Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Dans « LCP-Lundi C'est Politique », en partenariat avec Radio Classique et Challenges, Francis Letellier reçoit

- Marc Fesneau, député du Loir-et-Cher, président du groupe Les Démocrates à l'Assemblée nationale
- Maxime Michelet, député de la Marne (UDR)
- Nadège Abomangoli, députée de la Seine-Saint-Denis (LFI-NFP)

Présentation par Francis Letellier

Avec :
- Emmanuel DUTEIL pour Challenges
- Laurie-Anne TOULEMONT pour Radio Classique
- Elsa MONDIN-GAVA pour LCP
- Hugo au Perchoir pour Twitch

Alors que l'Assemblée nationale figure plus que jamais au coeur de la vie politique, Francis Letellier interroge chaque lundi les ténors du parlement et du gouvernement, en partenariat avec Radio Classique et Challenges.
En première partie de l'émission : un tête-à-tête avec une grande personnalité politique, pour mettre en perspective l'ouverture de la semaine parlementaire, avant les Questions au Gouvernement du mardi.
Francis Letellier est ensuite rejoint en plateau par trois chroniqueurs, journalistes politiques des rédactions de LCP, Radio Classique et Challenges, pour un échange avec l'invité.

Pour conclure l'émission, le face à face : une personnalité issue du monde culturel, économique ou social (écrivain, artiste, expert...) interpelle l'invité et réagit à ses propos.
Hugo au Perchoir, « streamer » politique et parlementaire sur Twitch, intervient également en relayant les questions de sa communauté.

Diffusée le lundi à 19h30 et rediffusée à 23h30, l'émission est également disponible en replay sur LCP.fr et la chaîne YouTube de LCP. Les moments forts seront aussi relayés sur Radio Classique et Challenges.

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00:00Un mois après le début du mouvement des lycéens, le gouvernement passe à la vitesse supérieure avec plusieurs mesures comme
00:00:06la réforme de Parcoursup avant sa disparition prévue en 2028.
00:00:09Un débat sera organisé sur le sujet à l'Assemblée Nationale après-demain.
00:00:13Le but est de désamorcer la colère des jeunes alors que de nouvelles manifestations sont prévues samedi et surtout le
00:00:185 novembre avec la question des salaires qui revient sur le devant de la scène.
00:00:21Samedi dernier, entre 450 000 et 800 000 personnes sont descendues dans les rues partout en France malgré les interdictions
00:00:26de manifester, les changements de parcours, les craintes de violence.
00:00:29A six mois de la présidentielle, tous les candidats se voient imposer un agenda social pas forcément prévu dans leur
00:00:35plan.
00:00:53Bonsoir et bienvenue sur LCP, l'indice et politique avec à mes côtés ce soir Elsa Mondingava.
00:00:58Bonsoir Elsa de LCP, bonsoir Emmanuel Duteil, Emmanuel de Challange, bonsoir le rien de tout le monde pour Radio Classique
00:01:05et bonsoir Hugo Couturier,
00:01:06Hugo Auperchoir sur la chaîne Twitch LCP Assemblée Nationale en direct pour nous faire vivre nos échanges et ce débat.
00:01:14Nous allons recevoir plusieurs invités au cours de cette émission spéciale consacrée à la fois à la crise étudiante mais
00:01:19aussi aux questions de pouvoir d'achat, je le disais tout à l'heure.
00:01:22Notre premier invité est Marc Fénaud, bonsoir.
00:01:24Bonsoir.
00:01:24Vous êtes président du groupe Modem à l'Assemblée Nationale, député du Loir-et-Cher.
00:01:27A l'issue des rencontres qui ont eu lieu toute la journée à Matignon entre représentants de syndicats lycéens et
00:01:32même d'influenceurs,
00:01:33Sébastien Lecornu a indiqué donc son intention de réformer Parcoursup en prévision de la fin de Parcoursup l'année prochaine
00:01:40en 2028
00:01:40et une rallonge financière de plusieurs milliards qu'on va détailler tout à l'heure pour rénover les universités mais
00:01:46aussi les collèges et les lycées.
00:01:48Est-ce que c'est ce que vous attendiez vous ?
00:01:50En tout cas je crois que ce n'est pas tant ce que j'attendais moi, je crois que c
00:01:53'était ce qu'attendaient ceux qui depuis plusieurs semaines portaient un certain nombre de revendications dans la rue.
00:01:59Donc la question de la réforme et de l'évolution assez profonde de Parcoursup, la question des moyens, on y
00:02:04reviendra peut-être tout à l'heure,
00:02:05la question des horaires, on n'en a pas parlé mais qui sont quand même des questions importantes parce qu
00:02:11'on voit bien qu'il y a un sujet d'organisation du temps scolaire, on va l'appeler comme ça.
00:02:15Et donc je pense que ça va dans le bon sens.
00:02:17Elsa ?
00:02:18Ça va dans le bon sens mais est-ce que c'est suffisant pour mettre fin à la mobilisation ?
00:02:22C'est les éternelles questions d'une mobilisation, enfin cette question-là vous auriez pu me la poser sur à
00:02:27peu près toutes les mobilisations.
00:02:28Est-ce que c'est suffisant ?
00:02:29J'aimerais que dans ce pays on ne mesure pas simplement la façon dont on répond à une crise uniquement
00:02:35par les espèces sonnantes et trébuchantes compte tenu de ce qu'est la situation du budget.
00:02:39Je trouve que ça serait plus responsable parce que rien n'est pire que de promettre des moyens pour constater
00:02:45qu'à la fin on ne peut pas les mettre.
00:02:46Et donc je pense qu'il faut à la fois des moyens parfois, mais il y a besoin de réorientation
00:02:50de moyens,
00:02:51et deuxièmement il y a besoin de regarder comment marche une politique publique.
00:02:54Parcoursup c'est pas une question de moyens, par exemple.
00:02:56Et les horaires ça n'est pas une question de moyens.
00:02:58Donc il y a déjà une partie des sujets qui sont traités autrement que par les moyens.
00:03:03Et j'entends aussi la question de la démocratie lycéenne, j'ai rencontré un certain nombre de représentants lycéens.
00:03:07La question de la démocratie lycéenne c'est un espèce de dysfonctionnement général,
00:03:10mais qui n'est pas qu'un dysfonctionnement lycéen, c'est que les gens disent des choses,
00:03:14ils disent ça, ça ne fonctionne pas dans mon lycée, et ça tape dans un tambour vide.
00:03:18– Sur Parcoursup justement, c'est réforme puis remplacement, est-ce que vous, au Modem, vous êtes aligné avec cette
00:03:24décision ?
00:03:25– Oui, François Bayrou d'ailleurs lui-même avait dit qu'il y avait quelque chose qui dysfonctionnait.
00:03:30Reconnaissons que ça remplaçait aussi un système qui lui-même dysfonctionnait.
00:03:33C'est comme si on partait d'un endroit où c'était merveilleux, il n'y avait aucune raison de
00:03:36le changer si ça avait été merveilleux.
00:03:38La vérité c'est que le mode de sélection était très injuste, que des gens qui avaient des très bonnes
00:03:41notes n'étaient pas sélectionnés.
00:03:42Moi j'ai connu même la période, et je crois qu'ils l'ont connue aussi pour ceux qui étaient
00:03:45à cette période,
00:03:46avant Parcoursup où les parents siégeaient, si je peux dire, la nuit, pour être les premiers dans la file,
00:03:52parce qu'on était inscrits, premier arrivé, premier servi.
00:03:55Bon, de là où on venait, Parcoursup était plutôt une amélioration.
00:03:59Mais il y a des difficultés qui sont réelles, c'est un, l'appropriation de l'outil, très tardive,
00:04:03deux, la nécessité de cocher plein d'options pour essayer d'être quelque part,
00:04:07trois, une espèce de boîte noire dans laquelle on rentre et dont on ne sait pas comment on en sort.
00:04:11Donc il y a tout ça qu'il faut faire évoluer.
00:04:13Mais là, on parle carrément de remplacer l'outil.
00:04:16Est-ce que pour vous, il aurait fallu réformer, ça aurait suffi dans votre contribution au débat ?
00:04:21Est-ce que vous étiez pour un projet de loi ?
00:04:22Non, non, non, j'essaie de ne pas jouer sur la terminologie.
00:04:24Remplacer l'outil, c'est le réformer.
00:04:26Mais, enfin pardon, ça veut dire quoi ?
00:04:28Il y aura un outil de sélection, parce qu'il faut quand même dire le mot,
00:04:33des jeunes lycéens qui veulent aller à la fac.
00:04:35Alors cette question de la sélection, il y en aura un de toute façon ?
00:04:38Mais, c'est pas...
00:04:39Ou alors on explique qu'il y a un million de places,
00:04:42que chacun va dans toutes les filières et qu'il n'y a pas de sélection.
00:04:44Alors c'est ce que certains proposent.
00:04:45Il y aura un débat à l'Assemblée nationale mercredi.
00:04:47Je veux dire, proposer ça, c'est proposer d'envoyer les gens dans le mur.
00:04:50Parce qu'à la fin, je vais vous dire comment se fait la sélection.
00:04:52J'ai été à la fac, moi, de science.
00:04:55À la fin, c'est un système darwinien.
00:04:58C'est les plus faibles qui décrochent les premiers.
00:05:00Au bout de trois semaines, vous en avez déjà perdu 10%.
00:05:02Au bout de trois mois, vous en avez...
00:05:03Alors, si c'est ça qu'on souhaite, c'est-à-dire qu'on fait des hypocrites,
00:05:06on laisse les gens s'inscrire, et après on dit,
00:05:07le système darwinien se mettra en place et les plus faibles disparaîtront,
00:05:11moi, je ne crois pas...
00:05:12Ça n'est pas ma vision de l'éducation nationale.
00:05:14Le gouvernement annonce un débat, ici, à l'Assemblée,
00:05:17mercredi après-midi, sur cette question.
00:05:19Est-ce que c'est une bonne méthode, d'après vous ?
00:05:21Est-ce que ça vous a surpris ?
00:05:23Alors, ça m'a plutôt surpris.
00:05:24Pour tout vous dire, je n'avais pas ça dans mon scope et dans mon agenda.
00:05:27Je pense qu'on a des débats budgétaires qui sont des débats aussi importants,
00:05:30parce que la question, et quand même la question du budget, est complètement...
00:05:32Donc, ce n'est pas forcément la peine d'en rajouter dans l'agenda ?
00:05:34Je ne dis pas que ce n'est pas la peine d'en rajouter.
00:05:35En même temps, on est dans ce Parlement, parfois, à multiplier la demande de débat.
00:05:39Pour une fois, c'est le gouvernement qui le fait de sa propre initiative.
00:05:42Mais ça vous a surpris, quand même.
00:05:43C'est intéressant, quand même.
00:05:44Vous vous demandez un petit peu d'où ça vient, cette histoire.
00:05:46Oui, mais ça m'a surpris.
00:05:47Après, je me remets des surprises, vous savez, à mon âge...
00:05:50En doute.
00:05:50Il y en a beaucoup, en plus, en ce moment.
00:05:51Puis, à mon âge, j'en ai vu des plus grosses que celles-là, quand même, de surprises.
00:05:54Mais si ça permet, ce que j'ai essayé de faire devant vous,
00:05:58de poser tranquillement, pacifiquement, si je peux dire,
00:06:01la question de c'est quoi Parcoursup ?
00:06:03Qu'est-ce qui a marché ? Qu'est-ce qui n'a pas marché ?
00:06:05Qu'est-ce que ça a remplacé ?
00:06:06Par quoi ça pourrait être remplacé ?
00:06:08Sans tomber dans la démagogie, c'est open bar, et chacun va où il veut.
00:06:11Et, en fait, il suffit d'ouvrir des places,
00:06:14comme si c'était quelque chose de cette nature-là qu'il faut...
00:06:16Je ne suis pas très étonné de ce qu'il propose, d'ailleurs.
00:06:18Ce qu'il propose, c'est de dire, la question, ce n'est pas de l'avoir...
00:06:21Le marché, en fait, c'est la question, c'est de faire ce qu'on veut.
00:06:24Est-ce que c'est ça que le gouvernement a derrière la tête ?
00:06:26Parce que, déjà, on apprend qu'il ne consulte pas forcément ses partenaires
00:06:28avant d'annoncer un débat ici à l'Assemblée.
00:06:30Non, mais, je n'ai pas besoin...
00:06:31Je ne suis pas... Pardon, je vous le dis, franchement, je ne suis pas un enfant.
00:06:34Je n'ai pas besoin que le gouvernement me consulte
00:06:35pour décider d'un 5 ans de tirer.
00:06:37Je serai chez le Premier ministre dans une demi-heure.
00:06:40Nous sommes des êtres adultes qui peuvent prendre des initiatives sans nous.
00:06:42Et même nous, on peut même prendre des initiatives sans nous.
00:06:44Alors, justement, qu'est-ce que vous allez prendre comme initiative autour de ce débat ?
00:06:46En général, je parle.
00:06:47Quelles initiatives vous allez prendre autour de ce débat ?
00:06:48Non, non, mais en général, je disais, là, on va débattre
00:06:50et on va essayer de dire ce qu'on a, nous, d'analyse.
00:06:53Est-ce que la stratégie du Premier ministre, c'est de dire
00:06:55vous êtes bien marrant tous à proposer la suppression ?
00:06:57Maintenant, on va voir ce que chacun propose.
00:06:59Mais c'est pour ça que c'est intéressant.
00:07:01Il faut voir quel poste on met en place.
00:07:02C'est qu'est-ce que vous proposez.
00:07:03C'est qu'est-ce que vous remplacez par Parcoursup.
00:07:06Est-ce que vous pensez qu'il faut ouvrir les vannes partout
00:07:09et laisser les gens, comme je le disais, comme je le racontais,
00:07:11enfin, je le raconte, l'avis vraiment des gens,
00:07:13ce que je raconte, c'est la vérité.
00:07:15C'est pas mal que chacun se confronte à ses propres responsabilités
00:07:18parce qu'on est quand même dans une grande période d'irresponsabilité.
00:07:21Mais vous, qu'est-ce que vous allez mettre sur la table au Modem
00:07:24puisque Parcoursup va être réformé ?
00:07:26Qu'est-ce que vous allez défendre ?
00:07:27Moi, il me semble qu'on a d'abord une question d'appropriation de l'outil
00:07:30parce que l'outil arrive assez tard dans le cursus
00:07:32et donc les jeunes le découvrent plutôt en terminale qu'avant.
00:07:34Est-ce qu'on n'a pas intérêt ?
00:07:36Deux, qu'on donne un peu les règles de Parcoursup.
00:07:38Sur quoi on est choisi ?
00:07:39Parce que parfois on nous dit, moi j'ai mes propres enfants l'ont fait,
00:07:43je vois bien comment...
00:07:44Mais peut-être dès la première, dès la seconde, ça veut dire ?
00:07:46Deux, trois, ça pose la question de l'orientation.
00:07:49Parce qu'on a l'impression que Parcoursup
00:07:50est un espèce d'épée de Damoclès,
00:07:52une espèce d'élément définitif,
00:07:56y compris d'un parcours supérieur.
00:07:58Il faut déstresser ce moment-là.
00:08:00Trois, il y a la question, je crois, d'anominimiser ou pas
00:08:02et dans quel cadre on anonymise.
00:08:04Vous êtes favorable à dire qu'on enlève le lycée d'origine,
00:08:06on enlève peut-être même le nom ?
00:08:07Pourquoi pas, mais ça pose une vraie question derrière,
00:08:09c'est l'harmonisation des notes.
00:08:11Lauriane ?
00:08:12Parce qu'on sait très bien qu'il n'y a pas une harmonisation des notes.
00:08:15Donc il faut aller au bout et tirer la pelote de tout ce sujet.
00:08:17Vous allez tout remettre sur la table, Lauriane ?
00:08:19Les lycéens et les étudiants sont arrivés plutôt mécontents
00:08:22aujourd'hui à Matignon
00:08:23parce que le gouvernement avait convoqué avant eux
00:08:26des influenceurs.
00:08:26La question, c'est de savoir comment ils sont partis, vous savez.
00:08:29Ils appellent...
00:08:30Dans le même état d'esprit.
00:08:31Mais je voudrais revenir avec vous sur la méthode
00:08:33par rapport à cette colère lycéenne.
00:08:35Le gouvernement a donné le privilège des annonces
00:08:37à des influenceurs.
00:08:39Est-ce que là, vous reconnaissez un problème ?
00:08:41Moi, c'est ce que je lis.
00:08:43Je serais étonné qu'ils n'aient pas...
00:08:44Non, mais c'est sûr, parce qu'elles ont parlé.
00:08:45Ils ont sorti.
00:08:46Qu'elles ont parlé, mais il faut...
00:08:48Pour avoir déjà fait l'exercice,
00:08:49il ne faut pas confondre les sujets qu'on évoque
00:08:51du style, on pourrait réformer Parcoursup et le remplacer,
00:08:54qui n'est pas une annonce, mais qui est un dialogue.
00:08:56Sinon, on ne dit rien.
00:08:57On dit, je prends note.
00:08:59Donc, moi, je ne crois pas que ça soit en soi gênant.
00:09:02Par ailleurs, on est à la fois, les uns et les autres,
00:09:04à être très...
00:09:06Sans être trop vieux jeu,
00:09:07mais on est à la fois très réticents
00:09:09vis-à-vis des réseaux sociaux, des influenceurs.
00:09:11Mais la vérité oblige à dire que les jeunes
00:09:15regardent plus les influenceurs que d'autres choses.
00:09:17Oui, mais ce n'est pas une question comme ça.
00:09:18C'est aussi, quand on a des partenaires sociaux,
00:09:20les syndicats lycéens sont des partenaires reconnus,
00:09:23élus, représentatifs, et on les contourne un peu, là.
00:09:25Mais non, non, je ne crois pas.
00:09:26Ils ont été reçus par le président de la République.
00:09:28Il n'y a pas de contournement des...
00:09:29Non, je ne vois pas...
00:09:30Franchement, je ne vois pas d'entourloupe.
00:09:32Matignon reçoit des influenceurs,
00:09:33et dans le même temps, depuis Marseille,
00:09:35le président de la République lance une charge
00:09:37contre les réseaux sociaux
00:09:38en disant qu'ils abîment notre démocratie.
00:09:40Vous comprenez le message de l'exécutif, là ?
00:09:42Oui, je comprends que le message, il est complexe.
00:09:45En même temps ?
00:09:46Non, non, ce n'est pas en même temps.
00:09:48Celui qui dit qu'il faut interdire les réseaux sociaux
00:09:50ou interdire les influenceurs,
00:09:52il dit quelque chose qui n'est aujourd'hui pas la réalité
00:09:54de ce que vivent les jeunes,
00:09:55et même parfois les moins jeunes.
00:09:56Bon, il n'est pas impossible d'ailleurs
00:09:58que dans la crise des seines,
00:09:58il n'y a pas un petit phénomène
00:09:59autour du retrait des portables
00:10:02à l'intérieur des établissements.
00:10:04Donc, il ne faut pas croire
00:10:05que tout ça n'a pas d'influence sur les sociétés.
00:10:06Donc, on peut à la fois dénoncer,
00:10:08mettre en garde contre les influenceurs
00:10:09et vivre dans le monde dans lequel on vit.
00:10:10C'est comme si on disait,
00:10:11il ne faut pas dire à l'intelligence artificielle,
00:10:13elle existe.
00:10:14Donc, les influenceurs, ils existent
00:10:15et ils existent partout dans le monde.
00:10:16Les seuls pays où ils n'ont pas le droit d'exister,
00:10:18ce ne sont pas franchement des démocraties.
00:10:20Donc, notre langage, il doit être double,
00:10:22c'est attention aux influenceurs,
00:10:23mais on ne peut pas faire complètement sans.
00:10:25Enfin, je veux dire qu'envoyer le...
00:10:25Et pour les prochaines manifestations,
00:10:27le gouvernement envisage d'interdire
00:10:29l'accès à certains réseaux sociaux.
00:10:31Vous soutenez cette mesure ?
00:10:32Moi, je trouve que quand vous avez
00:10:34des réseaux sociaux ou des outils
00:10:36qui sont utilisés pour dire,
00:10:38venez là, il y a un magasin qui s'ouvre,
00:10:39si je peux dire, à coup de pied dans la porte,
00:10:42et vous pouvez vous servir,
00:10:43et on se donne rendez-vous,
00:10:44il y a quand même un sujet.
00:10:47Donc, je trouve...
00:10:48Donc, il y a les bons et les mauvais réseaux sociaux ?
00:10:49Non, ce n'est pas les bons et les mauvais réseaux sociaux,
00:10:52c'est l'utilisation que vous en faites.
00:10:53C'est comme toute révolution technologique.
00:10:55Toute révolution technologique,
00:10:57elle apporte son lot de risques
00:10:59et son lot de chances.
00:11:01Bon, à nous de faire en sorte
00:11:02que ce soit plutôt des chances que du risque.
00:11:03Voilà, Emmanuel ?
00:11:04Sur le budget, c'est un peu pareil.
00:11:06Il y a les bonnes et les mauvaises lignes.
00:11:07Là, vous disiez tout à l'heure,
00:11:08on ne va pas regarder ce plan
00:11:09uniquement en regardant les dépenses.
00:11:11Malgré tout, il y en a,
00:11:11et elles étaient loin d'être prévues
00:11:13au moment de la présentation du budget.
00:11:15Il y a un milliard, par exemple,
00:11:16pour les universités.
00:11:17Il y a 4 milliards sous forme de prêts
00:11:19pour aider notamment les lycées.
00:11:21Il y a l'abandon d'une partie
00:11:22de la suppression des postes de professeurs
00:11:24qui étaient prévus.
00:11:25Bref, tout ça se calcule en milliards d'euros.
00:11:28Est-ce que déjà pour vous,
00:11:29c'est le bonnétiage ?
00:11:30Alors, tout ça,
00:11:32ce que je ne calcule pas tout à fait
00:11:33en milliards d'euros,
00:11:34si je peux me permettre de vous contrarier
00:11:35ou de vous contredire.
00:11:36Non, mais 4 milliards, c'est des prêts.
00:11:38Donc, les prêts, c'est remboursé.
00:11:38Rien que le milliard pour les universités.
00:11:39Le milliard, c'est sur plusieurs exercices
00:11:41que moi, je connais un peu les marchés publics.
00:11:44Vous lancez un milliard,
00:11:45le temps que les marchés publics soient sortis,
00:11:46ça va s'étaler sur 2, 3, 4 ans.
00:11:49Donc, ce n'est pas tout à fait
00:11:50le même exercice budgétaire.
00:11:51Et concernant les profs,
00:11:53c'est assez marginal dans le budget.
00:11:54Donc, je ne dis pas que c'est un...
00:11:56Il y a des créations de places pour...
00:11:58Je ne dis pas que c'est zéro coût.
00:11:59Non, non, mais vous avez raison.
00:12:00Mais je ne crois pas que ça soit déterminant.
00:12:02Et je rappelle qu'il y a un certain nombre de gens
00:12:03qui disent qu'il faut 10 milliards
00:12:04sans être incapable de les chiffrer.
00:12:06Moi, je pense qu'il vaut mieux dire
00:12:07qu'on a des places.
00:12:08Parce qu'en gros, pourquoi il y a un milliard ?
00:12:09C'est qu'on va créer un certain nombre
00:12:11de milliers de places à la fac.
00:12:1215 000, en l'occurrence.
00:12:15Ça coûte tant la place.
00:12:16Et donc, je mets les moyens
00:12:17qui correspondent à ce qu'est la réalité
00:12:18du coût d'une place.
00:12:19Pour moi, ça ne me paraît pas incohérent.
00:12:20Parce que vous ne pouvez pas non plus dire
00:12:21que je crée des places
00:12:21et que je ne mets pas les moyens en face.
00:12:22Mais c'est pluriannuel.
00:12:23Est-ce que, du coup,
00:12:24il faut faire des économies à côté
00:12:26ou il faut accepter d'abandonner
00:12:27l'objectif de déficit fixé à 5% ?
00:12:30Pour le coup, moi, j'ai dit à tous mes parlementaires
00:12:31pour ce qui est des amendements
00:12:32du groupe des démocrates
00:12:34et je suis heureux qu'ils aient pu s'y tenir.
00:12:36Si vous faites des dépenses supplémentaires,
00:12:37il faut me trouver des économies ailleurs.
00:12:39Et là, ce sera le cas aussi ?
00:12:40Non, mais moi, je ne suis pas le gouvernement.
00:12:41Moi, j'alerterai...
00:12:42Mais là, c'est la ligne
00:12:43que vous défendrez aussi dans ce cas-là.
00:12:44Mais parce que c'est une ligne,
00:12:45y compris pour les jeunes.
00:12:47Parce que si on va dans le mur...
00:12:48Vous dites vous-même
00:12:49que vous soutenez ce plan.
00:12:50Donc, par définition,
00:12:51vous soutenez la dépense.
00:12:53Donc, où est-ce qu'on trouve à côté ?
00:12:54J'ai dit...
00:12:55Je trouve que ça répond
00:12:56à ce que demandent les lycéens.
00:12:57Je demande à avoir un peu plus de détails.
00:12:59On va aller à Matignon tout à l'heure.
00:13:00On va avoir un peu plus de détails.
00:13:01On verra comment ça s'échelonne dans le temps.
00:13:03Y compris ce que je vous dis
00:13:04du milliard pour les universités.
00:13:06Parce que ce n'est pas un milliard
00:13:06en année 2027.
00:13:07Non, c'est étalé sur plusieurs exercices.
00:13:09Donc, 200 millions,
00:13:10ce n'est pas pareil.
00:13:11Donc, il ne faut pas chercher
00:13:12un milliard d'économies.
00:13:12Non, mais ce que vous dites, Marc Fénault,
00:13:15c'est que...
00:13:15Mais c'est parce que c'est la logique des choses.
00:13:16Il n'y a pas d'entourloupe.
00:13:17Pour faire une rénovation d'une université,
00:13:19vous avez des procédures,
00:13:20vous avez des marchés.
00:13:20Ce que vous avez dit très clairement,
00:13:22c'est que si c'est de l'argent supplémentaire,
00:13:23ce ne sera pas de l'argent en plus.
00:13:24Il faudra le trouver ailleurs.
00:13:25Moi, je pense, je persiste à dire
00:13:27que la responsabilité,
00:13:29y compris vis-à-vis des jeunes,
00:13:30c'est de ne pas leur laisser une dette
00:13:31qui va les asphyxier.
00:13:33Donc, si on ne fait pas attention à ça...
00:13:35Donc, il faudra trouver des économies ailleurs ?
00:13:37Pareil, des dépenses vont peut-être arriver.
00:13:39Là, ce sera plutôt à la charge des entreprises.
00:13:42Mais l'idée que le SMIC
00:13:43pourrait être augmenté plus vite
00:13:45que ce qui aurait dû être le cas,
00:13:47vous soutenez ?
00:13:48Non, je pense qu'il faut regarder
00:13:49la question de la compétitivité.
00:13:51Et nous sommes dans une situation
00:13:53financière et économique
00:13:54qui est une situation fragile.
00:13:55Donc, on n'avance pas, selon vous ?
00:13:56Je pense qu'il ne faut pas faire ça à l'aveugle
00:13:58et sans avoir engagé un dialogue.
00:13:59Surtout qu'on fait faire quand même
00:14:00un effort aux entreprises
00:14:01au travers des allégements de charges,
00:14:03comme vous le savez.
00:14:04Donc, il ne faut peut-être pas
00:14:04tout cumuler dans une phase
00:14:05où on a une croissance
00:14:06qui est quand même assez faible.
00:14:07Il me semble que c'est un...
00:14:08Alors, comment on répond du coup
00:14:09aux demandes ?
00:14:11Mais moi, je pense que les mesures
00:14:12qu'on a eues...
00:14:12Je pense qu'il y a deux éléments.
00:14:14C'est un, qu'est-ce qu'on peut faire
00:14:14de détente sur le prix du...
00:14:16Parce que l'essentiel,
00:14:17c'est le prix du carburant.
00:14:17Donc, c'est ce qu'a fait
00:14:18le président de la République
00:14:19pour essayer de libérer des barils
00:14:20et de libérer des...
00:14:21Ça, ça va durer trois mois ?
00:14:22Oui, mais enfin,
00:14:23on peut espérer que dans trois mois,
00:14:25on va finir par sortir
00:14:25de cette situation UBS
00:14:26qui a été créée par le président Trump.
00:14:28Ce n'est pas nous qui sommes...
00:14:28Mais on peut imaginer
00:14:29que ça peut être pire au lendemain
00:14:30des termes UBS.
00:14:31On peut essayer de faire par séquence.
00:14:33On essaie de faire ça.
00:14:35Deuxième élément,
00:14:35il y a des aides ciblées.
00:14:36Je pense que c'est plutôt bien
00:14:37de le faire comme ça.
00:14:38Parce que sinon,
00:14:38on va là aussi...
00:14:40Je dis juste un mot, pardon,
00:14:41sur la question des lycées.
00:14:42Je rappelle,
00:14:43pour la question des lycées
00:14:44et du prêt,
00:14:45c'est la compétence des régions.
00:14:46Bien sûr.
00:14:47Et c'est la compétence des régions
00:14:48de ne pas depuis qu'un jour.
00:14:49C'est la compétence des régions
00:14:50depuis les années 80,
00:14:50c'est des lois de fait.
00:14:51Qu'est-ce que vous voulez dire ?
00:14:52Et donc,
00:14:53qu'on vienne nous raconter maintenant
00:14:54qu'il y a du retard d'investissement,
00:14:55ça fait 40 ans
00:14:56que les régions ont la responsabilité.
00:14:57Il y a certaines régions
00:14:58qui ont fait le travail.
00:14:59D'autres, manifestement,
00:15:00qui ne l'ont pas fait.
00:15:00Même chose pour les départements
00:15:01et les collèges, donc.
00:15:02Oui.
00:15:03Et il faut compter
00:15:03qu'une partie des dépenses,
00:15:04si on veut être honnête,
00:15:05qui ont été annoncées ce soir,
00:15:06la Caisse des Pôles,
00:15:06ils avaient déjà prévus.
00:15:07Oui.
00:15:08Parce qu'un plan était déjà lancé,
00:15:09en partie,
00:15:10pour rénover,
00:15:10notamment,
00:15:11plutôt les écoles primaires.
00:15:12Mais ils élargissent un plan
00:15:13qui était très sur le plan.
00:15:13Oui, mais c'était un plan
00:15:14école primaire,
00:15:15bloc communal,
00:15:16c'est-à-dire commune
00:15:16et intercommunalité.
00:15:17Donc,
00:15:17que chacun prenne ses responsabilités
00:15:19dans cette affaire.
00:15:19Je suis fasciné que dans cette crise,
00:15:21on ait dit,
00:15:22l'État n'a pas investi
00:15:23dans les collèges et lycées.
00:15:24C'est la compétence exclusive
00:15:25des départements et des régions
00:15:26depuis 40 ans.
00:15:27Donc,
00:15:28c'est les départements et les régions
00:15:29qui n'ont pas fait leur travail.
00:15:30Non, mais je n'ai pas dit
00:15:31qu'il ne faut pas faire son boulot,
00:15:32je dis que chacun regarde
00:15:33devant sa porte.
00:15:33Hugo.
00:15:34Oui,
00:15:34monsieur le ministre,
00:15:36il y a plusieurs questions
00:15:38pour vous.
00:15:39Une, une, une.
00:15:39Enfin,
00:15:40sur le même thème,
00:15:41c'est sur Parcoursup,
00:15:42il y a des questions
00:15:43autour de Parcoursup.
00:15:4475 vous demandent,
00:15:45est-ce que ça doit être
00:15:47la fin de la réforme blanquaire,
00:15:48ces options modulaires
00:15:49et les emplois du temps
00:15:50à rallonge associés ?
00:15:52Sur le même thème,
00:15:52il y a pourquoi pas revenir
00:15:53à comme c'était
00:15:54avant Parcoursup ?
00:15:57Il y a la réforme blanquaire,
00:15:59c'est plutôt le...
00:15:59Déjà la réforme blanquaire ?
00:16:00Non, mais...
00:16:01L'espèce de lycée à la carte.
00:16:02Non, mais je cloue tout de suite,
00:16:03il ne faut pas revenir
00:16:03avant Parcoursup
00:16:04parce qu'avant Parcoursup,
00:16:05c'était très injuste.
00:16:06Oui, on l'a déjà dit.
00:16:07Bon, donc on va...
00:16:07Mais on n'est pas obligé
00:16:09de faire moins bien,
00:16:09on peut faire mieux.
00:16:10Mais revenons à la réforme blanquaire
00:16:11sur le lycée.
00:16:12Avant Parcoursup,
00:16:12c'était moins bien
00:16:13que Parcoursup.
00:16:14Parcoursup marche bien,
00:16:14on peut essayer de faire plus.
00:16:15Et la réforme blanquaire,
00:16:16il faut essayer de regarder
00:16:27donc regardons ce qui ne fonctionne pas.
00:16:29Peut-être qu'il y a beaucoup d'affaires...
00:16:30Est-ce que ça a fonctionné
00:16:30la réforme blanquaire pour vous ?
00:16:32Apparemment,
00:16:32ça pose des questions,
00:16:33en tout cas principales et principielles,
00:16:35qui sont des questions
00:16:35d'organisation de l'emploi du temps.
00:16:37Donc, est-ce qu'il ne faut pas revenir
00:16:38aux bonnes vieilles filières d'autrefois ?
00:16:40Qui ne sont pas si autrefois, d'ailleurs.
00:16:41Je me méfie toujours
00:16:42d'un pays qui passe son temps à dire
00:16:44que c'était mieux avant.
00:16:44Non, personne ne dit ça.
00:16:45Non, mais si,
00:16:46vous dites aux bonnes vieilles filières
00:16:47d'autrefois.
00:16:48Oui, parce que vous savez,
00:16:48littéraires, scientifiques, économiques...
00:16:50Oui, et lesquelles bonnes vieilles filières ?
00:16:51On disait,
00:16:51quand on ne fait pas
00:16:52une filière scientifique,
00:16:53j'en sais quelque chose,
00:16:54il ne faut pas la peine
00:16:55de vous fermer les portages.
00:16:57Les options ne changent rien là-dessus.
00:16:58Non, mais c'est pour ça
00:17:00qu'il faut sans doute faire...
00:17:01Mais la réforme blanquaire,
00:17:01elle a coûté cher, quand même.
00:17:03Oui, enfin, elle a coûté cher, non.
00:17:04Ça veut dire quoi,
00:17:05coûté cher financièrement,
00:17:05vous voulez dire ?
00:17:06Non, elle n'a pas coûté cher financièrement.
00:17:08On a demandé par ailleurs...
00:17:08Elle coûte cher aujourd'hui, en tout cas.
00:17:09Non.
00:17:10Socialement, j'entends.
00:17:18Il y a des problèmes d'organisation pratique,
00:17:20en particulier pour les élèves.
00:17:21Deuxièmement,
00:17:22elle pose des questions aussi
00:17:22d'organisation autour de...
00:17:24Comment dirais-je ?
00:17:25L'organisation de la classe.
00:17:26Comme il y a beaucoup d'options,
00:17:26c'est souvent des élèves
00:17:27qui sont dispatchés.
00:17:28Donc, l'unité de la classe...
00:17:30Non, mais il n'y a pas
00:17:30que les journées à rallonge,
00:17:31parce que moi,
00:17:31je n'ai pas quand même souvenir
00:17:32que je commençais à 10h
00:17:33et je finissais à 15h
00:17:34quand j'étais lycéen.
00:17:35Donc, les journées étaient déjà...
00:17:37En tout cas, moi,
00:17:37elles me paraissaient longues,
00:17:39pour être très honnêtes.
00:17:39Vous étiez assidus.
00:17:40C'est peut-être parce que
00:17:41je n'étais pas un élève
00:17:41très assidu.
00:17:43Mais ce n'est pas le seul sujet.
00:17:45C'est journée à rallonge,
00:17:46plus 3 heures de trou,
00:17:48plus...
00:17:48Voilà, c'est plutôt ça
00:17:49qui va pas...
00:17:50Plus à quoi ça sert
00:17:51de faire des options,
00:17:52si au fond,
00:17:52comment elles sont valorisées
00:17:53dans Parcoursup.
00:17:54Ça, c'est un sujet.
00:17:55Et donc, on a besoin de travailler.
00:17:56Et deux, je pense qu'il y a un sujet...
00:17:57Une classe, c'était un collectif
00:17:58qui se constituait pour 9 mois.
00:18:00Et les options ont un peu
00:18:02dispatché les classes.
00:18:03Et donc, on a un sujet de collectif,
00:18:04y compris d'ailleurs
00:18:05le rôle du prof principal,
00:18:06parce que le prof principal,
00:18:07il avait normalement
00:18:08toujours le même effectif
00:18:10qui travaillait toujours ensemble.
00:18:12Et là, ce n'est plus
00:18:12tout à fait le cas.
00:18:13Donc, il y a une question
00:18:13à se poser.
00:18:14Mais que dans ce pays,
00:18:15on se pose des questions
00:18:16d'évaluation quand un truc
00:18:17ne marche pas bien
00:18:18ou ne marche pas comme on avait voulu.
00:18:19D'accord, c'est bien
00:18:19de se poser des questions,
00:18:20Marc Fénaud,
00:18:21mais il y a des élèves
00:18:21qui en ont subi les conséquences.
00:18:22Oui, très bien.
00:18:23C'est ça, la conséquence.
00:18:24Il y a aussi des élèves...
00:18:25Les réformes d'éducation nationale,
00:18:26il y a eu des milliers
00:18:27et à chaque fois,
00:18:28chaque génération paye.
00:18:28Il y a des élèves
00:18:29qui ont subi les conséquences
00:18:30depuis des dizaines
00:18:32et des dizaines d'années
00:18:33du système éducatif.
00:18:34Oui, parce qu'il y a une réforme
00:18:35tous les ans.
00:18:35Non, mais il n'y a pas
00:18:36une réforme tous les ans.
00:18:36Et 8 ministres de l'éducation nationale
00:18:37et 8 ministres de l'éducation nationale
00:18:39ces dernières années.
00:18:39Non, mais la réforme Blanquer,
00:18:40ce n'est pas une réforme
00:18:41d'il y a un an
00:18:42ou d'il y a deux ans.
00:18:43C'est un peu plus lointain que ça.
00:18:44Et qu'on essaie
00:18:45d'améliorer les dispositifs.
00:18:47Je ne suis pas sûr
00:18:48que le système des années 30
00:18:49ou des années 20
00:18:50ou des années,
00:18:51je parle de 1900,
00:18:52ou des années 60
00:18:53étaient formidables,
00:18:55égalitaires
00:18:55et que ceux qui ne faisaient pas
00:18:56la classe littéraire,
00:18:57autre chose qu'une classe scientifique
00:18:58n'étaient pas exclues
00:18:59du système aussi.
00:19:00Vous dites, Marrénaud,
00:19:01qu'il y a des mesures
00:19:01qui ne coûtent rien.
00:19:02Pour toutes celles qui coûtent,
00:19:03elles seront donc ajoutées
00:19:04dans le budget.
00:19:05Est-ce que vous dites aux oppositions
00:19:07que ce budget,
00:19:07il faudra le voter ?
00:19:09Déjà, j'essaie de dire
00:19:11aux oppositions,
00:19:11si vous étiez juste,
00:19:13je ne suis pas quelqu'un
00:19:14qui donne des leçons,
00:19:15mais si chacun essaie
00:19:16de se mettre autour de la table
00:19:16et d'être un peu responsable,
00:19:18quand vous regardez
00:19:18le projet de loi de financement
00:19:19de la Sécurité sociale,
00:19:20on a dérapé de plus de 20 milliards
00:19:23avec un déficit
00:19:23qui était déjà de 12,
00:19:24autant que je me souvienne.
00:19:25Donc, on a 30 milliards
00:19:26de déficit
00:19:27et là, on n'était qu'en recette.
00:19:30Et elle n'a pas été adoptée.
00:19:31Oui, mais elle n'a pas décidé
00:19:32les défenses.
00:19:33Non, mais c'est la même chose.
00:19:36Si on pouvait déjà
00:19:37ne pas faire comme si
00:19:37on était irresponsable
00:19:39collectivement,
00:19:40on est à une dérive
00:19:41sur le PLFSS de 60 milliards.
00:19:42Le PLF, on va arriver
00:19:43dans les mêmes exercices.
00:19:45Bon, je ne donne
00:19:46de leçons à personne,
00:19:46mais si on veut trouver
00:19:47et si on veut faire des priorités,
00:19:48c'est qu'on ne met pas
00:19:49de l'argent partout
00:19:49de façon aveugle.
00:19:50Et en sortant des chutes...
00:19:51Non, mais je repose
00:19:52la question d'Elsa.
00:19:53Est-ce que vous dites
00:19:54aux oppositions,
00:19:55puisque vous tenez tant
00:19:56à ces mesures pour l'éducation,
00:19:57il faut voter le budget ?
00:19:58Oui, mais ça,
00:19:59c'est le rôle du gouvernement.
00:20:00Oui, ça serait le plus logique.
00:20:02Je n'ai pas d'espoir,
00:20:03comment dirais-je,
00:20:04fourni sur le fait que...
00:20:05D'ailleurs, vous voyez bien,
00:20:05le PLFSS,
00:20:06ce n'est plus du tout
00:20:06l'immersion du gouvernement
00:20:07ni la nôtre.
00:20:08Ils finissent à la fin
00:20:09par ne pas la voter
00:20:09parce qu'il n'y a pas
00:20:10de contre-propositions
00:20:13collective, majoritaire.
00:20:14À l'inverse,
00:20:14s'il y a des discussions
00:20:15sur l'éducation nationale
00:20:16qui font plus ou moins consensus,
00:20:18est-ce que vous dites
00:20:18au gouvernement,
00:20:19il faut aller peut-être
00:20:20plus loin dans le compromis,
00:20:21il faut accepter de céder
00:20:22aussi sur d'autres sujets ?
00:20:23Oui, mais il n'y a pas
00:20:24de difficulté
00:20:24à ce qu'on puisse essayer
00:20:25d'aller plus loin,
00:20:26mais ça pose la question
00:20:27de l'équation budgétaire néanmoins.
00:20:28On vous fait réagir
00:20:29à ce qu'a dit Emmanuel Macron.
00:20:30Il a dit que ce n'était pas normal
00:20:31que le pays soit dans cet état
00:20:32d'ébullition
00:20:33à six mois des élections.
00:20:35Mais est-ce qu'il n'est pas
00:20:35un peu responsable aussi ?
00:20:37Oui, mais je trouve
00:20:38que cette propension qu'on a,
00:20:40ce n'est pas la première fois
00:20:40d'ailleurs à la fin d'un quinquennat
00:20:41ou d'un septennat
00:20:42à chercher des boucs émissaires.
00:20:43Ce pays se cherche
00:20:44en permanence
00:20:44à débousser.
00:20:45C'est qui le bouc émissaire
00:20:46en l'occurrence ?
00:20:46Le président de la République
00:20:47est un bouc émissaire.
00:20:48Mais oui, mais il dit
00:20:49en même temps
00:20:49qu'il ne comprend pas.
00:20:50Attendez, nous sommes tous aussi,
00:20:53alors il y a ceux qui ont gouverné
00:20:54et ceux qui n'ont pas gouverné,
00:20:55moi je ne me suis jamais défaussé,
00:20:56mais cette facilité qu'on a
00:20:57quand on a gouverné
00:20:58à dire, c'est comme si
00:20:59je n'avais pas gouverné.
00:20:59Mais ceux qui sont dans l'opposition,
00:21:01ils ont aussi une responsabilité.
00:21:01Reprenons la phrase,
00:21:02ce n'est pas normal
00:21:02qu'à six mois d'une élection présidentielle,
00:21:04notre pays soit dans cet état d'ébullition.
00:21:05Oui, pourquoi ?
00:21:06Je vois bien ce qu'il veut dire.
00:21:07Il veut dire que, généralement,
00:21:08l'élection présidentielle
00:21:10est le moment où on tranche les questions
00:21:12et que personne ne peut crédiblement,
00:21:14sans majorité à l'Assemblée nationale
00:21:15et sans esprit de responsabilité,
00:21:17croire qu'on va résoudre
00:21:18en cinq mois
00:21:19ce qu'on n'a pas réussi à faire
00:21:20depuis quatre ans
00:21:20parce que, faute de majorité,
00:21:22singulièrement depuis 2024.
00:21:24Donc, non pas pour reporter le problème,
00:21:26mais qu'on se dise
00:21:27c'est l'élection présidentielle
00:21:28qui tranchera quand même.
00:21:29Maintenant, c'est l'élection présidentielle.
00:21:30Ceux qui disent
00:21:31on va tout changer en six mois,
00:21:32ça s'appelle...
00:21:33Oui, alors donc,
00:21:33je ne comprends pas ce que vous dites.
00:21:34Qu'est-ce que vous voulez dire ?
00:21:35Qu'Emmanuel Macron,
00:21:36quand il dit ça,
00:21:37qu'il ne comprend pas
00:21:38qu'à six mois de la liste présidentielle,
00:21:40le pays soit en ébullition ?
00:21:42Qu'est-ce que...
00:21:43Il veut dire,
00:21:43alors je recommence,
00:21:46il veut dire que
00:21:47la logique généralement institutionnelle
00:21:49qu'à six mois d'une élection...
00:21:50Oui, c'est que quand on change de président,
00:21:50on a l'impression que tout va changer.
00:21:52Ben oui.
00:21:53Voilà.
00:21:53Mais pourquoi...
00:21:54Mais peut-être que les Français
00:21:55n'y croient plus, alors ?
00:21:56Ah, c'est ça que je voulais vous faire dire.
00:21:57Non, mais peut-être...
00:21:58Si vous voulez me faire dire ça...
00:21:58Non, pas vous faire dire,
00:21:59mais qu'on aille plus loin.
00:22:00Qu'on aille plus loin.
00:22:01Je prends acte, mais...
00:22:02Non, mais qu'on aille plus loin.
00:22:03Vous me direz la prochaine fois
00:22:04ce que vous vouliez que je dise,
00:22:05mais...
00:22:05Non, qu'on aille plus loin.
00:22:06Non, je me présente.
00:22:06Mais il dit qu'il ne comprend pas,
00:22:07ça veut dire qu'il ne comprend pas non plus
00:22:09l'état dans lequel il se trouve
00:22:10le pays aujourd'hui.
00:22:10Non, non, ce n'est pas qu'il ne comprend pas.
00:22:11Non, mais je vois bien ce que...
00:22:12Non, mais...
00:22:14Ne faisons pas du mot à mot.
00:22:16Ce qui est un peu curieux
00:22:17pour la première fois, c'est vrai,
00:22:18mais ce n'est pas un reproche
00:22:19fait aux Français non plus, d'ailleurs.
00:22:21C'est que normalement,
00:22:21l'élection présidentielle tranche.
00:22:23Or, là, elle ne tranche pas.
00:22:24Éclive.
00:22:25Avant.
00:22:25Vous voyez ce que je veux dire ?
00:22:26Oui, avant même...
00:22:26Or, l'élection présidentielle
00:22:27est le moment catharsique, comme on dit,
00:22:29où on met des choses sur la table.
00:22:30Alors, ça va se terminer comment ?
00:22:31Je n'étais pas d'accord du tout.
00:22:32Comment ça peut se terminer ?
00:22:35Je pense que...
00:22:40Ce sont des crises extérieures.
00:22:41Donc, le rôle du gouvernement jusqu'au bout
00:22:42et du président de la République,
00:22:43d'ailleurs, il l'a dit lui-même,
00:22:44c'est de gouverner jusqu'au bout.
00:22:46Deux, c'est de se dire,
00:22:46y compris dans les séquences
00:22:47qu'on a évoquées sur les séquences
00:22:49d'éducation nationale,
00:22:50c'est de se dire,
00:22:51qu'est-ce qu'on peut faire là ?
00:22:52Qu'est-ce qui va être l'objet
00:22:53d'un débat présidentiel ?
00:22:54Et qu'est-ce qui sera fait après ?
00:22:55Parce que six mois, franchement,
00:22:57c'est quand même très court.
00:22:58Pour faire quelque chose ?
00:22:59Pour essayer de...
00:23:00Ceux qui réclament le changement profond
00:23:02de 10, 15, 20 années en six mois,
00:23:05ils sont très forts,
00:23:05mais il faut qu'ils me montrent
00:23:06comment ils le font.
00:23:07Merci, Marc Fénaud.
00:23:08Merci à vous.
00:23:08Vous êtes venu sur le plateau
00:23:09de l'Indice et Politique
00:23:10et va vous succéder.
00:23:11Sur ce plateau,
00:23:12Maxime Michelet,
00:23:12qui est député UDR de la Marne,
00:23:14qui va vous prendre votre place.
00:23:16Il est coordinateur des questions
00:23:17d'éducation pour la campagne
00:23:19de Marine Le Pen.
00:23:19Il va s'installer à votre place
00:23:21et on accueille Maxime Michelet.
00:23:22Bonsoir.
00:23:23Merci d'être sur ce plateau.
00:23:24On va revenir avec vous
00:23:26sur les annonces du gouvernement
00:23:27en direction des lycéens et étudiants.
00:23:29Mais l'autre image du jour,
00:23:30avant d'y revenir,
00:23:31c'est la visite d'Emmanuel Macron
00:23:32à la mairie de Marseille
00:23:33qui avait été la cible,
00:23:34on s'en souvient,
00:23:34des casseurs
00:23:35lors des manifestations
00:23:36du 17 octobre,
00:23:37des faits qui avaient suscité
00:23:38des questions et des accusations
00:23:40sur le maintien de l'ordre.
00:23:42Il n'y avait pas assez de force
00:23:43le 17 octobre,
00:23:44on le sait très bien,
00:23:45parce qu'on n'avait pas du tout
00:23:46anticipé ce qui s'est passé.
00:23:47C'est-à-dire que le 17 octobre
00:23:49n'avait pas été anticipé
00:23:51le fait qu'on aurait
00:23:52autant de forces d'ultra-gauche
00:23:53qui se mobiliseraient
00:23:54dès très tôt le matin,
00:23:55de manière très atypique,
00:23:57c'est-à-dire pas en opportuniste
00:23:59à la fin des cortèges,
00:24:00mais très tôt le matin,
00:24:02ce qui s'est d'ailleurs passé ici.
00:24:03On n'avait pas anticipé
00:24:04qu'on aurait au-delà
00:24:06de cette mobilisation
00:24:07de l'ultra-gauche,
00:24:08aussi de la délinquance
00:24:09qui viendrait dessus.
00:24:11Et donc les forces de police
00:24:12n'étaient pas dûment proportionnées.
00:24:14Maxime Michelet,
00:24:16est-ce que des manifestations
00:24:17sans incidents,
00:24:18c'est possible ?
00:24:19Ah oui, il faut l'espérer
00:24:20pour la démocratie française.
00:24:22Avec zéro incident ?
00:24:23Pour la capacité,
00:24:23il faut l'espérer,
00:24:24il faut l'espérer évidemment.
00:24:25Mais ça n'a jamais existé.
00:24:26Pour la démocratie française,
00:24:27l'aveu du président de la République
00:24:28est quand même terrible.
00:24:29Nous n'avions pas anticipé,
00:24:31c'est justement le rôle
00:24:32du gouvernement,
00:24:33que d'anticiper.
00:24:34Ils n'ont pas déployé
00:24:35les moyens suffisants.
00:24:37Notre président,
00:24:37le président de l'UDR,
00:24:38Éric Ciotti,
00:24:38l'avait dit en hémicycle.
00:24:40Les moyens n'étaient pas à la hauteur,
00:24:41le dispositif n'était pas proportionné.
00:24:44Les événements qui se sont déroulés
00:24:45le 17 octobre,
00:24:46c'est malheureusement cela.
00:24:47C'est la naïveté du gouvernement
00:24:49vis-à-vis d'une situation,
00:24:51tout de même,
00:24:52il dit ne pas comprendre,
00:24:53ne pas avoir anticipé
00:24:54cette conjonction
00:24:55entre l'ultra-gauche
00:24:57et des phénomènes de délinquance.
00:24:59Mais ce n'est pas la première fois
00:25:00qu'on voit ce type de choses.
00:25:01Ce n'est pas la première fois
00:25:02qu'on voit Paris ainsi saccagé.
00:25:06Louriad.
00:25:06Depuis le 17 octobre,
00:25:07des couvre-feux
00:25:08ont été instaurés
00:25:09dans plusieurs villes.
00:25:10Le gouvernement envisage
00:25:11de restreindre l'accès
00:25:13aux réseaux sociaux
00:25:13pour des prochaines manifestations.
00:25:15Pour ces prochaines manifestations aussi,
00:25:17le parcours,
00:25:18le tracé,
00:25:19serait fait en dehors,
00:25:21accepté seulement
00:25:21hors des centres-villes.
00:25:22Est-ce que tout ça,
00:25:23c'est suffisant selon vous ?
00:25:25– Suffisant, non,
00:25:26parce que de nouveau,
00:25:27ce sont des questions de moyens.
00:25:28Il faut déployer les forces de l'ordre
00:25:30d'une manière proportionnée.
00:25:32On l'a vu d'ailleurs,
00:25:33il y a eu plus de moyens ce samedi.
00:25:35Il n'y a pas eu autant d'incidents
00:25:37que le 17 octobre.
00:25:38Le congrès,
00:25:38le meeting du Rassemblement national
00:25:40à Orléans,
00:25:41s'est aussi déroulé
00:25:42dans de bonnes conditions
00:25:42parce que les forces de l'ordre
00:25:43étaient là,
00:25:44parce qu'il faut les saluer.
00:25:45Il y a nos policiers,
00:25:45nos gendarmes
00:25:46qui ont assuré,
00:25:47qui assurent ce rôle
00:25:48de gardien de nos institutions
00:25:50et de notre paix civile.
00:25:52Après,
00:25:53les mesures
00:25:54comme sur les réseaux sociaux,
00:25:55c'est un peu d'ailleurs paradoxal
00:25:57parce qu'un côté,
00:25:58il va interdire les réseaux sociaux
00:25:59et puis quand ils font
00:25:59des annonces sur l'éducation,
00:26:00il convoque des influenceurs.
00:26:02– L'a évoqué tout à l'heure.
00:26:03– Donc,
00:26:03bon,
00:26:03voilà,
00:26:03tout cela n'est pas forcément
00:26:04très cohérent
00:26:05et l'interdiction des réseaux sociaux,
00:26:07c'est quand même une mesure
00:26:08qui ressemble plus
00:26:08aux mesures du Parti communiste chinois
00:26:10que celles d'une démocratie.
00:26:11– Le président de la République
00:26:13mise sur ce modèle
00:26:15du 24 octobre,
00:26:16comme il dit,
00:26:16c'est-à-dire
00:26:17une forte mobilisation
00:26:20la manifestation samedi prochain,
00:26:22mais il y a aussi
00:26:22la manifestation le 5 novembre.
00:26:24Est-ce que, selon vous,
00:26:25les forces de l'ordre
00:26:26vont pouvoir tenir
00:26:26comme ça dans la durée ?
00:26:28– Nous le souhaitons.
00:26:29Alors, il est vrai,
00:26:30vous soulignez un point important,
00:26:31les forces de l'ordre
00:26:32font état d'un épuisement important.
00:26:34D'ailleurs,
00:26:35évidemment,
00:26:36à Paris,
00:26:36qui est l'épicentre
00:26:37de ces manifestations,
00:26:38mais sur tout le territoire,
00:26:40moi-même,
00:26:41dans ma circonscription,
00:26:41j'appartiens
00:26:42à une circonscription rurale,
00:26:43mais les forces de police
00:26:44et les forces de gendarmerie
00:26:45se disent aussi,
00:26:46vraiment,
00:26:46travailler à l'os,
00:26:47être soumis
00:26:49à des rythmes importants,
00:26:51des sous-effectifs,
00:26:52être énormément sollicités.
00:26:54Et puis,
00:26:54j'ajouterais à cela
00:26:55que non seulement
00:26:55ils sont énormément sollicités
00:26:56par l'État
00:26:57pour nous protéger,
00:26:58évidemment,
00:26:59mais ils sont aussi
00:26:59copieusement insultés
00:27:00par la gauche
00:27:01et l'extrême-gauche.
00:27:02Et il y a aussi,
00:27:03il ne faut pas le sous-estimer,
00:27:04l'épuisement moral
00:27:05de nos forces de l'ordre
00:27:06qui, à longueur de temps,
00:27:08se font insulter
00:27:09par des représentants
00:27:10de la gauche
00:27:10et de l'ultra-gauche.
00:27:11– Samedi dernier,
00:27:12des groupes d'ultra-droite
00:27:13ont agressé
00:27:14des manifestants
00:27:15dans plusieurs villes.
00:27:16À Nice,
00:27:17ils étaient une centaine.
00:27:18Onze personnes interpellées
00:27:19seront jugées demain.
00:27:21Est-ce que vous attendez
00:27:22de la part de la justice
00:27:23la même fermeté
00:27:24que pour les casseurs ?
00:27:25– Absolument.
00:27:27Nous, nous sommes,
00:27:28avec nos alliés
00:27:28du Rassemblement national,
00:27:29nous sommes le parti
00:27:31de l'ordre
00:27:31et de la paix civile,
00:27:32de la concorde nationale.
00:27:33Nous attendons
00:27:34la même dureté
00:27:35avec toutes les personnes
00:27:36qui font usage
00:27:37de la violence.
00:27:38En démocratie,
00:27:39la violence,
00:27:39contrairement à ce que
00:27:40on a pu entendre
00:27:41de la part de certains élus
00:27:43de gauche
00:27:43et d'extrême-gauche,
00:27:44la violence n'est pas
00:27:45un mode d'expression
00:27:46et d'action légitime.
00:27:48La violence est toujours
00:27:48un délit
00:27:49et toute violence,
00:27:50qu'elle soit de gauche,
00:27:51de droite ou du centre,
00:27:53toute violence doit être
00:27:53punie avec la même fermeté.
00:27:54– Elsa ?
00:27:55– Sur les annonces
00:27:57au niveau de l'éducation nationale,
00:27:58je rappelle que vous vous occupez
00:27:59de ce sujet
00:28:00pour la candidate Marine Le Pen.
00:28:02Sur la réforme de Parcoursup,
00:28:03le gouvernement propose
00:28:04de le transformer.
00:28:06Est-ce que vous,
00:28:06c'est votre ligne,
00:28:07on n'a pas tellement compris
00:28:08si vous étiez pour la suppression
00:28:10ou pour l'abrogation
00:28:11ou pour justement
00:28:12des transformations,
00:28:13des améliorations ?
00:28:15– Abrogation, réforme,
00:28:17le terme importe peu,
00:28:18je pense qu'il faut
00:28:19distinguer deux choses.
00:28:20– Ce n'est pas du tout la même chose,
00:28:20soit on garde le système
00:28:21et on le corrige,
00:28:22soit on en change complètement.
00:28:24– Il faut distinguer deux choses,
00:28:25je pense,
00:28:25en Parcoursup.
00:28:26Parcoursup, d'un côté,
00:28:27c'est une plateforme,
00:28:28c'est une plateforme
00:28:29qui centralise les formations,
00:28:30qui met en rapport
00:28:30les formations
00:28:31avec les souhaits des lycéens.
00:28:33Cette plateforme,
00:28:33elle a besoin d'exister,
00:28:35c'est une évidence technique.
00:28:38De l'autre côté,
00:28:39il y a la procédure Parcoursup.
00:28:40Ça, c'est la procédure
00:28:41qu'on fait suivre à nos élèves
00:28:42pour qu'ils puissent être ensuite
00:28:44admis dans l'enseignement supérieur.
00:28:46Cette procédure Parcoursup,
00:28:47elle doit être abrogée
00:28:48parce qu'elle doit être changée
00:28:50de fond en comble.
00:28:51Et au sein du bloc national RNUDR,
00:28:54nous voulons que la procédure
00:28:58d'admission dans l'enseignement supérieur
00:29:00soit de nouveau fondée
00:29:01sur le diplôme d'accès
00:29:02à l'enseignement supérieur
00:29:03qui est le baccalauréat.
00:29:04Parce que dans le problème
00:29:05de Parcoursup,
00:29:06il y en a plusieurs.
00:29:07Parcoursup,
00:29:08ce n'est pas juste le moment
00:29:09où les résultats tombent.
00:29:10C'est toute la procédure avant.
00:29:11Et la procédure,
00:29:12elle commence dès la fin de la seconde
00:29:13quand vous devez choisir
00:29:14vos spécialités,
00:29:15quand vous devez choisir
00:29:15quelle spécialité vous abandonnerez.
00:29:17Ça, vous gardez ou pas
00:29:17la réforme Blanquer
00:29:18avec ces fameuses spécialités ?
00:29:20Absolument pas.
00:29:21Cette réforme-là,
00:29:22justement,
00:29:22aujourd'hui,
00:29:23la colère des lycéens,
00:29:24c'est la conséquence
00:29:25de toutes les mesures éducatives
00:29:27prises par Emmanuel Macron
00:29:28depuis 10 ans.
00:29:29Donc, il faut revenir
00:29:29aux filières traditionnelles
00:29:30du bac, c'est ça ?
00:29:31Il faut, par exemple,
00:29:32étudier en effet
00:29:33cette possibilité,
00:29:34celle de structurer
00:29:35des filières
00:29:36qui, en réalité,
00:29:37en plus,
00:29:38je connais un peu,
00:29:38j'ai été secrétaire de scolarité
00:29:39pendant plusieurs années
00:29:40et notamment
00:29:41sous l'égide de cette réforme
00:29:43il y a encore quelques années.
00:29:44En réalité,
00:29:45les élèves choisissent
00:29:45des spécialités
00:29:46pour leur grande majorité
00:29:48qui correspondent
00:29:49aux anciennes filières.
00:29:50Quand vous avez des élèves
00:29:50qui choisissent
00:29:51maths, physique, SVT,
00:29:52ça s'appelle la filière S.
00:29:54Quand vous choisissez
00:29:54SES, histoire, anglaise,
00:29:56c'est la filière ES.
00:29:57Hugo ?
00:29:57Oui, monsieur le député,
00:29:58il y a une question pour vous
00:29:59de François dans le chat
00:30:00qui vous demande
00:30:01vous avez pris la place
00:30:03de Roger Chudeau
00:30:03sur les questions d'éducation
00:30:04auprès de Marine Le Pen.
00:30:05Est-ce lié un changement de ligne ?
00:30:06Qui est député RN.
00:30:07Qui était député RN
00:30:09du Loir-et-Cher.
00:30:10Est-ce lié
00:30:10un changement de ligne
00:30:11porté par votre candidate
00:30:12ou est-ce une sanction
00:30:13contre les propos polémiques
00:30:14de M. Chudeau
00:30:15sur les binationaux ?
00:30:17Je ne prends pas la place
00:30:19de mon excellent collègue
00:30:20Roger Chudeau.
00:30:21J'ai, en tout cas,
00:30:22l'honneur peut-être
00:30:23de lui succéder
00:30:23et c'est un honneur
00:30:24parce que Roger Chudeau
00:30:25a une expertise très forte.
00:30:26Mais pourquoi vous lui avez succédé ?
00:30:27Est-ce que c'est à cause
00:30:28de ses propos polémiques
00:30:29ou parce qu'il n'avait pas
00:30:31vraiment de programme ?
00:30:32Non, c'est Ninalino.
00:30:34Vous savez bien en plus
00:30:34que j'appartiens à un parti
00:30:36qui est allié
00:30:36au Rassemblement national
00:30:37qui est l'Union des droites
00:30:38pour la République
00:30:38d'Éric Ciotti.
00:30:39Moi, je suis très honoré
00:30:41du choix que Marine Le Pen
00:30:42a fait de moi
00:30:43et je travaille
00:30:44en très bonne intelligence
00:30:45évidemment avec beaucoup
00:30:46de parlementaires,
00:30:46beaucoup de gens
00:30:47qui contribuent
00:30:47à ce programme éducatif
00:30:48au premier rang desquels
00:30:49Roger Chudeau, évidemment.
00:30:50Il y aura un débat
00:30:51à l'Assemblée nationale
00:30:52mercredi
00:30:52sur cette question
00:30:53de parcours sup.
00:30:54Vous y serez, j'imagine ?
00:30:55Vous y participez ?
00:30:57Je serai l'orateur
00:30:57pour le groupe
00:30:58de l'Union des droites
00:30:59pour la République
00:30:59et j'en suis d'autant plus heureux
00:31:01que l'UDR avait demandé
00:31:03le même débat
00:31:05en février 2026.
00:31:07Donc le Premier ministre,
00:31:08s'il le souhaite,
00:31:09avant d'entendre le débat
00:31:11de mercredi,
00:31:11je l'invite à réécouter
00:31:12le débat que nous avions organisé
00:31:14dans le cadre d'une carte blanche
00:31:14sur ces questions-là
00:31:16en février.
00:31:17Est-ce que c'est un débat utile ?
00:31:18Qu'est-ce que vous allez proposer exactement ?
00:31:20On a bien compris
00:31:21ce que vous disiez
00:31:22sur Parcoursup
00:31:22mais il manque de place
00:31:24à l'université.
00:31:25Est-ce que vous voulez
00:31:25qu'il y ait plus de place
00:31:26à l'université
00:31:27ou au contraire
00:31:27est-ce que vous voulez
00:31:28que la sélection
00:31:28elle soit plus forte ?
00:31:30Alors ce débat
00:31:31va être très, très utile
00:31:33car il va permettre,
00:31:34j'entendais juste avant moi
00:31:35mon prédécesseur,
00:31:36Marc Fénaud,
00:31:37qui disait
00:31:38l'élection présidentielle
00:31:39c'est dommage,
00:31:39elle clive.
00:31:40Mais c'est nécessaire
00:31:41de cliver,
00:31:41c'est nécessaire
00:31:42de cliver l'opinion
00:31:42pour justement
00:31:43que les positions
00:31:45des uns et des autres
00:31:45soient bien comprises
00:31:46des citoyens.
00:31:47C'est ce clivage politique
00:31:48qui permet ensuite
00:31:49aux citoyens de délibérer.
00:31:50Dans ce débat,
00:31:51nous allons voir
00:31:51un clivage très important
00:31:52qui est entre d'un côté
00:31:53ceux qui veulent mentir
00:31:55à la jeunesse de France
00:31:56en leur disant
00:31:58avec le parcours
00:31:59que vous avez
00:32:00vous pouvez aller partout.
00:32:02De l'autre côté,
00:32:03il y a ceux comme nous
00:32:04qui ne leur mentons pas.
00:32:06Il faut,
00:32:06pour réussir
00:32:07dans l'enseignement supérieur,
00:32:08avoir des bases,
00:32:10évidemment.
00:32:10Et une sélection ?
00:32:12Oui.
00:32:12Mais le terme de sélection
00:32:13aujourd'hui est dévoyé
00:32:14par la gauche
00:32:14et par l'extrême gauche.
00:32:15En réalité,
00:32:16il faut simplement
00:32:16avoir des compétences.
00:32:17Est-ce que vous le reprenez, vous ?
00:32:18Il y a des filières sélectives.
00:32:19Il y a des filières sélectives.
00:32:20D'accord, mais est-ce que
00:32:20vous reprenez, vous,
00:32:21ce mot sélection ?
00:32:22Il y a des filières sélectives,
00:32:23il y a des sélections naturelles
00:32:25dans certaines filières.
00:32:27Tout le monde ne peut pas
00:32:27aller en classe préparatoire
00:32:29aux grandes écoles.
00:32:30Tout le monde ne peut pas
00:32:31aller dans certaines licences,
00:32:32double licence très sélective.
00:32:33Mais par exemple,
00:32:34dans une licence d'histoire
00:32:35qui est une filière
00:32:35non sélective,
00:32:37si vous avez un mauvais dossier
00:32:38en histoire,
00:32:39est-ce que c'est de la sélection
00:32:41que de vous refuser ?
00:32:42Ou c'est simplement
00:32:43vous dire la vérité
00:32:44et vous dire
00:32:44avec les compétences
00:32:46que vous avez acquis
00:32:47durant votre scolarité secondaire,
00:32:49vous n'êtes pas en mesure
00:32:50de réussir.
00:32:50Ne pas oublier,
00:32:51un étudiant sur deux oublie.
00:32:53Ils font quoi,
00:32:54ces étudiants
00:32:55qui veulent faire du soir,
00:32:56par exemple ?
00:32:58Vous leur dites quoi ?
00:32:59Ils peuvent,
00:33:00soit, déjà,
00:33:01il y a toujours
00:33:02la possibilité, évidemment,
00:33:03du redoublement.
00:33:04Quand même,
00:33:04on l'a un peu oublié,
00:33:05mais il y avait la possibilité
00:33:06du redoublement.
00:33:06Mais ensuite,
00:33:07si vous avez une faiblesse
00:33:09en histoire,
00:33:10vous pouvez avoir
00:33:11des talents ailleurs.
00:33:12L'important,
00:33:12c'est que l'école
00:33:14identifie les talents
00:33:15de chacun de ses élèves
00:33:16et lui dise en vérité
00:33:17voici là où tu es fort.
00:33:19Pour revenir au débat
00:33:20qui va avoir lieu
00:33:20après-demain,
00:33:21souhaitez-vous qu'il y ait
00:33:22un vote ou pas ?
00:33:23Un vote, non,
00:33:24parce qu'il faudrait
00:33:25que le vote soit sur un texte.
00:33:27L'Assemblée nationale
00:33:28se prononce
00:33:28sur des mesures concrètes,
00:33:30législatives.
00:33:31C'est le cas du 51,
00:33:32il n'y a pas de vote,
00:33:33mais je pense que le débat
00:33:34permettra de clarifier
00:33:35les positions.
00:33:36Vous parlez d'un retour
00:33:37de la promotion républicaine
00:33:39à l'école.
00:33:39Est-ce que, déjà,
00:33:40c'est votre formule ?
00:33:41Absolument.
00:33:42Qu'est-ce que ça veut dire ?
00:33:43J'assume le terme
00:33:45de méritocratie aussi.
00:33:47Aujourd'hui,
00:33:49la gauche parle beaucoup
00:33:50de l'assignation sociale
00:33:52et pense que le système éducatif
00:33:54produit des inégalités sociales.
00:33:56En réalité, moi,
00:33:57je crois que c'est
00:33:58l'effondrement du système éducatif,
00:33:59c'est sa défaillance majeure
00:34:01qui renforce
00:34:02les inégalités sociales.
00:34:03Aujourd'hui, malheureusement,
00:34:05beaucoup d'élèves
00:34:06font l'intégralité
00:34:07du parcours scolaire
00:34:08sans maîtriser
00:34:09le socle fondamental
00:34:10qui ne permet pas
00:34:11de construire ensuite
00:34:12d'autres connaissances.
00:34:15Quand vous ne permettez plus
00:34:16à toute une population,
00:34:18quelle que soit
00:34:18l'origine sociale,
00:34:19d'apprendre à lire
00:34:20et écrire et compter
00:34:20correctement,
00:34:22là, vous réassignez les gens
00:34:23à leur territoire,
00:34:24à leurs origines sociales.
00:34:26Donc, oui, en fait,
00:34:27donner la même instruction
00:34:28à tous les enfants
00:34:29de ce pays
00:34:29sur tout le territoire,
00:34:31leur apprendre tous
00:34:31à lire et écrire et compter
00:34:32de la même manière,
00:34:33ça, c'est une promesse républicaine.
00:34:34C'est une promesse
00:34:35qui avait été faite
00:34:36par la Troisième République
00:34:36et que nous allons
00:34:38restaurer.
00:34:38Emmanuel ?
00:34:39Sur le plan,
00:34:40je n'ai pas compris tout à fait.
00:34:41Est-ce que le plan annoncé
00:34:42vous convient, déjà ?
00:34:44Est-ce qu'il va
00:34:44dans le bon sens ?
00:34:45C'est un exercice
00:34:46un peu spécifique
00:34:46puisque le ministre
00:34:47se parle en même temps.
00:34:48Oui, mais on sait
00:34:49ce qu'il y a.
00:34:49Voilà, en même temps.
00:34:50On sait ce qu'il y a.
00:34:51Alors, sur Parcoursup...
00:34:52Au date Parcoursup,
00:34:53est-ce que le plan
00:34:53dans sa globalité...
00:34:54Le plan dans son intégralité.
00:34:55Est-ce que vous avez l'impression
00:34:56que le gouvernement répond
00:34:58aux attentes et de la rue
00:35:00et des parties
00:35:01que vous pouvez représenter ?
00:35:02Alors, est-ce qu'il répond
00:35:04aux demandes des lycéens ?
00:35:05Je ne suis pas sûr
00:35:06qu'il répondra
00:35:06à quoi qu'il arrive.
00:35:07Aux demandes
00:35:07des organisations lycéennes
00:35:09ou des organisations étudiantes
00:35:11qui sont principalement
00:35:12des organisations affiliées
00:35:13à la gauche
00:35:13et à l'extrême-gauche.
00:35:14Tout ce plan va dans le bon sens
00:35:15selon vous ?
00:35:15Non, mais je voudrais juste
00:35:17souligner cela quand même.
00:35:18Par exemple,
00:35:18un syndicat étudiant
00:35:19comme l'Uni,
00:35:20qui est aussi un syndicat représentatif
00:35:21mais qui a le malheur
00:35:21d'être de droite,
00:35:22n'a pas été invité
00:35:23par M. le Premier ministre
00:35:25à Matignon
00:35:25et je trouve ça quand même
00:35:26très regrettable.
00:35:27Donc, il se met un peu
00:35:27dans la main
00:35:28de la gauche
00:35:29et de l'extrême-gauche
00:35:29qui demande 250 000 places
00:35:31supplémentaires
00:35:32à l'université.
00:35:33Donc, quand vous mettez
00:35:33la barre aussi haute,
00:35:34évidemment que 15 000,
00:35:35ça ne suffit pas.
00:35:36Est-ce que l'étiage
00:35:36qui a été annoncé
00:35:37par le gouvernement,
00:35:38qui est proposé
00:35:39par le gouvernement,
00:35:39vous convient ?
00:35:40C'est des mesures de...
00:35:41Prenons l'exemple
00:35:42du bâti scolaire,
00:35:43par exemple.
00:35:43Le bâti scolaire.
00:35:444 milliards d'emprunts
00:35:45que l'État va donner
00:35:46aux régions,
00:35:47aux départements
00:35:47pour les collèges
00:35:48et pour les lycées.
00:35:49Alors déjà,
00:35:50on verra ce qu'il en sera
00:35:50à la fin.
00:35:52Après la calicule,
00:35:54on nous avait promis
00:35:55aussi un plan clim.
00:35:56Ce plan clim a quasiment
00:35:57été démantelé.
00:35:58La Caisse des dépôts
00:35:59l'a repris totalement
00:36:00à son compte
00:36:00et il est intégré
00:36:01dans les prévisions
00:36:02des mois à venir.
00:36:02Oui, pas à la hauteur
00:36:04de ce que le gouvernement
00:36:05avait annoncé initialement.
00:36:08Mais 4 milliards,
00:36:09ce n'est pas suffisant.
00:36:10Un rapport sénatorial
00:36:11indiquait que la rénovation
00:36:13du bâti scolaire,
00:36:14c'était 40 milliards.
00:36:15Donc, c'est de fait
00:36:17mécaniquement insuffisant.
00:36:18La question,
00:36:19c'est qu'il faut aller
00:36:19déjà identifier,
00:36:20il faut identifier
00:36:21les besoins,
00:36:22identifier les territoires
00:36:23où il y a des lycées
00:36:24qui sont en...
00:36:26Mais sur la cartographie
00:36:28exacte des besoins,
00:36:30pas exactement.
00:36:31On parle beaucoup
00:36:32aujourd'hui
00:36:32de l'avant-lue parisienne.
00:36:33Moi, j'ai de nouveau
00:36:34une circonscription rurale.
00:36:35Il y a aussi des besoins
00:36:36en ruralité.
00:36:37En tout cas,
00:36:37il faut aller chercher
00:36:38peut-être d'autres moyens
00:36:39de financement.
00:36:40Plus largement,
00:36:40Marine Le Pen
00:36:41veut plus de professeurs,
00:36:42veut également mieux les payer.
00:36:44Si on ajoute
00:36:44au plan annoncé ce soir,
00:36:46comment on paye
00:36:46justement tout ça ?
00:36:48Déjà,
00:36:49on va faire tout ça
00:36:50et évidemment,
00:36:51une question générale.
00:36:53On fait des économies
00:36:54ailleurs.
00:36:55Vous le savez,
00:36:56Marine Le Pen
00:36:56a annoncé 140 milliards
00:36:58d'économies
00:36:58sur le prochain quinquennat.
00:36:59Selon l'Institut de l'entreprise,
00:37:01c'est l'ordre de 7,5 milliards
00:37:02si on applique les mesures.
00:37:03Ce sont aussi des réaffectations
00:37:06de crédits et de revenus.
00:37:08Mais il y a aussi
00:37:09une réalité
00:37:10qui se profile devant nous
00:37:11qui est la baisse démographique.
00:37:13La baisse démographique
00:37:14va faire...
00:37:15C'est bien
00:37:15puisque un quinquennat
00:37:16qui s'ouvre en 2027,
00:37:18ça va jusqu'en 2032.
00:37:19Donc, il va y avoir
00:37:20une baisse démographique.
00:37:21Il va falloir profiter
00:37:21de cette baisse démographique.
00:37:22Et d'ailleurs,
00:37:23les places dans l'université,
00:37:24la gauche et l'extrême-gauche
00:37:25demandent 250 000 places supplémentaires.
00:37:28Mais la baisse démographique
00:37:29qui s'annonce aujourd'hui
00:37:30dans les collèges,
00:37:31dans les lycées,
00:37:31demain,
00:37:32s'annoncera aussi mécaniquement
00:37:34dans nos universités.
00:37:35Mais du coup, pardonnez-moi,
00:37:36je n'ai à nouveau pas du tout
00:37:36compris la réponse.
00:37:37C'est-à-dire qu'on fait quoi ?
00:37:38On attend qu'il y ait moins d'élèves ?
00:37:40Comment on investit ?
00:37:41Comment on paye jusque-là ?
00:37:42Qu'est-ce qu'on fait ?
00:37:43Si le nombre d'élèves baisse...
00:37:45Mais en 2032,
00:37:46là, on ne va pas...
00:37:46Ah, il ne va pas baisser.
00:37:47Alors, il ne baissera pas.
00:37:48Permettez-moi de vous corriger.
00:37:49Il ne va pas baisser par magie
00:37:50d'un coup en 2032.
00:37:51Il va baisser.
00:37:52Et la courbe est assez...
00:37:53Le ministre nous l'a montré
00:37:54en commission des affaires culturelles,
00:37:56la courbe est assez nette.
00:37:57On va perdre quand même largement
00:37:59de...
00:37:59La courbe va commencer
00:38:00et là, de 2027 à 2032,
00:38:01la courbe va être très, très nette.
00:38:03Donc, il y a des moyens
00:38:04à réaffecter.
00:38:04Mais de nouveau, je vous ai dit,
00:38:05on fait des économies ailleurs.
00:38:07Donc, on peut aussi réaffecter
00:38:09des moyens.
00:38:09Et même à l'intérieur
00:38:10de l'éducation nationale,
00:38:12on peut aussi réaffecter
00:38:12des moyens,
00:38:13notamment, par exemple,
00:38:14du côté de l'administration.
00:38:15Il y a énormément d'administrations
00:38:18dans l'éducation nationale,
00:38:19notamment centrale et rectorale.
00:38:21Ça vous permet de voter le budget ?
00:38:23De voter quel budget ?
00:38:24On n'a qu'un seul budget en France,
00:38:25le budget de l'État.
00:38:27Est-ce que les mesures annoncées ce soir
00:38:29vous laissent penser
00:38:30que, oui, on a besoin
00:38:31et qu'il faut...
00:38:32Vous me demandez
00:38:32si moi, on va pouvoir voter le PLF ?
00:38:35Ce PLF-là, ce budget-là ?
00:38:36Oui, du fait de ces nouvelles mesures.
00:38:38Non, il n'y a pas que ces mesures.
00:38:41Il n'y a pas que ces mesures dans le budget.
00:38:42Alors, est-ce que ça recule la censure, éventuellement ?
00:38:44Et puis, n'oublions pas.
00:38:44Est-ce que ça exclut la censure ?
00:38:45Je ne suis modestement que député UDR
00:38:49et référent des questions éducation.
00:38:51Ce n'est pas moi, vous l'imaginez bien,
00:38:52qui prend ce type de position.
00:38:53Vous étiez, vous l'avez dit tout à l'heure,
00:38:55à Orléans pour le meeting de Marine Le Pen
00:38:58et de Jordan Bardella.
00:38:59Et vous avez peut-être entendu parler
00:39:01de cette scène qu'on va voir
00:39:02qui a été captée par une caméra de LCP
00:39:04après l'action d'étudiants
00:39:05de l'Union des étudiants juifs de France
00:39:07visant Jordan Bardella
00:39:08et ses propos passés antisémites
00:39:09révélés par Midaparte.
00:39:11Ce militant, vous avez vu,
00:39:12a fait un geste ambigu
00:39:13qui s'apparente à un salut nazi.
00:39:16Est-ce que vous y voyez, vous,
00:39:17d'abord, un salut nazi ?
00:39:19Oui, j'y vois une main levée, en effet.
00:39:21Ça peut, en effet, être un salut nazi.
00:39:22Le Rassemblement national a été très clair.
00:39:25S'il l'avait vu, il l'aurait sorti.
00:39:27Si c'est le cas, il sera sanctionné,
00:39:30notamment s'il est militant du Rassemblement national,
00:39:32il sera sanctionné.
00:39:33Donc la réaction du Rassemblement national
00:39:35a été toujours extrêmement claire.
00:39:38et, évidemment, il n'y a aucune forme de lien
00:39:41entre ces immondes idéologies,
00:39:44son totalitarisme...
00:39:45Mais pourquoi ce monsieur était là, alors ?
00:39:46Non, mais déjà, il faut établir si c'est le cas.
00:39:48Oui, mais si c'est le cas, pourquoi...
00:39:49Et après, il sera sanctionné.
00:39:50Mais pourquoi il était là ?
00:39:51S'il est là, il sera sanctionné.
00:39:53Elsa ?
00:39:54Il y a des rassemblements partout en France
00:39:56après l'attaque terroriste raciste à Trappes
00:39:58qui a coûté la vie à Pengo, Bossio, Vangui.
00:40:01L'extrême droite est accusée d'avoir contribué
00:40:03à installer un climat raciste dans le pays.
00:40:06Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui vous accusent ?
00:40:09Moi, je ne suis pas de l'extrême droite,
00:40:10donc je ne me sens pas accusé par cette déclaration.
00:40:14Nous avons été très clairs
00:40:15depuis que cet acte affreux a eu lieu.
00:40:19Nous le condamnons, évidemment.
00:40:21Nous condamnons, ça me permet de faire une boucle
00:40:22avec l'interrogation que vous me portiez au tout début.
00:40:26Nous condamnons toute forme de violence.
00:40:29Évidemment que nous condamnons cet acte abominable, raciste,
00:40:33mais comme nous avons cadenné tous les autres attentats racistes...
00:40:37Votre partie ou d'autres responsables font des liens
00:40:39entre la délinquance et l'immigration,
00:40:41Éric Ciotti, par exemple, ou Jordan Bardella.
00:40:44Est-ce que, finalement, vous ne stigmatisez pas
00:40:45une partie de la population ?
00:40:46Est-ce qu'on n'a jamais, madame, appelé à la violence ?
00:40:50Non, mais quand on dit, par exemple,
00:40:52que ce qui s'est passé à Paris le 17 octobre,
00:40:54c'était des hordes de barbares,
00:40:58des gens qui venaient de banlieue,
00:41:00faisant un lien avec l'immigration,
00:41:01est-ce que, finalement, vous ne stigmatisez pas ces gens-là ?
00:41:04Non, parce que nous n'avons jamais appelé à la violence,
00:41:06nous appelons à des politiques...
00:41:07Il y a des gens qui entendent ça et qui passent à l'acte.
00:41:09Nous appelons à des politiques...
00:41:10Oui, mais enfin, il y a quand même un fait,
00:41:13c'est que nous n'avons jamais appelé à la violence,
00:41:14nous avons condamné toujours toutes les violences,
00:41:16et en effet, nous faisons un lien entre l'immigration des réguliers,
00:41:19l'immigration de masse,
00:41:20l'incapacité d'intégrer, d'assimiler
00:41:23une vague migratoire aussi importante,
00:41:25et des phénomènes de délinquance.
00:41:27Mais ces phénomènes de délinquance,
00:41:29nous appelons à ce que l'État de droit
00:41:30soit garanti sur tout le territoire national,
00:41:33que force reste à la loi,
00:41:34que ces gens soient arrêtés, condamnés.
00:41:37Jamais, nous n'avons appelé à la violence,
00:41:38nous avons toujours à l'État de droit.
00:41:39Hugo, une dernière question.
00:41:40Oui, monsieur le député,
00:41:42nos collègues de Street Press ont révélé
00:41:44qu'il y a un prestataire du Rassemblement national
00:41:47qui a été filmé à Rouen le 17 octobre
00:41:49dans une manifestation d'ultra-droite,
00:41:53d'identitaires rouennais,
00:41:55avec une ceinture en cuir à la main
00:41:58pour frapper les antifascistes qui étaient en face de lui.
00:42:01Est-ce qu'il doit être sanctionné par le Rassemblement national ?
00:42:04Voilà, vous me posez une question, évidemment.
00:42:07Enfin, je ne suis pas du Rassemblement national,
00:42:09déjà, premièrement.
00:42:09Vous alliez.
00:42:10Et de nouveau, nous condamnons toute violence.
00:42:12Vous pouvez nous répéter à l'envie
00:42:14et essayer de faire des liens
00:42:16entre ces phénomènes violents.
00:42:17Et nous, il n'y en a aucun.
00:42:19Nous sommes le parti de l'ordre et de la concorde civile.
00:42:21Merci, Maxime Michelet.
00:42:24Votre collègue député va prendre votre place tout à l'heure.
00:42:26On va revenir sur l'annonce de cette soirée,
00:42:29celle faite tout à l'heure
00:42:30par le ministre de l'Enseignement supérieur sur Parcoursup.
00:42:35Ce qu'on annonce aujourd'hui,
00:42:36c'est vraiment l'idée d'avoir une évolution forte de Parcoursup
00:42:41dès cette année
00:42:41et puis qui nous mènera vers l'outil futur,
00:42:44un remplaçant de Parcoursup en 2028.
00:42:47On acte et on lance un travail
00:42:49qui sera un travail qui inclura possiblement
00:42:52des évolutions législatives.
00:42:53Et ça commence évidemment par un débat au Parlement mercredi,
00:42:57comme vous le savez sur ces questions-là,
00:42:59qui permettra de faire évoluer plus durablement la plateforme.
00:43:03Sur ce plateau, Aurélie Trouvé, députée LFI de Seine-Saint-Denis.
00:43:06Bonsoir.
00:43:07Merci d'être avec nous.
00:43:08Vous avez entendu tout à l'heure Philippe Baptiste.
00:43:10Est-ce que c'est un premier pas ?
00:43:15Alors, comme c'est en cours,
00:43:17on apprend les détails évidemment.
00:43:19Moi, je reste sur la réaction des syndicats lycéens
00:43:23et des syndicats étudiants
00:43:26qui disent tous qu'en fait, pour l'instant,
00:43:28ça leur paraît plus de l'enfumage
00:43:30que de la réelle réponse à leurs revendications.
00:43:34Évidemment, il y a quand même un...
00:43:36Le gouvernement a commencé à céder un petit peu.
00:43:38Donc, ça veut dire que, d'ailleurs,
00:43:40la mobilisation, elle porte ses fruits
00:43:44et qu'il faut la continuer.
00:43:45Mais c'est tout à fait insuffisant.
00:43:46C'est ce que disent ces organisations.
00:43:49Et je suis d'accord avec elles
00:43:50puisqu'il y a un certain nombre de points
00:43:53qui ne vont pas du tout.
00:43:54Par exemple, sur les bourses,
00:43:55je vous en donne seulement un.
00:43:56Le gouvernement se félicite en disant
00:43:58c'est génial, on ne va pas baisser les bourses cette année.
00:44:01Mais enfin, ça ne va pas du tout.
00:44:02En fait, ce qui est demandé...
00:44:04On est aligné sur l'inflation.
00:44:05Oui, mais en fait, quand vous...
00:44:06Ça veut dire ne pas baisser, j'entends bien.
00:44:07Ça veut dire ne pas baisser.
00:44:08Mais jusqu'à maintenant,
00:44:09elles n'étaient pas alignées sur l'inflation.
00:44:10En fait, que tout le monde comprenne.
00:44:12Quand on dit qu'on allie sur l'inflation,
00:44:14c'est juste qu'on ne baisse pas les bourses.
00:44:15Mais jusqu'à maintenant, elles n'y étaient plus.
00:44:17Bien sûr.
00:44:18Ça sera un peu moins pire qu'avant.
00:44:20D'accord ?
00:44:20Mais ça ne rattrape pas.
00:44:21Donc, je vous donne juste une idée.
00:44:24C'est que depuis trois ans, en fait,
00:44:26en réalité, quelqu'un qui est au dernier...
00:44:29Enfin, disons à l'échelon le plus important de la bourse,
00:44:33d'accord ?
00:44:33L'échelon 7.
00:44:34Eh bien, il a perdu à peu près en trois ans
00:44:37plus de 1 000 euros.
00:44:38Si vous voulez,
00:44:39de bourses par ses baisses successives,
00:44:41année après année,
00:44:42de cette bourse.
00:44:43Donc, ça ne rattrape rien du tout.
00:44:45C'est juste qu'on stoppe la baisse.
00:44:48Eh bien, ça, ce n'est pas suffisant.
00:44:49On revient à Parcoursup avec Doriane.
00:44:50Parcoursup, vous vous demandiez sa suppression.
00:44:52Le gouvernement annonce donc une évolution forte
00:44:54avant son remplacement en 2028.
00:44:57Est-ce que vous y voyez là quand même
00:44:59une victoire politique ?
00:45:01Ce totem de la Macronie, Parcoursup ?
00:45:03Déjà, je crois que, heureusement,
00:45:06tout le monde se rend compte
00:45:07que Parcoursup est une horreur, d'accord ?
00:45:09Moi, qui, d'ailleurs, est une enfant au lycée,
00:45:12je crois que les parents se rendent compte
00:45:14et ont peur.
00:45:15D'ailleurs, nos enfants ont peur.
00:45:17Ils n'avaient pas cette peur-là avant.
00:45:19Ils sont morts de trouille
00:45:21parce qu'il se trouve qu'il y a plus de 100 000 élèves
00:45:23chaque année qui sont laissés sur le bas-côté
00:45:27à cause de Parcoursup.
00:45:29Vous y voyez un début de victoire politique, cependant.
00:45:32Disons qu'il y a un premier pas
00:45:37où, en tout cas, le gouvernement a commencé
00:45:38un tout petit peu à comprendre
00:45:40ou, en tout cas, à céder
00:45:42à la très forte mobilisation sociale.
00:45:45Mais ça ne répond en rien à la hauteur.
00:45:50Ça n'est absolument pas à la hauteur des revendications.
00:45:52Je vais vous dire, il y a un débat 50.1 mercredi.
00:45:55Justement, qu'est-ce que vous allez demander ?
00:45:56Il y a un débat 50.1 sur Parcoursup.
00:45:58Mais c'est hallucinant.
00:45:59Pourquoi n'ont-ils pas organisé,
00:46:02comme la Constitution le permet,
00:46:03un vote à l'issue de ce débat 50.1
00:46:06dans l'Assemblée nationale ?
00:46:07C'est quand même la moindre des choses
00:46:08que les députés puissent...
00:46:08Est-ce que vous allez y participer à ce débat ?
00:46:10Bien sûr.
00:46:11Mais nous, nous exigeons qu'il y ait un vote.
00:46:13Un vote sur quoi ?
00:46:14Et ça, seul le gouvernement peut...
00:46:16Abrogation ou pas de Parcoursup dès 2027.
00:46:18Nous nous disons qu'il faut l'abroger tout de suite
00:46:21parce que c'est une horreur pour chacun de nos enfants.
00:46:24Les inscriptions commencent en janvier,
00:46:26donc le gouvernement ne peut pas interrompre totalement.
00:46:28D'où, et je cite à nouveau Philippe Baptiste,
00:46:31une évolution forte.
00:46:32Mais on peut aller beaucoup plus vite que ce qu'il y a...
00:46:34Évidemment, ils disent, on verra ça en 2028.
00:46:36Ils ne seront plus là.
00:46:37Donc, qu'est-ce qui va arriver en 2028 ?
00:46:39On n'en sait rien.
00:46:40Donc, il est possible aujourd'hui d'avoir un vote
00:46:44à l'issue du débat de mercredi
00:46:46disant oui ou non pour l'abrogation.
00:46:48Mais de toute façon, ce gouvernement...
00:46:49Parle-moi, une fois qu'on a voté,
00:46:50on fait quoi si jamais on vote l'abrogation ?
00:46:53Attendez, déjà, depuis 2022, vous observerez...
00:46:55Moi, je suis arrivée en 2022 comme députée.
00:46:57J'observe que d'abord, ce gouvernement
00:46:59ne fuit autant qu'il peut la démocratie parlementaire.
00:47:03C'est-à-dire que là, il organise un débat.
00:47:04Pourquoi ne fait-il pas un vote ?
00:47:06Pourquoi n'assume-t-il pas de mettre au vote
00:47:08pour ou contre Parcoursup ?
00:47:10Qu'est-ce qui le dérange ?
00:47:11En réalité, c'est qui c'est qui va perdre ?
00:47:12Parce que Parcoursup est une idée absolument abominable
00:47:16qui met en danger, d'ailleurs, j'ai envie de dire,
00:47:19l'école publique et notre système de l'éducation.
00:47:22Parce que quand vous délivrez un bac à un élève,
00:47:25mais que vous lui dites
00:47:25vous avez des gros risques de ne rien trouver après,
00:47:28il y a un truc qui ne va pas.
00:47:29Vous pensez qu'il y aurait une majorité à l'Assemblée
00:47:31pour dire qu'il faut arrêter Parcoursup dès cette année ?
00:47:32En tout cas...
00:47:33Ce n'est pas ce que disait votre collègue tout à l'heure,
00:47:35du RN qui disait...
00:47:36À la France Insoumise, on est pour la démocratie parlementaire,
00:47:39quel que soit le vote auquel on s'attend.
00:47:41C'est-à-dire, c'est un principe,
00:47:43c'est de laisser voter les députés.
00:47:45C'est pas parce qu'on...
00:47:45Peut-être une majorité pour abroger,
00:47:47mais vous n'êtes pas du tout d'accord
00:47:48sur le système de remplacement de Parcoursup.
00:47:50Entre le RN qui pourrait peut-être voter l'abrogation,
00:47:53ce n'est pas du tout la même chose.
00:47:54Déjà, commençons par abroger, vous avez raison.
00:47:56La véritable question aussi,
00:47:58c'est les moyens que l'on met dans l'enseignement supérieur.
00:48:00Il se trouve que je travaillais,
00:48:01avant d'être députée, dans l'enseignement supérieur.
00:48:03Je l'ai vu se déliter, cet enseignement supérieur.
00:48:06Il y a eu des dizaines de milliers de postes
00:48:08dans l'enseignement supérieur
00:48:09qui ont été supprimés ces dernières années.
00:48:12Et je veux dire, dans les facs, par exemple,
00:48:13il n'y a aucune annonce de création d'emplois
00:48:15dans les universités.
00:48:16Alors qu'aujourd'hui, vous avez des amphis
00:48:19qui sont pleins à craquer,
00:48:20vous avez des étudiants qui sont obligés
00:48:21de rester dans les couloirs.
00:48:22Enfin, je veux dire,
00:48:23ça n'est pas à la hauteur d'une grande puissance économique.
00:48:26Il y a a priori des négociations en cours, justement,
00:48:29avec du côté du ministère de l'enseignement supérieur, etc.
00:48:32Les lycéens et les étudiants, eux,
00:48:34appellent à poursuivre la mobilisation.
00:48:36Qu'est-ce qu'ils peuvent obtenir encore de plus ?
00:48:39Justement, je vous le dis,
00:48:40des créations claires et nettes,
00:48:42par exemple, dans les universités.
00:48:44L'abrogation de part-sous-coursup, on l'a dit.
00:48:46L'augmentation du montant des bourses.
00:48:49Donc, il y a plusieurs revendications
00:48:51qui ne sont absolument pas aujourd'hui
00:48:55entendues véritablement par le gouvernement.
00:48:58Mais il ne reste que six mois à Emmanuel Macron à l'Elysée.
00:49:02En quoi il peut répondre comme ça, dans l'urgence ?
00:49:04C'est bien le problème.
00:49:05C'est-à-dire qu'en neuf ans et demi,
00:49:07il a mis le pays dans une situation catastrophique.
00:49:09Il se retrouve avec une mobilisation sociale énorme,
00:49:13exceptionnelle.
00:49:13Je ne sais pas si tout le monde se rend compte.
00:49:15C'est-à-dire que malgré les mesures liberticides
00:49:18qui ont été prises,
00:49:19les interdictions de manifester dans plein de villes,
00:49:21le fait qu'au dernier moment, la veille,
00:49:23à Paris, par exemple,
00:49:25ils changent le parcours
00:49:26pour nous amener Porte d'Italie jusqu'à Porte de Vincennes.
00:49:28Malgré tout ça,
00:49:30le mouvement a été encore plus fort samedi
00:49:32qu'il n'a été le samedi d'avant.
00:49:33Je vous assure, c'est énorme ce qui est en train de se passer.
00:49:35Donc, vous dites aux lycéens
00:49:36« Continuez à aller dans la rue. »
00:49:38Mais nous, on n'appelle à rien du tout, en fait.
00:49:40C'est les lycéens,
00:49:40contrairement à ce qui est répété,
00:49:42enfin, voilà, ce que d'autres répètent
00:49:45à longueur de plateau,
00:49:46nous n'organisons rien,
00:49:48nous n'appelons à rien,
00:49:49nous soutenons
00:49:50et nous sommes fortement présents
00:49:52dans ces manifestations.
00:49:53Donc, si, et c'est le cas manifestement,
00:49:56samedi, il y a des appels à manifestation
00:49:58de la part des syndicats de jeunes
00:49:59et des syndicats de salariés,
00:50:00nous y serons.
00:50:02Je crois comprendre que ce sera le cas
00:50:04et si c'est le cas,
00:50:05nous y serons et nous soutiendrons.
00:50:06Pour vous, c'est quoi la borne minimum
00:50:08pour se dire
00:50:09« On a gagné suffisamment »
00:50:11pour se dire
00:50:11« On se remet autour de la table
00:50:13et on peut avancer ».
00:50:14C'est quoi la borne minimum
00:50:15que vous pouvez demander ?
00:50:15D'abord, je veux dire
00:50:15que ce n'est pas à nous de décider ça,
00:50:17c'est aux syndicats.
00:50:19Potentiellement, il y a quand même
00:50:19quelques mesures
00:50:20qu'il faudra voter derrière.
00:50:21Donc, il vaut mieux
00:50:21que vous soyez d'accord avec.
00:50:23Alors là, ça va se passer
00:50:24effectivement dans le cadre
00:50:25du budgétaire.
00:50:26Nous, par exemple,
00:50:27effectivement,
00:50:28nous demandons
00:50:29à ce qui est la création,
00:50:30non pas de quelques milliers de postes.
00:50:33En réalité,
00:50:34il manque des dizaines
00:50:35de milliers de postes
00:50:36d'enseignants,
00:50:37par exemple,
00:50:37dans l'enseignement supérieur,
00:50:38d'enseignants
00:50:39dans l'enseignement secondaire.
00:50:40Il manque des dizaines
00:50:41de milliers de postes
00:50:42d'AESH,
00:50:44de médecins scolaires,
00:50:45d'infirmières.
00:50:46Moi, qui suis en Seine-Saint-Denis,
00:50:48je peux vous dire
00:50:48que c'est...
00:50:49Vraiment,
00:50:50moi, j'ai le cœur brisé
00:50:51à chaque fois que je vais
00:50:52dans une école publique
00:50:53à l'invitation
00:50:54des représentants
00:50:56de profs.
00:50:57Je vous assure,
00:50:59venez voir
00:50:59dans un lycée professionnel
00:51:01de Seine-Saint-Denis,
00:51:01vous pouvez avoir
00:51:02que le cœur brisé
00:51:03parce qu'il est devenu
00:51:04une école publique.
00:51:05Prenons peut-être
00:51:05deux mesures
00:51:06qui ont été annoncées
00:51:07et qui vont quand même
00:51:07dans votre sens.
00:51:08Il y aura des prêts,
00:51:094 milliards, semble-t-il,
00:51:10qui pourront être débloqués
00:51:12par les régions
00:51:13pour remettre à niveau
00:51:14les lycées
00:51:15et principalement,
00:51:16notamment,
00:51:16les lycées d'Île-de-France.
00:51:18Des places vont également
00:51:19être créées,
00:51:20notamment à destination
00:51:21des lycées professionnels,
00:51:24principalement, semble-t-il,
00:51:25vers les filières
00:51:26qui auraient besoin
00:51:27le plus de bras derrière
00:51:28et là aussi,
00:51:29ciblées en partie
00:51:30sur l'Île-de-France.
00:51:31Est-ce que ça,
00:51:32malgré tout,
00:51:32vous vous dites
00:51:33bon, les lycéens
00:51:35n'ont pas fait tout ça
00:51:36pour rien
00:51:36et ça va dans le bon sens
00:51:37ou non,
00:51:38la copie est bâclée,
00:51:39zéro pointée
00:51:40et on recommence ?
00:51:41Il se trouve justement
00:51:41que nous avons sorti
00:51:42aujourd'hui,
00:51:43je ne sais pas si vous le savez,
00:51:45un plan,
00:51:45notre plan,
00:51:46notre livret programmatique
00:51:48pour l'enseignement supérieur
00:51:49et la recherche
00:51:50où justement,
00:51:50alors je n'ai pas le temps
00:51:51de tout vous décrire,
00:51:52mais où nous revenons
00:51:53mesure par mesure
00:51:54sur tout ce qu'il faudrait,
00:51:55ne serait-ce que
00:51:56pour rattraper
00:51:57toutes les destructions
00:52:00faites dans l'école publique
00:52:01par 9 ans et demi
00:52:03de M. Macron au pouvoir.
00:52:05Donc, par exemple,
00:52:06ça passe effectivement
00:52:07par la rénovation
00:52:10très globale
00:52:11et concrète
00:52:12de tout le bâti scolaire,
00:52:13ça passe par des créations
00:52:15massives de postes,
00:52:17ça passe aussi,
00:52:17d'ailleurs,
00:52:18on n'en a pas parlé,
00:52:19par la suppression
00:52:20de la réforme blanquer.
00:52:21Alors, je ne sais pas
00:52:21si vous avez des enfants
00:52:22au lycée
00:52:23ou ils ont été au lycée,
00:52:26c'est vraiment
00:52:27la destruction
00:52:27des filières,
00:52:29d'accord,
00:52:30par le fait
00:52:30qu'on ait un truc
00:52:31à la carte
00:52:32complètement dément
00:52:32dans les lycées
00:52:34où chacun fait ce qu'il veut
00:52:35en prenant sa petite option
00:52:36et du coup,
00:52:37il y a une désaffection
00:52:37par exemple
00:52:38des filières scientifiques
00:52:39et il n'y a plus de filles dedans,
00:52:40des conséquences quand même,
00:52:42vraiment,
00:52:42c'est du grand n'importe quoi.
00:52:44Par exemple,
00:52:44la réforme blanquer,
00:52:45il est temps de la supprimer.
00:52:47Voilà,
00:52:47il faut arrêter
00:52:48le lycée à la carte.
00:52:49Aurélie Trouvé,
00:52:50parmi les réactions,
00:52:51à l'instant,
00:52:52Raphaël Glucksmann,
00:52:52qui est le candidat
00:52:53à Place Publique
00:52:53Parti Socialiste
00:52:54pour la présidentielle,
00:52:55trouve que les propositions
00:52:56du gouvernement
00:52:57vont dans le bon sens,
00:52:58que la méthode est bonne,
00:52:59celle du gouvernement
00:53:00et il y voit
00:53:01même des positions,
00:53:03des idées
00:53:03qu'il avait défendues
00:53:04lors de sa rencontre
00:53:06avec Sébastien Lecornu.
00:53:07Donc, ça bouge un peu.
00:53:08Mais ça ne m'étonne
00:53:09absolument pas
00:53:10de M. Glucksmann,
00:53:12mais on n'a absolument
00:53:13pas le même positionnement,
00:53:14la même politique.
00:53:16Lui, il veut
00:53:18aménager à la marge,
00:53:19je ne sais même pas
00:53:20s'il veut l'aménager,
00:53:21le système Macron.
00:53:22Bon, nous,
00:53:22ce n'est pas notre projet.
00:53:23Notre projet,
00:53:23c'est une rupture
00:53:24avec le Macronisme.
00:53:25Ça veut dire qu'il peut y avoir
00:53:25des alliés aussi de ce côté-là,
00:53:26vous disiez tout à l'heure
00:53:27à l'Assemblée.
00:53:28Vous comprendrez en tout cas
00:53:29que nous ne sommes pas
00:53:29sur le même projet
00:53:30puisque lui,
00:53:32se contente
00:53:32de petits aménagements
00:53:33à la marge
00:53:34ou en tout cas
00:53:34que ce ne soit pas
00:53:35moins pire qu'avant.
00:53:36Nous, on veut vraiment
00:53:38améliorer le concret
00:53:39et le quotidien
00:53:39des élèves de ce pays.
00:53:42Oui, Madame Trouvé,
00:53:43bonjour à vous.
00:53:44Il y a deux questions
00:53:45sur le même thème
00:53:45pour vous
00:53:46que je vais mixer.
00:53:47Il y a CIO qui vous demande
00:53:48si on supprime
00:53:49Parcoursup aujourd'hui.
00:53:50Comment les universités
00:53:51vont-elles gérer l'afflux
00:53:52des étudiants
00:53:53s'ils vont
00:53:53ou ils veulent directement ?
00:53:54Et François prend
00:53:55l'exemple d'Assas.
00:53:56Qu'est-ce qu'on fait
00:53:57sans aucune sélection ?
00:53:58On rachète le Stade de France
00:53:59et on en fait un AmphiXXL.
00:54:00Vous avez raison,
00:54:01c'est pour ça qu'il faut créer
00:54:02aujourd'hui,
00:54:03d'ailleurs les organisations
00:54:05lycéennes demandent
00:54:06la création à terme
00:54:07de 250 000 postes
00:54:09dans l'enseignement,
00:54:10rien que dans
00:54:11l'enseignement supérieur
00:54:12mais j'ai envie de vous dire
00:54:14place, pardon,
00:54:15place et pardon,
00:54:17excusez-moi,
00:54:18c'est la fatigue,
00:54:18250 000 places,
00:54:19bien évidemment
00:54:20et la création,
00:54:21ça veut dire la création
00:54:22de dizaines de milliers
00:54:23de postes d'enseignants
00:54:25et pas seulement
00:54:27dans les universités,
00:54:28dans les BTS,
00:54:29les UUT, etc.
00:54:30Pour l'instant,
00:54:31de ce que je sais
00:54:32des annonces,
00:54:33il n'y a aucune,
00:54:34zéro création de postes
00:54:35dans les universités.
00:54:37Donc vous voyez,
00:54:38le compte n'est absolument pas.
00:54:40Mais encore une fois,
00:54:40je dis,
00:54:41le gouvernement a
00:54:43tout juste commencé
00:54:44à céder certaines choses,
00:54:46donc il faut poursuivre
00:54:48la mobilité.
00:54:48Alors justement,
00:54:49Elsa.
00:54:49Face à ce qui se passe
00:54:50dans le pays,
00:54:50le président de la République
00:54:51a déclaré qu'il ne trouvait
00:54:52pas normal que le pays
00:54:54soit dans un tel état
00:54:55d'ébullition
00:54:55à six mois
00:54:56de la présidentielle.
00:54:58Est-ce que vous comprenez
00:55:00ce qu'il veut dire ?
00:55:01Non.
00:55:02Enfin,
00:55:02je le comprends
00:55:03de son point de vue,
00:55:04c'est-à-dire qu'il voudrait
00:55:04en fait que tout le monde
00:55:05se taise,
00:55:06c'est-à-dire qu'il a mis
00:55:08ce pays dans un chaos
00:55:10économique et social
00:55:11sans nom
00:55:11et il voudrait
00:55:12que tout le monde
00:55:13se taise.
00:55:13Ça ne se passe pas
00:55:14comme ça en France.
00:55:15En France,
00:55:15il y a des manifestations,
00:55:17des mobilisations.
00:55:18Là, il se trouve
00:55:18que c'est parti des jeunes
00:55:19et en fait,
00:55:20il y a eu une énorme convergence
00:55:22jusqu'à ce qu'il y ait
00:55:23près d'un million de personnes
00:55:24qui ont manifesté
00:55:25ce samedi.
00:55:26Sauf qu'en France,
00:55:26on dit souvent
00:55:27qu'avant l'élection présidentielle,
00:55:28il n'y a pas
00:55:29de mouvements sociaux
00:55:30parce que les gens se disent
00:55:31qu'on va voter dans six mois
00:55:32et ce sera finalement
00:55:33un scrutin.
00:55:34C'est que les Français
00:55:35n'y croient plus ?
00:55:36C'est justement là
00:55:37qu'il y a une situation
00:55:39absolument exceptionnelle.
00:55:40C'est-à-dire qu'il a
00:55:41tellement plongé le pays
00:55:42dans un chaos
00:55:43économique et social,
00:55:44les Français n'en peuvent
00:55:45tellement plus.
00:55:47On parle des jeunes,
00:55:48sachez,
00:55:49je vous parlais des bourses,
00:55:50mais c'est très concret.
00:55:51Savez-vous qu'il y a
00:55:52un jeune sur cinq
00:55:53qui est sous le seuil
00:55:54de pauvreté,
00:55:55un jeune sur quatre
00:55:56qui déclare qu'il a faim
00:55:58parce qu'il n'a pas
00:55:58assez pour manger ?
00:56:00Il n'a pas assez d'argent ?
00:56:01Est-ce que ça ne veut pas dire
00:56:02surtout que les Français
00:56:02se disent que le prochain
00:56:03ou la prochaine présidente
00:56:05ne pourra pas tellement
00:56:05changer les choses,
00:56:06que ce n'est plus comme ça
00:56:07qu'on change les choses ?
00:56:07Justement,
00:56:08peut-être aussi se disent-ils
00:56:09qu'il y a l'élection présidentielle,
00:56:12mais il y a aussi
00:56:12la force citoyenne,
00:56:14pacifique,
00:56:15par des mobilisations
00:56:16non violentes,
00:56:17comme on a vu samedi,
00:56:19qui a été absolument massive
00:56:20et qui rencontre,
00:56:22par ailleurs,
00:56:23effectivement,
00:56:24qui devrait tous
00:56:25nous pousser
00:56:26à présenter
00:56:27un programme de rupture
00:56:29avec le macronisme ?
00:56:30Parce que c'est ça
00:56:30que nous disent ces mouvements.
00:56:32Et il est vrai,
00:56:32par contre,
00:56:33c'est vrai qu'il y a
00:56:33une certaine osmose,
00:56:35j'ai envie de dire,
00:56:36entre notre mouvement,
00:56:37la France insoumise,
00:56:38et tous ces manifestants.
00:56:40C'est vrai qu'en nous
00:56:41on est extrêmement bien accueillis.
00:56:42Les syndicats,
00:56:44ils ont coché la journée
00:56:45du 5 novembre
00:56:46pour une grève.
00:56:47Est-ce que vous avez le sentiment
00:56:48qu'ils essayent
00:56:49de reprendre la main
00:56:50aussi sur ce mouvement social ?
00:56:52Alors,
00:56:52pour suivre bien tout ça,
00:56:54il ne s'agit pas du tout
00:56:55de reprendre la main,
00:56:56au contraire.
00:56:57Je peux vous dire
00:56:57qu'il y a une coordination
00:56:59très efficace,
00:57:00très organisée.
00:57:01Parce qu'on sait parfois
00:57:02que ça frotte
00:57:03entre les partis politiques
00:57:04à gauche,
00:57:04par exemple,
00:57:05et les syndicats.
00:57:06Non,
00:57:06mais là,
00:57:06il y a vraiment
00:57:07une coordination
00:57:08entre eux,
00:57:09et une entente,
00:57:10un dialogue
00:57:10entre les syndicats de lycéens,
00:57:13les syndicats étudiants
00:57:14et les syndicats de salariés
00:57:16qui ont réussi
00:57:16une convergence.
00:57:18Nous,
00:57:18on est,
00:57:18j'ai envie de vous dire,
00:57:19dans le respect
00:57:20de l'autonomie
00:57:21de ce mouvement syndical.
00:57:23D'accord ?
00:57:23Donc,
00:57:23ils appellent,
00:57:24nous soutenons.
00:57:25Voilà.
00:57:25Mais c'est fini
00:57:26le temps où,
00:57:27en fait,
00:57:28vous aviez tel parti
00:57:29qui avait la main
00:57:30sur tel syndicat
00:57:31et qui disait quoi faire.
00:57:32Ça ne marche plus comme ça.
00:57:33Voilà.
00:57:34On va revenir avec vous,
00:57:35Aurélie Trouvé,
00:57:35sur l'attaque terroriste de Trappes.
00:57:37C'était il y a trois jours.
00:57:38Des rassemblements se tiennent
00:57:39en ce moment un petit peu
00:57:40partout en France.
00:57:41Une façon aussi
00:57:42de rendre hommage
00:57:42à Pengo Bossio-Wenghi,
00:57:44tué par un homme
00:57:45de 39 ans
00:57:46fasciné par les thèmes
00:57:47d'extrême droite.
00:57:48Emmanuel Macron,
00:57:49en se rendant sur place,
00:57:50avait déjà dénoncé
00:57:51dès le début
00:57:52un acte raciste.
00:57:53Et ce soir,
00:57:54Jean-Luc Mélenchon
00:57:55était à l'un des rassemblements
00:57:56à la Courneuve.
00:57:58Demain,
00:57:58il y aura une minute de silence
00:57:59qui va être organisée
00:58:00à l'Assemblée nationale
00:58:01en ouverture de séance.
00:58:03Qui sont les responsables,
00:58:04d'après vous ?
00:58:05D'abord,
00:58:05avant d'arriver là-dessus,
00:58:07je veux évidemment
00:58:08dire tout mon soutien
00:58:09à toutes les victimes,
00:58:11aux habitants de Trappes aussi,
00:58:13de la verrière
00:58:14qui ont peur,
00:58:16et je peux les comprendre,
00:58:17parce qu'il s'agit
00:58:18d'un meurtre raciste,
00:58:20d'un meurtre islamophobe.
00:58:21Qui n'est pas...
00:58:22Il faut dire les mots.
00:58:23Définition qui n'est retenue
00:58:24par personne,
00:58:25ni par le gouvernement,
00:58:26ni par la ministre chargée
00:58:27de la lutte contre les discriminations,
00:58:30ni le procureur de la République.
00:58:31Bah oui,
00:58:32c'est bien dommage.
00:58:33Il s'agit,
00:58:33moi je le dis,
00:58:34il s'agit pour nous
00:58:35d'un meurtre raciste
00:58:37et islamophobe.
00:58:39C'est une position politique,
00:58:40ce n'est pas une position juridique.
00:58:42Alors attendez,
00:58:42on va voir,
00:58:43l'enquête est en cours.
00:58:44Pour l'instant en tout cas.
00:58:45Mais ce qui est sûr,
00:58:46c'est qu'il a été retrouvé
00:58:47au logement
00:58:49de la personne suspectée
00:58:51des tracts
00:58:52de l'extrême droite,
00:58:54je crois qu'il a
00:58:55Mein Kampf,
00:58:56d'Hitler.
00:58:58Voilà,
00:58:58donc je veux dire,
00:59:00le profil
00:59:00de la personne suspectée
00:59:02ne fait aucun doute.
00:59:03Et par ailleurs,
00:59:03ça me fait dire
00:59:04que les discours racistes,
00:59:06les discours haineux
00:59:07ont des conséquences concrètes.
00:59:09Puisque vous parlez
00:59:09de responsabilité,
00:59:10oui,
00:59:11le racisme finit par tuer.
00:59:12Voilà.
00:59:13Et quand,
00:59:13par exemple,
00:59:14M. Bardella
00:59:14a dit récemment
00:59:16que Trappes était,
00:59:18je cite,
00:59:19une république islamiste
00:59:20en miniature,
00:59:22évidemment,
00:59:23ça a des conséquences après.
00:59:24Ça fait de Trappes
00:59:25une cible.
00:59:26Et des habitants racisés
00:59:27de Trappes,
00:59:28une cible.
00:59:29On aurait dit
00:59:29trouver juste un petit mot
00:59:30sur les tracts
00:59:31du RN
00:59:31qui auraient été retrouvés
00:59:32dans la voiture du suspect.
00:59:34Pour l'instant,
00:59:35Le Monde,
00:59:36qui a sorti l'information,
00:59:37fait un correctif
00:59:38en disant,
00:59:38bon,
00:59:38ce n'est pas tout à fait
00:59:39ce qui a été retrouvé.
00:59:41En tout cas,
00:59:41cette mouvance d'extrême droite,
00:59:42est-ce qu'elle est sous-estimée
00:59:44par les renseignements ?
00:59:47Ce que j'observe,
00:59:48c'est que l'extrême droite
00:59:51tue,
00:59:53puisque en 4 ans,
00:59:54je crois,
00:59:54il y a 8 morts.
00:59:56Mais est-ce que c'est sous-estimé
00:59:57par les autorités,
00:59:58par les renseignements ?
00:59:59Écoutez,
00:59:59non seulement c'est sous-estimé,
01:00:01moi je vais vous dire
01:00:02ce qui m'a choquée dans le week-end
01:00:03et je crois que ça a choqué
01:00:04plein de gens dans le pays.
01:00:05On a vu des milices
01:00:06d'extrême droite,
01:00:07je dis bien des milices
01:00:09d'extrême droite,
01:00:09tabasser des passants,
01:00:11des manifestants
01:00:12qui manifestaient
01:00:13de façon pacifique
01:00:14et on a vu aussi
01:00:15des policiers
01:00:16qui ont laissé faire
01:00:18et même
01:00:19qui, voilà,
01:00:20avec une certaine
01:00:21complaisance
01:00:21et bienveillance
01:00:23et en plus,
01:00:24par exemple,
01:00:25à Rouen,
01:00:25vous savez ce qui s'est passé ?
01:00:26C'est que non seulement
01:00:27ils n'ont rien fait,
01:00:28ils ont laissé en toute impunité
01:00:29ces milices d'extrême droite
01:00:30tabasser,
01:00:30mais ils ont contrôlé
01:00:31ceux qui se sont fait tabasser
01:00:33et ça s'est passé
01:00:33dans plein de villes en France.
01:00:35Je le dis,
01:00:35il y a une dérive
01:00:36extrêmement grave
01:00:37qui est en train
01:00:38de se produire
01:00:38d'une fusion
01:00:39entre une partie
01:00:40de la police
01:00:41et les fascistes
01:00:41et ça,
01:00:42ça craint.
01:00:42Ce sont des mots forts
01:00:44sur lesquels
01:00:44nous allons terminer
01:00:45cette émission spéciale
01:00:46sur LCP.
01:00:46Lundi, c'est politique.
01:00:47Merci d'être venu
01:00:48sur notre plateau.
01:00:48Merci pour votre fidélité
01:00:49à LCP.
01:00:50Demain, vous retrouvez
01:00:51Chaque Voix Compte.
01:00:51Bonne semaine.
01:00:52Merci et à lundi prochain.
01:00:54– Sous-titrage ST' 501

Recommandations