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  • il y a 2 jours
Saviez-vous que Zaho de Sagazan apparaissait dans la série allemande « Babylon Berlin » ?

Sego Raffaitin nous en parle dans « nova le matin », une émission à retrouver du lundi au vendredi de 6h30 à 9h sur Radio Nova 🎙️

Catégorie

🎵
Musique
Transcription
00:00Zao de Sagazan apparaît dans une série allemande étonnamment méconnue chez nous
00:04qui raconte l'arrivée du fascisme et elle apparaît dans une scène hyper symbolique.
00:08Donc d'abord, on écoute.
00:15Zu, hache, zu, staub.
00:19C'est la chanson emblématique et le générique des premières saisons de la série télé allemande Babylon Berlin,
00:24diffusée depuis 2017.
00:26Projet de série le plus cher jamais produit en Allemagne, quand même.
00:28Hyper regardé là-bas aussi et ailleurs.
00:31Bon, zu, hache, zu, staub.
00:33En français, ça veut dire de cendre, de poussière.
00:35C'est un morceau de cabaret typique de ceux des années 20 en Allemagne.
00:38Et d'ailleurs, d'abord, elle est chantée dans la série par le personnage de Svetlana Sorokina
00:43et qui est Nikoro, son costume androgyne, petite moustache sur la scène du cabaret berlinois Mocha Efti.
00:48C'est un cabaret sulfureux à plusieurs étages au cœur de la série avec une maison close au sous-sol.
00:53Et donc, au début de Babylon Berlin, c'est un symbole de la fête frénétique.
00:56Et puis, ça devient le miroir des fractures sociales et politiques,
00:59puisque cette série raconte les enquêtes et les amours à Berlin de Gerenrath,
01:03jeune commissaire traumatisé par la Grande Guerre, et de sa partenaire Charlotte Ritter,
01:07une jeune berlinoise qui rêve de bosser dans la police.
01:09Mais cette série raconte surtout l'arrivée du fascisme en Allemagne.
01:12Et comme le dit très bien Zahout Sagazan elle-même, elle dit,
01:14« La série ne nous montre pas le fascisme une fois qu'il est installé.
01:17Elle montre comment, petit à petit, il arrive.
01:19Elle montre une société en crise, la pauvreté qui explose, la peur du déclassement, la colère,
01:23le besoin de trouver des responsables.
01:25Il faut que la peur trouve son coupable et que son ami la haine se déguise en bon sens.
01:28Donc la violence devient comme ça un peu ordinaire.
01:31On commence à trouver ça excessif de s'indigner.
01:32Elle dit, à force de tout entendre, plus grand-chose ne nous fait sursauter.
01:36Ça ferait presque penser à notre époque.
01:38C'est vrai, ça dit.
01:39En Allemagne, quand les réalisateurs ont pensé la série Babylon Berlin en 2013,
01:43l'extrême droite était inexistante au Parlement.
01:45L'AFD venait tout juste d'être fondée.
01:47Et là, quatre jours avant la sortie de cette dernière saison,
01:49l'AFD remportait le fameux scrutin régional du Land de Saxe-Hanhalt.
01:53Chez nous, le RN vient de choper 14 sièges au Sénat.
01:55Donc je me dis que c'est peut-être un conseil série plutôt de circonstance.
01:58Et ce morceau de cendre de poussière, il change de sens au fur et à mesure de la série.
02:02Chanté par Zahout dans ce cabaret devenu clandestin pour ceux qui sont menacés par les nazis
02:07qui essaient de danser au milieu du chaos.
02:08Et qui dit aussi, arraché à la lumière, mais pas encore.
02:12C'est un morceau qui dit qu'il y a quelque part encore de l'espoir.
02:14En tout cas, les Allemands et Allemandes de 2026 ont aimé la version Zahout de Sagazan.
02:19En dix jours, ses streams à Zahout ont doublé en Allemagne.
02:22Et on entend aussi dans la série un autre titre de son album.
02:25Je rêve, je rêve, je rêve, je rêve, je rêve, je rêve, je rêve, je ne fais que rêver, imaginer.
02:38Écoutez Nova.

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