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Les députées Sandrine Rousseau (Écologiste et Social) et Prisca Thévenot (Ensemble pour la République) présentent les conclusions de la mission d'information sur la santé des femmes. Les parlementaires ont mené une série d'auditions de mai à juillet 2026 afin de produire le rapport qu'elles présentent aux députés de la délégation aux droits des femmes mercredi 21 octobre.
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00:07Bonjour à tous et bienvenue dans la séance est ouverte.
00:11Direction la délégation aux droits des femmes pour les conclusions d'une mission d'information autour de la santé des
00:17femmes.
00:18Deux députés en présentent les conclusions, Sandrine Rousseau et Prisca Thévenot. Regardez.
00:23Bonjour à toutes et tous, mesdames les rapporteurs, chers collègues, mesdames et messieurs.
00:30Je suis heureuse d'ouvrir cette session sur la présentation du rapport de la mission sur la santé des femmes.
00:37C'est évidemment un sujet qui nous concerne toutes et tous et je veux d'abord remercier chaleureusement nos deux
00:44rapporteurs, Sandrine Rousseau et Prisca Thévenot.
00:48C'est un travail qui porte sur deux enjeux majeurs qui bouleversent la vie de millions de femmes, le cancer
00:54du sein et l'infertilité.
00:56Ce rapport, il montre qu'il existe des sujets sur lesquels nous savons dépasser nos clivages.
01:01La santé des femmes, elle en fait partie et c'est l'honneur de notre délégation toujours de le démontrer.
01:07Je remercie aussi chacune et chacun, tous ceux qui ont nourri vos travaux, les médecins, les chercheuses, les chercheurs, les
01:16institutions, les associations évidemment.
01:19Je remercie surtout les patientes et les couples qui ont accepté de partager leur parcours, qui souvent est un parcours
01:28intime, souvent douloureux.
01:30C'est un rapport qui prolonge un engagement qui est constant de notre délégation pour la santé des femmes.
01:36Je vous rappelle un rapport en 2023 sur la santé mentale des femmes que nos collègues Pascal Martin et Anne
01:43-Cécile Violent avaient conduit.
01:45Après notre événement public en avril dernier également, qui est consacré à la santé des femmes à tous les âges
01:52de la vie.
01:53Après notre rapport sur le PLFSS consacré au parcours de santé des femmes et des enfants victimes de violences portés
01:59par Karine Lebon et Agnès Firmin-Lebaudot,
02:02nous poursuivons ce combat. Trop longtemps, la médecine a été pensée à partir du corps masculin.
02:08Les femmes, elles en paient encore le prix, les diagnostics sont plus tardifs, les biais de genre dans la prise
02:14en charge, les recherches sont insuffisantes.
02:17Prendre en compte la santé des femmes, c'est évidemment réparer des décennies d'injustices scientifiques, médicales, sociales.
02:24Et le premier volet de ce rapport porte sur le cancer du sein.
02:28Chaque année, on a plus de 61 000 femmes qui apprennent qu'elles sont en cancer du sein et près
02:34de 12 800 en meurent.
02:38Une femme sur 8 sera touchée au cours de sa vie.
02:41Et la France classe désormais au deuxième rang mondial pour l'incidence de ce cancer juste derrière l'Australie et
02:48loin devant l'Allemagne et l'Espagne.
02:50Vous avez raison de le souligner dans le rapport, personne ne peut se satisfaire d'un tel constat.
02:56Notre pays dispose pourtant d'atouts réels.
02:58La prise en charge en infection longue durée est l'une des plus protectrices du monde.
03:03Et notre Assemblée, elle a adopté à l'unanimité la loi du 5 février 2025 pour réduire le reste à
03:09charge des patientes.
03:11Il nous revient désormais de veiller à ce que ces mesures se traduisent rapidement dans le quotidien des femmes.
03:16Mais la situation, elle est encore loin d'être satisfaisante.
03:21Et vous le signalez encore sur les questions du reste à charge, des progrès restants fables dans le dépistage,
03:26mais aussi dans l'accompagnement et la question évidemment cruciale des facteurs environnementaux.
03:32Sur ces sujets, nous devons évidemment passer à la vitesse supérieure.
03:35Vos recommandations, qu'elles je souscris pleinement, doivent nous y aider.
03:40Octobre-Rose doit être un rendez-vous d'action, pas seulement de sensibilisation.
03:45Aujourd'hui, il est trop un temps de sensibilisation.
03:48La transformation sur les préventions réelles n'est pas suffisante.
03:53Voilà pour la partie sur le cancer.
03:56Le second volet porte sur l'infertilité.
03:59C'est un sujet qui est massif, mais qui est encore entouré de silence et de tabou.
04:03On a 3,3 millions de Français qui sont directement concernés.
04:08On a un couple sur 8 qui consulte pour des difficultés à concevoir.
04:12Et aujourd'hui, près d'un enfant sur 24 naît grâce à une assistance médicale à la procréation.
04:19Évidemment, derrière ces chiffres, il y a des mois d'attente, des traitements qui sont lourds et des taux de
04:24réussite qui n'ont rien d'automatique.
04:26On sait que moins d'une tentative de FIV sur 4 aboutit réellement à une naissance.
04:33La loi biotique de 2021 a ouvert des nouveaux droits et c'est une avancée majeure.
04:39On peut s'en satisfaire.
04:41Du coup, la demande a explosé.
04:42C'est 42 300 demandes d'autoconservation qui ont été déposées depuis 4 ans.
04:48Et le délai moyen, il attend 13 mois.
04:52Je veux le dire clairement, la question de la fertilité n'est pas celle d'une injonction faite aux femmes.
04:57C'est évidemment celle de la liberté de choisir.
05:00Choisir si elle veut un enfant, de choisir quand.
05:06Et d'en être pleinement informé et d'avoir un égal accès aux soins.
05:12La question, c'est aussi celle de l'accompagnement.
05:16Celui-ci doit être évidemment amélioré.
05:19Et donc, avant de vous laisser la parole, j'aimerais poser une question à chacune d'entre vous deux.
05:24Madame Dussault, votre rapport souligne que le mode de vie et l'hérédité n'expliquent qu'environ la moitié des
05:30cancers du sang.
05:32Il appelle à Justetis, du coup, à investiguer des causes qui sont environnementales.
05:38Peut-être les perturbateurs endocriniens, les pesticides, le cadmium.
05:41Est-ce que vous pouvez nous dire un mot sur ces causes environnementales ?
05:45Et puis, comment concilier ce temps long de la science avec l'urgence d'agir pour protéger les femmes dès
05:50aujourd'hui ?
05:51Et d'ailleurs, j'ai été très frappée par les chiffres dont vous faites état sur les cancers chez les
05:57jeunes femmes.
05:59Comment est-ce qu'on peut mieux prévenir et comment est-ce qu'on peut mieux soigner ce cancer du
06:04sein ?
06:05Madame Thévenot, sur l'infertilité, le rapport décrit des progrès, certes.
06:10On l'a vu, mais aussi des délais qui s'allongent.
06:13Des femmes aussi qui peuvent avoir 35, 36 ans et qui vont se tourner vers l'étranger.
06:19Quelles sont, selon vous, les modifications, les mesures prioritaires pour garantir à ces femmes, à chaque femme et à chaque
06:26couple,
06:27un accès qui soit un accès rapide, égal au parcours de cette assistance médicale et d'autoconservation,
06:35quel que soit finalement leur lieu de vie.
06:37Je vous remercie.
06:38Je vous laisse la parole à chacune d'entre vous.
06:40Puis ensuite, nous aurons les orateurs de groupes et des questions de nos collègues.
06:46Merci à vous.
06:52Madame la Présidente, chers collègues,
06:54déjà avant de commencer, je précise qu'on a travaillé chacune sur un des volets de ce rapport,
06:59sur le cancer du sein pour ce qui me concerne et sur la fertilité,
07:02ce qui explique qu'on le présente en deux parties avec chacune une voix.
07:07Alors, le temps de cette intervention, le temps que je vais parler là,
07:11une femme en France aura appris qu'elle a un cancer du sein
07:13et dans cette journée, aujourd'hui, 35 femmes vont mourir du cancer du sein
07:19et demain, encore 35 femmes, chaleurent en fait.
07:22Nous sommes en octobre et les monuments s'illuminent en rose,
07:25les rubans fleurissent sur les vestes, les rayons se remplissent de produits roses.
07:28Pendant ce temps, les malades attendent un rendez-vous, un remboursement et surtout un décret.
07:33Et un décret.
07:34Elles attendent surtout qu'on leur dise enfin pourquoi.
07:36Alors, je vais commencer par elle.
07:38Pour ces femmes, la maladie devient vite un parcours du combattant.
07:42Prenez une femme de 32 ans.
07:44Elle débute sa carrière et elle a peut-être un enfant en bas âge.
07:47Un matin, elle sent une boule.
07:48Elle n'a pas l'âge du dépistage qui ne commence qu'à 50 ans.
07:52Son cancer sera plus agressif.
07:54Avant 40 ans, on pratique deux fois plus de mastectomie.
07:58Elles sont plus de 3000 chaque année dans ce cas.
08:01Et ce chiffre augmente sans relâche depuis 30 ans.
08:04Ensuite, elle attend 12 semaines entre le diagnostic et sa première séance de radiothérapie, soit le double du maximum fixé
08:12par la Haute Autorité de Santé.
08:13Elle découvre aussi que le prix en charge à 100% ne veut pas dire véritablement 100%.
08:211549 euros de reste à charge en moyenne et 1390 euros pour une reconstruction mammaire à laquelle 15% des
08:31femmes renoncent, faute d'argent.
08:34Et parfois, elles se retrouvent seules.
08:37Quand une femme tombe malade, le couple se sépare dans 20,8% des cas.
08:41Quand c'est un homme, ça n'est que dans 2,9% des cas.
08:46Deux ans après le diagnostic, une femme sur cinq n'a toujours pas repris le travail.
08:51Le cancer du sein n'est pas seulement une maladie, c'est une épreuve physique, sociale, économique et trop souvent
08:57une épreuve de solitude.
08:59Mais ces femmes ont décidé de ne plus se taire.
09:01Fleur Bretot, deux fois atteinte du cancer du sein et en pleine chignothérapie, s'est levée dans les tribunes de
09:06l'Assemblée lors du vote de la loi Duplomb.
09:08« Vous êtes les alliés du cancer, nous le ferons savoir », a-t-elle dit.
09:12Derrière elle, il y a eu le collectif Cancer-Colaire, une pétition de plus de 2 millions de signatures, puis
09:17la censure du Conseil constitutionnel.
09:18Il y a aussi les associations Étincelles, Europe d'Ona, les centres de ressources qui offrent des soins-supports, des
09:26ateliers de l'écoute, souvent avec des bouts de ficelle, là où l'État est trop souvent absent.
09:31Les écologistes sont à leur côté, et pas seulement en octobre, toute l'année.
09:35En juin dernier, notre proposition de loi pour réduire le camion dans les engrais a été adoptée par 144 voix
09:41contre 22.
09:42Elle attendra maintenant le Sénat. Je demande au gouvernement de l'y inscrire, d'ailleurs sans délai.
09:45« Les malades ne demandent pas de la compassion non plus, elles demandent des comptes, et leur colère est d
09:50'autant plus légitime que notre pays détient un bien triste record. »
09:54Et je vous demande vraiment de retenir ces chiffres parce que moi ils m'ont alarmée.
09:57La France est le deuxième au monde pour l'incidence du cancer du sein, à 103,4 cas pour 100
10:04000 habitants, juste derrière l'Australie, à un dixième près.
10:08Et nous sommes restés premiers très longtemps puisque l'étude vient juste d'être réactualisée.
10:14Nous sommes à 103,4 cas. L'Allemagne à 80,9. L'Espagne à 69,3.
10:24Nos voisins vivent comme nous, mangent comme nous, boivent comme nous, fument comme nous, et pourtant ils ont beaucoup moins
10:30de cancers du sein que nous.
10:32Alors, avec le taux de l'Allemagne, ce serait de l'ordre de 13 000 cancers de moins chaque année
10:37qui seraient évités en France.
10:40Chez les moins de 50 ans, nous détenons le record du monde.
10:45C'est-à-dire que pour les cancers du sein des femmes de moins de 50 ans, nous sommes les
10:48premiers au monde.
10:50Avant 49 ans, la mortalité est supérieure de 82% à celle de la Norvège et de la Suisse.
10:5782% supérieure à la Norvège et à la Suisse.
11:00Une des premières puissances économiques mondiales, médaille d'argent du cancer du sein, ce n'est pas un podium, c
11:05'est un signal d'alarme et même un signal d'urgence.
11:07On nous répond que c'est le dépistage, l'alcool, le mode de vie, mais ces explications ne tiennent pas.
11:13Le dépistage, on commence par le dépistage.
11:17Seuls 46% des femmes y participent, contre 54% en moyenne en Europe et plus de 80% dans
11:23les pays nordiques, mais en Guyane par exemple, c'est juste 14%.
11:27L'alcool, les Allemandes et les Espagnols boivent plus que nous.
11:31Sur le dépistage, on doit quand même dire que c'est le dépistage public, mais que si on ajoute le
11:35dépistage privé, on est dans la moyenne européenne.
11:37L'alcool, les Allemandes et les Espagnols boivent plus que nous.
11:41Le surpoids, la France compte le moins de femmes en surpoids de toute l'Union européenne.
11:46Et ce sont les trois facteurs majeurs de l'explication aujourd'hui du cancer du sein, alcool, tabac, surpoids.
11:52Et sur ces trois facteurs-là, nous ne sommes pas en tête des données mondiales.
11:56Le mode de vie et l'hérédité n'expliquent que la moitié des cancers du sein.
11:59Et l'autre moitié, du coup, d'où vient-elle ?
12:02Et étonnamment, à l'heure où je vous parle, on ne cherche pas vraiment d'où vient cette autre moitié.
12:08Pourtant, les pistes sont sous nos yeux et elles sont structurelles.
12:11Le cadmium, un métal cancérogène présent dans nos engrais, puis dans notre pain, nos céréales,
12:1647% des Français dépassent le seuil sanitaire et nos enfants sont six fois plus exposés que les petits Allemands.
12:22La raison, une dérogation française qui autorise 90 mg par kilo quand l'Europe fixe la moyenne à 60.
12:29Les pesticides, 291 molécules autorisées, ce qui place la France dans le top 3 européen.
12:35Les perturbateurs endocriniens présents dans les cosmétiques, les emballages et les produits ménagers
12:39sont un facteur de risque avéré du cancer du sein.
12:43Le travail de nuit qui augmente le risque de 26%.
12:46On demande aux femmes de manger mieux, de boire moins, de bouger plus.
12:49On insiste sur la responsabilité individuelle et c'est très bien.
12:54Mais on ne demande pas aux industriels d'arrêter de polluer nos assiettes,
12:58nos produits cosmétiques, nos produits ménagers.
13:01La prévention ne peut pas reposer sur les seules épaules des femmes
13:04parce que c'est une charge supplémentaire finalement qui leur est envoyée.
13:08Et je rajoute à cela qu'une des grandes surprises des auditions a été que la toxicité des produits chimiques,
13:16donc des perturbateurs endocriniens, etc., est testée sur le sang,
13:19mais ils ne sont pas testés sur la glande mammaire
13:22qui a priori accumule des stocks de produits qui ne s'éliminent pas.
13:28Et que c'est sans doute une des pistes à poursuivre.
13:31Alors face à ce constat, nous n'arrivons pas les mains vides.
13:34Ce rapport, c'est une feuille de route qui tient en quatre séries de propositions.
13:38La première, c'est de financer la recherche et c'est vraiment une urgence sanitaire.
13:43Il faut un grand programme de recherche sur cette exception française
13:46et financer la recherche sur ce qu'on appelle l'exposome,
13:50c'est-à-dire l'ensemble des facteurs auxquels nous sommes exposés
13:53et qui peuvent avoir des interactions et aggraver la toxicité des produits.
13:58C'est-à-dire, voilà, pardon, et notamment leurs effets sur le génome et le séquençage du génome.
14:05Deuxièmement, protéger.
14:06Il faut mettre fin à la dérogation sur le cadmium, par exemple,
14:09rendre obligatoire l'étiquetage sur les perturbateurs endocriniens,
14:13puis interdire dans les produits du quotidien
14:15et créer une taxe pollueur-payeur sur les pesticides,
14:19étendue à la chimie, aux cosmétiques et à l'agroalimentaire.
14:22Il faut aussi reconnaître le cancer du sein comme une maladie professionnelle.
14:25Je le dis parce que les femmes françaises sont au cœur d'une activité agricole importante
14:32puisqu'on est un des principaux pays agricoles,
14:34mais aussi sont parmi les plus grandes consommatrices de cosmétiques, par exemple.
14:38Et donc, ça pourrait être l'interaction des deux
14:41qui soit au rang des accusés pour ces chiffres dramatiques.
14:45Troisièmement, dépister partout, tout le temps.
14:47Tous les centres d'imagerie doivent participer au dépistage organisé.
14:50Il faut des mamobiles, c'est-à-dire des camions partout, y compris sur les Outre-mer,
14:56pour enseigner l'autopalpation dès le lycée sur les réseaux sociaux
15:00et permettre l'accès au dépistage de toutes partout où qu'elles vivent
15:06et quel que soit son âge et son niveau de vie.
15:08Enfin, il faut accompagner.
15:10Il faut un soutien psychologique proposé dès l'annonce,
15:12davantage de reconstruction dans le public,
15:14un panier de soins de support qui ne plafonne plus à 180 euros par an,
15:18comme c'est le cas aujourd'hui, et des financements pluriannuels pour les associations.
15:22Et avant même de proposer du nouveau,
15:25il faut appliquer ce que nous avons déjà voté.
15:27La loi du 5 février 2025, sur le reste à charge,
15:30a été votée à l'unanimité, vous le rappeliez, pardon, Madame la Présidente.
15:36Plus de 20 mois plus tard, elle n'est toujours pas appliquée.
15:39L'arrêté sur les soutiens-gorges est attendu fin 2026,
15:42le forfait début 2027.
15:45Une loi sans application réelle, c'est une promesse,
15:48c'est un espoir pour les malades,
15:50mais c'est beaucoup de déceptions et de désillusions.
15:53Je veux terminer là où j'ai commencé par Octobre Rose.
15:56Octobre Rose est né pour sauver des vies,
15:58il est en train de devenir une vitrine.
15:59On illumine les monuments, mais on maintient les dérogations.
16:02On vend des rubans roses sur les produits
16:04qui contiennent parfois des perturbateurs endocriniens.
16:07On applaudit les malades un mois par an
16:09et on les laisse seuls les 11 autres.
16:11Le rose ne soigne pas,
16:13ces femmes n'ont pas besoin qu'on les applaudisse en octobre,
16:16elles ont besoin qu'on les protège toute l'année.
16:18Je vous remercie et j'en terminerai par une phrase
16:20qui m'a été dite par une association
16:22des femmes jeunes atteintes du cancer du sein
16:25qui a terminé son audition comme ça
16:27et cette phrase reste dans ma tête.
16:28C'est les lois qui nous empoisonnent
16:31sont votées par les hommes
16:32et elles rendent malades les femmes.
16:34Elle parlait notamment de la loi du plomb.
16:44Merci Madame la Présidente, chers collègues.
16:46Merci Sandrine.
16:48Effectivement, comme ça vous avez été rappelé par Sandrine,
16:50nous avons séparé le rapport en deux parties
16:53sur deux sujets évidents,
16:55cancer du sein et infertilité.
16:58A noter par ailleurs que nous avons pris en choix
17:00ces deux sujets et pas traiter les autres,
17:02non pas par mépris, par déni ou par négation,
17:04mais parce qu'ils font l'oeuvre déjà de nombreux rapports
17:07et qu'il n'est pas question ici d'être trop général
17:09et donc imprécis et de rater notre cible.
17:12L'infertilité donc.
17:14Derrière ce sujet, il y a des vies, des femmes,
17:16des hommes qui s'interrogent sur leur fertilité.
17:18Des couples qui attendent des mois,
17:20parfois des années avant d'obtenir un diagnostic.
17:22Des patientes qui traversent des parcours d'AMP
17:25longs, éprouvant, physiquement comme psychologiquement.
17:29Et puis il y a aussi des femmes dont on parle très peu
17:31qui au moment même où elles apprennent une maladie,
17:33doivent en plus porter l'inquiétude de leur fertilité future,
17:37notamment dans le sujet du cancer du sein.
17:39Ces situations sont nombreuses et différentes les unes des autres,
17:42mais elles appellent toutes la même exigence.
17:45Que chacun puisse être informé, soigné et accompagné
17:48tout au long de son parcours.
17:49Et c'est ce fil conducteur de ce rapport
17:51qui porte trois priorités.
17:54Première priorité, informer et prévenir.
17:57La fertilité reste un angle mort.
17:58On parle trop peu de son évolution avec l'âge,
18:02on parle, pardon,
18:02on parle beaucoup de son évolution avec l'âge,
18:05chez les femmes comme chez les hommes,
18:06mais trop peu de facteurs qui l'altèrent.
18:08Des moyens de prévention et des limites de la médecine.
18:11Or, on ne peut pas demander à chacun de faire des choix éclairés
18:13sans lui donner des informations pour les faire.
18:15Nous proposons donc d'agir en intégrant la fertilité féminine et masculine
18:19dans l'éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle,
18:22et dans les cours de SVT.
18:24Soyons clairs ici, il ne s'agit pas de dire aux jeunes
18:27quand avoir des enfants,
18:28et encore moins de faire peser une responsabilité
18:31plutôt plus sur les femmes.
18:32Il s'agit de leur donner connaissance,
18:35de données fiables, le plus tôt possible,
18:37pour décider en connaissance le moment venu
18:39des choix qu'ils pourront faire.
18:41Mieux se connaître, c'est mieux décider plus tard.
18:44Et cette information-là, elle doit...
18:46Et cette information ne doit pas s'arrêter là.
18:48Nous proposons une consultation de prévention
18:50en santé reproductive ouverte aux femmes
18:52comme aux hommes, prise en charge par l'assurance maladie.
18:55Un temps pour faire le point,
18:56identifier les facteurs de risque,
18:57prendre l'évolution de la fertilité
18:59et connaître les possibilités de préservation.
19:02C'est essentiel par exemple pour l'autoconservation des ovocytes.
19:05Elle peut ouvrir une possibilité supplémentaire,
19:07mais elle ne garantit pas une grossesse.
19:09Or, on voit de plus en plus d'informations
19:11circuler sur les réseaux sociaux ou autres,
19:13expliquant que l'autopréservation serait une solution à tout.
19:16C'est une solution, c'est une liberté offerte
19:18à de nombreuses femmes, mais avec souvent une méconnaissance
19:22de la capacité réelle de pouvoir avoir peut-être un jour
19:25une grossesse à terme.
19:27Des campagnes régulières devraient pouvoir être relayées
19:29par les soignants, par les médias,
19:32notamment sur les infos numériques,
19:34et compléter ce dispositif, ce besoin.
19:37L'information ne doit pas arriver trop tard,
19:39car quand les difficultés sont déjà là,
19:41informer les vies est souvent trop tard.
19:43C'est donner donc ainsi les moyens à chacun de choisir la sienne.
19:46La deuxième priorité, garantir l'accès aux soins
19:49et la qualité des parcours.
19:50L'information est donc essentielle,
19:52mais vous conviendrez qu'elle ne suffit pas.
19:54Encore faut-il accéder à un diagnostic
19:56et une prise en charge réelle.
19:57Aujourd'hui, les parcours sont trop longs,
20:00trop complexes, trop opaques,
20:01et disons-le aussi, souvent, dans notre pays,
20:04trop coûteux.
20:05Nous proposons de faciliter l'orientation précoce
20:07vers un bilan adapté,
20:08dès que les difficultés apparaissent
20:10ou que les facteurs de risque sont identifiés,
20:12sans imposer les mêmes examens à tous,
20:14mais sans laisser personne
20:17attendre inutilement.
20:19Cette exigence est plus forte encore
20:21quand une maladie menace la fertilité.
20:23Une patiente qui apprend qu'elle va subir une chimiothérapie
20:26ne doit pas avoir à penser seule
20:27à préserver sa fertilité
20:29au milieu du choc de l'annonce de sa maladie.
20:32C'est au système de s'organiser,
20:34par une meilleure coordination entre les équipes
20:36et les centres spécialisés,
20:38sans jamais, bien évidemment,
20:39retarder ou altérer le traitement.
20:41Nous voulons aussi mieux distinguer deux situations.
20:44Quand une pathologie menace la fertilité,
20:46l'orientation doit être rapide.
20:50Reste la question des moyens.
20:52La loi bioéthique de 2021 a ouvert l'AMP
20:55aux couples de femmes et aux femmes seules.
20:58C'est une avancée majeure,
20:59mais un droit ne se mesure pas
21:01sans inscription dans la loi.
21:02Il se mesure à la possibilité concrète d'en bénéficier.
21:05Si les centres manquent de personnel,
21:07d'équipement ou de place,
21:08les délais s'allongent
21:09et le droit reste donc un droit de papier.
21:12Nous demandons donc d'évaluer précisément
21:14les besoins des centres,
21:15de renforcer leur capacité
21:16et de maintenir une offre publique
21:18complète sur tout le territoire.
21:20Et pour faire face à la hausse des demandes,
21:22nous proposons d'associer davantage
21:23les centres privés
21:24à l'autoconservation non médicale,
21:26dans un cadre bien évidemment à définir.
21:28L'enjeu n'est pas d'opposer publics et privés,
21:31mais d'organiser leur complémentarité
21:33pour que les patients soient prises en charge
21:34dans des délais raisonnables
21:37par rapport à leur parcours.
21:38Enfin, la PMA n'est pas une simple succession
21:41d'actes médicaux.
21:42C'est un parcours et souvent une épreuve.
21:44Nous préconisons un accompagnement psychologique
21:46pris en charge à chaque étape
21:48et pas seulement au début.
21:50Une meilleure formation des équipes
21:51et un référent identifié pour chaque patient.
21:54Personne ne doit rester face
21:55à la complexité d'un système
21:57qui se veut souvent administratif.
22:00Troisième et dernière priorité,
22:01faire progresser la recherche
22:03et encadrer les PPA.
22:05Et pour cela, je salue la présence
22:08de notre collègue Constance de Félichy.
22:10La médecine de la reproduction avance.
22:14Maturation ovocitaire in vitro,
22:15nouvelle technique de préservation,
22:17progrès de l'AMP.
22:18Nous devons soutenir ces travaux
22:19et permettre aux patients
22:20de bénéficier des innovations
22:22dont la sécurité et l'efficacité
22:24sont aujourd'hui établis.
22:25C'est dans cet esprit
22:26que nous avons examiné
22:27le diagnostic préimplantatoire
22:29nommé DPI-A.
22:30Il permet de rechercher
22:32certaines anomalies
22:33du nombre de chromosomes
22:34dans l'embryon
22:34avant leur transfert.
22:36Il peut aider certaines patientes
22:38âge maternel avancé,
22:40échec répitif d'une implantation,
22:41fausse couche à répétition.
22:43Mais restons rigoureux,
22:44il ne garantit ni l'implantation
22:46ni la naissance.
22:48Aujourd'hui,
22:49de nombreuses Françaises
22:50partent à l'étranger
22:51pour y accéder,
22:53celles qui peuvent se le payer
22:54en d'autres termes.
22:55Les autres renoncent
22:56et cette inégalité
22:57n'est pas acceptable.
22:58Les questions éthiques existent,
23:00elles sont légitimes,
23:01mais c'est justement pour cela
23:01qu'il faut fixer des limites claires
23:03plutôt que de refuser le débat.
23:05Nous proposons donc
23:06d'inscrire l'autorisation
23:07du DPI-A dans un cadre strict,
23:09des indications médicales
23:10précisément définies,
23:11une analyse limitée
23:12du nombre de chromosomes,
23:13des centres autorisés.
23:15Une prise en charge
23:16par l'assurance maladie
23:17pour que les accès
23:18ne dépendent pas
23:18des moyens de chacun.
23:19et une évaluation rigoureuse,
23:21taux de naissance,
23:22fausse couche,
23:23nombre de tentations,
23:24des tentatives,
23:25délais,
23:25coût pour faire évoluer
23:26le cadre à la lumière
23:27de la science.
23:28Ni promesses excessives,
23:29ni refus de principes,
23:30un cadre strict et transparent.
23:33Madame la Présidente,
23:33chers collègues,
23:34ce rapport part donc
23:35d'une idée simple.
23:36Face à la fertilité,
23:37nous pourrons faire mieux
23:38à chaque étape du parcours.
23:40Mieux informer
23:41pour des choix éclairés,
23:42mieux diagnostiquer
23:43pour éviter des retards inutiles,
23:45mieux accompagner
23:46pour que personne ne soit seul.
23:47Mieux organiser nos centres
23:49pour que les droits
23:50deviennent effectivement réels
23:51et surtout mieux soutenir
23:52la recherche
23:53dans un cadre exigeant.
23:54Ces propositions
23:55ne prétendent pas
23:56tout résoudre,
23:56mais elles tracent une direction,
23:58un système qui anticipe,
23:59qui accompagne
23:59et qui donne aux soignants
24:00les moyens d'agir.
24:01Nous l'avons construit
24:02dans un esprit transpartisan
24:04avec, à partir de consacres partagés
24:06et surtout d'expertise de terrain.
24:08Parce que derrière chaque parcours,
24:10il y a des femmes,
24:10des hommes,
24:11des choix intimes
24:11et parfois des attentes douloureuses.
24:13Notre devoir est donc
24:14de leur garantir
24:15d'être informées,
24:16accompagnées
24:17et soignées
24:18dans les meilleures conditions.
24:19Je vous remercie.
24:22Merci, mesdames,
24:23chacune d'entre vous,
24:25d'éclairer notre débat
24:26sur la santé des femmes
24:28qui a quand même
24:29de nombreuses années
24:32de retard
24:33et dont vos travaux
24:34sont extrêmement précieux
24:36pour continuer
24:36de poser des diagnostics précis
24:38et des recommandations.
24:39Je vous propose
24:40ce qu'on passe
24:41aux orateurs,
24:41oratrices de groupe
24:42pour entourer notre question
24:43et de démarrer
24:44en donnant la parole
24:45à Élise Leboucher
24:46pour la France Insoumise.
24:52Merci, madame la présidente.
24:55Collègue,
24:55je salue votre travail
24:57sur ce rapport
24:58sur la santé des femmes.
24:59Vous avez choisi
25:00deux sujets distincts,
25:02sinon il n'existerait
25:04des dizaines d'autres.
25:05Deux sujets particuliers,
25:06à travers eux,
25:07vous démontrez bien
25:07les difficultés
25:08auxquelles sont confrontées
25:09et les femmes
25:10sur tous les points
25:10de la santé,
25:12que ce soit l'accès
25:12à des professionnels
25:13formés à la santé féminine,
25:15la question de la recherche
25:16avec des retards
25:17sur les sujets féminins
25:18et l'accès aux soins.
25:20Nous connaissons
25:20tous les parcours
25:21d'embûches
25:22pour les femmes
25:22qui souffrent d'endométriose
25:23avec des avancées
25:24ces dernières années
25:26sur la connaissance,
25:27la reconnaissance
25:28et la prise en charge
25:29des symptômes.
25:30Aujourd'hui,
25:31sur d'autres sujets,
25:32il s'en est censé
25:32d'avoir aussi
25:33une levée de tabou
25:34sur les interruptions
25:34spontanées de grossesse,
25:36la pré-ménopause
25:37et la ménopause,
25:39avec la nécessité
25:40de congés menstruels
25:41ne concernant pas
25:42que les règles douloureuses.
25:45Je salue l'intégration
25:46de ce que j'appelle
25:47le croisement des dominations
25:48et les recommandations
25:49intégrant la démarche
25:50inclusive
25:51sur la prise en charge
25:52du cancer
25:53et notamment
25:53sur le matériel adapté.
25:55Et là,
25:55cela m'a fait beaucoup écho
25:56à des auditions
25:57que j'ai menées
25:57dans le cadre
25:58de la mission d'info
25:58sur le coût des VSS
26:00et qui concernent finalement
26:01les deux sujets.
26:02Alors,
26:02ce n'est pas vraiment
26:03des questions,
26:03plutôt des commentaires
26:04que je trouve important
26:05de partager ici en DDF.
26:07Sur la question de la PMI,
26:08je n'ai pas de chiffre spécifique
26:10mais de nombreux témoignages
26:11retracent tous
26:12la même chose.
26:13La PMI est censée
26:14être accessible à toutes.
26:15Mais dans les faits,
26:16les centres conditionnent
26:17la PMI à une limite de poids
26:18et les femmes grosses
26:19ne sont pas prioritaires
26:21car elles auraient
26:21moins de chances
26:22de tomber enceintes.
26:23Dans ce contexte,
26:23beaucoup de femmes
26:24qui sont accédées à la PMI
26:25ont recours
26:26à la chirurgie bariatrique
26:27et aux médicaments
26:28contre l'obésité
26:29alors même que les pertes
26:30de poids rapides
26:31altèrent la fertilité.
26:33Sur la question
26:34des posologies
26:34des médicaments,
26:36il y a un exemple
26:37que je ne connaissais pas,
26:39c'est l'exemple
26:40de la contraception
26:40d'urgence
26:41qui est moins efficace
26:42à partir de 75 kg
26:44et dont les personnes grosses
26:45sont plus susceptibles
26:45d'avoir des fausses couches
26:46des interruptions
26:47volontaires de grossesse
26:50car elles ont du coup
26:51une contraception
26:52qui n'est pas du tout adaptée,
26:53elles ne sont pas informées
26:54des professionnels de santé
26:55en ont plus.
26:56Sur la question
26:57de l'accessibilité
26:58du matériel,
26:58la plupart du matériel
26:59n'est pas adapté
27:00pour accueillir
27:00des personnes très grosses,
27:01par exemple les ILM
27:02qui ont une limite de poids
27:04ou même tout simplement
27:04chez le médecin généraliste
27:06au siège
27:06avec des accoudoirs
27:07trop serrés
27:08et accès impossible
27:09aux cabinets médicaux.
27:10Je remercie,
27:11j'en profite
27:11de l'association
27:12Fats Priandli
27:12qui m'a exposé
27:14ces difficultés
27:14que de nombreuses femmes
27:15vivent au quotidien
27:16et nos politiques publiques
27:18doivent intégrer
27:18ces questions
27:19pour lever les freins
27:20pour un accès
27:21universel à la prévention
27:22au dépistage
27:23et aux soins.
27:25Merci,
27:26chers collègues.
27:27La parole
27:28pour les socialistes
27:30Marie-Noëlle
27:30Boutte-Pistel.
27:36Merci Madame la Présidente,
27:39Mesdames les rapporteurs,
27:41merci beaucoup
27:42pour ce travail
27:44à la fois
27:44sur le cancer du sein
27:46et sur l'infertilité.
27:48C'est vrai qu'on n'a pas
27:49forcément l'habitude
27:50d'avoir des rapporteurs
27:51qui se focalisent
27:52sur deux sujets différents
27:54mais du coup,
27:55je trouve ça
27:56évidemment très intéressant.
27:58Sur la question
27:59du cancer du sein,
28:00vous dressez finalement
28:01un constat assez inquiétant
28:03quant à l'efficacité
28:05de nos dispositifs
28:06sur un cancer
28:07qui semble quand même
28:08connu
28:09et sur lequel
28:10on pourrait attendre
28:12une efficacité,
28:14en tout cas
28:15une prise en charge
28:16efficace
28:16qui,
28:17d'après votre rapport,
28:19n'est pas du tout
28:20le cas.
28:21vous avez émis
28:23un certain nombre
28:23de recommandations
28:25et pointées
28:26des difficultés.
28:28J'en prendrai
28:29une particulière
28:31sur la question
28:31des inégalités
28:32territoriales
28:34puisqu'effectivement
28:35je suis députée
28:37d'un territoire
28:38rural
28:39et de montagne
28:40où la difficulté
28:41d'accès aux soins
28:42est peut-être
28:43plus prégnante
28:44qu'ailleurs.
28:45donc
28:47peut-être
28:48nous faire
28:48un complément
28:49de point
28:50sur les difficultés
28:51que vous avez
28:52relevées
28:53et notamment
28:56les propositions
28:57que vous feriez
28:58par rapport à ça.
29:00Sur Octobre Rose
29:01je serai peut-être
29:02un peu plus modérée
29:03parce que
29:04j'ai dans mon territoire
29:06une association
29:07qui est extrêmement
29:08dynamique
29:09et qui au-delà
29:09du mois d'automne
29:11accompagne
29:12toute l'année
29:12alors j'ai ce regard-là
29:13mais qui ne doit pas
29:14être développée
29:15de partout
29:16mais qui accompagne
29:17effectivement
29:18toute l'année
29:19les femmes
29:19par des activités
29:21ou d'autres
29:22ou d'accompagnement
29:23dans leur parcours
29:24de soins
29:26aller vers le sport
29:28etc.
29:29et donc
29:29je pense qu'il y a
29:30des assos
29:30qui sont
29:32très efficaces
29:33et très bienveillantes
29:35par rapport
29:35aux femmes
29:37mais je conviens
29:38que ce n'est pas
29:38le cas partout
29:39et qu'effectivement
29:41il n'y a pas
29:41que le mois d'octobre
29:42où il faut être
29:43attentif
29:44à l'accompagnement
29:45de ces femmes
29:47et puis peut-être
29:48sur la PMA
29:50sur l'autre sujet
29:50sur l'infertilité
29:52c'est évidemment
29:53ça reste un parcours
29:55du combattant
29:56important
29:57encore je crois
29:58et
30:00cette prise en charge
30:01de la fertilité
30:03et de la PMA
30:04est-ce que
30:04vous y voyez
30:05un débouché
30:06législatif
30:07je vois
30:08sur votre rapport
30:09que vous souhaitez
30:10faire évoluer
30:10le cadre juridique
30:12sur un certain nombre
30:12de sujets
30:13on a eu beaucoup
30:14de débats
30:15sur la question
30:16de la bioéthique
30:17c'est
30:18alors pas récemment
30:19parce que ça
30:20commence à dater
30:20un petit peu
30:21justement
30:23on a
30:24depuis
30:24je ne peux pas dire
30:25de date
30:26mais ça fait bien
30:27quatre ans
30:28où on n'a pas évoqué
30:29ces sujets là
30:30et donc on n'a pas
30:31d'évolution récente
30:32et c'est très bien
30:33que vous puissiez
30:34pointer cela
30:35pour qu'on puisse
30:37effectivement
30:37peut-être
30:38s'emparer
30:39de ce sujet
30:40et le faire
30:41évoluer
30:42en tout cas
30:42moi j'avais été
30:43très engagée
30:44sur les premiers
30:44débats
30:45bioéthiques
30:45et je suis
30:46évidemment
30:46très intéressée
30:48pour suivre
30:49cela
30:49en tout cas
30:50merci beaucoup
30:50pour votre travail
30:51qui est très éclairant
30:52et malheureusement
30:54un peu inquiétant
30:57merci pour le groupe
30:59écologiste et social
31:00Marie-Charlotte Garin
31:02merci Madame la Présidente
31:03et puis merci aux collègues
31:04d'avoir choisi
31:06d'approfondir la question
31:07de ces deux sujets
31:08effectivement
31:09sans doute
31:10donner des chiffres
31:11sur les incidences
31:12du cancer du sein
31:12et sur ce triste podium
31:13pour nous
31:14des cancers
31:15de plus en plus jeunes
31:16on pourrait aussi parler
31:17des cancers pédiatriques
31:18qui sont en explosion
31:19même si ce n'était pas
31:19le sujet de la mission
31:21il y a aussi la question
31:22des problèmes de fertilité
31:24et en fait
31:24sur les deux problématiques
31:25ce qu'on observe
31:26c'est la tentation
31:27du curatif
31:28de se dire
31:29qu'on va aller
31:30résoudre les problèmes
31:31plus tard
31:31et en parallèle
31:33on a la question
31:33de la source
31:34c'est les causes
31:36de ces problèmes
31:37et de fertilité
31:38et de cancer
31:38on a parlé de caduels
31:39on parle des vannes
31:41de pifas
31:41de pifisades
31:42etc etc
31:43et en réalité
31:44on nous empoisonne
31:45et une fois
31:45qu'on s'empoisonne
31:46on soigne les symptômes
31:47et on ne va jamais
31:48soigner les causes
31:49et d'ailleurs
31:51la vraie question
31:51fondamentale
31:52qu'on doit se poser
31:52politiquement
31:53c'est de se dire
31:54les questions
31:54de prise en charge
31:55on a avancé
31:55on est en train
31:56d'avancer dessus
31:57que ce soit
31:57sur la question
31:57d'infertilité
31:58ou les questions
31:59de cancer
31:59on avance
31:59de plus en plus
32:01mais on ne vient
32:02jamais vraiment
32:02regarder en face
32:03la question
32:04de comment est-ce
32:04qu'on coupe
32:05le robinet
32:05de la pollution
32:06et moi je ne dis même
32:07plus de la pollution
32:08de l'empoisonnement
32:09collectivement
32:10et c'est des débats
32:11qu'on a eu de manière
32:12très affirmée
32:12au moment de la loi
32:13du plomb
32:14parce qu'on a posé
32:15la question justement
32:16de l'impact sanitaire
32:17sur l'infertilité
32:20et les cancers
32:21en particulier
32:21et nous quand on s'est opposé
32:23à ça
32:24c'était pas parce qu'on était
32:25des énormes radicales
32:26qui n'aiment pas
32:26les agriculteurs
32:27c'est parce qu'on pensait
32:29les questions
32:29de conséquences sanitaires
32:31pour tout le monde derrière
32:33et donc moi ça m'amène
32:34à deux questions
32:36finalement comment
32:37quand on regarde
32:37la question d'infertilité
32:39et la question des cancers
32:40on se pose la question
32:41d'une meilleure prise en compte
32:42de la santé environnementale
32:43de manière générale
32:44en amont
32:44et pas simplement
32:45dans le curatif derrière
32:47et est-ce qu'il vous
32:48semblerait pertinent
32:49en regard des travaux
32:50que vous avez menés
32:51que peut-être
32:52on mette en place
32:53un principe de précaution
32:54pour la santé humaine
32:55on l'a pour la santé
32:56environnementale aujourd'hui
32:57mais est-ce qu'on ne pourrait
32:57pas se dire que dès lors
32:58qu'on a des doutes
33:00raisonnables sur un produit
33:01qui peut nuire à la santé humaine
33:03avoir des conséquences
33:03sur la fertilité
33:05sur le développement
33:06de cancer par la suite
33:07et parce que
33:08est-ce que par précaution
33:09on n'interviendrait pas
33:10ces produits
33:13merci
33:13et puis pour le groupe
33:15Lyot
33:15Constance
33:16de Bélichy
33:16merci
33:17madame la présidente
33:19parmi moi
33:19tout d'abord
33:20de remercier
33:20ma présidence
33:22parmi vous
33:23et de remercier
33:25nos deux rapporteurs
33:26qui
33:28ouvrent
33:28et s'intéressent
33:29à un domaine
33:30que je trouve
33:31particulièrement important
33:33parce que
33:33je retiens
33:34de mon rapport
33:37c'est qu'on paye
33:38quand même
33:38toujours un bon tribut
33:40à la fin
33:41c'est nous qui payons
33:43c'est nous qui payons
33:44l'absence de recherche
33:46autour de la question
33:47du cancer du sein
33:48à travers
33:49les corps
33:50qui sont mutilés
33:50à travers
33:51des pertes de chance
33:52qui sont très fortes
33:53à travers
33:54des parcours
33:55qui sont particulièrement
33:56éprouvants
33:59et autour d'une recherche
34:00nous trouvons
34:01qu'elle n'avance pas
34:02beaucoup
34:03c'est nous
34:04qui payons
34:05le tribut
34:06le parcours
34:07de PMA
34:08qui sont particulièrement
34:09aujourd'hui
34:10compliqués
34:10douloureux
34:13et
34:14soulever la question
34:15de l'égalité
34:16territoriale
34:17dans l'accès
34:17aux soins
34:18qui soit autour
34:19de la question
34:19du cancer
34:20ou autour
34:21de la question
34:21de la PMA
34:22qui est un vrai sujet
34:23dans le sujet
34:25où
34:26qu'on soit
34:27de France hexagonale
34:28ou d'outre-mer
34:28on n'a déjà pas du tout
34:29les mêmes chances
34:30mais même au sein
34:32de la France hexagonale
34:34d'un territoire
34:35à l'autre
34:35on n'a pas
34:36les mêmes possibilités
34:37moi j'avais envie
34:38de soulever
34:40une chose
34:40qui était commune
34:41à vos deux rapports
34:42aussi
34:42c'est
34:46l'impact
34:47psychologique
34:48de la schizophrénie
34:49de l'État
34:51qui d'un côté
34:52va nous dire
34:53qu'il faut
34:54absolument
34:55essayer
34:56de se faire
34:56dépister régulièrement
34:58prendre soin
34:58de sa santé
35:00je ne suis pas
35:01très loin d'ici
35:02je ne suis pas
35:02l'élu du Loiré
35:04pour s'accrocher
35:05avant de réussir
35:05à faire
35:06cette mammographie
35:06non ?
35:08moi au bout
35:09de 100 tentatives
35:10auprès d'un centre
35:10de radiologie
35:11j'ai abandonné
35:12puis comme j'avais
35:12marié
35:13j'ai pu trouver
35:13une femme
35:13à Paris
35:15mais quand vous voyez
35:16la pression
35:17qu'on a
35:17notamment
35:18via Octobre Rose
35:19autour de la question
35:20du dépistage
35:21des colliers
35:21qu'on reçoit
35:22pour aller faire
35:23nos mammographies
35:24prendre soin de soi
35:25mais qu'en fait
35:26au bout du compte
35:26on n'a personne
35:27pour nous prendre en charge
35:28je trouve que déjà
35:29c'est une première violence
35:31on pourrait dire
35:32la même chose
35:33des parcours de PMA
35:34aujourd'hui
35:35quand on arrive
35:36dans un parcours de PMA
35:37on est déjà
35:37extrêmement éprouvé
35:39le temps joue
35:40contre nous
35:40on le sait
35:41on le cesse
35:42de nous rappeler
35:42et pourtant
35:43trouver un centre
35:45de PMA public
35:46il faut se lever
35:47de bonheur
35:48c'est de pire en pire
35:50et on crée
35:51de facto
35:52une santé
35:53à deux vitesses
35:54en permanence
35:56on alimente
35:56en permanence
35:57cette santé
35:58à deux vitesses
35:58entre ceux
35:59qui ont les moyens
36:00de payer
36:00dans le privé
36:01et ceux
36:01qui n'ont pas
36:02les moyens
36:02de payer
36:03ou qui veulent
36:04croire encore
36:04une institution publique
36:06pour terminer
36:07sur la question
36:07de la PMA
36:08effectivement
36:09moi je m'engage
36:09très fortement
36:10sur la question
36:11du DTIA
36:12on a déposé
36:13une proposition
36:14de loi
36:15transpartisane
36:16je remercie
36:16pour son soutien
36:18sur le sujet
36:19pour bien voir
36:21inscrite
36:22lors d'une semaine
36:24transpartisane
36:26parce que
36:28parce qu'à travers
36:29le DTIA
36:30moi je vois aussi
36:31une violence supplémentaire
36:32infligée aux femmes
36:33il avait délibérément
36:35implanté
36:35des ambitieux
36:36dont il ne s'est pas
36:37si souviable
36:37alors que techniquement
36:38il n'est capable
36:39de le déterminer
36:40c'est infligé
36:41des arrêts
36:42spontanément
36:42c'est supplémentaire
36:43dans les barques
36:44déjà particulièrement
36:45éprouvants
36:46et je n'arrive pas
36:47à comprendre
36:48pourquoi ce doit
36:49encore être puni
36:50de la sorte
36:52et je voulais regretter
36:53à ce titre
36:54le fait que
36:55le débat
36:56avait été particulièrement
36:57violent
36:57lors de la dernière
36:58loi bioéthique
37:00il y avait une petite fenêtre
37:01qui s'était ouverte
37:02à travers une expérimentation
37:04menée
37:05par plusieurs hôpitaux
37:07sur justement
37:08essayer de travailler
37:10sur la recherche
37:11autour du DTIA
37:12et avoir des données concrètes
37:13à mettre dans le débat public
37:15cette expérimentation
37:17a été annulée
37:18par la justice
37:18à la demande
37:19d'un débat
37:20d'un collectif
37:22très engagé
37:23contre le DTIA
37:24et la PMA
37:25si bien qu'aujourd'hui
37:26on a perdu 4 ans
37:27on ne peut même pas
37:29utiliser cette expérimentation
37:31qui était presque à la fin
37:32mais dont ils n'ont pas le droit
37:33d'utiliser les données
37:34puisqu'elle a été annulée
37:35et je pense que
37:36il est peut-être temps
37:37d'arrêter
37:38de se déflagérer
37:39d'arrêter d'éterrer du temps
37:40parce qu'à la fin
37:41ce sont des couples
37:42et des femmes
37:43qui sont en souffrance
37:44et qui ont été
37:45dans le temps de la page
37:49Merci infiniment
37:50la richesse de vos interventions
37:53donne le ton du travail
37:55qui nous continue
37:56de nous engager
37:57à mettre en oeuvre
37:59concrètement
38:00vos recommandations
38:01mesdames
38:01je vous laisse à nouveau
38:03la parole
38:03peut-être pour répondre
38:04peut-être pas aux questions
38:06mais aux sujets
38:07qui ont été soulignés
38:09Sandrine Rousseau
38:11Alors plusieurs choses
38:12sur les femmes grosses
38:14c'est aussi un sujet
38:14sur les mammons de lobby
38:16par exemple
38:18ça on l'a mis
38:19dans un rapport
38:19parce que c'est en effet
38:20un sujet important
38:22sur l'organisation
38:24des soins
38:24alors en fait
38:25il y a plusieurs facteurs
38:27dans l'organisation
38:27des soins
38:28dans l'accès aux soins
38:29il y a la question
38:30du dépistage
38:30et là dans PLFSS
38:32on a des amendements
38:32par exemple
38:34obligatoires
38:34dans tous les centres
38:36de mammographie
38:37et une part de dépistage
38:39obligatoire
38:39parce qu'il y a des 5 millions
38:40qui me confusent
38:41en fait
38:41de le faire
38:42et donc
38:46ça fait partie
38:47des amendements
38:47qui sont en discussion
38:48actuellement
38:49dans PLFSS
38:50il y a aussi un sujet
38:52ah c'est ça
38:53c'est moi
38:55pas toi
38:56il y a aussi un sujet
38:57de l'opération
39:01puisque selon
39:02que l'opération
39:02est faite
39:02par un chirurgien
39:03qui a l'habitude
39:04de le faire
39:05et qui donc
39:06a une expérience
39:06où selon
39:07que le chirurgien
39:08ne fait que
39:09très peu
39:09de cas par an
39:10et bien
39:11les chances
39:11de survie
39:12et de récidive
39:13sont vraiment
39:13enfin les risques
39:14de récidive
39:16sont vraiment
39:16très très différents
39:17donc il y a quand même
39:17une organisation
39:18de la chirurgie
39:19à penser
39:20par une concentration
39:21dans des centres spécialisés
39:23quitte à ce que
39:23la chimiothérapie
39:25soit ailleurs
39:25mais moi je voudrais
39:26juste attirer
39:27beaucoup l'attention
39:28sur la question
39:28des soins-supports
39:29dont ils apparaissent
39:30absolument déterminants
39:32dans l'absence
39:33de récidive
39:33c'est à dire
39:34si vous faites
39:34de l'activité
39:35physique adaptée
39:36si vous faites
39:37tout un tas
39:37d'activités
39:38de la psychologie
39:39etc
39:40vos risques
39:41de récidive
39:41diminuent
39:42de manière considérable
39:43mais là
39:44sur les soins-supports
39:45il y a une différence
39:45territoriale énorme
39:46et là
39:47avec l'inflation
39:48du prix de l'essence
39:49je pense à toutes
39:49ces femmes
39:50qui n'arrivent plus
39:50à y aller
39:51parce que les transports
39:52vers ces soins-supports
39:53par exemple
39:54ne sont pas pris en charge
39:55qu'en plus
39:56on sait qu'en ruralité
39:57elles sont souvent
39:58dépendantes
39:58de la voiture
39:59de leurs conjoints
40:00et donc
40:01j'alerte vraiment
40:02là-dessus
40:02parce qu'il y a
40:03un gros sujet
40:04sur la tentation
40:05du curatif
40:06je suis
40:08Octobre Rose
40:08d'abord
40:10quand je parle
40:10d'Octobre Rose
40:11je ne parle pas
40:11des associations
40:12les associations
40:12elles font le job
40:13toute l'année
40:13il y a zéro sujet
40:14sur les associations
40:15c'est juste
40:16quel est le message
40:17que l'on envoie
40:17au travers d'Octobre Rose
40:19est-ce que c'est
40:20de la sensibilisation
40:21ou est-ce qu'on alerte
40:22vraiment sur un enjeu
40:23de santé publique
40:24et ce n'est pas
40:25tout à fait
40:25les mêmes canaux
40:27et les mêmes messages
40:28sur la tentation
40:29du curatif
40:29je suis absolument
40:30d'accord
40:30et il y a vraiment
40:31on est face
40:32à un défaut
40:33de préventif
40:33de manière
40:34très importante
40:37sur le
40:40sur la
40:41alors moi
40:42j'en ai parlé
40:42par exemple
40:42avec la ministre
40:43de la santé
40:44dans le cadre
40:45des discussions
40:45sur le PLFSS
40:46et sa réponse
40:48c'était
40:48bah oui
40:49mais la loi
40:50Dupont
40:50elle relève
40:51de l'agriculture
40:52moi c'est la santé
40:53et en fait
40:54on a quand même
40:55une explosion
40:55des maladies chroniques
40:56des ALD
40:57etc
40:57et qu'il va falloir
40:58quand même
40:58un peu interroger
40:59les autres ministères
41:00à un moment
41:00je vous pose
41:00comme ça
41:01voilà
41:02ensuite
41:02sur le principe
41:03de précaution
41:03évidemment
41:04quand vous disiez
41:05madame Pellichy
41:06qu'on paye
41:07un lourd tribut
41:07oui on paye
41:08un très très lourd tribut
41:09et c'est pas
41:09qu'un tribut sur nos corps
41:11c'est un tribut social
41:12un tribut économique
41:12parce qu'on n'a pas parlé
41:14par exemple
41:14des femmes en libéral
41:15des femmes en auto-entrepreneur
41:17qui elles n'ont pas
41:18la possibilité
41:19d'avoir des arrêts
41:21maladie long
41:22et qui vraiment
41:23ont des pertes
41:24de revenus
41:24mais absolument incroyables
41:26et aujourd'hui
41:27il n'y a pas de dispositif
41:28qui leur permette
41:29donc il y en a
41:29qui vont en chimio
41:30continuer à être avocates
41:32ou tenir leur magasin
41:35ou leur restaurant
41:35parce qu'en fait
41:36elles ne peuvent pas
41:37faire autrement
41:37et que c'est vraiment
41:38un sujet quoi
41:40ensuite sur
41:41enfin sur Octobre Rose
41:43je reviens un peu là-dessus
41:45pour moi
41:45on mise aussi beaucoup
41:46sur les comportements
41:47individuels
41:48c'est à dire
41:48c'est à nous de faire
41:49la palpation
41:49c'est à nous de ne pas boire
41:50de ne pas fumer
41:51c'est à nous d'identifier
41:53et finalement
41:54cette dimension collective
41:55systémique
41:55et cette responsabilité
41:57des politiques publiques
41:58et bien elle est très peu
41:59interrogée dans la prévention
42:01et ça c'est quand même
42:02un sujet
42:03et je m'en arrêterai là
42:04je pense que je n'ai pas fait
42:05à peu près le tour
42:08merci
42:08je vais juste compléter
42:09du coup
42:10sur les enjeux de poids
42:12je rajoute les enjeux de genre
42:13en fait
42:14parce que
42:15en réalité
42:15dans tout ce qui est
42:17lié à ce que vous avez décrit
42:18il y a en fait
42:19le sujet de la recherche
42:20qui a été rappelé par Sandrine
42:22et en fait on le dit
42:23ça a été rappelé
42:23par la présidente tout à l'heure
42:24la santé a été conçue
42:27testée
42:27imaginée
42:28pratiquée
42:29pour
42:30par sur les hommes
42:32et ça fait plusieurs fois
42:33moi je me souviens
42:33du premier rapport
42:34pour avis
42:36en PLFSS
42:37quand je suis arrivée
42:38il y a maintenant
42:384 ans
42:395 ans
42:39dans cette assemblée
42:40on essayait déjà
42:42de faire avancer
42:42le sujet
42:43en disant que
42:44oui en général
42:45on teste peu
42:46on fait peu de recherches
42:47sur les corps féminins
42:49parce qu'ils sont trop instables
42:50hormonalement
42:51dans le mois
42:52ok
42:52la pluie ça mouille
42:53et l'eau
42:54et le feu ça brûle
42:55c'est super
42:56mais c'est ce qu'on vous dit
42:57donc on va dire les choses ici
42:58aussi tranquillement
42:59donc
43:00mais oui c'est un point de vue
43:01donc en fait
43:02moi j'adore
43:02mais on est en train
43:03de parler d'IA
43:04on est en train de parler
43:05d'innovation
43:05et on est encore
43:06en train de nous expliquer
43:07qu'on ne s'est pas testé
43:08ni de faire de recherche
43:09sur nous
43:10je veux bien
43:10qu'on se moque de nous
43:11mais pas trop longtemps
43:12donc je pense que sur ça
43:13il faut qu'on continue
43:14à pousser et avancer
43:16et je le dis d'autant plus
43:17mais ça je le dis
43:18de manière globale
43:19sur la délégation
43:21aux droits des femmes
43:21c'est un des rares
43:22endroits
43:23où on arrive à travailler
43:24de façon transpartisane
43:25et quand on s'y met ensemble
43:26on arrive à bouger
43:27donc il nous reste
43:28très peu de temps là
43:30mais on a encore
43:31des victoires à mener
43:32ensemble
43:32et des victoires
43:33très concrètes
43:34aussi bien au travers
43:34du PLFSS
43:35c'est la démarche
43:37qu'on a eue avec Sandrine
43:38mais aussi de manière
43:38plus globale
43:39sur certains véhicules
43:40législatifs
43:40qu'on doit pouvoir amener
43:42d'ici la fin de l'année
43:43donc sur la recherche
43:45je pense qu'il faut
43:45qu'on y aille
43:46assez fortement
43:47soit par des amendements
43:48conjoints
43:49soit par des amendements
43:50identiques différents
43:51on sait faire
43:51je pense maintenant
43:52toutes ici
43:53je dis toutes
43:54oui toutes
43:54bah toutes
43:55ok
43:56toutes et tous
43:57je sais pas
43:57c'est pas le principe
43:59ensuite sur la prévention
44:01oui mais ça relève
44:02aussi de la recherche
44:03pour éclairer
44:04et pour faire en sorte
44:05que mais du coup ça veut dire
44:06et c'est pas la santé
44:07d'un côté
44:08l'agriculture de l'autre
44:08c'est aussi la recherche
44:09en agriculture
44:10parce que ce qu'on interdit
44:12il faut le remplacer
44:13parce que sinon
44:14on va tourner en rond
44:15moi aussi je sais faire du slogan
44:15je crois que personne
44:16n'a envie de se contaminer
44:18personne
44:18mais on va importer
44:19ce qu'on n'aura pas
44:21donc il va falloir
44:23donc il va falloir aussi
44:23accepter
44:23de mettre aussi
44:24énormément de recherche
44:25pour avoir
44:26des solutions alternatives
44:28sinon
44:28bah c'est très beau
44:30c'est très joli
44:30ça fait un très beau slogan
44:32une très belle capsule
44:32mais c'est complètement hypocrite
44:35on importera
44:36ce qu'on ne produit
44:36plus en l'interne
44:37et de façon
44:38encore moins contrôlée
44:40ensuite sur
44:41je le pense sincèrement
44:43il faut regarder les étapes
44:46ensuite sur
44:47le cancer du sein
44:48je me permettrais juste
44:50pour accentuer
44:51et renforcer
44:52ce qu'a dit Sandrine
44:54sur les soins support
44:55déjà j'ai du mal
44:56avec le terme support
44:57parce que ça donne
44:58l'impression
44:59que c'est secondaire
45:00alors on sait
45:01que les soins support
45:03font énormément
45:04dans la prise en charge
45:05il y a eu énormément
45:07de
45:11il y a eu énormément
45:12de
45:13QAG
45:14il y a des hommes
45:14qui veulent venir
45:15dans la réunion
45:16il y a eu énormément
45:16de QAG dessus
45:18je ne sais pas
45:18si vous avez entendu
45:19la réponse du gouvernement
45:20sur la prise en charge
45:21des soins support
45:22par rapport à la loi
45:23que nous avions tous voté
45:25j'ai relancé moi-même
45:26par écrit
45:27par interpellation
45:28je pense qu'il faut
45:28qu'on aille un peu plus vite
45:29si vous voulez aussi y aller
45:30parce que ça concerne aussi
45:32les chances
45:34de guérison
45:35et de non récidive
45:36la capacité de non récidive
45:37parce que ce que j'ai
45:38en cru comprendre
45:39et j'espère
45:40que je ne vais pas se tromper
45:40c'est pas avant la fin d'année
45:41début d'année prochaine
45:42c'est trop long
45:44c'est beaucoup trop long
45:45et j'insiste
45:46c'est au-delà du soin de support
45:47comme vous le dire
45:48ensuite sur le cancer du sein
45:50aujourd'hui
45:50la prise en charge
45:51de la prévention
45:52commence à partir de 50 ans
45:54c'est trop tard
45:55partout ailleurs
45:56et les recommandations
45:57sont à partir
45:58de 45 ou 40 ans
45:59et on le voit
46:00les femmes
46:02qui ont des cancers
46:03détectés
46:03entre 40 et 50 ans
46:04ne sont pas du tout
46:06minoritaires
46:06et donc ça permet aussi
46:08d'accentuer la prévention
46:09et de faire en sorte
46:10qu'on ait plus de chances
46:12de survie et de guérison
46:14et donc moins de récidive
46:15par la suite
46:15donc ça c'est aussi
46:16des sujets qu'on peut pousser
46:17dans le cadre du PLFSS
46:19mais aussi par ailleurs
46:20pour être sûr
46:21que ça avance
46:21et que ce soit
46:22un des héritages
46:23qu'on puisse léguer
46:24au prochain
46:25plus globalement
46:26et pour terminer
46:27sur le DPIA
46:28oui
46:29alors moi j'étais pas là
46:30à ce moment là
46:30mais j'ai cru comprendre
46:31comment la loi biotique
46:32ça avait été un sujet
46:33assez important
46:34qui avait du coup
46:34été enlevé
46:35pour pouvoir laisser
46:36la chance à cette loi
46:37de pouvoir poursuivre
46:40je pense qu'on est
46:41quelques-unes ici
46:41à avoir un peu
46:42la tête dure
46:42il faut qu'on y retourne
46:44parce que
46:45je sais pas comment
46:46le dire autrement
46:47que c'est d'une énorme hypocrisie
46:49énorme hypocrisie
46:50on laisse des femmes
46:51des couples
46:52aller se soigner
46:54à l'étranger
46:55avec une inégalité
46:57financière monstrueuse
46:58avec un coût
46:59psychologique
46:59familial
47:00extrêmement important
47:01et un coût sanitaire aussi
47:04parce que
47:04ce qui est fait ailleurs
47:05moi je sais pas
47:06quels sont les cadres
47:06qui sont mis en place
47:08et donc l'hypocrisie
47:09qui consiste à dire
47:09oui mais il pourrait y avoir
47:10des dérives
47:11des machins etc
47:12en fait on le tolère ailleurs
47:14donc potentiellement
47:15donc je préfère
47:16qu'on ouvre clairement
47:16le débat ici
47:18je pense qu'on a
47:18une assemblée aussi nationale
47:19aujourd'hui
47:20qui est un peu plus mature
47:21sur ces sujets là
47:23on a une population
47:26qui interroge
47:27et qui arrive
47:29à saisir
47:30ces politiques
47:31qui les représentent
47:32donc je pense
47:32qu'on a une fenêtre de tir
47:34d'ici de la fin de l'année
47:35donc c'est pour ça
47:35que je n'ai pas posé de loi
47:36et que je me suis rapprochée
47:38de Constance
47:38pour qu'on puisse le faire
47:39donc il serait bien
47:40qu'on puisse faire en sorte
47:41un petit vœu
47:42que j'espère pas pieux
47:44qu'on puisse le poser
47:45en semaine transpartisane
47:47pour qu'on puisse le voir
47:49qu'on puisse le voir
47:50adopter
47:51et ensuite je me permets
47:52du coup aussi
47:53c'est peut-être en dehors
47:53du cadre
47:54de simplement ce rapport
47:55mais du coup
47:55j'en profite pour mobiliser
47:57notre présidente dessus
47:58pour qu'on puisse
47:59si jamais on arrive
48:00à l'inscrire
48:01en transpartisan
48:02une procédure accélérée
48:04et donc ça
48:05il faudrait qu'on puisse
48:06mobiliser le gouvernement
48:06dessus
48:07parce que sinon
48:08ça sera une
48:10une pépelle
48:11simplement slogan
48:11on aura fait le début
48:12du chemin ici
48:13mais on ne sait pas
48:14ce qui pourra arriver
48:15après les présidentielles
48:19je crois que Sandra
48:19tu voulais faire un rebond
48:21oui pardon
48:22parce que j'ai oublié
48:23de parler de la recherche
48:26on a quand même
48:28auditionné des chercheurs
48:29qui nous ont dit
48:29que quand ils faisaient
48:30des analyses des tumeurs
48:32et qu'ils recherchaient
48:33les produits chimiques
48:34ils en trouvaient
48:34en moyenne 42
48:35dans chaque tumeur
48:3642 produits chimiques
48:38différents dans chaque tumeur
48:39et en fait
48:40les recherches
48:41sont en effet
48:41sur le corps des hommes
48:42par les hommes
48:43par les hommes
48:43ce qui fait que
48:44déjà c'est dans le sang
48:46c'est pas dans la glande mammaire
48:47parce que les hommes
48:47n'en ont pas
48:48mais en plus
48:49on ne pense pas
48:51depuis l'exposome
48:52c'est à dire depuis
48:53le fait que les femmes
48:54mettent des produits
48:55cosmétiques
48:55font plus le ménage
48:57donc sont plus exposées
48:58aux produits
48:59d'entretien
49:00plus
49:02mangent plus
49:03de légumes
49:03par exemple
49:04ce qui
49:05évidemment
49:06est un sujet
49:07aussi
49:07en regard des produits
49:09qu'elles absorbent
49:09par là
49:10donc moi je pense
49:10qu'il faudrait vraiment
49:11une recherche féministe
49:12sur le cancer du sein
49:13au sens où
49:14depuis le corps des femmes
49:16à quoi elles sont exposées
49:17et ce sont des recherches
49:18qui sont beaucoup plus compliquées
49:19parce que chercher
49:21en exposant
49:21ou chercher les interactions
49:22c'est beaucoup plus compliqué
49:23que de dire juste
49:24vous buvez deux verres d'alcool
49:25par jour
49:26et donc quelle est
49:26la courbe
49:27et la corrélation
49:28entre le nombre
49:29de verres d'alcool
49:30et ça
49:30sur l'agriculture
49:31moi je vous alerte aussi
49:32sur l'effet de la canicule
49:34actuellement
49:35puisque la canicule
49:36fait que les niveaux d'eau
49:37dans les nappes phréatiques
49:38diminuent
49:39et donc il y a une concentration
49:40des produits chimiques
49:41dans les canicules
49:42de même qu'il y a eu
49:43des expositions
49:45à des particules fines
49:46qui sont aussi au rang
49:47des accusés
49:47sur le cancer du sein
49:48et donc ça par exemple
49:50on n'a aucune donnée
49:52sur l'effet de la canicule
49:53sur le corps des femmes
49:54en particulier
49:55qui semble être
49:56assez différente
49:57en termes de conséquences
49:59sur le corps des hommes
50:00et par ailleurs
50:01quand tu dis
50:01on va importer
50:02on importe
50:03donc on peut consommer
50:04ça je suis d'accord avec toi
50:05on peut avoir une substitution
50:06et donc consommer des produits
50:07mais il y a aussi
50:08la question de l'épandage
50:10des produits
50:10dans le sol
50:11et donc dans les nappes phréatiques
50:13qui reviennent après
50:15et qui sont résistants
50:17pendant des années
50:17et des années
50:18et des années
50:18et mangeons bio
50:19voilà
50:21merci infiniment
50:24merci sur la qualité
50:25des travaux
50:27que vous avez réalisés
50:29qui sont extrêmement précieux
50:31pour documenter
50:32préciser
50:33on voit bien
50:33que la dimension
50:34genrée
50:35de la santé
50:36il faut qu'on continue
50:38d'aller au bout
50:39pour transformer
50:40moi je voudrais simplement
50:42peut-être vous proposer
50:44il y a eu
50:45donc votre rapport
50:47il y a eu des sujets
50:48sur la santé mentale
50:49des femmes
50:50actuellement
50:51on est en partie
50:52sur l'étude
50:53de la loi de financement
50:54de la sécurité sociale
50:56je vous propose
50:57qu'on contacte
50:58la ministre
50:59Rist
51:00vous l'avez déjà
51:01eu
51:02dans différents
51:04de vos échanges
51:06pardon
51:06mais au titre
51:08officiel
51:08de la délégation
51:09qu'elle vienne
51:10et que vous puissiez
51:11présenter votre rapport
51:15dans un délai
51:16assez court
51:17moi je trouve
51:17que le mois de novembre
51:18serait le bienvenu
51:19et puis
51:20pour la transformation
51:22vers des sujets
51:23transpartisans
51:24je crois qu'on a
51:25il y a
51:26il y a la semaine
51:28de décembre
51:29mais il y a peut-être
51:30celle qu'il faut viser
51:31de janvier
51:32du 7 janvier
51:33en janvier
51:34on aura
51:34ce qui peut permettre
51:36de la présidente
51:37mais si on a une procédure
51:38à accélérer
51:39si on ne la passe
51:39en janvier
51:40on n'aura pas le temps
51:40dans le passage
51:41au Sénat
51:42pour ensuite valider
51:42le Sénat
51:43on sait que ça ne passera
51:45jamais avant
51:45le 22 février
51:46pour valider le Sénat
51:48janvier
51:48pour qu'on reprenne
51:49les clients
51:50qui sont en train
51:50de la lettre
51:51qui sont en train
51:51de la lettre
51:52en fait ça veut dire
51:54juste qu'on prend
51:55le sujet
51:56mais on ne cherche pas
51:58entre les dispositions
51:59légales
51:59ensuite il peut y avoir
52:00aussi une dimension
52:01holistique des choses
52:02c'est-à-dire qu'on voit bien
52:03qu'on travaille aussi
52:06au long cours
52:07c'est-à-dire que
52:08est-ce qu'il faut
52:09chercher le créneau
52:11qui soit le créneau
52:11efficace
52:12ce qu'on vient de dire là
52:14ou faut-il aussi
52:15avoir une approche holistique
52:17de la dimension
52:17de la santé
52:18ce qui me permet
52:19d'en parler
52:20le plus important
52:20je pense honnêtement
52:21en ce sens par un simple
52:22c'est qu'on en parle
52:23avec la ministre
52:23je trouve que c'est
52:24une excellente idée
52:25qui est votre proposition
52:26parce qu'elle aura
52:27une vision plus globale
52:28de la gendarme alimentaire
52:30si c'est plus important
52:31parce que là
52:31le sujet c'est pas nous
52:32c'est pas l'Assemblée nationale
52:33c'est le texte en lui-même
52:34si c'est plus pertinente
52:35d'abord par le Sénat
52:36pour être sûr
52:38que la novet
52:38soit complexe
52:39dans cette législature
52:40je pense qu'il faut
52:41aussi avoir
52:41les avances sur cela
52:42donc je pense que
52:43votre proposition
52:43elle est extrêmement pertinente
52:44pour regarder les gens
52:45dans un différent milieu
52:47et bien prenons
52:48cet objectif là
52:50d'obtenir
52:53là
52:55évidemment
52:56que nous avons
52:57donc un rapport
52:58adopté
52:59donc du coup
53:00je voudrais simplement
53:02mettre au vote
53:02voilà
53:03et donc savoir
53:04qui est favorable
53:04à l'adoption
53:05du rapport
53:06voilà
53:07dans un rapport
53:10avec unanimité
53:11vous dire également
53:13que
53:13quand nous terminons
53:15l'émission
53:15notre bureau
53:16avait également
53:18déjà acté
53:19à l'été
53:20la création
53:21de la mission
53:21d'information
53:22de type flash
53:24sur les violences en ligne
53:25c'est le choix
53:26qui a été fait
53:29donc
53:31création d'une mission
53:32d'information flash
53:33on a deux personnes
53:35pour la conduire
53:36le groupe
53:36de la Troise République
53:37qu'elle a désigné
53:38Virginie Duby-Muller
53:39et le groupe socialiste
53:41apparenté
53:41Marie-Noëlle Battistelle
53:42comme rapporteure
53:44donc avant de donner
53:45la parole peut-être
53:46à Madame la rapporteure
53:47pour en dire
53:49donc nous déclarons
53:51cette création
53:52de mission flash
53:55et je vous en remercie
53:56peut-être Madame la rapporteure
53:58quelques mots
53:58sur le démarrage
53:59de cette mission
54:00oui
54:00merci Madame la Présidente
54:02merci Madame la Présidente
54:04je ne suis pas tout à fait
54:05encore rapporteure
54:06mais à priori
54:07je crois que
54:07ça me devient
54:09très chanteur
54:09voilà
54:10donc effectivement
54:12c'est un sujet
54:13qui nous paraît
54:14très important
54:15d'une part
54:17à la faiblesse
54:18de la répression
54:19des crimes et délits
54:19commis en ligne
54:21puisque 3% seulement
54:22des cyberviolences
54:23aboutissent à une plainte
54:25ou à des poursuites
54:28donc il y a une espèce
54:28de forme d'impunité
54:30qui est ressentie
54:32et je peux rappeler aussi
54:32que les 93%
54:35des victimes conjugales
54:36ont subi
54:37des cybercontrôles
54:39des menaces
54:40par téléphone
54:41par les réseaux sociaux
54:42la géolocalisation
54:43qui sont devenus
54:45des instruments
54:46d'emprise
54:47sur les femmes
54:48et près d'une victime
54:50sur deux
54:50ne sait jamais trop
54:52comment réagir
54:53ni à qui s'adresser
54:56donc nous considérons
54:58que c'est un sujet
54:59qui est important
55:00et notamment
55:00à l'ordre
55:01d'élection présidentielle
55:03parce qu'on sait
55:04que les femmes
55:05ne sont pas visées
55:06en ligne par hasard
55:08mais qu'elles sont visées
55:09parce qu'elles portent
55:10des paroles fortes
55:12on voit bien
55:12pas que les femmes élues
55:13mais les journalistes
55:15les candidates
55:16les chercheuses
55:17des créatrices
55:18de contenu
55:19merci
55:20par erreur
55:21j'ai testé
55:23donc la fin
55:23tu m'as trouvé la part
55:24absolument
55:24donc du coup
55:25la fin
55:26des propos
55:27n'est pas tout à fait
55:28donc pardon
55:29les points
55:30je sais
55:31non mais en tout cas
55:33merci pour
55:34ce brief
55:36et dire effectivement
55:37que dans cette année là
55:38l'objectif généralement
55:40c'est de faire taire
55:41les femmes
55:41et d'éviter
55:42à ce qu'elles s'engagent
55:42donc notre démocratie
55:44a besoin de ne pas
55:44perdre ses voix
55:45et peut-être
55:46vous témoignez
55:47puisque je reviens
55:48d'une assemblée
55:49interparlementaire
55:50à l'étranger
55:51une de nos collègues
55:54australiennes
55:54a été délibérément
55:57renversée
55:57et a perdu
55:58une jambe
56:01parce qu'elles portaient
56:04des combats
56:05d'égalité
56:06et écolo
56:09voilà
56:09donc
56:11un encouragement
56:12à ces travaux là
56:14rendez-vous donc
56:15au plus vite
56:16avec un rendez-vous
56:17avec madame la ministre
56:19de la santé
56:20merci à toutes
56:21pour vos travaux
56:22Sandrine
56:23tu auras mieux de la fin
56:24oui pardon
56:24pour remercier
56:25Nathalie Lebars
56:27qui a travaillé
56:27avec nous
56:28sur leur rapport
56:28voilà pour ce numéro
56:32à très vite
56:33sur LCP
56:34à très bientôt
56:37et à bientôt
56:38bisous
56:38bisous
56:38à bientôt
56:39à bientôt