00:00C'est une période de la chanson française que moi j'ai toujours affectionnée, je l'ai toujours dit.
00:05Que ce soit celle des années 80 avec les Goldman et les Balavoine ou un peu avant avec les Brel
00:09et Brassens et tout.
00:10C'est des choses qui m'ont appris à écrire et puis je suis rappeur.
00:14L'engagement ça me touche, l'engagement encore plus quand il est poétique comme c'est le cas avec Balavoine.
00:20Donc je l'écoutais quand on me donne la possibilité de participer à des créations qui reprennent son oeuvre.
00:26En fait moi c'est comme si j'étais fan de voiture et tu me dis que tu peux conduire
00:29une Rolls, c'est cadeau.
00:32Donc on a déjà fait des trucs super avec Nash et là c'est le cas, on a fait aussi
00:37des créations sur lesquelles j'ai bossé au Nash est venu.
00:41Et là elle m'a dit, oui Yous, ça dit de faire Bala. J'ai été déjà là.
00:47Non vraiment je tiens à rappeler ce truc là c'est parce qu'il y a une génération de chanteurs
00:55français qui nous ont vraiment beaucoup inspiré dans leur engagement.
01:00Et c'est marrant parce que maintenant c'est des textes populaires, vous le voyez tous les âges les chanter
01:04tout ça.
01:04Donc on peut se dire un peu, on est en variété tranquille et tout.
01:08Mais non, moi tout l'écrit, le SOS, l'Aziza, ce que ça raconte c'est fort.
01:12On est dans une époque où des fois même on dessaisit les artistes de leur position, de leur engagement genre
01:19en mode non mais c'est un artiste il n'a pas à dire ça.
01:21Et en fait c'est complètement absurde de dire ça à des gens de notre génération qui ont grandi avec
01:26Hexagone de Renault, qui ont grandi avec les chansons de Brassens.
01:31C'est complètement hors-sol, c'est-à-dire que la culture qui nous a éduqués elle est engagée quand
01:35pas possible.
01:36C'est-à-dire que t'écoutes Parachutiste ou La Maison Bleue de Maxime Le Forestier et puis après on
01:41dit non mais les artistes c'est pas engagé.
01:43Pour décentrer du personnage de Balavoine seulement, il manque même d'une manière générale des artistes, notamment, pour dire les
01:51choses comme je les pense,
01:52notamment de la variété ou du grand public qui sont positionnés fort.
01:58C'est pas des bons sentiments qu'ils chantaient Balavoine, c'est pas juste des bons sentiments.
02:02Je trouve ça grave moi aujourd'hui que quand quelqu'un rêve de paix ou souhaite un peu plus de
02:08fraternité ou d'égalité ou d'équité, peu importe comment tu l'appelles,
02:12qu'on lui dise oui mais trop bon, trop con, alors c'est pas le monde des bisounours.
02:16En fait du coup c'est les gens qui veulent le bien, qui ont à s'excuser.
02:20En fait un discours crédible, c'est un discours radical, c'est un discours qui stigmatise, là c'est crédible.
02:28Et en fait par contre quand on veut élever tout le monde vers le haut, espérer le faire, on passe
02:33un peu pour un neuneu alors que non c'est le sens, c'est le bon sens.
02:36Et en fait ça c'est pas moi qui l'invente, le slogan de ce pays c'est liberté, égalité,
02:40fraternité.
02:41C'est plutôt des belles valeurs.
02:42En vie on commence déjà par celle-là et on est déjà bien.