- il y a 1 jour
À LA UNE / Le gouvernement englué dans la crise lycéenne
Colère lycéenne, tensions sociales, inquiétudes sur le pouvoir d'achat : l'exécutif fait face à une accumulation de revendications qui fragilise sa légitimité. Pour tenter de mettre fin à la crise, Sébastien Lecornu mise sur le dialogue et a fait des annonces concrètes. Le gouvernement a dévoilé plusieurs mesures pour la jeunesse : remplacement de Parcoursup à l'horizon 2028, plafonnement progressif des effectifs en seconde à 28 élèves, création de 500 postes d'enseignants et ouverture de 15 000 places supplémentaires dans l'enseignement supérieur. Des annonces qui restent toutefois jugées insuffisantes par plusieurs organisations lycéennes et étudiantes, appelant à poursuivre la mobilisation. Entre concessions, négociations et contraintes budgétaires, le Premier Ministre doit désormais convaincre que ces engagements se traduiront dans les faits. L'adoption du budget, l'ampleur des moyens accordés aux services publics et la capacité du pouvoir à répondre aux préoccupations quotidiennes seront déterminantes. Quelles concessions permettront réellement de sortir de la crise et de renouer le dialogue ?
Invités :
- Pauline Théveniaud, grand reporter politique à RTL, autrice de « Le crépuscule des princes » (éditions du Rocher),
- Nathalie Janson, économiste associée à Neoma Business School, présidente du think tank « Génération Libre »,
- Brice Soccol, politologue, co-auteur de « L'écharpe et les tempêtes » (éditions de l'Aube),
- En visioconférence : Cyril Coupaud, proviseur SNPDEN-UNSA à Evry.
Chroniqueurs :
- Nicolas Domenach, journaliste politique,
- Lise Pressac, journaliste.
LA QUESTION QUI FÂCHE / Avancer l'élection présidentielle, la bonne option ?
À six mois de l'élection présidentielle de 2027, le calendrier du scrutin soulève des interrogations. Le gouvernement a fixé les deux tours aux 18 avril et 2 mai, plaçant le second au lendemain du 1er mai, journée traditionnellement marquée par les manifestations syndicales. Dans le contexte actuel de tensions sociales, la proximité entre le scrutin et les mobilisations syndicales interroge. La tenue de manifestations à la veille du second tour risque-t-elle de peser sur les résultats électoraux ? Légalement, toute modification des dates reste possible, à condition de respecter les contraintes constitutionnelles, notamment les quatorze jours entre les deux tours et le délai de dix semaines pour convoquer les électeurs. Les dates doivent donc être fixées au plus tard le 7 février 2027. Qui peut décider d'avancer le scrutin, à quelles conditions et pour quelles raisons ?
Invités :
- Philippe Gosselin, député « Droite Républicaine » de la Manche,
- Olivier Becht, député apparenté « Ensemble Pour la République » du Haut-Rhin, candidat à l'élection présidentielle,
- Benjamin Morel, constitutionnaliste, maître de conférences en droit public à l'université Panthéon-Assas.
Colère lycéenne, tensions sociales, inquiétudes sur le pouvoir d'achat : l'exécutif fait face à une accumulation de revendications qui fragilise sa légitimité. Pour tenter de mettre fin à la crise, Sébastien Lecornu mise sur le dialogue et a fait des annonces concrètes. Le gouvernement a dévoilé plusieurs mesures pour la jeunesse : remplacement de Parcoursup à l'horizon 2028, plafonnement progressif des effectifs en seconde à 28 élèves, création de 500 postes d'enseignants et ouverture de 15 000 places supplémentaires dans l'enseignement supérieur. Des annonces qui restent toutefois jugées insuffisantes par plusieurs organisations lycéennes et étudiantes, appelant à poursuivre la mobilisation. Entre concessions, négociations et contraintes budgétaires, le Premier Ministre doit désormais convaincre que ces engagements se traduiront dans les faits. L'adoption du budget, l'ampleur des moyens accordés aux services publics et la capacité du pouvoir à répondre aux préoccupations quotidiennes seront déterminantes. Quelles concessions permettront réellement de sortir de la crise et de renouer le dialogue ?
Invités :
- Pauline Théveniaud, grand reporter politique à RTL, autrice de « Le crépuscule des princes » (éditions du Rocher),
- Nathalie Janson, économiste associée à Neoma Business School, présidente du think tank « Génération Libre »,
- Brice Soccol, politologue, co-auteur de « L'écharpe et les tempêtes » (éditions de l'Aube),
- En visioconférence : Cyril Coupaud, proviseur SNPDEN-UNSA à Evry.
Chroniqueurs :
- Nicolas Domenach, journaliste politique,
- Lise Pressac, journaliste.
LA QUESTION QUI FÂCHE / Avancer l'élection présidentielle, la bonne option ?
À six mois de l'élection présidentielle de 2027, le calendrier du scrutin soulève des interrogations. Le gouvernement a fixé les deux tours aux 18 avril et 2 mai, plaçant le second au lendemain du 1er mai, journée traditionnellement marquée par les manifestations syndicales. Dans le contexte actuel de tensions sociales, la proximité entre le scrutin et les mobilisations syndicales interroge. La tenue de manifestations à la veille du second tour risque-t-elle de peser sur les résultats électoraux ? Légalement, toute modification des dates reste possible, à condition de respecter les contraintes constitutionnelles, notamment les quatorze jours entre les deux tours et le délai de dix semaines pour convoquer les électeurs. Les dates doivent donc être fixées au plus tard le 7 février 2027. Qui peut décider d'avancer le scrutin, à quelles conditions et pour quelles raisons ?
Invités :
- Philippe Gosselin, député « Droite Républicaine » de la Manche,
- Olivier Becht, député apparenté « Ensemble Pour la République » du Haut-Rhin, candidat à l'élection présidentielle,
- Benjamin Morel, constitutionnaliste, maître de conférences en droit public à l'université Panthéon-Assas.
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NewsTranscription
00:00:10Générique
00:00:24Bonsoir à tous, soyez les bienvenus dans chaque voix compte sur LCP.
00:00:26Je suis ravie de vous retrouver pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de
00:00:31l'Assemblée nationale
00:00:32avec pour m'accompagner ce soir encore un duo inédit.
00:00:36Bonsoir Lise Pressac.
00:00:37Bonsoir Adeline, bonsoir à tous.
00:00:38Et bienvenue à bord de chaque voix compte, chère Lise.
00:00:40Et bonsoir Nicolas Demrecq.
00:00:43C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir.
00:00:45Où est-il ? Où se cache-t-il si quelqu'un l'a vu qu'il prévienne l'exécutif
00:00:49tout de suite ?
00:00:50On parle du mode d'emploi d'une sortie de crise.
00:00:53Le gouvernement a mis hier sur la table plusieurs mesures concrètes.
00:00:56pour répondre à la mobilisation lycéenne.
00:00:59Mais elles n'ont convaincu ni les syndicats d'enseignants,
00:01:01ni les organisations lycéennes et étudiantes qui appellent à poursuivre la mobilisation.
00:01:06Pendant ce temps, le front de la contestation semble s'installer dans la durée.
00:01:09L'impossible sortie de crise, ce sera la première partie de chaque voix compte.
00:01:14A suivre ensuite Nicolas Demenac.
00:01:16Quoi de neuf ?
00:01:17Écoutez, une rumeur et même deux, hein, Gabriel Attal pourrait renoncer.
00:01:21Voir même Édouard Philippe.
00:01:23Ah bon ? Vous allez nous raconter ça tout à l'heure.
00:01:25Dans la deuxième partie de chaque voix compte, place à la question qui fâche.
00:01:27Faut-il avancer les dates de la présidentielle ?
00:01:30Dont le second tour doit avoir lieu le 2 mai.
00:01:33Les violences du 17 octobre ont remis cette idée sur la table.
00:01:36On en débattra tout à l'heure.
00:01:38Et vous pouvez vous aussi d'ailleurs interroger nos invités
00:01:40ou nous faire part de vos réflexions.
00:01:42Vous flashez le QR code qui est là, le voilà.
00:01:44Et c'est Lise qui s'occupe ce soir de nous transmettre vos questions et vos messages.
00:01:49Et puis Bourbon Express aussi tout à l'heure, le journal de l'Assemblée nationale avec Marco Pommier.
00:01:53On reviendra bien sûr sur l'hommage rendu aux victimes de l'attentat raciste, terroriste de Trappes dans les Yvelines.
00:02:01Minute de silence et brouhaha aussi dans l'hémicycle.
00:02:04Voilà pour le menu de ce soir.
00:02:06Installez-vous confortablement chaque voix compte.
00:02:08C'est parti.
00:02:16C'est vrai que la séance de questions au gouvernement a été particulièrement électrique cet après-midi à l'Assemblée
00:02:21nationale.
00:02:21Elle a beaucoup tourné autour de l'attentat raciste de Trappes, mais aussi autour de la mobilisation lycéenne.
00:02:27Alors que les ministres de l'Éducation nationale et de l'Enseignement supérieur ont présenté hier soir un plan pour
00:02:33sortir de la crise.
00:02:35Pas de quoi éteindre la colère des lycéens qui appellent à poursuivre les blocages la semaine prochaine, après les vacances.
00:02:41Thibaut Enoch.
00:02:48Il est un peu plus de 17h hier quand les organisations lycéennes sortent de Matignon.
00:02:54Le gouvernement a rendu sa copie.
00:02:56Une fois n'est pas coutume, ce sont les élèves qui attribuent les notes.
00:03:00À ces lycéennes, à ces lycéens, je veux leur dire qu'ils peuvent être fiers d'eux.
00:03:03Du zéro pointé pour les uns.
00:03:05Il faut être clair, il faut être cohérent. Nous avons obtenu des miettes par rapport à ce que nous demandons.
00:03:10À une petite moyenne pour les autres.
00:03:13On peut se féliciter de tout ça. La méthode du dialogue a gagné.
00:03:16On a quand même eu des annonces qui allaient dans notre sens.
00:03:19Des appréciations divergentes, mais un point commun dans les commentaires.
00:03:23Il faut continuer et c'est pour ça qu'on appelle les lycéens à poursuivre la mobilisation.
00:03:27Car outre le fond des mesures, les lycéens s'inquiètent de leur mise en œuvre.
00:03:31Maintenant, on attend que cette trajectoire soit respectée par tout le monde et qu'on puisse avancer rapidement et concrètement.
00:03:36Quelques minutes plus tard, le ministre s'emploie à les rassurer.
00:03:40Aucune des décisions que nous prenons n'est une promesse en l'air.
00:03:45Tout ce que nous disons sera fait.
00:03:48Un gouvernement qui a abattu ses cartes et qui espère désormais une fin du mouvement.
00:03:53Le droit au blocage n'existe pas. Je pense qu'il y a aussi un droit à étudier.
00:03:56Donc maintenant, il faut que tout le monde se remette au travail.
00:03:59Ça ne veut pas dire que les négociations s'arrêtent là.
00:04:00Des négociations qui se poursuivent sur certaines annonces, dont les places dans l'enseignement supérieur.
00:04:05Le gouvernement en a annoncé 15 000 essentiellement en BTS et IUT, insuffisant selon les principaux intéressés.
00:04:13On n'a pas saisi le fond du problème.
00:04:15Ces problématiques de sélection, elles touchent très largement l'ensemble des filières et des territoires et on s'attaque juste
00:04:19à un petit détail.
00:04:21Son de cloche identique sur les réseaux sociaux.
00:04:23Avant les syndicats lycéens, le gouvernement avait convié des influenceurs pour relayer ces annonces.
00:04:29Une opération en séduction visiblement infructueuse.
00:04:32Le syndicat étudiant demande l'ouverture de près de 250 000 places supplémentaires.
00:04:35Le gap est globalement absolument scandaleux.
00:04:37Un gouvernement qui tente de sortir de la crise sur le plan politique aussi.
00:04:42Les réponses ne sont pas encore aujourd'hui à la hauteur du message qui est passé par notre jeunesse.
00:04:47Il faut répondre à leur angoisse sur Parcoursup.
00:04:50Beaucoup ont parlé d'abrogation.
00:04:51Rares sont ceux qui ont dit ce qu'ils voulaient faire à la place.
00:04:53Un débat sur l'avenir de Parcoursup est prévu ce mercredi à l'Assemblée.
00:05:26Et j'accueille sur le plateau de chaque voix courte Pauline Théveniot.
00:05:27secrétaire du SNPDEN-UNSA, le syndicat des personnels de direction de l'éducation nationale.
00:05:33Mais je voulais d'abord vous poser la question à tous les trois.
00:05:35Comment est-ce que vous qualifieriez la façon dont l'exécutif a géré cette crise lycéenne ?
00:05:41Pauline Théveniot.
00:05:42Moi je la qualifierais en trois mots, trois expressions.
00:05:45D'abord un retard à l'allumage.
00:05:46L'exécutif a mis très très longtemps à répondre à la colère des lycées.
00:05:50Ensuite un fiasco, c'est celui du week-end du 17 octobre,
00:05:54à la fois avec la gestion du maintien de l'ordre et l'allocution du président.
00:05:58Et puis depuis une longue séance de rattrapage
00:06:01où le gouvernement et le président rament à contre-courant
00:06:03et sous une pression maximale puisqu'il n'a plus le droit à l'erreur.
00:06:07Brice Socol.
00:06:08Je dirais un peu la même chose.
00:06:10En d'autres mots, je dirais d'abord attentiste
00:06:12puisqu'il a fallu un mois pour que le gouvernement puisse faire des propositions
00:06:16aux étudiants qui revendiquent de manière légitime.
00:06:20Deuxièmement, erratique parce que pas simple non plus pour le gouvernement.
00:06:23D'un côté répondre à la demande des étudiants
00:06:27et en même temps des sujets sécuritaires qui sont apparus,
00:06:30on l'a vu encore la semaine dernière,
00:06:32avec une grande violence très forte et qui sont venus perturber le mouvement
00:06:37et qui ont perturbé en général le mouvement social.
00:06:41Et troisièmement, finalement, à l'écoute,
00:06:43parce qu'il y a des propositions qui ont été faites hier,
00:06:46elles ne sont pas parfaites, évidemment.
00:06:48Il faut rappeler quand même que le contexte budgétaire compliqué
00:06:50que traverse le gouvernement,
00:06:52le contexte politique compliqué sans majorité à l'Assemblée nationale,
00:06:57est difficile pour eux à six mois d'une élection présidentielle
00:07:00d'apporter des réponses structurelles aux lycéens et aux universitaires.
00:07:06Nathalie Jansson, c'est votre sujet ?
00:07:08Je ne vais peut-être pas être très originale, je crois, parmi les trois,
00:07:12mais effectivement, je pense que compte tenu de leur incapacité
00:07:15à prendre des décisions qui pourraient avoir un effet sur les lycéens,
00:07:20en fait, ils se sont retrouvés à mettre du temps à répondre.
00:07:24La première réponse qu'ont été les conseils, le temps de vie,
00:07:29c'était un peu lunaire comme réponse, j'avoue que je ne m'attendais pas à ça.
00:07:33Je pense que ce n'est pas ça le problème.
00:07:36Et ensuite, effectivement, dire, voilà, on vous entend,
00:07:39on n'aura plus Parcoursup, je pense que c'est pareil.
00:07:42Je ne sais pas si c'est une bonne idée d'avoir juste lancé comme ça,
00:07:45on n'aura plus Parcoursup, parce que de toute façon,
00:07:47il y a un problème de comment on peut sélectionner.
00:07:50Donc voilà.
00:07:51Mais c'est sans doute parce qu'effectivement,
00:07:54ils ont peu de marge de manœuvre par rapport au timing, à tout.
00:07:57Ce que je comprends quand je vous écoute, et particulièrement vous,
00:08:00Pauline Théveniot, c'est que le gouvernement avait d'abord
00:08:02misé sur un essoufflement du mouvement avec...
00:08:05Alors, on avait entendu parler de la pluie,
00:08:07on avait entendu parler des vacances de la Toussaint,
00:08:09et c'était un mauvais pari.
00:08:11Ah mais absolument.
00:08:13Mais c'est ce qu'on dit sur le retard à l'allumage.
00:08:15Le gouvernement, dans un premier temps,
00:08:16n'a pas pris la mesure du mouvement.
00:08:20Est-ce qu'il ne l'a pas pris au sérieux ?
00:08:24Oui, il a d'abord, par la voix de Sébastien Lecornu,
00:08:27estimé que ça réduit ce mouvement à des violences urbaines,
00:08:30et à un mouvement agité par, je cite,
00:08:33le Premier ministre, LFI, et ses proxys.
00:08:36Sur ces entrefaits, Emmanuel Macron a commencé à se mettre en colère,
00:08:39mais longtemps après le début des blocages,
00:08:42contre son gouvernement, en disant que ça n'allait pas,
00:08:44parce que son gouvernement n'était pas assez présent médiatiquement et sur le terrain,
00:08:48et ne montrait pas suffisamment d'empathie envers les lycéens.
00:08:52Il a suivi une allocution de Sébastien Lecornu,
00:08:55mais quand vous dites, est-ce qu'ils les ont pris au sérieux ?
00:08:57Souvenez-vous de cette allocution de Sébastien Lecornu,
00:08:59qui n'était pas consacrée exclusivement aux lycéens du tout.
00:09:03Il abordait toute une série de sujets.
00:09:06Et les lycéens étaient tout petits au milieu.
00:09:08– Exactement, et certes, sur injonction du président,
00:09:13il réchauffait un peu son ton,
00:09:15il avait un ton plus apaisé à l'endroit des lycéens,
00:09:18mais il ne faisait pas d'annonce,
00:09:19et ce jour-là, il a fait des annonces sur le carburant,
00:09:22et c'est là ce fameux, qu'on a senti,
00:09:25une espèce de pari des vacances scolaires, en effet,
00:09:29et on voit que la grogne n'est toujours pas calmée.
00:09:32– Politiquement, est-ce que vous qui êtes dans les coulisses,
00:09:37le couple Macron-Lecornu fonctionne encore,
00:09:40ou est-ce qu'il y a eu un sujet de fâcherie à cause des lycéens ?
00:09:43– Alors, vous savez, Adeline, dans ces cas-là,
00:09:45il y a toujours deux versions.
00:09:46Donc la version officielle, tout est fluide,
00:09:49ils sont en ligne et en permanence,
00:09:52et Sébastien Lecornu était dans le bureau du président de la République
00:09:57dimanche 18 octobre, quand il relisait
00:09:59et qu'il mettait la dernière main au texte de son allocution,
00:10:02et toutes les suggestions du Premier ministre
00:10:05ont été intégrées.
00:10:06Une fois qu'on a dit ça, il y a la version off,
00:10:09et elle n'est pas si simple et si limpide.
00:10:12D'une part, on en parlait à l'instant
00:10:14parce qu'Emmanuel Macron a été très mécontent
00:10:16du début de la gestion de crise,
00:10:17et il y a eu une forme de reprise en main du président,
00:10:21ça, c'est déjà pas un très bon signe.
00:10:23Et puis, on a eu les échos, après l'allocution du président,
00:10:27du fait que le Premier ministre,
00:10:29même s'il n'en dit rien,
00:10:34officiellement, a été un peu désappointé
00:10:36par les changements de pieds,
00:10:38a été un peu déçu par cette allocution.
00:10:42Puis, troisième volet, on voit que depuis qu'il est rentré
00:10:44de son déplacement au Moyen-Orient,
00:10:46Emmanuel Macron, il opère une reprise en main assez ferme,
00:10:49il revient en première ligne,
00:10:50ça faisait très longtemps qu'on ne l'avait pas vu
00:10:52se mettre un peu dans le rôle d'omniprésident,
00:10:54comme ça, et un ministre me faisait remarquer
00:10:57que c'était la première fois qu'il agissait ainsi,
00:11:00depuis que Sébastien Lecornu est à Matignon,
00:11:02et ce même ministre se demandait
00:11:04comment le Premier ministre et Matignon allaient le vivre.
00:11:08D'ailleurs, le président a renoncé à son déplacement
00:11:10de la semaine au Sénégal et au Nigeria,
00:11:12contrairement à la semaine dernière
00:11:13où il est parti au Qatar, à Bahreïn,
00:11:15il va présider le Conseil des ministres demain.
00:11:19Brice Socol, au fond, quel regard porte Emmanuel Macron
00:11:21sur cette mobilisation ?
00:11:23Je me faisais une réflexion cet après-midi
00:11:24en pensant à ces lycéens qui ont aujourd'hui
00:11:26entre 15 et 17 ans et qui n'ont connu
00:11:28qu'Emmanuel Macron, en fait, puisqu'il a été élu,
00:11:30ils avaient 5, 6 ans, c'est leur vie, Emmanuel Macron.
00:11:34Oui, on peut dire que c'est un peu la génération
00:11:36Macron, comme moi j'ai été la génération Mitterrand,
00:11:39chacun sa génération, mais pour revenir au couple
00:11:42Premier ministre, Président de la République,
00:11:44il faut reconnaître que le Président de la République
00:11:47est rentré tardivement, il a loupé sa première allocution télévisée,
00:11:51il n'a rien dit, il est parti à Abu Dhabi,
00:11:53il s'est exprimé d'Abu Dhabi, c'est rare, c'est la première fois,
00:11:55je crois qu'un Président s'est exprimé de l'étranger
00:11:57sur des questions de politique nationale.
00:12:00Je pense que le gouvernement, le Président de la République,
00:12:03l'ensemble des pouvoirs publics n'ont pas pris l'ampleur de la crise.
00:12:07Alors, je sais que Sébastien Lecornu a parlé
00:12:09d'une superposition des crises, mais la crise étudiante,
00:12:12une crise de lycéens est quelque chose de très spécifique.
00:12:15Et on voit bien aujourd'hui, moi, quand je discute avec mes enfants
00:12:18ou qui sont lycéens, qui sont à l'université,
00:12:21il y a des sujets immédiats, il y a des sujets d'éducation,
00:12:24d'enseignement, c'est une réalité.
00:12:26Mais il y a beaucoup d'angoisse et beaucoup de doutes sur l'avenir.
00:12:31La géopolitique, nous, on nous a appris que les frontières étaient intangibles.
00:12:35Eux, ils se prennent une géopolitique qui change.
00:12:39L'Europe, pour nous, ça a été pour beaucoup d'entre nous un projet.
00:12:42Aujourd'hui, vous n'avez plus de projet européen.
00:12:44Vous avez la question environnementale qui vient les perturber.
00:12:46Donc, on voit bien répondre de manière budgétaire et programmatique
00:12:52à des questions qui ne sont pas que des questions budgétaires et programmatiques,
00:12:57mais qui sont presque des questions existentielles.
00:12:59On parlait de 1968.
00:13:00En 1968, ceux qui manifestaient, ce que j'en ai dû manifester,
00:13:04mais dans l'espoir de changer de manière positive le futur.
00:13:09Aujourd'hui, moi, quand je discute avec des jeunes,
00:13:12ils sont très angoissés.
00:13:13Ils veulent changer, mais le premier de leur réflexe, c'est
00:13:16« Aidez-nous à mieux comprendre ce monde et à trouver notre place dans ce monde-là ».
00:13:20Donc, il y a deux réponses.
00:13:22Il y a la réponse politique, budgétaire et pragmatique.
00:13:25Et puis, je pense qu'il faut que nos femmes et hommes politiques
00:13:29les rassurent sur leur avenir.
00:13:32Je pense que ce sont deux sujets distincts.
00:13:34Et c'est difficile pour un gouvernement qui, lui, a une vision purement budgétaire
00:13:38de répondre à leurs besoins.
00:13:39Ce n'est pas comme baguette magique.
00:13:41C'est pour ça qu'il y a deux temps.
00:13:43Il y a le temps, évidemment, des réponses politiques,
00:13:46mais il n'y a pas que ce temps-là.
00:13:48Je pense que ça mériterait d'avoir, à l'échelle nationale,
00:13:51je sais qu'Emmanuel Macron voulait gouverner un peu seul,
00:13:53sans l'accord intermédiaire, sans les syndicats, sans les maires,
00:13:56mais je pense que ça mériterait d'avoir une discussion collective.
00:14:00Ah non, pas un grand débat.
00:14:01Non, je ne parle pas de grand débat.
00:14:04Le grand débat, c'est un outil.
00:14:06Mais je pense qu'on peut discuter, à d'autres échelles,
00:14:09dans ce territoire, avec des maires.
00:14:11Les maires sont le tiers des confiances des Français.
00:14:13Les chefs d'entreprise, à l'échelle locale,
00:14:14sont le deuxième tiers des confiances des Français.
00:14:16Je pense qu'il faut savoir discuter, de manière calme, apaisée,
00:14:20sans récupérer, ni à l'extrême droite, ni à l'extrême gauche,
00:14:23cette crise-là.
00:14:24Pardon, Brice, je vous arrête.
00:14:25Les lycéens vont vous dire, mais nous, c'est simple,
00:14:27on ne veut pas discuter.
00:14:28D'ailleurs, il y a eu un temps de discussion qui a été proposé
00:14:31dans les lycées avec les proviseurs.
00:14:32Ça a bien fait rire, pardonnez-moi les élèves.
00:14:33Oui, mais ça, c'est un...
00:14:35Ça n'a pas existé.
00:14:36Ce n'était pas une vraie discussion.
00:14:37C'était un outil, c'était un petit outil.
00:14:40Mais c'est quand même difficile quand on a mis au panier
00:14:42les cahiers de doléances il y a quelques années.
00:14:44Je sais.
00:14:44Vous ne pouvez pas recommencer.
00:14:45C'est ce que je dis.
00:14:46C'est-à-dire que ce sont des enfants d'Emmanuel Macron.
00:14:49C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron...
00:14:52Emmanuel Macron est arrivé avec les Gilets jaunes
00:14:54et va repartir avec les Gilets jaunes.
00:14:55Je suis un peu caricatural.
00:14:56Ça veut dire que les vraies thématiques, les vrais sujets,
00:14:59je pense au logement, je pense à l'éducation nationale,
00:15:02même si des choses ont été faites,
00:15:03je pense au pouvoir d'achat,
00:15:05restent pérennes sous ces deux mandats.
00:15:08Alors, on va venir aux mesures concrètes.
00:15:10Nathalie Jansson, je vous vois opiner du chef
00:15:12en écoutant Brice Socol et Pauline Théveniot.
00:15:15Les mesures concrètes que le gouvernement a mises sur la table hier.
00:15:18Donc, pas plus de 28 élèves en classe de seconde,
00:15:20refondre des emplois du temps,
00:15:22création de 15 000 places supplémentaires
00:15:24dans l'enseignement supérieur,
00:15:26essentiellement en Ile-de-France.
00:15:27Et puis, Parcoursup,
00:15:28la plateforme d'orientation post-bac,
00:15:30qui sera remplacée en 2028.
00:15:32Après, une évolution forte vers plus de transparence
00:15:35dès l'année prochaine.
00:15:36Et on est en ligne avec Cyril Coupeau.
00:15:38On est en direct avec Cyril Coupeau.
00:15:41Merci d'être avec nous ce soir dans chaque voix compte.
00:15:43Vous étiez venu au début de la mobilisation lycéenne.
00:15:47Je rappelle que vous êtes proviseur d'un lycée en Essonne
00:15:49qui a été bloqué.
00:15:51D'abord, est-ce que vous arrivez à anticiper
00:15:52ce qui va se passer lundi chez vous ?
00:15:54Lundi, c'est la reprise des cours
00:15:55après deux semaines de vacances de la Toussaint.
00:15:59Bonsoir, madame.
00:16:00Merci pour votre invitation, tout d'abord.
00:16:03Anticiper lundi, j'aimerais en être capable,
00:16:05très sincèrement.
00:16:08Mais on se pose la question,
00:16:09nécessairement, entre collègues, déjà,
00:16:11même si nous sommes en congé,
00:16:13on travaille beaucoup entre nous.
00:16:15On se demande comment les choses vont se passer lundi.
00:16:18Est-ce qu'on va faire une reprise normale
00:16:20ou est-ce qu'on va se retrouver à nouveau
00:16:21avec des situations de blocus ?
00:16:23Tout va dépendre de la façon dont les jeunes
00:16:27vont accueillir les propositions portées
00:16:29par le gouvernement hier.
00:16:30Vous êtes resté en contact, justement,
00:16:32avec vos lycéens pendant les vacances.
00:16:33Vous n'avez pas une idée de ce qui va se passer lundi ?
00:16:36Personne ne vous a rien dit ?
00:16:38Non, je ne suis pas resté en contact
00:16:40avec les lycéens pendant les vacances, c'est vrai.
00:16:44Voilà, je travaille plutôt de mon côté.
00:16:46Puis je vous le dis, on est en lien entre proviseurs
00:16:51pour essayer d'envisager les choses
00:16:53et se demander comment ça va se passer.
00:16:55On a accueilli les mesures annoncées hier
00:17:00de façon intéressée,
00:17:03parce que ce sont des choses qui partent
00:17:05dans une direction tout à fait intéressante,
00:17:07qu'il s'agisse de la transparence de Parcoursup,
00:17:12qu'il s'agisse de la réduction des effectifs par classe,
00:17:14qu'il s'agisse des créations de postes,
00:17:16de psychologues, d'assistantes sociales, d'infirmières.
00:17:19Ce sont des choses très intéressantes.
00:17:20Maintenant, nous, on est surtout très en attente
00:17:23de voir comment ça va devenir concret.
00:17:25Oui, parce que typiquement, les classes à 28,
00:17:27vous, vous avez la place et les profs pour le faire ?
00:17:33Alors, je ne me pose pas trop la question
00:17:35de savoir si j'ai des enseignants,
00:17:37puisque le recrutement de la ressource enseignante,
00:17:41ça regarde le rectorat.
00:17:43On peut créer des postes.
00:17:44Si on nous affecte des personnes, ça va très bien.
00:17:48La question des 28 élèves par classe,
00:17:50que ça soulève comme question
00:17:51chez les proviseurs depuis deux jours,
00:17:54c'est de savoir si le nombre d'élèves
00:17:56à accueillir en lycée sera le même
00:17:59ou si les élèves montants de 3e
00:18:02vont être moins nombreux que les années précédentes.
00:18:04À effectifs identiques, chez moi, par exemple,
00:18:08là où j'ai 14 classes de 35 élèves,
00:18:11si on baisse à 28,
00:18:12il faudra 18 classes pour les accueillir.
00:18:15Moi, ça ne me pose aucun problème.
00:18:16Sur le principe, je trouve ça très bien,
00:18:17pédagogiquement, qu'il y ait moins d'élèves par classe,
00:18:19mais je me pose la question de savoir
00:18:21si davantage de classes en seconde
00:18:23et par la suite, je l'espère,
00:18:25en première et en terminale,
00:18:27est-ce que ça permet de faire fonctionner
00:18:30un emploi du temps
00:18:32dont la question n'est pas que la répartition
00:18:34dans les groupes de spécialité,
00:18:35mais une question d'emploi du temps,
00:18:37c'est aussi le nombre d'élèves,
00:18:39le nombre de classes,
00:18:40le nombre de salles de classe
00:18:42pour créer l'emploi du temps de l'année.
00:18:46Je pense aux parents qui nous regardent
00:18:47peut-être ce soir et qui se disent
00:18:48« Mais là, mon gamin,
00:18:50il a déjà raté 4 semaines de cours,
00:18:53c'est l'année du bac.
00:18:55Est-ce que l'école, le lycée
00:18:57peut encore se payer le luxe
00:18:58de rater une semaine, deux semaines de cours,
00:19:01peut-être comme ça, jusqu'à Noël ? »
00:19:05Je ne pense pas qu'on puisse se payer le luxe
00:19:07de perdre du temps davantage.
00:19:10C'est déjà beaucoup de temps passé
00:19:13avec les blocus, avec des cours
00:19:16soit qui n'ont pas eu lieu,
00:19:17soit qui ont eu lieu en distanciel.
00:19:19On sait bien que la qualité des cours
00:19:20n'est pas la même
00:19:21et que tous les élèves n'arrivent pas
00:19:22à y accéder.
00:19:25Effectivement,
00:19:27il est évident,
00:19:29excusez-moi,
00:19:29je me mets dans ma peau de proviseur
00:19:31lundi lorsque je vais arriver au lycée,
00:19:33il est évident qu'il est absolument nécessaire
00:19:36que les cours reprennent un cours normal,
00:19:38que les élèves soient en classe,
00:19:40que tout le monde travaille
00:19:40et qu'on s'y mette
00:19:41et que le sujet qui vient
00:19:44soit celui de la préparation
00:19:46de la rentrée 2027,
00:19:47qui est, de toute façon,
00:19:49quand on est chef d'établissement,
00:19:51le sujet de reprise
00:19:52des vacances de Toussaint
00:19:53tous les ans pour la rentrée suivante.
00:19:56Eh bien, je vous souhaite bon courage
00:19:57pour lundi,
00:19:58pour la reprise ou non des cours.
00:20:00Merci en tout cas d'avoir été en direct
00:20:02avec nous ce soir.
00:20:03La grande question aussi,
00:20:05c'est où est l'argent
00:20:06pour financer toutes ces mesures,
00:20:08Nathalie Jansson ?
00:20:08Vous avez calculé combien,
00:20:11tout ça à l'écouter ?
00:20:15Non, pas précisément,
00:20:16parce que de toute façon,
00:20:17pour le moment,
00:20:17on va déjà voir
00:20:18ce qui va être débloqué,
00:20:19mais il est certain
00:20:20que dans l'équation budgétaire
00:20:22aujourd'hui,
00:20:23ce n'est pas bienvenu.
00:20:24C'est une mauvaise nouvelle
00:20:26pour le gouvernement
00:20:26parce que déjà,
00:20:28que dans son budget actuel,
00:20:29il avait du mal
00:20:31à faire passer
00:20:32ce qu'il allait passer
00:20:33et pour l'éducation nationale,
00:20:34il y avait un peu d'augmentation,
00:20:37mais pas beaucoup.
00:20:38Il est certain que là,
00:20:40d'avoir ce plan,
00:20:41supplémentaire,
00:20:42ça veut dire
00:20:43qu'il doit aller plus fortement
00:20:44réduire d'autres dépenses.
00:20:47Et ça, pour le moment,
00:20:48justement,
00:20:49c'est la grande question,
00:20:50c'est de savoir
00:20:50lesquelles il va choisir.
00:20:52Donc, il y a certaines dépenses
00:20:53qui ont déjà été sur la table,
00:20:56comme par exemple,
00:20:57réduire certains crédits d'impôts.
00:20:59Donc, peut-être que ça va du coup
00:21:03actionner le fait
00:21:04d'aller réduire
00:21:04certains crédits d'impôts
00:21:05comme l'emploi à domicile
00:21:07qui a été souvent discuté.
00:21:09ne va pas le réduire totalement,
00:21:11mais en tout cas,
00:21:11en réduire l'abattement.
00:21:15Donc, voilà.
00:21:16Sur le plan de 4 milliards
00:21:17pour améliorer le bâti
00:21:19des collèges et des lycées,
00:21:20ce sont des prêts
00:21:22qui seront faits
00:21:22aux départements et aux régions.
00:21:24Donc, j'imagine
00:21:24que c'est la caisse des dépôts
00:21:26qui sera adressée à ces prêts.
00:21:27En fait, l'État ne va pas se porter...
00:21:30Voilà, il va juste contribuer
00:21:31à ce que les conseils régionaux,
00:21:36les régions puissent aller emprunter...
00:21:38C'est pas simplement une avance.
00:21:39Exactement.
00:21:39Donc là, en fait,
00:21:40ils vont essayer de recourir
00:21:43à des prêts.
00:21:44Et l'État ne fait que
00:21:45de se porter garant.
00:21:47En fait, là, ce qui est en jeu,
00:21:48c'est effectivement
00:21:49le recrutement des profs supplémentaires.
00:21:51C'est déjà ceux
00:21:52qui n'étaient pas devant les élèves
00:21:54et qu'ils ont envoyés
00:21:56puisqu'il y a eu
00:21:59certains profs
00:22:00qui ont été mobilisés
00:22:00pour pouvoir venir
00:22:01devant les élèves à la rentrée.
00:22:03La première chose.
00:22:04Et puis, le passage
00:22:05assez rapidement
00:22:06pour les classes,
00:22:08pour les secondes.
00:22:09Tout ça, ça devra se budgéter.
00:22:11David Amiel,
00:22:11le ministre de l'Action
00:22:12et des Comptes publics,
00:22:13a mis une autre piste
00:22:14sur la table ce matin.
00:22:16Le renforcement de la lutte
00:22:17contre l'abus d'optimisation fiscale
00:22:19qui viendrait compenser
00:22:20les premières mesures
00:22:21du plan sur les lycées.
00:22:25Alors,
00:22:25pour tout ce qui est
00:22:27potentiellement limité
00:22:28les abus
00:22:29sur l'optimisation fiscale,
00:22:31en fait,
00:22:32souvent,
00:22:32toutes ces mesures,
00:22:34lorsqu'elles sont mises en place,
00:22:36en fait,
00:22:36leur rendement n'est pas
00:22:37à la hauteur
00:22:38de ce qu'elles sont projetées.
00:22:40Parce qu'il y a,
00:22:42voilà,
00:22:42en matière de fiscalité...
00:22:43Par définition,
00:22:43on n'a pas de chiffres.
00:22:44De toute façon,
00:22:45on n'a pas de chiffres.
00:22:46Et deuxièmement,
00:22:46les stratégies d'évitement
00:22:47sont très nombreuses.
00:22:49Donc, voilà,
00:22:50je ne pense pas que ce soit...
00:22:51C'est fragile, quoi.
00:22:52Voilà,
00:22:52c'est très fragile comme route.
00:22:54Et effectivement,
00:22:55il y a peu de pistes
00:22:56qui soient solides
00:22:57pour le moment,
00:22:58étant donné que le gouvernement
00:22:59était déjà sur un moins-disant.
00:23:01Question téléspectateur.
00:23:02Oui, question et remarque,
00:23:03en fait,
00:23:03de Fabrice,
00:23:03qui dit que depuis des décennies,
00:23:05ces problématiques
00:23:05au sein du système éducatif
00:23:07sont connues.
00:23:08On ne découvre pas ça aujourd'hui ?
00:23:10Non ?
00:23:11Qu'est-ce que vous en pensez ?
00:23:12Non,
00:23:12on ne les découvre pas aujourd'hui.
00:23:14Et d'ailleurs,
00:23:14c'est ça qui est très cruel
00:23:15pour Emmanuel Macron,
00:23:17c'est qu'il s'était fait élire
00:23:18en 2017
00:23:19comme le président de la jeunesse,
00:23:21le président de la fin
00:23:22de l'assignation
00:23:23à résidence
00:23:25qui allait permettre
00:23:26aux gens
00:23:27de s'émanciper
00:23:28par l'éducation.
00:23:30Et vous parliez
00:23:30tout à l'heure
00:23:31de génération Macron.
00:23:33Ça va même plus loin que ça.
00:23:34C'est-à-dire que l'année dernière,
00:23:36quand il était dans les affres
00:23:38de l'après-dissolution,
00:23:40très affaibli,
00:23:41très impopulaire,
00:23:43l'Élysée,
00:23:44son entourage,
00:23:45se rassurait en se disant
00:23:46« Mais il y a cette génération Macron
00:23:47et on voit sur les réseaux sociaux
00:23:49qu'il y a ces jeunes
00:23:50qui ont un sentiment
00:23:52un peu de lien
00:23:53avec ce président
00:23:54puisqu'ils n'ont connu que lui
00:23:55et quand il partira,
00:23:56ils le regretteront. »
00:23:58On voit bien
00:23:59que là,
00:23:59il y a un retournement
00:24:01de l'histoire
00:24:02et un épilogue
00:24:03pour Emmanuel Macron
00:24:03qui est assez dur.
00:24:05Et en même temps,
00:24:07si je peux me permettre,
00:24:09cette jeunesse en colère,
00:24:10c'est aussi son échec.
00:24:12Parcoursup,
00:24:13c'est lui.
00:24:14La réforme du lycée,
00:24:15c'est lui aussi.
00:24:16Le contrôle continu à 40%,
00:24:18c'est lui.
00:24:19Le système des spécialités
00:24:21en terminale,
00:24:22c'est lui.
00:24:22Donc, en fait,
00:24:23ce qu'on voit,
00:24:24c'est que là,
00:24:24le gouvernement
00:24:24est en train de détricoter
00:24:26tout ce qui a été fait
00:24:27depuis 10 ans
00:24:28dans l'éducation nationale.
00:24:29C'est aussi ça
00:24:29qui est troublant.
00:24:31Après avoir l'an dernier
00:24:32détricoté la réforme des retraites,
00:24:35c'est ça qui est très compliqué
00:24:36avec cette fin de règne
00:24:39qui se passe
00:24:39quand même excessivement mal.
00:24:41Et puis,
00:24:42ajoutons la difficulté
00:24:44pour répondre à cette crise
00:24:46et pour mettre en œuvre
00:24:47les mesures annoncées hier
00:24:49parce que c'est ça
00:24:49qui compte au final.
00:24:50Est-ce qu'elles vont pouvoir
00:24:51trouver une traduction concrète ?
00:24:52On parlait de ce que ça va devenir.
00:24:55Parcoursup,
00:24:55pour réformer Parcoursup,
00:24:57il faut une loi.
00:24:59Là,
00:24:59il y a d'un,
00:25:00plus de temps parlementaire.
00:25:02Deuxièmement,
00:25:02il n'y a pas de majorité.
00:25:04pour avoir
00:25:0628 élèves par classe
00:25:07en seconde
00:25:08à la rentrée,
00:25:09il faut des postes
00:25:10de prof supplémentaires.
00:25:11On le disait,
00:25:12ils sont inscrits où
00:25:13les postes supplémentaires ?
00:25:14Dans le budget
00:25:16qui là est examiné.
00:25:18On sait que c'est très compliqué,
00:25:20on n'est pas sûr
00:25:20qu'il soit voté.
00:25:21Et par ailleurs,
00:25:22ce budget,
00:25:23en entame de négociation,
00:25:24le Premier ministre,
00:25:25Sébastien Lecornu,
00:25:26a dit qu'il faisait
00:25:27un budget réversible
00:25:28pour que la future majorité,
00:25:30le futur président,
00:25:31puisse refaire
00:25:32un budget à sa main.
00:25:33Donc,
00:25:33on voit bien
00:25:34à quel point
00:25:35tout cela est extrêmement,
00:25:36extrêmement difficile
00:25:37pour le gouvernement.
00:25:38Brice,
00:25:39en fait,
00:25:40toutes ces mesures
00:25:41annoncées hier,
00:25:42c'est comme les promesses,
00:25:43ça n'engage que ceux
00:25:44qui seront au pouvoir
00:25:46l'année prochaine,
00:25:46en fait.
00:25:47On peut l'interpréter
00:25:48comme ça.
00:25:50En gros,
00:25:51ça a été chiffré,
00:25:52ce serait sur le budget
00:25:532027,
00:25:54350 millions d'euros
00:25:55et 1 milliard
00:25:56sur les prêts
00:25:59préférentiels
00:25:59aux régions,
00:26:02avec un gouvernement
00:26:03qui finalement
00:26:03renvoie la balle
00:26:04à ses successeurs,
00:26:06qui renvoie la balle
00:26:06aux régions.
00:26:08Moi,
00:26:08je voudrais revenir,
00:26:09je pense que
00:26:09à votre première question,
00:26:10ce n'est pas qu'une question budgétaire,
00:26:12c'est une question budgétaire,
00:26:13d'accord,
00:26:14mais ce n'est pas
00:26:14qu'une question budgétaire.
00:26:16Moi,
00:26:16je me suis un peu intéressé
00:26:17du coup
00:26:17à l'éducation nationale,
00:26:19franchement.
00:26:20Le premier des sujets,
00:26:22il est venu,
00:26:22vous vous souvenez,
00:26:23d'un lycée
00:26:24où il y avait
00:26:25des problèmes matériels.
00:26:26Créteil.
00:26:27Créteil.
00:26:27Il y a eu même
00:26:28Besançon et Créteil.
00:26:29Mais je me dis,
00:26:30mais comment,
00:26:31à l'échelle d'un territoire,
00:26:33on ne peut pas
00:26:34régler ces problèmes-là ?
00:26:35Moi,
00:26:35je suis pour qu'on redonne
00:26:36du pouvoir
00:26:37aux proviseurs.
00:26:38Vous avez
00:26:38l'administration
00:26:39de l'éducation nationale,
00:26:41vous avez
00:26:41des recteurs de région,
00:26:43vous avez
00:26:43des recteurs
00:26:43du département,
00:26:45vous avez
00:26:45des DASEM,
00:26:46vous avez
00:26:46des proviseurs.
00:26:48D'ailleurs,
00:26:48on l'a vu
00:26:48avec le proviseur
00:26:49qui était avec nous,
00:26:49lui-même nous dit
00:26:50j'attends
00:26:51ce que va me dire
00:26:51le recteur.
00:26:52Bien sûr,
00:26:52mais qui est capable
00:26:53à l'échelle d'un territoire
00:26:55de savoir
00:26:55d'un lycée,
00:26:56parce qu'un lycée
00:26:58à Marseille
00:26:58n'a pas les mêmes problématiques
00:26:59qu'un lycée
00:27:00à Drancy,
00:27:01qu'un lycée à Lyon,
00:27:02qu'un lycée à Brest.
00:27:03Donc moi,
00:27:04je pense qu'il faut,
00:27:05en termes de gouvernance,
00:27:06là aussi,
00:27:07au-delà de l'aspect budgétaire,
00:27:08peut-être repenser
00:27:09la manière
00:27:10dont l'éducation nationale
00:27:11est aujourd'hui structurée.
00:27:12Je veux dire,
00:27:13un proviseur,
00:27:13un président de région
00:27:15sont capables,
00:27:16sur le plan matériel
00:27:17des lycées
00:27:17ou un département
00:27:19sur le plan des collèges,
00:27:20de savoir
00:27:20quels sont les travaux
00:27:21à entreprendre
00:27:22à l'échelle d'un établissement.
00:27:24Et je pense que
00:27:25les recteurs,
00:27:26je pense qu'il faut
00:27:28accroître le dialogue
00:27:28entre les recteurs
00:27:29de départements,
00:27:30les régions
00:27:31et les proviseurs.
00:27:32Donc ça,
00:27:32ce n'est pas une réforme
00:27:33qui coûte de l'argent,
00:27:34c'est une réforme structurelle
00:27:35de l'éducation nationale.
00:27:36Et comme vous le disiez,
00:27:37justement,
00:27:38l'éducation nationale,
00:27:39dans le livre
00:27:39qu'on a écrit
00:27:40avec Frédéric Dhabi,
00:27:41c'est vraiment,
00:27:42c'est le réceptacle
00:27:44de tous les maux
00:27:44de la société.
00:27:45C'est la transmission
00:27:47du savoir,
00:27:48c'est le savoir-vivre,
00:27:49c'est la laïcité,
00:27:51c'est les sujets
00:27:52de rapport à la violence.
00:27:53Pour les Français,
00:27:54l'éducation nationale
00:27:56devrait être,
00:27:57aurait dû être
00:27:58une priorité nationale.
00:28:00Et on peut peut-être
00:28:01aujourd'hui,
00:28:02ce n'est pas que
00:28:03sous Emmanuel Macron,
00:28:04mais peut-être
00:28:0520 ans,
00:28:0530 ans
00:28:06de manque
00:28:07de responsabilité
00:28:08ou de prise d'initiative
00:28:09pour vraiment
00:28:10construire une politique
00:28:12en matière
00:28:12d'éducation nationale
00:28:13autour de ceux
00:28:14qui en ont besoin,
00:28:15c'est-à-dire
00:28:15d'abord les élèves.
00:28:17Nathalie Jansson,
00:28:19d'abord,
00:28:20est-ce que
00:28:21l'exécutif
00:28:22a gardé
00:28:22des cartouches ?
00:28:24Si le mouvement
00:28:25lycéen reprend lundi
00:28:26avec des blocages
00:28:27de lycées
00:28:27comme ce fut le cas
00:28:28avant le début
00:28:29des vacances
00:28:29de la Toussaint,
00:28:30quelle pourra être
00:28:31la réponse du gouvernement
00:28:32s'il a déjà mis
00:28:33beaucoup sur la table,
00:28:34s'il a tenté
00:28:35de répondre
00:28:35aux revendications
00:28:36des lycéens
00:28:37qui disent
00:28:37non mais nous
00:28:37on veut 10 milliards,
00:28:39c'est quoi la prochaine étape ?
00:28:41Eh bien ça va être
00:28:43une étape difficile
00:28:44parce qu'effectivement
00:28:45comme les revendications
00:28:47en fait des études,
00:28:48des lycéens
00:28:49qui effectivement
00:28:50peuvent s'entendre,
00:28:51le problème c'est que
00:28:51comme il vient d'être dit,
00:28:53il n'y a pas de mesures immédiates
00:28:55qui vont pouvoir faire
00:28:56un effet tout de suite.
00:28:58Donc l'argent,
00:28:59eux,
00:28:59ils réclament de l'argent
00:29:00mais en fait
00:29:01ce n'est pas l'argent
00:29:01qui va leur donner
00:29:02la solution tout de suite
00:29:03comme il a été
00:29:04dit très justement.
00:29:06En fait on voit bien
00:29:07que dans les modèles scolaires
00:29:08qui fonctionnent,
00:29:09on a eu PISA
00:29:10il n'y a pas longtemps,
00:29:11ce sont des modèles
00:29:12où en fait
00:29:12il y a l'autonomie
00:29:13des établissements
00:29:14et il n'y a pas
00:29:14de carte scolaire.
00:29:15Donc effectivement
00:29:16ça ne coûte pas très cher
00:29:17a priori comme réforme
00:29:19mais tant qu'on n'en sera pas là
00:29:21en fait il n'y aura pas
00:29:22de solution
00:29:22puisque comme on l'a dit
00:29:23la diversité des publics
00:29:25est grande
00:29:27entre les différentes villes,
00:29:28les régions,
00:29:29il faut donc bien
00:29:31pouvoir donner des réponses
00:29:32qui sont complètement adaptées
00:29:34en fait à la situation
00:29:35qu'on a en face de soi
00:29:36et effectivement
00:29:37je pense que ça
00:29:38c'est la partie
00:29:39la plus difficile
00:29:39qui sera avec les lycéens
00:29:41c'est que les lycéens
00:29:42pensent que c'est l'argent
00:29:43qu'ils fera
00:29:43et en fait
00:29:44ce n'est pas l'argent
00:29:44qu'ils fera.
00:29:44Vous avez raison
00:29:45de préciser que c'est
00:29:46avec les lycéens
00:29:46parce que par ailleurs
00:29:47on parle beaucoup
00:29:48de la convergence
00:29:48des colères
00:29:50mais il y a aussi
00:29:50le pouvoir d'achat,
00:29:51la vie chère,
00:29:52le gouvernement teste
00:29:53depuis quelques jours
00:29:54un coup de pouce au SMIC
00:29:56qui irait au-delà
00:29:57de la revalorisation légale
00:29:58de 0,9%
00:29:59en janvier
00:30:00on arriverait
00:30:01à 30 euros par mois.
00:30:03c'est les patrons
00:30:04qui vont être contents ?
00:30:06On retombe
00:30:07dans effectivement
00:30:08cette fausse bonne idée
00:30:09c'est-à-dire que moi
00:30:10je ne suis pas
00:30:10une fausse bonne idée
00:30:11qu'il ne faut pas
00:30:12augmenter les salaires
00:30:13bien évidemment
00:30:14mais compte tenu
00:30:15à nouveau
00:30:16de la schizophrénie
00:30:18de la façon
00:30:18dont est organisé
00:30:19le SMIC
00:30:20et les allégements
00:30:22malheureusement
00:30:22cette augmentation
00:30:23du SMIC
00:30:23ne va pas forcément
00:30:24se traduire
00:30:25par une détente
00:30:27des salariés
00:30:28elle risque
00:30:29de se traduire
00:30:30par une crispation
00:30:31encore
00:30:31parce que certes
00:30:32ceux qui sont au SMIC
00:30:33vont peut-être
00:30:34en bénéficier
00:30:34mais ceux qui seront
00:30:35autour du SMIC
00:30:36ne bénéficieront pas
00:30:37enfin je veux dire
00:30:38que c'est l'éternel problème
00:30:39en fait
00:30:39on ne fait
00:30:40là on ne prend
00:30:41le problème
00:30:43que par le petit bout
00:30:44de la lorgnette
00:30:45et on va encore
00:30:46générer des frustrations
00:30:47on va en calmer certains
00:30:48mais on va en générer
00:30:49plein d'autres
00:30:50malheureusement
00:30:51donc je voudrais juste
00:30:52revenir sur
00:30:54c'est pas que de l'argent
00:30:55je prenais un exemple
00:30:56prenez le département
00:30:57de Seine-Saint-Denis
00:30:57moi je l'ai appris
00:30:58par hasard
00:30:59le département
00:30:59de Seine-Saint-Denis
00:31:01en fait il dépend
00:31:01du rectorat de Créteil
00:31:02il ne dépend pas
00:31:03du rectorat de Paris
00:31:04comment ça peut être imaginable
00:31:07non mais ça veut dire
00:31:08que des jeunes
00:31:08des jeunes
00:31:10qui sont en terminale
00:31:11ne peuvent pas
00:31:12forcément prétendre
00:31:13ou qui sont
00:31:14à des établissements
00:31:16parisiens
00:31:16donc plutôt d'excellence
00:31:18plutôt privilégiés
00:31:19et donc
00:31:19c'est intéressant
00:31:20parce que
00:31:21en fait
00:31:21là on assigne un peu
00:31:22la résidence
00:31:23c'est juste un acte administratif
00:31:25que la Seine-Saint-Denis
00:31:27dépend du rectorat de Paris
00:31:28c'est juste
00:31:29je voulais vous donner
00:31:30cet exemple là
00:31:30parce qu'il est très révélateur
00:31:31de ce qu'on peut faire
00:31:32parfois
00:31:33sans forcément
00:31:34que ça coûte très très cher
00:31:35alors deux dernières questions
00:31:36d'abord
00:31:36à quoi va servir ce débat
00:31:37sur parcours sub
00:31:38demain à l'Assemblée nationale
00:31:39est-ce que ça fera bouger
00:31:41des lignes
00:31:41parce que c'est un débat
00:31:43sans vote
00:31:43déjà
00:31:44donc il n'y aura pas
00:31:45de traduction
00:31:47législative
00:31:47à proprement parler
00:31:48ça servira à ce que
00:31:51chacun expose
00:31:53ses points de vue
00:31:54et peut-être
00:31:55à se projeter
00:31:56vers l'avenir
00:31:57parce que
00:31:57c'est vrai que tout le monde
00:31:58se tourne vers ce gouvernement
00:31:59qui est en bout de course
00:32:01qui n'a pas de majorité
00:32:03et qui n'a pas d'argent
00:32:04pour faire un budget
00:32:05qui de toute façon
00:32:06n'est pas amené
00:32:07s'il est voté
00:32:08à durer plus de six mois
00:32:09donc et ça
00:32:10c'est un peu
00:32:11ce qui agace
00:32:12Emmanuel Macron
00:32:13en ce moment
00:32:13et en coulisses
00:32:14il râle un peu
00:32:15après les candidats
00:32:16parce qu'il aimerait
00:32:17que le débat présidentiel
00:32:18prenne
00:32:19et que les candidats
00:32:21d'une certaine façon
00:32:22prennent un peu
00:32:22le relais aussi
00:32:23et en lançant
00:32:25à la fois des appels au calme
00:32:26en mettant des propositions
00:32:28sur la table
00:32:28puissent animer
00:32:29le débat politique
00:32:30et donner
00:32:31une perspective
00:32:32et que le débat
00:32:34se fasse
00:32:34au niveau politique
00:32:36et au niveau
00:32:37de la campagne présidentielle
00:32:38et non plus
00:32:39dans la rue
00:32:40étant entendu
00:32:41que comme on le dit
00:32:43depuis tout à l'heure
00:32:43dans six mois
00:32:44il y aura un nouveau pouvoir
00:32:45et que ce sera à lui
00:32:46de prendre les décisions
00:32:47et d'une certaine façon
00:32:48c'est ce pouvoir-là
00:32:49nouveau
00:32:49qui héritera
00:32:50de la crise actuelle
00:32:51et je parlais
00:32:51de la mobilisation
00:32:52contre la vie chère
00:32:53il y a des casserole
00:32:53qui sont annoncées
00:32:54vendredi
00:32:55en fin de journée
00:32:57notamment ici
00:32:57aux abords
00:32:58de l'Assemblée nationale
00:32:59il y a un acte 3
00:33:01comme il l'appelle
00:33:02samedi
00:33:02une journée de grève
00:33:03le 5 novembre
00:33:04comment est-ce que
00:33:04l'exécutif
00:33:05appréhende
00:33:06cette nouvelle séquence
00:33:07là qui va s'étendre
00:33:08sur les trois prochaines semaines
00:33:10il y a un terme
00:33:11c'est à risque
00:33:12c'est dire que
00:33:14un ministre me disait
00:33:15à partir de maintenant
00:33:16tout est à risque
00:33:17et Emmanuel Macron
00:33:19c'est aussi le mot d'ordre
00:33:20qu'il fait passer en coulisses
00:33:21et ce qu'il a en tête
00:33:22c'est qu'il ne veut pas
00:33:24que le gouvernement
00:33:25l'exécutif
00:33:25baisse la garde
00:33:26on l'a vu
00:33:27samedi dernier
00:33:28ça s'est quand même mieux passé
00:33:29que le 17 octobre
00:33:30à quel prix ?
00:33:31voilà
00:33:32au prix d'un maintien
00:33:33de l'ordre
00:33:33et d'un dispositif
00:33:34maximal
00:33:35et l'exécutif
00:33:37a bien en tête
00:33:38que ce n'est pas parce que
00:33:39ça s'est mieux passé
00:33:41samedi
00:33:42que ça ne peut pas
00:33:43de nouveau
00:33:44déraper
00:33:45et donc
00:33:46clairement
00:33:46c'est un gouvernement
00:33:48un président
00:33:49qui sont dans un état
00:33:51de vigilance
00:33:52de vigilance maximale
00:33:54il va falloir rajouter
00:33:55un chapitre à votre livre
00:33:56merci en tout cas
00:33:59à tous les trois
00:33:59d'être venus en parler
00:34:00ce soir sur le plateau
00:34:01de chaque voix compte
00:34:01Pauline je rappelle
00:34:02donc votre livre
00:34:02le crépuscule des princes
00:34:03qui vient de sortir
00:34:04aux éditions du rocher
00:34:06et Brice Socol
00:34:06vous faisiez bien sûr
00:34:07référence à votre livre
00:34:09consacré au maire
00:34:10M-A-I-R-E-S
00:34:12l'écharpe et les tempêtes
00:34:14que vous aviez écrit
00:34:15avec Frédéric Dhabi
00:34:16merci à tous les trois
00:34:18sachez également
00:34:19que vous pourrez suivre
00:34:20le débat sur Parcoursup
00:34:22demain à 17h
00:34:23sur lcp
00:34:24et sur lcp.fr
00:34:26voilà dans un instant
00:34:27on va passer à la question
00:34:27qui fâche
00:34:28faut-il avancer
00:34:28les dates de la présidentielle
00:34:30pour éviter que le second tour
00:34:32ait lieu le lendemain
00:34:33du 1er mai
00:34:33on va en débattre
00:34:34dans un instant
00:34:34mais avant cela
00:34:35quoi de neuf
00:34:36c'est Nicolas Domenac
00:34:45Quoi de neuf Nicolas
00:34:47dans cette campagne présidentielle
00:34:48submergée par les mouvements sociaux
00:34:50et bien on vous dit
00:34:51dans l'oreillette
00:34:52que Gabriel Attal
00:34:54pourrait jeter l'éponge
00:34:56voir Edouard Philippe aussi
00:34:58ce sont les dernières rumeurs
00:35:00qui courent
00:35:00qui galopent
00:35:01même jusqu'ici
00:35:03à l'Assemblée nationale
00:35:04mais en fait
00:35:05ce sont plutôt
00:35:06les attalistes
00:35:07qui nous disent
00:35:08dans l'oreille
00:35:08que Edouard Philippe
00:35:09pourrait renoncer
00:35:11et puis les philippistes
00:35:12nous disent
00:35:13que Gabriel Attal
00:35:14pourrait jeter l'éponge
00:35:15et bien voilà
00:35:15bien sûr
00:35:16et pourquoi ?
00:35:17parce que les sondages
00:35:17sont pas bons
00:35:18pour ne pas dire
00:35:19qu'ils sont très mauvais
00:35:20Edouard Philippe
00:35:20je le rappelle
00:35:21il a quand même perdu
00:35:22près de 10 points
00:35:23en deux ans
00:35:23et puis Gabriel Attal
00:35:25et bien il en reste
00:35:26autour des 5-6%
00:35:28jusqu'à 10%
00:35:30dans les périodes
00:35:31de grand vent dans le dos
00:35:31mais c'est pas le cas
00:35:32pour l'instant
00:35:33bon la vérité
00:35:34c'est qu'ils sont tous les deux
00:35:35au fond du trou d'air
00:35:36et qu'ils creusent
00:35:37si l'on ose dire
00:35:38bon pour autant
00:35:39est-ce qu'ils vont aller
00:35:40jusqu'à jeter l'éponge ?
00:35:42mais non
00:35:42ils s'accrochent
00:35:43mais ils n'ont pas du tout
00:35:45le moral
00:35:45les troupes
00:35:46et les généraux
00:35:47non plus
00:35:48pourquoi ?
00:35:49parce que nous sommes
00:35:50inaudibles
00:35:50répètent-ils
00:35:51les autres disent
00:35:53ça c'est des philippistes
00:35:54qui me disent
00:35:55nous sommes inaudibles
00:35:55les attalistes me disent
00:35:56on ne peut pas nous entendre
00:35:58ça revient quasiment
00:35:59au même
00:36:00il faut dire que la période
00:36:02me disent-ils
00:36:03est à la passion
00:36:04et pas à la raison
00:36:05la radicalité règne
00:36:07et c'est pas Gabriel Attal
00:36:09et c'est pas
00:36:09Edouard Philippe
00:36:11et puis ils trouvent aussi
00:36:12qu'Emmanuel Macron
00:36:14dont ils ne peuvent se détacher
00:36:15est nullissime
00:36:16je les cite encore
00:36:17alors comment échapper
00:36:19à la débat
00:36:19qui les menace ?
00:36:20on peut être inquiet
00:36:21on peut être inquiet
00:36:22notamment en regardant
00:36:23une archive
00:36:24parfois ça sert
00:36:25de se tourner vers le passé
00:36:26ça sert toujours
00:36:28Edouard Philippe
00:36:29c'était au moment
00:36:30des gilets jaunes
00:36:31après la manifestation
00:36:32hyper violente
00:36:33du 18 novembre 2018
00:36:34écoutez bien
00:36:36ce qu'il dit
00:36:37ça vaut pour aujourd'hui
00:36:39on a entendu
00:36:40au cours de ces manifestations
00:36:44de la colère
00:36:46mais on a aussi entendu
00:36:48de la souffrance
00:36:49l'absence de perspective
00:36:51l'idée que
00:36:54les pouvoirs publics
00:36:55vous en sentez responsables ?
00:36:56je termine
00:36:56l'idée que les pouvoirs publics
00:36:58depuis longtemps
00:37:01ne répondaient pas
00:37:02aux inquiétudes
00:37:03et aux sentiments
00:37:04de déclassement
00:37:05et peut-être même
00:37:06d'abandon
00:37:06les mots sont forts
00:37:07mais je crois que c'est vrai
00:37:08que ressentait une partie
00:37:09de la population
00:37:10qui manifestait hier
00:37:11vous avez raison
00:37:12c'est terrible les archives
00:37:13ça a 8 ans
00:37:15exactement
00:37:15et c'est des mots
00:37:16qui auraient pu être
00:37:16prononcés hier en fait
00:37:17tout à fait
00:37:18et je crains demain
00:37:19enfin bon on verra
00:37:20alors ils vont faire quoi ?
00:37:22une conférence de presse
00:37:23Gabriel Attal
00:37:24demain
00:37:24qui va continuer
00:37:26dit-il
00:37:27à tracer
00:37:27le chemin présidentiel
00:37:28d'ailleurs
00:37:29il faudra l'écouter
00:37:30sur le plan économique
00:37:31et puis ensuite
00:37:32il enchaînera
00:37:33avec des questions
00:37:34de politique étrangère aussi
00:37:35de société
00:37:35donc pas question
00:37:37de renoncer
00:37:37au moins jusqu'à janvier
00:37:38il va faire tracer
00:37:39son chemin
00:37:39et puis alors
00:37:40Edouard Philippe
00:37:41lui va aussi essayer
00:37:43d'intervenir
00:37:44le moment venu
00:37:45il n'est pas là
00:37:46le moment
00:37:47pour l'instant
00:37:47en tout cas
00:37:48il pense qu'il pourra
00:37:49compter sur sa stature
00:37:51d'ancien premier ministre
00:37:52qui serait supérieure
00:37:53à celle des autres
00:37:54et les autres
00:37:54et bien donc
00:37:55Gabriel Attal
00:37:55voire René Glucksmann
00:37:56qu'il traite
00:37:57comme des stagiaires
00:37:59lui aussi
00:38:00c'est un mot
00:38:00qui vous dit quelque chose
00:38:02stagiaire
00:38:02Raphaël Glucksmann
00:38:03qui a remporté
00:38:03la primaire
00:38:04sociodémocrate
00:38:05et quand même
00:38:05alors pour grandir
00:38:06ils pourront toujours
00:38:07s'élever avec
00:38:07Victor Hugo
00:38:09qui écrivait
00:38:10les hommes sont des anges
00:38:11stagiaires
00:38:12les femmes aussi d'ailleurs
00:38:13tiens pour grandir
00:38:14ils peuvent réfléchir
00:38:15peut-être aussi
00:38:15au mot d'Yel Brun Pivet
00:38:16qui accorde une interview
00:38:17à nos confrères du Figaro
00:38:18demain
00:38:19la présidente de l'Assemblée nationale
00:38:21considère que le moment
00:38:22est venu
00:38:23pour les candidats
00:38:24du Modem
00:38:24à la droite républicaine
00:38:26d'accélérer le tempo
00:38:27en vue d'une candidature unique
00:38:29et elle ajoute
00:38:30Gérard Larcher
00:38:31peut incarner
00:38:32le rassemblement
00:38:33de la droite
00:38:34et du centre
00:38:34pour 2027
00:38:35ah c'est bouleversifiant
00:38:38merci Nicolas
00:38:39on passe à la question
00:38:40qui fâche
00:38:48c'est vrai qu'on a
00:38:49beaucoup parlé du qui
00:38:50mais il faudrait peut-être
00:38:51qu'on parle aussi du quand
00:38:52on a les yeux rivés
00:38:53sur le calendrier
00:38:54on est à 6 mois
00:38:55de l'élection présidentielle
00:38:56sauf que depuis le début
00:38:58il y a comme un os
00:38:59sur les dates
00:39:00pourquoi ?
00:39:00parce que le second tour
00:39:01vous le savez
00:39:02doit avoir lieu
00:39:03le 2 mai
00:39:04faut-il avancer la date ?
00:39:06on en parle ce soir
00:39:07avec vous Philippe Gosselin
00:39:08bonsoir
00:39:08bonsoir
00:39:09député LR de la Manche
00:39:10vice-président
00:39:11de la commission des lois
00:39:12merci d'être là
00:39:13aux côtés d'Olivier Becht
00:39:14bonsoir
00:39:15député apparenté
00:39:17ensemble pour la république
00:39:18du Haut-Rhin
00:39:19et candidat
00:39:20à la présidentielle
00:39:21merci de votre présence
00:39:22et je salue
00:39:23Benjamin Morel
00:39:24bonsoir Benjamin
00:39:25constitutionnaliste
00:39:26maître de conférence
00:39:27en droit public
00:39:28à l'université Paris
00:39:28Panthéon-Assas
00:39:30merci Benjamin
00:39:31d'arbitrer notre débat
00:39:32ce soir
00:39:33avant de nous entendre
00:39:35je vais me tourner
00:39:36vers Lise Pressac
00:39:37Lise
00:39:38quel est le problème
00:39:39avec le calendrier actuel
00:39:40le problème du 2 mai
00:39:42c'est que c'est le lendemain
00:39:42du 1er mai
00:39:43j'ai résolu le problème
00:39:46et donc du jour
00:39:47évidemment du traditionnel
00:39:48défilé pour la défense
00:39:49des droits des travailleurs
00:39:50partout en France
00:39:51alors cette date du 2 mai
00:39:52pourtant elle est annoncée
00:39:53depuis longtemps
00:39:54on la connaît depuis juillet
00:39:55elle a été décidée
00:39:56après concertation
00:39:57de tous les partis politiques
00:39:58alors il faut dire
00:39:59qu'entre les vacances
00:40:00scolaires de printemps
00:40:01et le délai
00:40:02entre le scrutin
00:40:03et la fin du mandat
00:40:04d'Emmanuel Macron
00:40:04en fait il n'y avait pas
00:40:0536 options
00:40:06il n'y en avait même
00:40:07que deux
00:40:07donc il y avait celle-ci
00:40:09qu'on a annoncée
00:40:1018 avril 1er tour
00:40:112 mai 2nd tour
00:40:12et l'autre possibilité
00:40:13c'était d'organiser
00:40:14le 1er tour le 11 avril
00:40:15et le 2nd le 25
00:40:17et en fait
00:40:18aucune option
00:40:19n'est parfaite
00:40:20puisque vous voyez
00:40:21le scrutin tombe
00:40:22forcément pendant
00:40:23les vacances de printemps
00:40:24dans plusieurs zones
00:40:25et finalement le 2 mai
00:40:26c'est la date un peu
00:40:27la plus consensuelle
00:40:27puisque vous avez
00:40:28deux zones qui ne sont
00:40:29plus en vacances
00:40:30et une troisième zone
00:40:31la zone B
00:40:31qui rentre
00:40:32alors est-ce que
00:40:34Philippe Gosselin
00:40:34question pour vous
00:40:35est-ce que vous pensez
00:40:36comme votre candidat Bruno Retailleau
00:40:37que cette date du 2 mai
00:40:38va bordéliser
00:40:40le 2nd tour
00:40:40alors ce sont ces mots
00:40:41est-ce que vous les reprenez
00:40:42à votre compte
00:40:43écoutez il y en a beaucoup
00:40:43qui bordélisent en ce moment
00:40:44donc on va reprendre le mot
00:40:45effectivement
00:40:46on va pas se l'approprier
00:40:47on va le laisser aussi
00:40:47à d'autres
00:40:49bon dès le départ
00:40:49il y a eu un sujet
00:40:50quand même 1er mai
00:40:51y compris cet été
00:40:53mais qui n'avait pas
00:40:53la cuité d'aujourd'hui
00:40:54on est quand même
00:40:55après le 17 et 18 octobre
00:40:57je vous apprends rien
00:40:58en disant ça
00:40:59pas mieux que le 1er et le 2 mai
00:41:00sauf que depuis
00:41:01on a eu des manifestations
00:41:03particulièrement violentes
00:41:04qui ont eu des incidences fortes
00:41:06sur l'état de l'opinion
00:41:07bien évidemment
00:41:07et aussi
00:41:08sur quand même
00:41:09des centaines de commerçants
00:41:11qui ont été dévalisés
00:41:12c'est-à-dire quand vous dites
00:41:13une incidence forte
00:41:13sur l'état de l'opinion
00:41:14écoutez regardez les sondages
00:41:16on voit ce qui s'est passé
00:41:17une demande de sécurité
00:41:19une orientation
00:41:20plutôt vers certains votes
00:41:22que je ne souhaite pas
00:41:23moi soutenir
00:41:23ce serait pour la gauche
00:41:24le 2 mai c'est favorable
00:41:25à la gauche
00:41:26non ça peut être favorable
00:41:28à la gauche
00:41:28alors parce que d'abord
00:41:29ça lui permet de se mobiliser
00:41:31et de manifester
00:41:31ça peut être une possibilité
00:41:32je rappelle que normalement
00:41:34la veille d'un scrutin
00:41:35il n'y a pas de campagne
00:41:37c'est la règle
00:41:38sauf que là
00:41:39le 1er mai
00:41:39il y aura indirectement
00:41:41une campagne
00:41:41alors pour la gauche
00:41:42et moi je n'ai pas de problème
00:41:44avec les gens
00:41:44qui soient de gauche ou de droite
00:41:45qui manifestent pacifiquement
00:41:47mais ça peut être
00:41:48une démonstration de force
00:41:49même pacifique
00:41:50qui pourrait impressionner
00:41:52et ce n'est pas rien
00:41:52qui pourrait influencer
00:41:54et puis il se trouve
00:41:55qu'en fin de journée
00:41:56ou en milieu
00:41:56il peut y avoir aussi
00:41:57des exactions
00:41:59des pillages
00:42:00je ne vais pas jouer
00:42:00la politique du pire
00:42:02mais vu ce qui s'est passé
00:42:03le 17
00:42:03tout est envisageable
00:42:05et si on a des forces
00:42:06de l'ordre très présentes
00:42:07certains nous diront
00:42:08ah ben regardez
00:42:08on ne peut pas défiler
00:42:09le 1er mai
00:42:10donc il y a un vrai sujet
00:42:12après j'entends bien
00:42:13qui effectivement
00:42:14et constitutionnellement
00:42:15mais là je parle
00:42:16sous le contrôle
00:42:17du professeur de droit
00:42:18faites attention à vous
00:42:18et constituer
00:42:19oh non mais j'ai bien compris
00:42:20qu'il y avait peut-être
00:42:21carton rouge
00:42:22donc avant d'être sorti
00:42:23de l'émission
00:42:24mais il y a un vrai sujet
00:42:26mais à tout prendre
00:42:27même s'il n'y a que
00:42:28deux dates possibles
00:42:29il est peut-être encore temps
00:42:30le décret n'est pas publié
00:42:31il est peut-être encore temps
00:42:33de revenir en arrière
00:42:34et de se poser
00:42:35sainement l'inquestion
00:42:36avant de parler
00:42:37de cette possibilité juridique
00:42:39avec vous
00:42:39Benjamin
00:42:40Olivier Bech
00:42:41moi je voulais savoir
00:42:41ce que vous en pensiez
00:42:42vous qui êtes candidat
00:42:43à la présidentielle
00:42:43est-ce qu'un second tour
00:42:44le 2 mai
00:42:45ça fait vos affaires
00:42:46ou non
00:42:47je pense qu'il n'y a pas
00:42:48de question de savoir
00:42:49si ça fait nos affaires
00:42:50ou pas
00:42:51c'est pour l'instant
00:42:52les dates qui ont été
00:42:53qui ont été fixées
00:42:55par le gouvernement
00:42:57c'est le gouvernement
00:42:58qui fixe ces dates là
00:43:00et il n'y a pas de raison
00:43:02si vous voulez
00:43:03de changer ces dates
00:43:04celle qu'avance
00:43:05Philippe Gosselin
00:43:06n'en est pas une bonne
00:43:07non mais
00:43:08si c'est pas le 2 mai
00:43:09ce sera quand
00:43:10ce sera avant
00:43:11ce sera le 11
00:43:12ou le 25 avril
00:43:14ça veut dire quoi
00:43:14ça veut dire
00:43:15qu'on sera au milieu
00:43:15des vacances scolaires
00:43:16et les gens diront
00:43:17écoutez
00:43:18on est en train
00:43:18de biaiser l'élection
00:43:19parce que
00:43:20les gens sont pas là
00:43:21ils sont partis en vacances
00:43:22ils peuvent pas voter
00:43:23ce sera compliqué
00:43:24de faire des procurations
00:43:25donc il n'y a aucune date
00:43:27dans le calendrier
00:43:28qui soit une date idéale
00:43:30moi je pense
00:43:31qu'on a une date
00:43:32qui est celle
00:43:33du 18 avril
00:43:34pour le premier tour
00:43:34et du 2 mai
00:43:35pour le second
00:43:36il faut s'y fixer
00:43:37il n'y a pas de raison
00:43:38d'ailleurs
00:43:38parce qu'il y a eu
00:43:39des violences
00:43:39le 17 octobre
00:43:40qui est des violences
00:43:41le 1er mai
00:43:43lors des manifestations
00:43:45traditionnelles
00:43:45j'espère qu'une partie
00:43:47des problématiques
00:43:48qui ont été abordées
00:43:50on va dire
00:43:51notamment la colère sociale
00:43:52que le gouvernement
00:43:53aura d'ici là
00:43:54apporté les réponses
00:43:56qui permettront
00:43:56parce que je pense pas
00:43:57qu'on puisse traverser
00:43:58l'hiver
00:43:59avec un prix du fioul
00:44:00ou du gaz
00:44:00qui a augmenté
00:44:01de plus de 50%
00:44:02sans qu'à un moment
00:44:03ou à un autre
00:44:04on puisse avoir
00:44:04des solutions concrètes
00:44:05dans l'été
00:44:05on a traversé l'été
00:44:06oui mais
00:44:06sauf qu'en été
00:44:07on chauffe pas les maisons
00:44:09là il faudra
00:44:09non seulement
00:44:10faire le plein d'essence
00:44:11il faudra remplir
00:44:12le caddie
00:44:12mais il faudra aussi
00:44:13chauffer les appartements
00:44:14et les maisons
00:44:15justement peut-être
00:44:15des raisons supplémentaires
00:44:16de tension
00:44:17oui mais
00:44:18c'est la raison
00:44:19pour laquelle
00:44:19il faut répondre
00:44:20à ces tensions
00:44:21aujourd'hui
00:44:22et il faut apporter
00:44:23des réponses
00:44:23à la colère des gens
00:44:24maintenant
00:44:25parce que si on dit
00:44:26les amis
00:44:26attendons le 2 mai
00:44:29voilà
00:44:29et on verra bien après
00:44:31moi je suis pas
00:44:33voyant extra lucide
00:44:34j'ai pas de boule de cristal
00:44:35mais je peux vous dire
00:44:36que les 6 prochains mois
00:44:37si on n'apporte aucune réponse
00:44:38ils seront extrêmement difficiles
00:44:40bon Benjamin Morel
00:44:41d'abord est-ce que juridiquement
00:44:42c'est encore possible
00:44:43de changer les dates
00:44:45de l'élection présidentielle
00:44:46de 2027
00:44:46oui et ça allait
00:44:47jusqu'à début février
00:44:48parce qu'ensuite
00:44:48on rentre dans la période
00:44:49de campagne
00:44:50et donc même si on avait
00:44:51un décret publié
00:44:53ce qu'un décret a fait
00:44:54un autre décret
00:44:54peut le défaire
00:44:55en revanche
00:44:56du point de vue des dates
00:44:56et ça a bien été dit
00:44:57on est quand même
00:44:58relativement contraint
00:44:59à ce que dit la constitution
00:45:00l'article 7
00:45:00c'est que vos élections
00:45:01ou plutôt votre premier tour
00:45:03doit avoir lieu
00:45:04dans les vents à 35 jours
00:45:05qui précèdent l'échéance
00:45:07du mandat d'Emmanuel Macron
00:45:08il faut bien comprendre
00:45:09qu'Emmanuel Macron
00:45:09le 14 mai à mi-mi-1
00:45:12il n'est plus président
00:45:13et si d'ici là
00:45:14vous n'avez pas fait
00:45:14d'élection présidentielle
00:45:15c'est pas qu'on reporte
00:45:16vacances du pouvoir
00:45:17Gérard Larcher
00:45:18devient temporairement
00:45:19notre président
00:45:20et Elbron Pivet
00:45:21donc sera très très contente
00:45:22mais il faudra organiser
00:45:24malgré tout
00:45:24très rapidement
00:45:25de nouvelles élections
00:45:26donc en fait
00:45:26il y a guère le choix
00:45:27si vous voulez
00:45:28et donc on a
00:45:29un couple de dates
00:45:29qui est problématique
00:45:30avec les 18 avril
00:45:33et 2 mai
00:45:33pour les raisons
00:45:34qu'on a bien exposées
00:45:35l'autre couple de dates
00:45:36n'est pas non plus parfait
00:45:37pour deux raisons
00:45:38d'abord il y a la question
00:45:38des vacances
00:45:39on l'a évoqué
00:45:40et puis ensuite
00:45:41les chances
00:45:42d'obtenir une majorité
00:45:44lors d'une élection législative
00:45:46sont directement corrélées
00:45:48à la distance
00:45:49et ça on arrive à le montrer
00:45:50d'un point de vue statistique
00:45:51entre la distance
00:45:52entre les élections présidentielles
00:45:54et les élections législatives
00:45:55déjà là
00:45:56vous avez
00:45:57un président
00:45:58une présidente
00:45:58élue le 2 mai
00:45:59Emmanuel Macron
00:46:00est président
00:46:01jusqu'au 14 mai
00:46:0112 jours dans les dents
00:46:02déjà beaucoup
00:46:03ensuite vous devez faire
00:46:04une dissolution
00:46:0420 à 40 jours
00:46:05vous arrivez fin juin
00:46:06c'est extrêmement long
00:46:08et ça réduit
00:46:08beaucoup les chances
00:46:09d'obtenir une majorité
00:46:11si vous choisissez
00:46:12l'autre couple de dates
00:46:13et bien vous prenez
00:46:14une semaine de plus
00:46:15ça fait 3 semaines
00:46:16quand même à tenir
00:46:17entre l'élection présidentielle
00:46:19le départ d'Emmanuel Macron
00:46:20et donc ça réduit
00:46:21encore plus
00:46:22les chances
00:46:22d'obtenir une majorité
00:46:23et donc ça solidifie
00:46:25la possibilité
00:46:25de continuer la crise politique
00:46:27je voudrais comprendre pourquoi
00:46:27plus le temps est long
00:46:28plus ça réduit les chances
00:46:29d'avoir une majorité
00:46:30à l'Assemblée nationale
00:46:31en cas de dissolution
00:46:31c'est rare qu'on me pose
00:46:32ces questions
00:46:32je serais très content
00:46:33en fait
00:46:34j'ai le droit de poser
00:46:35des questions bêtes
00:46:36vous avez raison
00:46:37c'est une question
00:46:38extrêmement importante
00:46:38en fait
00:46:39on dit beaucoup
00:46:39les français veulent donner
00:46:40une majorité
00:46:41aux présidents de la République
00:46:41c'est pas vrai
00:46:42il n'y a aucune
00:46:43analyse de sociologie électorale
00:46:44qui montre ça
00:46:45qu'est-ce qui se passe
00:46:46après une élection présidentielle
00:46:47l'électorat de l'opposition
00:46:49est grogui
00:46:49il pense qu'il a déjà perdu
00:46:50et comme il pense
00:46:51qu'il a déjà perdu
00:46:52il se démobilise
00:46:53il s'abstient beaucoup plus
00:46:54mais cet effet là
00:46:55et bien
00:46:56il s'amenuise avec le temps
00:46:57plus vous avez de temps
00:46:58qui passe entre vos deux élections
00:47:00plus l'électorat se remobilise
00:47:02qu'est-ce qui se passe
00:47:03en 2022
00:47:03il y a deux phénomènes
00:47:05qui jouent sur le fait
00:47:05qu'il n'y ait pas de majorité
00:47:06d'abord
00:47:07les législatives sont très loin
00:47:08des présidentielles
00:47:09environ deux mois
00:47:10et ensuite
00:47:11il y a une tripolarisation
00:47:12de la vie politique
00:47:12qui rend beaucoup plus compliqué
00:47:14l'obtention d'une majorité
00:47:15on aura toujours ça
00:47:16en 2027
00:47:17et donc si jamais on choisit
00:47:19le premier couple
00:47:2011-25
00:47:20les chances d'obtenir une majorité
00:47:22sont très faibles
00:47:23sauf si
00:47:23si Emmanuel Macron démissionne
00:47:25après la proclamation
00:47:26des résultats
00:47:28jurisprudence VGE
00:47:29en 81
00:47:30ça veut dire que
00:47:31le nouveau
00:47:32ou la nouvelle présidente élu
00:47:33tout de suite
00:47:33prend la fonction
00:47:34donc éventuellement
00:47:36si on voulait conjurer
00:47:37cet effet là
00:47:38on pourrait avoir
00:47:39une élection le 25
00:47:40et un Emmanuel Macron
00:47:41par exemple
00:47:42qui s'engage
00:47:42à démissionner le 29
00:47:44mais ça
00:47:44ça ne dépend que de lui
00:47:45et rien constitutionnellement
00:47:48ni moralement
00:47:49ni obligé
00:47:50Philippe Gosselin
00:47:50je vous vois opiner du chef
00:47:52vous êtes en train
00:47:53de changer d'avis
00:47:53peut-être
00:47:54non pas du tout
00:47:54non non
00:47:54mais les raisons constitutionnelles
00:47:56etc
00:47:56on les connaît
00:47:57enfin voilà
00:47:57l'article 7
00:47:58pour les praticiens
00:47:59c'est simple
00:48:01entre guillemets
00:48:01sauf que
00:48:02j'entends bien
00:48:03effectivement
00:48:04qu'il y a des risques
00:48:05d'abstention
00:48:06de ne pas pouvoir
00:48:06prendre part au vote
00:48:07même si on a quand même
00:48:08un peu facilité
00:48:09le vote par procuration
00:48:10il faut quand même
00:48:11le rappeler
00:48:12et d'autre part
00:48:12je lisais une analyse
00:48:13du politologue
00:48:14Bruno Cotteres
00:48:15qui dit que l'effet
00:48:16est marginal
00:48:18depuis 1995
00:48:20la présidentielle
00:48:20il se trouve que
00:48:21voilà par la force
00:48:22de l'histoire
00:48:23se joue au mois d'avril
00:48:25et au mois de mai
00:48:25et que depuis 1995
00:48:27il y a au moins
00:48:28un des deux tours
00:48:28de la présidentielle
00:48:29qui a eu lieu
00:48:30pendant les vacances scolaires
00:48:31donc vous me donnez raison
00:48:32finalement
00:48:32non je vous donnerai
00:48:33alors je ne sais pas
00:48:34si je vous donne tort
00:48:34aux raisons
00:48:35mais les faits sont là
00:48:36mais en tout cas
00:48:37finalement les vacances
00:48:38ont un effet très marginal
00:48:40semble-t-il
00:48:40sur le taux de participation
00:48:41si c'était effectivement
00:48:42le cas
00:48:42et vous semblez
00:48:44le confirmer
00:48:45effectivement
00:48:45si c'est le cas
00:48:46alors pourquoi
00:48:47prendre des risques
00:48:49le 1er mai
00:48:50avec encore une fois
00:48:51ce qui s'est passé
00:48:52le 17 et 18
00:48:53moi je ne dis pas
00:48:54que ça va se reproduire
00:48:55je ne dis pas
00:48:56que le pays
00:48:56et je ne le souhaite
00:48:57absolument pas
00:48:58va être à feu et à sang
00:48:59mais dans tous les cas
00:49:00même si c'était pacifique
00:49:01une manifestation
00:49:02des manifestations
00:49:03enfin il faut voir
00:49:04le 1er mai
00:49:05ça a lieu dans
00:49:05150 ou 200 villes
00:49:07de France
00:49:08c'est un rassemblement
00:49:09une démonstration pacifique
00:49:10et encore une fois
00:49:11je n'ai aucun problème
00:49:11avec ça
00:49:12mais qui est une démonstration
00:49:13qui peut être aussi de force
00:49:14et à la veille
00:49:15et à la veille
00:49:16d'un second tour
00:49:17on saura qui est qualifié
00:49:19évidemment
00:49:20c'est un enjeu
00:49:22qui dépasse
00:49:23le 1er mai habituel
00:49:24et je pense
00:49:25qu'on aurait plutôt intérêt
00:49:27en termes même
00:49:29d'ordre public
00:49:29de sécurité
00:49:30et je ne parle même pas
00:49:32de bonne administration
00:49:34du vote
00:49:35je pense qu'on aurait intérêt
00:49:36à bien peser
00:49:37et sous-peser
00:49:38il y a des inconvénients
00:49:39à garder
00:49:40le 1er mai
00:49:41qui me semblent supérieurs
00:49:43aux inconvénients
00:49:45du vote
00:49:45pendant les vacances
00:49:46et puis effectivement
00:49:47là je rejoins
00:49:49ce qui vient d'être dit
00:49:50par notre professeur
00:49:53la difficulté
00:49:54c'est qu'effectivement
00:49:54plus on s'éloigne
00:49:55de l'élection présidentielle
00:49:57moins on a de chances
00:49:58de majorité
00:49:58mais après
00:49:59il ne faut pas exclure
00:50:00que le président
00:50:01de la République
00:50:02dans une dernière lueur
00:50:06j'allais dire
00:50:07d'intelligence
00:50:08c'est pas le terme
00:50:10d'intelligence politique
00:50:11en tout cas
00:50:11d'intelligence politique
00:50:12pourrait éviter cela
00:50:14on l'a déjà vu
00:50:15il y a un précédent
00:50:15et pourquoi pas
00:50:17en tout cas
00:50:18je crois qu'il faut encore
00:50:19se poser la question
00:50:20pour éviter
00:50:21de bordéliser
00:50:22ces élections
00:50:23les enjeux sont
00:50:24extrêmement importants
00:50:25Olivier Becht
00:50:26moi je pense que
00:50:27cette élection
00:50:28elle est très importante
00:50:29parce que
00:50:31c'est le choix
00:50:32qui sera donné
00:50:33aux françaises
00:50:34et aux français
00:50:35de changer ou pas
00:50:36de modèle
00:50:37on est au bout
00:50:38d'un cycle
00:50:38on est au bout
00:50:39d'un modèle
00:50:39et on voit bien
00:50:40qu'aujourd'hui
00:50:41le choix est assez binaire
00:50:43soit on arrive
00:50:44à refonder un nouveau modèle
00:50:45dans la paix
00:50:45dans l'ordre
00:50:46et la démocratie
00:50:47ou alors à un moment
00:50:48le modèle actuel
00:50:49va s'effondrer
00:50:49il s'effondrera
00:50:50dans le chaos
00:50:50dans la violence
00:50:51et on le voit déjà
00:50:53et donc je pense
00:50:53qu'il faut que cette élection
00:50:54elle se tienne
00:50:56dans les meilleures conditions possibles
00:50:59parce qu'il n'y aura pas
00:51:00si vous voulez
00:51:00de cession de rattrapage
00:51:02si après 2027
00:51:04on n'a pas réussi
00:51:05à faire ce changement
00:51:07de modèle
00:51:07dans la paix
00:51:07dans l'ordre
00:51:08et la démocratie
00:51:08ce sera la logique
00:51:10de l'histoire française
00:51:11la révolution
00:51:12la guerre
00:51:13avec tout ce qu'elle emporte
00:51:14de chaos
00:51:15de violence
00:51:16et là quand je vous écoute
00:51:17dérouler ces arguments là
00:51:18je me dis
00:51:18vous êtes ok
00:51:19pour modifier
00:51:20le calendrier
00:51:21moi je pense
00:51:22je pense que
00:51:23il faut
00:51:25la question
00:51:26c'est de dire
00:51:27s'il faut
00:51:29à un moment ou à un autre
00:51:30prendre des contingences
00:51:31politiques en compte
00:51:32sur les manifestations
00:51:33ça veut dire
00:51:34que d'ores et déjà
00:51:36on se place
00:51:37dans l'idée
00:51:38qu'il y aura
00:51:39des troubles
00:51:40à l'ordre public
00:51:41que la manifestation
00:51:42du 1er mai
00:51:43sera instrumentalisée
00:51:44pour influencer
00:51:46le second tour
00:51:47de l'élection
00:51:47je ne ferme
00:51:53cette porte
00:51:53mais je pense
00:51:54que l'argument
00:51:54qui a été dit
00:51:55par Benjamin Morel
00:51:56est extrêmement important
00:51:57c'est à dire
00:51:58qu'il ne faut pas
00:51:59simplement
00:51:59qu'on ait
00:52:01un président
00:52:02ou une présidente
00:52:02de la république
00:52:03qui permette
00:52:04cette refondation
00:52:05il faut que derrière
00:52:06il y ait une majorité
00:52:07or on l'a vu
00:52:09en 2022
00:52:10lorsqu'on a laissé
00:52:11deux mois
00:52:12plus de deux mois
00:52:13entre l'élection présidentielle
00:52:14et l'élection législative
00:52:15entre temps
00:52:16on a monsieur Mélenchon
00:52:17qui est revenu
00:52:17en disant
00:52:18rappelez-vous le slogan
00:52:19Mélenchon premier ministre
00:52:20c'était le troisième tour
00:52:22de l'élection présidentielle
00:52:23en disant
00:52:23je n'ai pas été qualifié
00:52:24au second
00:52:24mais on va faire
00:52:25de l'élection législative
00:52:26un troisième tour
00:52:27et résultat
00:52:28on n'avait plus de majorité
00:52:29et ça a été le début
00:52:30du commencement
00:52:31excusez-moi
00:52:32mais de l'instabilité politique
00:52:33dans notre pays
00:52:34qui a été accentuée
00:52:35ensuite avec la dissolution
00:52:36de l'Assemblée
00:52:36pardonnez-moi
00:52:37ça a été aussi
00:52:38un choix des électeurs
00:52:39c'est ça
00:52:40il n'y a pas qu'un aspect matériel
00:52:42il y a un aspect aussi
00:52:43choix de société
00:52:43choix de vote
00:52:44c'est réduire un peu
00:52:47c'est une évidence
00:52:48mais enfin franchement
00:52:50si les Françaises
00:52:51et les Français
00:52:52accordent leur confiance
00:52:53à un président de la République
00:52:54qui veut faire
00:52:55une vraie refondation
00:52:56j'espère qu'ils donneront
00:52:58au niveau des élections législatives
00:52:59une majorité à ce président
00:53:01pour faire à l'Assemblée
00:53:02pour qu'on ne reparte pas
00:53:03pour cinq ans
00:53:05voilà de cette espèce
00:53:06excusez-moi du terme
00:53:07mais de théâtre de guignols
00:53:08qu'on est en train de vivre
00:53:09où on n'est même plus capable
00:53:10de voter un budget
00:53:11bon
00:53:12enfin si on repart comme ça
00:53:13c'est la fin des institutions
00:53:15oui
00:53:16Benjamin Morel
00:53:16est-ce que les candidats
00:53:17pourraient apparaître
00:53:18dans les défilés le 1er mai
00:53:19est-ce qu'ils ont le droit
00:53:20de défiler le 1er mai ?
00:53:23théoriquement ils n'ont pas le droit
00:53:24de faire campagne
00:53:25donc en effet
00:53:25il vaudrait mieux
00:53:27pour le coup éviter
00:53:27mais le gros problème
00:53:28être dans une manif du 1er mai
00:53:30ce sera faire campagne ?
00:53:32ce sera en effet
00:53:32potentiellement
00:53:33pouvoir être pris
00:53:34comme une forme de campagne
00:53:35par ailleurs
00:53:36c'est ce que j'évoquais tout à l'heure
00:53:37et à la télévision pareil
00:53:38et bien alors
00:53:39je n'aimerais pas
00:53:40être à la place des journalistes
00:53:41parce qu'il va falloir
00:53:43traiter en effet
00:53:44potentiellement
00:53:44des manifestations du 1er mai
00:53:46mais
00:53:46et des temps de parole
00:53:47extrêmement neutre
00:53:48en respectant les temps de parole
00:53:49il y a des gens
00:53:50qui vont crier des choses
00:53:51dans les manifestations
00:53:52donc qu'est-ce qu'on fait ?
00:53:53on floute les banderoles
00:53:55avec des slogans
00:53:56enfin
00:53:57je n'aimerais pas être à votre place
00:53:58et ne m'invitez pas
00:53:59pour commenter
00:54:00les manifestations du 1er mai
00:54:01j'aurai piscine
00:54:02vous voyez bien
00:54:02pour rappeler aux téléspectateurs
00:54:04que se passe-t-il
00:54:06le vendredi soir
00:54:07à minuit
00:54:07avant veille du second tour
00:54:09comme avant veille du premier tour
00:54:10d'ailleurs
00:54:10ça s'appelle
00:54:11la période de réserve électorale
00:54:13on appelle aussi
00:54:13le silence électoral
00:54:14parce que c'est bien de ça
00:54:15dont il s'agit
00:54:16et des candidats
00:54:17et des médias
00:54:17la campagne
00:54:18s'arrête complètement
00:54:20le vendredi soir
00:54:21à minuit
00:54:2130 avril
00:54:23et donc
00:54:24si le lendemain
00:54:24il y a des manifestations
00:54:26ça veut dire
00:54:27il ne faut pas en parler
00:54:28à la télévision
00:54:28il y a les manifestations
00:54:29tous les 1er mai
00:54:30il y a forcément
00:54:31il va falloir dire
00:54:32qu'il y a des gens
00:54:32dans la rue
00:54:33mais ne pas vraiment dire
00:54:34pourquoi ils le sont
00:54:35ce qui évidemment
00:54:35n'aura pas de sens
00:54:37quand Olivier Bech
00:54:39parlait de programme
00:54:42de personnalité
00:54:43personne ne conteste
00:54:44effectivement
00:54:44le choix important
00:54:46qu'il y aura à faire
00:54:46en 27
00:54:47mais justement
00:54:48là on n'est pas
00:54:49sur le fond
00:54:50en réalité
00:54:50on est sur la forme
00:54:51le bon déroulé
00:54:53ou en tout cas
00:54:53le meilleur déroulé
00:54:55possible
00:54:55de ces élections
00:54:56pour essayer
00:54:57de les protéger
00:54:58de l'influence
00:54:59pardonnez-moi
00:54:59je vous coupe
00:54:59parce que je pense
00:55:00que c'est plus que de la forme
00:55:01il est question
00:55:02de la sincérité
00:55:03alors c'est aussi la sincérité
00:55:04si vous voulez
00:55:04mais en tout cas
00:55:05vous voyez bien
00:55:05pourquoi le 1er mai
00:55:08compte tenu de ce qu'on vient
00:55:09de dire
00:55:09et qui n'est pas
00:55:10nécessairement contredit
00:55:11même si on a des nuances
00:55:13évidemment
00:55:15pourquoi il y a un risque
00:55:16effectivement
00:55:17d'avoir un vote
00:55:17sous influence
00:55:18et encore une fois
00:55:19c'est pas une grande
00:55:21manifestation parisienne
00:55:22c'est dans 200
00:55:23250
00:55:24300 villes
00:55:24de Paris
00:55:25en région
00:55:26dans toutes les petites villes
00:55:28etc.
00:55:28où ça se déroule
00:55:29donc il y a des risques majeurs
00:55:30et de mobilisation
00:55:31des forces de l'ordre
00:55:32etc.
00:55:32j'ai juste une question
00:55:33dans ces cas là
00:55:34on dit
00:55:34ok on le fait pas
00:55:35le 2 mai
00:55:36on le fait le 25 avril
00:55:37le deuxième tour
00:55:38parce qu'il y a une manifestation
00:55:39qui est prévue le 1er mai
00:55:40et si le 24 avril
00:55:42la veille du second tour
00:55:43il y a des manifestations
00:55:44en gilets jaunes
00:55:45etc.
00:55:45qu'est-ce qu'on fait
00:55:46on interdit
00:55:47non mais
00:55:48qu'est-ce qu'on fait
00:55:49on interdit les manifestations
00:55:51on pourrait pour des raisons
00:55:53d'ordre public
00:55:53ne pas les autoriser
00:55:54etc.
00:55:55et puis la couverture médiatique
00:55:56pour le 1er mai
00:55:57c'est extrêmement délicat
00:55:58vous voyez
00:55:58de ne pas autoriser
00:55:59on ne peut pas interdire
00:56:00des manifestations
00:56:01le 1er mai
00:56:01je pense qu'on ne peut pas
00:56:02interdire des manifestations
00:56:03le 1er mai
00:56:03je pense qu'on ne pourra pas
00:56:04interdire
00:56:05je suis désolé
00:56:06mais juridiquement
00:56:07je ne vois pas
00:56:08pourquoi ?
00:56:09on a bien réussi
00:56:10le 24 octobre
00:56:11à interdire
00:56:11des manifestations
00:56:12mais pas de manière générale
00:56:13uniquement pour des questions
00:56:15d'ordre public
00:56:15d'ordre public
00:56:16et pas de manière généralisée
00:56:17c'est un droit constitutionnel
00:56:18mais vous ne pouvez pas
00:56:20dire
00:56:20j'interdis aux gens
00:56:21de manifester
00:56:22parce que le lendemain
00:56:22mais si on nous entend
00:56:24l'ordre public aussi
00:56:24il serait menacé
00:56:25le 1er mai
00:56:26on peut revenir à 2002
00:56:28si vous voulez
00:56:29après le 21 avril
00:56:30il y a eu des manifestations
00:56:31entre les deux tours
00:56:32oui
00:56:32il y a eu des manifestations
00:56:33est-ce qu'il est prévisible
00:56:35et ce qui est hypothétique
00:56:36effectivement
00:56:37le 24 avril
00:56:38il peut par hypothèse
00:56:40y avoir des manifestations
00:56:41etc.
00:56:41rien ne l'empêche
00:56:43aujourd'hui
00:56:44mais ce n'est pas la même chose
00:56:45le 1er mai
00:56:45où on sait que
00:56:46par définition
00:56:47et par avance
00:56:48il y aura des manifestations
00:56:50ça veut dire
00:56:51vous parlez des manifs
00:56:52de 2002
00:56:52mais il y a
00:56:54l'entre-deux-tours
00:56:55et il y a
00:56:55la période de réserve
00:56:56en réalité
00:56:56ce qui pose vraiment
00:56:57un gros problème
00:56:58le 1er
00:56:59c'est qu'on tombe en plein
00:57:00dans la période de réserve
00:57:01s'il y a des manifestations
00:57:03contre par exemple
00:57:04au pif Marine Le Pen
00:57:06dans l'entre-deux-tours
00:57:07celle-ci
00:57:08entre guillemets
00:57:09ne pose pas problème
00:57:10des sécurités peut-être
00:57:11elle ne pose pas de problème
00:57:12d'un point de vue juridique
00:57:12là pour le coup
00:57:13si c'est le 1er mai
00:57:14ça pose un vrai sujet
00:57:15par ailleurs
00:57:16vous allez avoir
00:57:17des manifs monstres
00:57:18tout bêtement
00:57:18parce que les syndicats
00:57:19auront des revendications
00:57:20ces revendications
00:57:21elles sont légitimes
00:57:23on peut discuter sur le fond
00:57:24mais elles ont lieu
00:57:25tous les ans
00:57:25et donc arriver
00:57:26à différencier
00:57:27le politique
00:57:28de ce qu'est
00:57:29de la revendication sociale
00:57:30va être quasiment impossible
00:57:31vous êtes constitutionnel
00:57:33Benjamin Moral
00:57:33est peut-être en train
00:57:33de flancher
00:57:34non non
00:57:35pour moi
00:57:36c'est un bâton merdeux
00:57:38c'est-à-dire que
00:57:39les deux couples
00:57:40des dates
00:57:41sont quoi qu'il arrive
00:57:43désastreux
00:57:44mais de toute manière
00:57:45de toute manière
00:57:46quelle que soit la date
00:57:47il faut choisir le moindre
00:57:48Benjamin Moral
00:57:49vous choisissez lequel
00:57:51je pense qu'actuellement
00:57:52au vu des risques
00:57:54je ne vous aurais pas fait
00:57:55la même réponse
00:57:55il y a trois semaines
00:57:56mais au vu des risques
00:57:57sur l'ordre public
00:57:59peut-être qu'en effet
00:57:59le 11 et le 25
00:58:00avec potentiellement
00:58:02une démission
00:58:03d'Emmanuel Macron
00:58:04anticipée
00:58:05si on a fait
00:58:05ou on a peur
00:58:06de l'absence de majorité
00:58:07ce serait probablement
00:58:08la meilleure façon
00:58:08de sortir de la chose
00:58:09mais quoi qu'il arrive
00:58:11ça pose de vrais problèmes
00:58:12en termes de mobilisation
00:58:13et ce n'est pas une solution
00:58:15et juridiquement
00:58:16il doit
00:58:16il faut voir qu'Emmanuel Macron
00:58:17n'est pas responsable
00:58:18de ça encore une fois
00:58:18c'est des dates
00:58:19qui s'imposent à lui
00:58:20et là il n'y a vraiment
00:58:21pas de chance
00:58:22parce qu'en fait
00:58:22la date
00:58:23je parlais des 20
00:58:24à 35 jours
00:58:25en fait
00:58:26l'autre date possible
00:58:27qui aurait été
00:58:28le 8 ou le 9
00:58:29et bien en fait
00:58:30tombe 18 jours
00:58:32avant
00:58:32et donc à deux jours
00:58:33on a évité
00:58:35une solution
00:58:36qui aurait été bien meilleure
00:58:37aucune manifestation
00:58:38de voir arrêter la démocratie
00:58:39merci à tous les trois
00:58:40on continue de parler
00:58:41de ce qui se passe
00:58:41à l'Assemblée nationale
00:58:42tout de suite
00:58:42c'est Marco Pommier
00:58:43c'est Bourbon Express
00:58:49Bonsoir Marco
00:58:50Bonsoir Adeline
00:58:51Retour sur une séance
00:58:52de questions au gouvernement
00:58:53particulièrement houleuse
00:58:55après l'attaque
00:58:56terroriste et raciste
00:58:58de Trappes
00:58:58vendredi
00:58:59Oui pas moins de 8 questions
00:59:00sur le sujet
00:59:01cet après-midi
00:59:02de nombreux groupes politiques
00:59:04ont interpellé
00:59:04le gouvernement
00:59:05sur cet attentat
00:59:06terroriste
00:59:07raciste
00:59:08un mort
00:59:09et sept blessés
00:59:10la séance
00:59:11s'est déroulée
00:59:11sous les yeux
00:59:12du maire de Trappes
00:59:13Ali Rabé
00:59:14vous le voyez
00:59:15présent dans les tribunes
00:59:16une séance
00:59:17qui a commencé
00:59:18dans le calme
00:59:19par une minute de silence
00:59:20en hommage
00:59:21à Pengo
00:59:21Bossio Wangi
00:59:2226 ans
00:59:23la victime décédée
00:59:24dans cette attaque
00:59:25la présidente de l'Assemblée nationale
00:59:27lui a rendu hommage
00:59:28tous ceux qui l'ont côtoyé
00:59:30décrivent
00:59:31un colosse lumineux
00:59:33généreux
00:59:34respectueux
00:59:36animé par un altruisme
00:59:37à nul autre pareil
00:59:39il avait des rêves
00:59:41des projets
00:59:42une vie à construire
00:59:44la haine raciste
00:59:45lui a volé cet avenir
00:59:48et ce moment d'unité
00:59:49n'a pas duré longtemps
00:59:50cinq minutes seulement
00:59:51après le début de la séance
00:59:53la gauche a commencé
00:59:55à mettre en cause
00:59:55l'extrême droite
00:59:56mais aussi certains médias
00:59:58et le gouvernement
00:59:59accusés de contribuer
01:00:00au climat de haine
01:00:01depuis dix ans
01:00:03des lois immigration
01:00:05la préférence nationale
01:00:07pour certains droits sociaux
01:00:08la chasse à la baïa
01:00:09votre refus de combattre
01:00:11les milices d'extrême droite
01:00:12dans nos rues
01:00:13votre refus de lutter
01:00:14contre le racisme systémique
01:00:16dans la police
01:00:17dans la justice
01:00:18dans l'éducation nationale
01:00:20sur certains plateaux
01:00:21des chroniquaires
01:00:22montrent du doigt
01:00:23en continu
01:00:23les arabes
01:00:24les noirs
01:00:24les musulmans
01:00:25les jeunes de quartier
01:00:26comme des ennemis
01:00:27de l'intérieur
01:00:28à force de présenter
01:00:29nos compatriotes
01:00:30comme des menaces
01:00:30ils en font des cibles
01:00:32lorsque Jordan Bardella
01:00:33qualifie une ville
01:00:34de capitale du djihad
01:00:35et que des chaînes
01:00:37d'information relaient
01:00:38et organisent
01:00:39la surenchère
01:00:39des discours de haine
01:00:41ils se rendent complices
01:00:43au passage de l'acte
01:00:45complices
01:00:46complices de la banalisation
01:00:48de la xénophobie
01:00:50et d'un agenda politique
01:00:51porter l'extrême droite
01:00:53au pouvoir
01:00:55de l'autre côté
01:00:56de l'hémicycle
01:00:57en face
01:00:57Sébastien Chenu
01:00:58pour le rassemblement national
01:01:00a dénoncé
01:01:00une récupération politique
01:01:02de la part de la gauche
01:01:03il s'en est pris aussi
01:01:05au journal
01:01:05Le Monde
01:01:06dans un article
01:01:07publié lundi
01:01:08Le Quotidien
01:01:09rapportait que
01:01:10selon une source
01:01:10proche de l'enquête
01:01:11des tracts du RN
01:01:13avaient été retrouvés
01:01:14dans la voiture
01:01:14du suspect
01:01:15ce que le procureur
01:01:16a démenti
01:01:17le parti
01:01:18a annoncé
01:01:19poursuivre le journal
01:01:20en diffamation
01:01:21écoutez Sébastien Chenu
01:01:22comme si la tension
01:01:25insupportable
01:01:26qui règne
01:01:27dans notre pays
01:01:27ne suffisait pas
01:01:28le concours
01:01:29de fake news
01:01:30a été ouvert
01:01:31relayé par le journal
01:01:32Le Monde
01:01:33et boosté
01:01:34par les responsables
01:01:35politiques
01:01:36de gauche
01:01:37et d'extrême gauche
01:01:38le déshonneur
01:01:39et la honte
01:01:40pour ceux qui tentent
01:01:41ces minables
01:01:41récupérations
01:01:42politicardes
01:01:43démontrent
01:01:44combien leurs intérêts
01:01:46politiciens
01:01:46on est loin
01:01:47du pas d'amalgame
01:01:48on est loin
01:01:49du pas d'amalgame
01:01:50prennent le pas
01:01:52sur la concorde nationale
01:01:54appelée de nos voeux
01:01:55par Marine Le Pen
01:01:56et Jordan Bardella
01:01:57et vous l'avez vu
01:01:58les députés
01:01:59socialistes
01:02:00et écologistes
01:02:00quittent l'hémicycle
01:02:01pendant la question
01:02:03de Sébastien Chenu
01:02:04c'est dans ce climat
01:02:05électrique
01:02:06que Sébastien Lecornu
01:02:07a pris la parole
01:02:08le Premier ministre
01:02:09a dénoncé
01:02:09je cite
01:02:10une ambiance
01:02:11particulièrement nauséabonde
01:02:13j'ai le souvenir
01:02:14d'attentats terroristes
01:02:15dans le passé
01:02:16quel qu'en soit
01:02:16le mobile
01:02:17quel qu'en soit
01:02:17le motif
01:02:18des gouvernements
01:02:19de gauche
01:02:19des gouvernements
01:02:20de droite
01:02:20étaient ici
01:02:21à ce banc
01:02:22et dans lequel
01:02:23il y avait un réflexe
01:02:25d'unité républicaine
01:02:26pour défendre
01:02:27les valeurs
01:02:27de la république
01:02:30je vais même plus loin
01:02:32mesdames et messieurs
01:02:33les députés
01:02:33il y avait même
01:02:35un délai de décence
01:02:36de dignité
01:02:38dans lesquels
01:02:40on pleurait
01:02:41les victimes
01:02:41mais de voir
01:02:43ce spectacle
01:02:43dans lequel
01:02:45tout sent
01:02:46la campagne
01:02:46présidentielle
01:02:47matin
01:02:48midi
01:02:48et soir
01:02:49tout sent
01:02:50le recel
01:02:52politicien
01:02:53marque
01:02:54une forme
01:02:55d'indignité
01:02:56et croyant
01:02:58combattre
01:02:58le racisme
01:02:59précisément
01:03:00vous êtes en train
01:03:02de faire le jeu
01:03:02de l'extrême droite
01:03:04du rassemblement national
01:03:05donc moi
01:03:06mesdames et messieurs
01:03:07les députés
01:03:07quelles que soient
01:03:08vos sensibilités politiques
01:03:10j'en appelle
01:03:11au sursaut
01:03:12et j'en appelle
01:03:12à être debout
01:03:14pour la république
01:03:16merci beaucoup
01:03:17monsieur le premier ministre
01:03:18et après cette réponse
01:03:19Sébastien Lecornu
01:03:20a été
01:03:21vous le voyez
01:03:21particulièrement applaudi
01:03:23par les députés
01:03:24du bloc central
01:03:25voilà pour cette séance
01:03:26de questions
01:03:27au gouvernement
01:03:28particulièrement tendu
01:03:29Adeline
01:03:30merci Marco
01:03:30merci d'être venu
01:03:31ce soir sur le plateau
01:03:32de chaque voix compte
01:03:33merci à Alice
01:03:34et à Nicolas
01:03:35et merci à vous
01:03:37chez vous
01:03:37de nous avoir suivis
01:03:38chaque voix compte
01:03:39revient en direct
01:03:40demain à 19h30
01:03:41vous pouvez nous retrouver
01:03:42tout à l'heure
01:03:42à 23h30 aussi
01:03:43et à tout moment
01:03:44sur lcp.fr
01:03:45passez une excellente soirée
01:03:46sur la 8
01:03:47et à demain
01:03:50Sous-titrage Société Radio-Canada