01:15:22par le droit
01:15:22européen
01:15:23notamment
01:15:23sur les allotissements
01:15:24les critères
01:15:25environnementaux
01:15:26durabilité
01:15:27coût
01:15:27global
01:15:29quelles mesures
01:15:30concrètes
01:15:31comptez-vous
01:15:31prendre
01:15:32pour que
01:15:32notre commande
01:15:33de public
01:15:34soutienne
01:15:35davantage
01:15:36nos PME
01:15:37et notre
01:15:38industrie
01:15:38française
01:15:40merci
01:15:41monsieur le
01:15:43con
01:15:46merci
01:15:46monsieur le
01:15:47président
01:15:47comme mes collègues
01:15:48je veux exprimer
01:15:49mon soutien aux commerçants
01:15:50nous savons couvrir
01:15:51un commerce
01:15:52aujourd'hui
01:15:52face à la massification
01:15:53de la vente en ligne
01:15:55cela relève souvent
01:15:55de l'engagement
01:15:56mais nous bénéficions
01:15:57de ce contact humain
01:15:58il est donc d'autant
01:15:59plus triste
01:16:00que les dernières semaines
01:16:01faites de vitrines
01:16:02détruites
01:16:02aient donné l'image
01:16:03d'une opposition
01:16:04police
01:16:04commerçant
01:16:05jeunes manifestants
01:16:07alors qu'ils ne sont
01:16:09aucunement
01:16:09les ennemis
01:16:10les uns des autres
01:16:10nous aspirons tous
01:16:11à une société
01:16:12plus juste
01:16:12de sécurité
01:16:13où l'on peut exprimer
01:16:14dans les rues
01:16:14des revendications
01:16:16sans que celle-ci
01:16:16ne soit détournée
01:16:17par des casseurs
01:16:18ces propos liminaires
01:16:19comptent le discours
01:16:19insidieux
01:16:20de deux frances
01:16:21qui s'opposeraient
01:16:22sur un tout autre sujet
01:16:23monsieur le ministre
01:16:23je souhaitais vous interroger
01:16:25sur un souci
01:16:26celui du démarchage téléphonique
01:16:27et je vois que vous êtes venu
01:16:28avec votre spécialiste
01:16:29Thibault est là
01:16:30avec plusieurs collègues
01:16:31nous avons porté une loi
01:16:32pour mettre fin à ce fléau
01:16:33nous avons eu
01:16:34mi août
01:16:35quelques semaines de paix
01:16:37un petit mois
01:16:38avant que nous recommençons
01:16:40le harcèlement
01:16:40tout le monde est témoin ici
01:16:41avec Delphine Bateau
01:16:43Louise Morel
01:16:43Olivia Richard
01:16:44on ne baissera pas les bras
01:16:45on a demandé
01:16:46avant du voir
01:16:46la DGCCRF
01:16:47la cerise sur le gâteau
01:16:49c'est que vous soyez avec nous
01:16:50merci monsieur le camp
01:16:50et pour être utile
01:16:51un consensus politique
01:16:52qui regroupe
01:16:53l'ensemble de la population
01:16:55merci
01:16:56monsieur le ministre
01:16:56pour répondre
01:16:57à cette première série de questions
01:17:01votre micro monsieur le camp
01:17:02merci monsieur le président
01:17:05bon alors
01:17:05je réponds dans l'ordre
01:17:07aux députés
01:17:09sur la taxe
01:17:11la première question
01:17:15écoutez
01:17:15le PLF aujourd'hui
01:17:18est porté
01:17:19pour un débat
01:17:21donc on peut supprimer
01:17:24des projets de taxes
01:17:25et à ce moment là
01:17:27ce qu'il faudra
01:17:27c'est que
01:17:28si on enlève quelque chose
01:17:30à un endroit
01:17:31il faudra qu'on le rajoute ailleurs
01:17:33parce que
01:17:33la ligne
01:17:34qu'on ne veut pas franchir
01:17:36et c'est notre crédibilité
01:17:38vis-à-vis des marchés financiers
01:17:39qui en pâtirait autrement
01:17:41c'est de rester
01:17:42dans les 5%
01:17:44d'endettement
01:17:45par rapport au PIB
01:17:46donc
01:17:47pourquoi pas
01:17:48ouvert au dialogue
01:17:49vous pouvez
01:17:49dans les discussions
01:17:51porter monsieur le député
01:17:54votre
01:17:56désaccord
01:17:56sur cette taxe
01:17:58et
01:17:58ouvrir le débat
01:18:00moi je
01:18:01évidemment
01:18:03je suis à la fois
01:18:04solidaire du gouvernement
01:18:05toutes les taxes
01:18:05je ne suis pas
01:18:06forcément
01:18:08enjoué
01:18:09des
01:18:10augmentations de taxes
01:18:11en tous les cas
01:18:12elles sont
01:18:13dans cette première lecture
01:18:15budgétaire
01:18:15mise
01:18:16au débat démocratique
01:18:18sur l'image
01:18:19de la France
01:18:19monsieur
01:18:22Bouchu
01:18:23le
01:18:25l'image de la France
01:18:26avec à tout France
01:18:27évidemment
01:18:27on est sur le sujet
01:18:29d'abord parce qu'on l'a été
01:18:31avec les incendies
01:18:33donc là
01:18:34évidemment
01:18:35on l'est avec
01:18:36tout ce qui concerne
01:18:38les violences
01:18:39qui ont eu lieu
01:18:42j'ai confiance
01:18:43moi dans l'attractivité
01:18:44de la France
01:18:45on n'a pas de signe
01:18:46actuellement
01:18:47de
01:18:47de
01:18:48de
01:18:49massif
01:18:50d'annulation
01:18:52les choses
01:18:54vont entrer
01:18:55dans l'ordre
01:18:55et
01:18:56les
01:18:57j'allais dire
01:18:58ceux qui viennent
01:18:59dans notre pays
01:19:00ils savent faire
01:19:01la part des choses
01:19:02et
01:19:02on peut
01:19:03je crois
01:19:05être
01:19:06à partir du moment
01:19:07où l'ordre public
01:19:08est rétabli
01:19:08avoir confiance
01:19:10et en tous les cas
01:19:11à tout France
01:19:11puisque c'était votre question
01:19:13est à l'oeuvre
01:19:14déjà pour
01:19:15restaurer la confiance
01:19:16dans ce
01:19:18domaine
01:19:21sur le budget
01:19:22d'atout France
01:19:22oui
01:19:26concernant le budget
01:19:27d'atout France
01:19:27le PLF
01:19:282027
01:19:28prévoit
01:19:2922,4 millions
01:19:30d'euros
01:19:31de subventions
01:19:33pour atout France
01:19:34donc ça veut dire
01:19:34qu'on lâche pas
01:19:35l'affaire
01:19:35du tout
01:19:36puisqu'on est bien
01:19:37conscient que
01:19:38l'industrie touristique
01:19:39c'est 20 milliards
01:19:40d'euros
01:19:40de contribution
01:19:41à la balance
01:19:42des paiements
01:19:42donc c'est pas là
01:19:44où il y a
01:19:45des décisions
01:19:47drastiques
01:19:47à prendre
01:19:49sur l'ESS
01:19:51madame
01:19:52la députée
01:19:54il y a
01:19:54déjà une stratégie
01:19:56qui a été écrite
01:19:56donc pour les 10 ans
01:19:58qui viennent
01:19:58ça c'est quand même bien
01:20:00les budgets
01:20:01ont été maintenus
01:20:03cette année
01:20:03tous les budgets
01:20:04de l'ESS
01:20:04pour la taxe
01:20:05sur les salaires
01:20:06auxquelles
01:20:06vous faites référence
01:20:10donc on a
01:20:12on a des échanges
01:20:13qui ont lieu
01:20:16pas d'évolution
01:20:17à ce stade
01:20:18car deux types
01:20:19d'entreprises
01:20:20payent la taxe
01:20:21c'est le secteur financier
01:20:23et le secteur associatif
01:20:25donc il faut avancer
01:20:27intelligemment
01:20:28j'ai bien sûr
01:20:29cette demande
01:20:30de toutes les associations
01:20:31on va voir
01:20:33ce groupe de travail
01:20:34il n'a pas conclu
01:20:35encore aujourd'hui
01:20:36donc mais
01:20:37moi je suis assez fier
01:20:38quand même
01:20:38en tant que ministre
01:20:39de l'ESS
01:20:40parce qu'il faut quand même
01:20:40le saluer
01:20:41on a cette année
01:20:43dans le PLF
01:20:44bah oui
01:20:44quand même
01:20:45maintenu
01:20:46tous les budgets
01:20:47de l'ESS
01:20:47c'est quand même
01:20:48pas rien
01:20:52commande publique
01:20:53bon
01:20:56moi je déplore aussi
01:20:58parfois
01:20:59le manque de patriotisme
01:21:01des acheteurs
01:21:01la loi simplif
01:21:03veut porter
01:21:04aussi
01:21:05la commande publique
01:21:08plus accessible
01:21:09pour les PME
01:21:10puisqu'on a
01:21:11augmenté
01:21:12le volume
01:21:13des lots
01:21:14donc ça favorise
01:21:15la commande publique
01:21:16il y a même un test
01:21:18qui est fait
01:21:19dans les territoires
01:21:19ultramarins
01:21:20on en jugera
01:21:21où 60%
01:21:22des marchés
01:21:24publics
01:21:24en volume
01:21:25sont réservés
01:21:26aux PME
01:21:27donc
01:21:27c'est
01:21:28comment dirais-je
01:21:30en observatoire
01:21:31si ça
01:21:32ça marche
01:21:33peut-être
01:21:33ceux qui
01:21:34nous succéderont
01:21:35pourront aussi
01:21:36transposer ça
01:21:38en métropole
01:21:39mais
01:21:41moi je suis
01:21:41évidemment
01:21:42pour la préférence
01:21:43française
01:21:44il y a un travail
01:21:45sans doute aussi
01:21:46à faire
01:21:47de ce point de vue là
01:21:48au niveau des acheteurs
01:21:49et je suis d'accord
01:21:50avec vous
01:21:51que de ce point de vue là
01:21:52d'autres pays
01:21:52en Europe
01:21:55achètent plus
01:21:56des produits
01:21:58de leur
01:22:00territoire
01:22:00qu'à l'étranger
01:22:04démarchage
01:22:05téléphonique
01:22:07je ne sais plus
01:22:08trop
01:22:08où on en est
01:22:09mais je suis d'accord
01:22:10avec vous
01:22:11j'adorerais
01:22:12qu'il n'y en ait plus
01:22:12du tout
01:22:13et que la loi
01:22:14fonctionne
01:22:15la persistance
01:22:16d'appel
01:22:16peut s'expliquer
01:22:18parfois
01:22:18par la mauvaise
01:22:19compréhension
01:22:19de certaines entreprises
01:22:21aussi
01:22:22par des comportements
01:22:23frauduleux
01:22:24bon
01:22:26la DGCCRF
01:22:27est très mobilisée
01:22:28sur le sujet
01:22:28parce que
01:22:29je suis comme vous
01:22:32j'ai un portable
01:22:33et j'ai des appels
01:22:35intempestifs
01:22:36donc à chaque fois
01:22:38je vois derrière
01:22:39là vous voyez
01:22:40je leur dis
01:22:40c'est quoi
01:22:41ça marche pas
01:22:42donc
01:22:43ouais
01:22:44on va aller
01:22:45alors
01:22:45la DGCCRF
01:22:46fait preuve
01:22:47de la plus grande fermeté
01:22:48à l'encontre des entreprises
01:22:49qui contreviennent
01:22:50délibérément à la loi
01:22:51et donc en 2025
01:22:52on a prononcé
01:22:53des amendes
01:22:54pour un total
01:22:55de plus de 11 millions d'euros
01:22:57enfin la DGCCRF
01:22:58y compris une amende
01:22:59de plus de 6 millions d'euros
01:23:00à l'encontre
01:23:01d'une seule entreprise
01:23:02ça va continuer
01:23:03voilà pour ce numéro
01:23:05de la séance
01:23:05est ouverte
01:23:06à très vite
01:23:07sur LCP
01:23:07à l'encontre
01:23:09à l'encontre
01:23:10à l'encontre
01:23:11à l'encontre
01:23:13à l'encontre
01:23:14à l'encontre