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  • il y a 28 minutes
La valorisation des déchets innove pour donner une seconde vie aux objets et aux personnes ! Ce documentaire captivant vous emmène à la rencontre d'une ressourcerie pionnière qui transforme les déchets en ressources précieuses.

Explorez les coulisses du tri et du recyclage, des chiffres impressionnants, un engagement total de Saint-Étienne Métropole. Au-delà du simple geste de tri, apprenez comment le réemploi, la réparation et la valorisation créent de la valeur et de l'emploi.

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Transcription
00:11La valorisation des déchets
00:12La valorisation des déchets est devenue une pratique courante et nécessaire pour la planète.
00:16En France, chaque année, près de 5 millions de tonnes de déchets sont recyclés.
00:20A Saint-Etienne, ce sont 25 000 tonnes par an.
00:23Mais recycler, ce n'est pas seulement trier,
00:25c'est aussi le réemploi, la réparation, la valorisation et parfois même la création.
00:44Rizalit, c'est une ressourcerie.
00:46Les ressourceries, c'est un réseau national.
00:48Aujourd'hui, on est 300 au niveau national.
00:52Moi, je fais partie du conseil d'administration du réseau national des ressourceries et recycleries depuis 2008.
01:00Et on va tous avoir la même façon de travailler,
01:04c'est-à-dire qu'on va faire de la collecte, on va faire du tri,
01:08on va faire de la revalorisation de la vente et de la sensibilisation à l'environnement.
01:132003, effectivement, c'est quand on est arrivé sur le secteur, on va dire, du réemploi,
01:18puisqu'on va appeler ça le réemploi, c'est-à-dire donner une seconde vie, c'est du réemploi.
01:23On était précurseurs sur ces thématiques-là.
01:27C'est vrai qu'on nous prenait un peu pour des extraterrestres,
01:30parce que les gens, ça ne faisait pas partie du vocabulaire de tout le monde.
01:33Il y avait déjà des choses qui existaient,
01:35mais c'est vrai que le réemploi, c'était quelque chose d'un peu nouveau.
01:40Alors nous, pas pour nous, mais pour les élus, pour les particuliers, c'était quelque chose d'assez nouveau.
01:46Malheureusement et heureusement, c'est tombé dans le domaine un peu commun.
01:52Donc, c'est-à-dire que les gens se sensibilisent, finalement, à la réduction des déchets.
01:57Là où je dis malheureusement, c'est qu'il n'y a pas que des particuliers qui s'emparent du
02:01sujet.
02:02C'est qu'on a aussi des grandes marques, des industriels, qui s'emparent du sujet de la seconde main.
02:09Mais dans la seconde main, nous, on est des structures de l'économie sociale et solidaire.
02:13Et souvent, les grandes marques, elles oublient le dernier terme, qui est solidaire.
02:18Alors, bienvenue dans l'espace magasin.
02:20Vous allez pouvoir voir de la vaisselle, partout ici.
02:24Vu qu'on est ressourcerie et non recyclerie,
02:26on va faire tout ce qui est réemploi, mais dans tous les domaines,
02:29c'est-à-dire du mobilier, du vêtement, du jeu, du jouet, de la vaisselle, comme vous pouvez le voir.
02:34Il faut savoir qu'avec la délégation de services publics qu'on a avec Saint-Etienne-Métropole,
02:38ce sont plus de 70 tonnes de textiles qui sont brassées par moi dans la structure.
02:42Et rien que sur Saint-Etienne-Métropole.
02:44Donc, je vous laisse imaginer sur le territoire national.
02:46Donc, moi, je dis aux Stéphanois, mettez bien dans les bennes.
02:49Ne mettez pas dans vos poubelles, puisque nous, on collecte.
02:53Si vous mettez dans vos poubelles, ce sera en enfouissement.
02:56Donc, ça a un coût.
02:57Si vous les mettez dans les bornes, ce sera recyclé ou réemployé.
03:17Vous vous trouvez ici, sur le centre de tri de Suez,
03:20dédié à la collecte sélective pratiquement du département.
03:23On récupère et on trie le contenu des bacs jaunes sur ce territoire.
03:29Donc, c'est environ 45 000 tonnes par an.
03:32On sépare matériau par matériau.
03:35Papier, carton, métaux, plastique.
03:38Pour en fabriquer de la matière première secondaire.
03:40La qualité a du mal à s'améliorer.
03:43Si les gens trient mieux, ils font un peu plus de geste de tri,
03:47mais il n'est pas toujours très précis.
03:48C'est le premier aiguillage qui est le bon.
03:50C'est-à-dire, vous mettez une bouteille de verre qui se recycle très bien dans le bac jaune,
03:56elle va être perdue.
03:56Et elle sera même dangereuse pour nos salariés.
04:03Ça fait longtemps qu'on gère ce process comme une usine avec de la maintenance,
04:09avec des indicateurs, avec tout un tas de choses.
04:12C'est vraiment avec une excellence opérationnelle pour essayer d'en tirer,
04:17malgré qu'on ne travaille que sur des déchets, d'en tirer le maximum.
04:21Alors, dans la construction du site, plus généralement,
04:26on a fait appel à des entreprises plutôt locales, nationales, voire locales.
04:31Les robots n'échappent pas à cette règle.
04:33On a la chance d'avoir une usine, une société performante dans la vision, dans la robotique.
04:38Et le hasard a fait qu'on se rencontre.
04:41Et on a quatre bras aujourd'hui de ces sociétés stéphanoises.
04:45Un robot vert.
04:46Et là, derrière, malgré toutes ces innovations, cette technologie,
04:51il n'en reste pas moins qu'il y a des hommes et des femmes.
04:54Alors, ici, on travaille avec l'insertion.
05:10Comme on donne une seconde vie aux objets,
05:12et bien on donne une seconde chance à une partie de la population
05:18qui, pour des raisons ou autres, sont restées un peu en marge du travail.
05:22On leur donne une seconde chance ici et on affine manuellement.
05:28Donc, on rectifie les erreurs, les oublis des machines
05:31pour, au final, fabriquer une matière première secondaire
05:34qui aura de la valeur et qui va pouvoir être utilisée
05:38pour fabriquer de nouveaux objets ou de nouvelles matières.
05:59On est ce qu'on appelle un atelier chantier d'insertion
06:02qui est l'objet principal de la structure.
06:05Donc, ça veut dire qu'on recrute des personnes en transition professionnelle,
06:10donc des personnes qui sont soit des bénéficiaires du RSA,
06:13soit des personnes qui sont, depuis plus de 24 mois, demandeurs d'emploi.
06:18Et là, on va avoir des profils tout à fait, on va dire, ordinaires,
06:23des personnes qui ont dit loin de l'emploi
06:26parce qu'il y a 24 mois de chômage.
06:30Et on va les recruter, donc c'est des salariés dans notre structure
06:34et ils vont être sur des postes de la ressourcerie.
06:38Je m'appelle Farid, je travaille chez Chrysalid depuis pratiquement un an.
06:44C'est un travail qui est assez gratifiant
06:46parce qu'on redonne une deuxième vie au meuble
06:49et on sait que ça profite à des personnes qui sont dans le besoin.
06:53Alors, moi, ça me plaît et ça m'a permis aussi d'apprendre beaucoup de choses
06:59comme le montage, le démontage des meubles,
07:03le circuit du recyclage.
07:07Donc, c'est un bon job.
07:09Donc là, c'est un coin qu'on essaie de dédier par matériaux,
07:12notamment au niveau des étudiants avec l'ESAT de Saint-Etienne.
07:15On va dépiauter pour avoir, par exemple, de la mousse, du plastique,
07:19tout ce que vous pouvez trouver pour de la création artistique.
07:22La matériothèque, on a mis en place une procédure, effectivement.
07:28Alors, quand c'est des écoles, elles payent une adhésion.
07:33Et effectivement, les étudiants, ils viennent, ils font partie de telle école
07:37et du coup, ils ont accès à la matériothèque en bas.
07:40Donc là, ça va être vraiment pour des matériaux divers et variés,
07:43pour des projets de l'année.
07:45Là, notamment, il y avait Julia Debord qui était avec la Villa Albertine
07:49à New York, créatrice plasticienne,
07:54designeuse, qui nous a pris de la mousse pour créer un fauteuil.
07:59Donner une seconde vie aux matériaux,
08:00c'est aussi ouvrir la voie à de nouvelles idées.
08:03Si dans les matériothèques, designers et créateurs
08:06viennent dénicher des ressources, expérimenter
08:08et imaginer de nouveaux usages,
08:10la Biennale du design de Saint-Étienne est aussi un lieu
08:13où ces idées prennent vie.
08:17Le thème de cette édition fait écho au questionnement écologique.
08:22Un événement qui explore de nouvelles façons de créer,
08:25de produire et de consommer.
08:29On a décidé d'orienter cette Biennale
08:34sur la question des ressources avec ce titre
08:37« Ressources présagées demain »
08:39qui nous a permis de construire une programmation
08:43d'à peu près huit expositions
08:45avec l'ambition de questionner le designer
08:50vis-à-vis de ces questions de ressources,
08:52c'est-à-dire en clair la question de la limitation
08:55des ressources planétaires,
08:57comment le designer envisageait sa pratique
08:59dans un monde de ressources limitées.
09:02En fait, c'était une manière aussi
09:05de mettre en évidence que le designer était ressource,
09:10au sens où c'est un interlocuteur privilégié
09:12dans un monde en pleine modification.
09:16Le designer, par sa pratique,
09:18est habitué à travailler avec des contraintes.
09:20Son outil principal de réflexion,
09:23c'est ce qu'on appelle un cahier des charges.
09:24L'idée était de montrer que le designer
09:26prend en compte les modifications sociétales,
09:30prend en compte ces questions fondamentales de ressources
09:34et que la part de l'art chez lui,
09:37c'est de dessiner des lendemains meilleurs.
09:54De toute façon, le monde va changer.
09:57Il n'y a pas de, j'allais dire,
09:58ça s'impose à nous,
10:00on est dans cette obligation de penser le changement.
10:04Donc, autant s'adresser à des personnes
10:07qui vont avoir cette capacité,
10:10justement, à ne pas être,
10:12à se cristalliser sur les problèmes,
10:14mais au contraire,
10:16j'allais dire de les détourner,
10:18de les contourner,
10:19de les envisager autrement.
10:22Alors, on le sait, à Saint-Etienne,
10:24on a une cité du design.
10:26Et donc, c'était de montrer
10:28que le designer,
10:29dans ce moment vraiment de bascule sociétale,
10:33était vraiment ressource,
10:35donc un interlocuteur de choix
10:37pour, justement, réfléchir
10:40à ces questions
10:41qui sont aujourd'hui extrêmement importantes
10:45et qui s'imposent.
10:56Au cœur de la biennale du design de Saint-Etienne,
10:59la créativité s'exprime aussi
11:01à travers le marché des créateurs.
11:03Un événement qui allie création originale,
11:05savoir-faire et nouvelles inspirations.
11:08Ici, le design se découvre en famille
11:10et se partage.
11:21Alors, on est à la biennale du design de Saint-Etienne.
11:24Donc, nous, vu qu'on fait du réemploi
11:25avec la marque au baquet,
11:26on s'inscrit totalement dans la thématique.
11:27Donc, c'est tout fait à la main,
11:28à Saint-Etienne,
11:29à la ressourcerie Chrysalide,
11:31par nos talentueuses couturières
11:32qui sont en transition professionnelle.
11:37Le baquet, ça a un sens,
11:39ça vient d'une légende japonaise
11:41où quand un objet, pendant 100 ans,
11:43il n'a pas été utilisé,
11:44il y a l'âme de l'objet qui sort
11:46et qui va vers quelque chose de plus beau.
11:49Donc, on est pareil,
11:50comme pour la Chrysalide,
11:52et c'est ça, en fait.
11:54On a une vieille chemise,
11:56on a un vieux t-shirt,
11:57on a un vieux manteau.
11:59Nous, on prend
12:00et on met la compétence
12:01de nos salariés,
12:03de nos couturières,
12:04en l'occurrence,
12:04et on fait quelque chose de beau.
12:06La fast fashion,
12:07de toute façon,
12:08c'est un problème
12:08qui n'est pas récent,
12:10on va dire.
12:11On alerte quand même
12:12depuis un moment.
12:13Donc, en fait,
12:14on prend des valeurs
12:15qui sont sur l'économie sociale
12:18et solidaire
12:18pour faire du lucratif.
12:20et c'est là où ça ne va pas.
12:22L'équilibre, en fait,
12:23il se perd.
12:25Moi, je veux bien
12:26qu'on dise
12:27« Eh bien, voilà,
12:28on va aider,
12:29on fait la mode à petit prix. »
12:31Mais dans ces cas-là,
12:32on se réunit autour d'une table
12:33et on fait en sorte
12:34que chacun puisse fonctionner.
12:37Nous, quand on récupère du neuf,
12:39ce n'est pas de la seconde main,
12:40c'est des fins de stock.
12:41Donc, ce n'est pas la même chose.
12:43Donc, quand on voit
12:44des grandes marques
12:45qui font du vide-grenier solidaire,
12:48en seconde main,
12:49ce n'est pas de la seconde main,
12:50c'est de la fin de stock.
12:51On a dû changer les termes.
12:53Moi, ce que je voulais
12:54quand j'ai créé Chrysalide,
12:56vraiment, l'idée,
12:57c'était de se dire
12:58« Je ne veux pas
12:59qu'on fasse appel
13:00à notre structure
13:01parce qu'on fait
13:01de la transition professionnelle. »
13:03Donc, il y a 20 ans,
13:04c'était de l'insertion professionnelle.
13:05« Je veux qu'on fasse appel
13:07à notre structure
13:07parce qu'on est des professionnels. »
13:09Le public qu'on a,
13:11je dirais que c'est un public…
13:13On va prendre des exemples
13:14très concrets.
13:16Ukraine,
13:17ils arrivent ici
13:17parce qu'il y a la guerre.
13:18Ils ont un travail chez eux.
13:20Ils arrivent dans un pays,
13:22ils ne maîtrisent pas la langue.
13:23On fait quoi ?
13:24Et puis après,
13:25on a aussi des personnes
13:27qui ont été déscolarisées.
13:30Donc après,
13:30ils ont eu 30, 35 ans
13:32puisque du coup,
13:33c'est à peu près
13:33la moyenne d'âge qu'on a.
13:36Et puis,
13:36de l'illettrisme.
13:38Donc là,
13:39on va retravailler ça.
13:40On a aussi des personnes
13:41qui ont fait des burn-out
13:43qui se sont suite à des dépressions
13:46pendant 2, 3, 4 ans.
13:48Il faut reprendre, en fait.
13:50Donc nous,
13:51on met en place en interne
13:52avec des bénévoles
13:53des cours de français,
13:55des cours de code
13:56où là,
13:56on a des bénévoles
13:57qui viennent dans la semaine
13:59pour aider nos salariés
14:02à progresser dans ces domaines-là.
14:05On va aussi avoir
14:06des cassesses,
14:08des remises à niveau,
14:09enfin,
14:09tout ce qui va permettre
14:10aux personnes
14:11qu'on va recruter
14:12de retourner à l'emploi.
14:14Et c'est pour ça
14:15qu'on est parti
14:16sur la marque au baquet
14:17et qu'on a voulu vraiment,
14:19à travers cette marque,
14:20montrer qu'avec
14:22des textiles récupérés,
14:24on pouvait faire du beau.
15:00Chaque camion est identifié,
15:02pesé.
15:03Ensuite, on vide ça
15:05dans des fosses.
15:06C'est un pont
15:07à grappin autonome
15:09qui va se charger
15:10de manipuler,
15:12stocker
15:12et d'alimenter le process.
15:14Ensuite,
15:15première machine de séparation,
15:16on va séparer les matériaux
15:17par la taille
15:18et ça va être
15:18à l'aide d'un trommel.
15:20Vous imaginez un tube,
15:22tambour de machine à laver,
15:23en gros,
15:2410 mètres de long,
15:25percer le trou.
15:26Donc on va séparer
15:27les matériaux par la taille.
15:28Et ensuite,
15:31cette première séparation
15:32va être envoyée
15:33sur des lignes dédiées
15:34pour séparer
15:35les papiers carton,
15:37les emballages,
15:38bouteilles,
15:39plastique,
15:40métaux.
15:41Métaux,
15:41ça va être avec un phénomène
15:43qui est vieux comme le monde,
15:44un aimant
15:45qui va retirer l'acier
15:46tout simplement.
16:01Ces matériaux seront stockés
16:03dans des silos.
16:04Une fois que le silo
16:05a suffisamment de matière,
16:06cette matière sera envoyée
16:07à la presse à balles
16:09pour être conditionnée,
16:10donc pour optimiser
16:11la densité
16:12et faciliter
16:13les enlèvements.
16:15et notre travail
16:16est terminé
16:17quand le camion
16:18est chargé,
16:19il part pour la papeterie
16:21ou la scierie.
16:22Nos balles
16:23qu'on produit,
16:24on va prendre l'exemple
16:25du papier journal,
16:26les journaux,
16:27revues,
16:27magazines
16:28vont à Golbet
16:29et aujourd'hui,
16:30c'est la seule usine
16:31de désencrage
16:32parce que c'est comme ça
16:33qu'on appelle
16:33cette papeterie
16:34qui utilise
16:35les journaux,
16:36revues,
16:36magazines,
16:37qui utilise ces balles-là
16:38pour faire du papier journal.
16:39On peut donner un exemple
16:41sur les cartons,
16:43cartons cartonnettes,
16:44les cartons cartonnettes
16:45issus de la collecte
16:46du territoire
16:47vont à Saint-Vallier
16:48dans la Drôme.
16:51On ne fait pas
16:52de réemploi
16:53proprement dit ici.
16:55Nous,
16:56on récupère
16:57un mélange
16:58de matière,
16:59d'objets,
17:00qu'on va séparer
17:01catégorie par catégorie
17:03avec un cahier
17:04des charges
17:04assez précis
17:05pour telle ou telle
17:06catégorie.
17:07Par exemple,
17:08si on va prendre
17:10l'exemple
17:10des bouteilles
17:10d'eau plate,
17:12les PET claires,
17:14on nous tolère
17:152,5%
17:17de contaminants
17:18dedans.
17:20Pas plus.
17:22C'est toujours pareil,
17:22si on veut
17:23que la matière
17:23ait de la valeur,
17:24il faut qu'elle soit
17:25triée correctement.
17:25Le producteur du déchet
17:27n'est pas rémunéré
17:28puisque c'est vous et moi
17:29qui mettons
17:30dans le bac jaune.
17:32Par contre,
17:34la collectivité
17:35qui fait
17:37cette collecte
17:37devient propriétaire
17:39de cette matière
17:39et c'est à elle
17:40que va rapporter
17:41à la fois
17:42les aides CTO
17:44et le prix
17:45de rachat
17:46de cette matière
17:46première secondaire
17:47qui va
17:48non pas permettre
17:49de faire du bénéfice
17:50à la collectivité
17:51mais amortir
17:52le coût
17:53de la collecte
17:54et du traitement.
17:54Alors,
17:55en 20 ans,
17:56le public
17:57qu'on reçoit
17:58il a évolué
17:59au même titre
18:00que les filières
18:01et que,
18:02finalement,
18:03les termes
18:04évoluent
18:05dans le commun.
18:07C'est vrai
18:08que les structures
18:08comme les nôtres
18:09il y a 20 ans,
18:10on était vraiment
18:11ciblés
18:11pour les personnes
18:12qui n'avaient pas
18:12de moyens.
18:13Aujourd'hui,
18:14et heureusement,
18:16ça évolue.
18:18Déjà,
18:18nous,
18:19on propose
18:19beaucoup plus
18:20de choses.
18:21Le magasin
18:22ressemble
18:23à un magasin
18:24classique.
18:25On n'est plus...
18:26Et nous,
18:26pareil,
18:27on évolue
18:27finalement aussi
18:29avec les terminologies,
18:30la traçabilité,
18:32le travail.
18:32Mais,
18:33quand vous voyez
18:33les gens,
18:34vous ne savez pas
18:35quel casquette
18:35il va avoir.
18:37Est-ce que c'est
18:37quelqu'un qui vient
18:38parce qu'il n'a pas
18:39beaucoup de moyens ?
18:40Peut-être.
18:41Est-ce que c'est
18:42un étudiant
18:42parce que ça fait partie
18:44de ses valeurs ?
18:45Peut-être.
18:46Est-ce que c'est
18:46quelqu'un qui dit
18:47tiens,
18:48je vais aller acheter
18:48des verres à 10 centimes
18:49parce que...
18:50C'est aussi ça
18:51la structure.
18:52On vient
18:53parce qu'on va
18:54y trouver quelque chose.
18:55Peu importe
18:56ce qu'on y trouve,
18:57mais on y trouve
18:57quelque chose.
18:58Et peu importe
18:59la casquette qu'on a,
19:00il n'y a pas de jugement.
19:01Voilà,
19:01on vient
19:02parce qu'on y a
19:03un intérêt.
19:03Le mot ressource,
19:05c'est un mot très riche
19:05en lui-même.
19:06Et c'est vrai
19:07que quand on a décidé
19:08de travailler
19:09sur cette thématique,
19:10le mot avait aussi
19:12une force
19:13par rapport à Saint-Étienne
19:14qui est une terre
19:15de gisement.
19:16Et donc,
19:17ça résonnait
19:17avec le territoire
19:19stéphanois,
19:20de cette histoire
19:21qui nous aussi légitime
19:22aujourd'hui le fait
19:23que Saint-Étienne
19:25travaille sur ces questions
19:26du design,
19:27parce que le design
19:27est né aussi
19:28avec l'industrie.
19:29La construction
19:30de toutes ces expositions
19:32a été faite
19:34vraiment dans une logique
19:35j'allais dire
19:36de préservation aussi
19:37et de conscience
19:38des ressources
19:40mises en place
19:42et utilisées
19:42pour le montage
19:43des expositions.
19:45Par exemple,
19:45là,
19:45ici,
19:46nous sommes dans
19:46une exposition
19:47où tous les textiles
19:48qui ont été utilisés
19:49pour construire
19:50la scénographie
19:50sont en fait
19:51du textile
19:52de second choix.
19:54Et quand vous regarderez
19:55les scénographies,
19:56vous apercevrez
19:57qu'il y a de la peinture
19:59à un certain endroit,
20:00il n'y en a pas
20:01dans d'autres.
20:02Ça veut dire qu'on a été
20:02attentifs aussi
20:04à comment on allait
20:05réutiliser les matériaux
20:08une fois la Biennale
20:09terminée.
20:10Et puis,
20:11si vous feuilletez
20:12le catalogue,
20:13vous verrez que
20:14dans le catalogue
20:15de la Biennale,
20:17il y a différents papiers
20:17qui ont été utilisés
20:19parce que les graphistes
20:20de ce catalogue
20:21ont décidé de travailler
20:22avec les stocks
20:23de notre imprimeur.
20:27La sensibilisation,
20:28c'est un maillon essentiel,
20:30c'est même le nerf de la guerre
20:31et c'est pour ça
20:32qu'on est dans cet espace
20:34pédagogique qui a été conçu
20:36pour accueillir des groupes
20:38et notamment des petits visiteurs.
20:40On sensibilise au travers
20:41de visites à la fois
20:44dans des ateliers
20:45où on se trouve
20:45et une visite
20:48du process,
20:49comment ça se passe,
20:50notre quotidien,
20:51comment sont triés
20:52les matériaux,
20:53quelles machines
20:53on utilise.
20:54Ce parcours pédagogique,
20:55cet espace pédagogique
20:56était demandé
20:57dans le cahier des charges.
20:59Il a été co-construit
21:00entre Suez et le client
21:02pour arriver à ce résultat.
21:04On fait un minimum
21:06de 120 visites par an.
21:08Alors,
21:08à l'inverse du process
21:09où il y a énormément
21:11de technologies,
21:12là, il n'y a pas
21:12d'intelligence artificielle,
21:14il n'y a pas d'écran,
21:16c'est tout à manipuler
21:17et l'approche
21:18est un peu différente.
21:22Le public visé
21:23par ces visites,
21:24c'est plutôt
21:25fin primaire.
21:27Donc, c'est un âge
21:28où on est très ouvert
21:30et d'autant plus
21:32à notre époque
21:33à ces sujets-là
21:34et c'est vers eux
21:38qu'il faut miser.
21:39C'est aussi une façon
21:40de rappeler
21:41que la jeunesse
21:42est une ressource aussi,
21:44que les écoles
21:44sont des lieux de ressources
21:46et qu'on a tout à fait
21:47besoin de les autoriser
21:50encore à rêver.
21:51La jeunesse
21:51n'est pas du tout
21:52en situation
21:54de rejeter
21:55ces changements.
21:57Elle l'intègre déjà
21:58dans sa façon
21:59de consommer.
22:00On sait que
22:00beaucoup de jeunes
22:02vont vers
22:04la seconde main,
22:06sont très vite
22:07intéressés
22:08par réutiliser
22:09des matériaux.
22:11Donc,
22:11ils ont déjà intégré
22:13ces changements
22:14et ces modifications.
22:15ils savent
22:16que le monde
22:17de demain,
22:17leur monde,
22:18va comporter
22:20des limites
22:20et qu'il va falloir
22:21faire avec ces limites,
22:23qu'ils vont consommer
22:24différemment
22:25parce qu'ils consomment
22:26déjà différemment.
22:27Et on voit
22:28qu'ils savent très bien,
22:29j'allais dire,
22:31tout de suite
22:31s'intéresser
22:32à la matière
22:32de seconde main,
22:34réutiliser des chutes
22:35de l'industrie,
22:37travailler,
22:38s'intéresser
22:38à la laine
22:39qui, jusqu'à présent,
22:40la laine française
22:41est souvent considérée
22:43comme inutilisable
22:45et donc là,
22:46repense
22:47l'utilisation
22:48de ces matières
22:49qui étaient des matières
22:50qui étaient parfois
22:51rejetées
22:52ou dont on ne savait
22:53que faire,
22:54etc.
22:54Donc,
22:55en fait,
22:56dans cette biennale,
22:57on voit bien
22:58qu'il y a plein
22:59de capacités,
23:01de possibilités
23:02et c'est plutôt
23:02un lieu,
23:03voilà,
23:03une sorte de vivier créatif
23:05où on voit bien
23:06que cette question
23:07de ressources,
23:07elle est centrale
23:08mais qu'elle génère
23:09aussi beaucoup
23:10de pistes nouvelles.
23:11Aujourd'hui,
23:12je n'ai pas forcément
23:12tout mais le cerveau
23:14il tourne en boucle
23:16pour savoir
23:16comment on va réussir
23:18à sortir notre épingle
23:19du jeu.
23:20L'avantage,
23:21c'est qu'on se constitue
23:22aussi,
23:23c'est-à-dire
23:24qu'aujourd'hui,
23:25au niveau national,
23:27les structures
23:28de l'économie sociale
23:29et solidaire
23:30ont créé un réseau,
23:32du coup,
23:33on est plusieurs,
23:34on se rend compte
23:35qu'à plusieurs,
23:36on est plus fort,
23:37donc on a
23:39des vrais métiers,
23:40on défend nos métiers,
23:41on défend nos activités.
23:42Effectivement,
23:43on dit,
23:43ah bah oui,
23:44mais vous coûtez,
23:45vous coûtez cher,
23:46mais ça ne veut rien dire
23:47on coûte cher,
23:48on ne coûte pas en fait.
23:50On rapporte,
23:51regardez l'autre côté
23:52plutôt que de dire
23:53on coûte,
23:54mais regardez finalement
23:55tout ce qu'on amène
23:57en termes
23:58au-delà de l'euro,
24:00sur le lien social,
24:02sur l'accompagnement,
24:03sur des postes à venir,
24:05les postes
24:05qui passent aujourd'hui
24:07dans la structure,
24:08c'est les postes
24:09que demain,
24:10les entreprises
24:10vont recruter.
24:11Les salariés
24:12qui passent 24 mois
24:13dans ma structure,
24:14si en sortant,
24:15ils ne sont pas forcément
24:16embauchés,
24:17dans six mois,
24:18ce sera votre caissière.
24:20Donc ça,
24:21il ne faut pas l'oublier.
24:22Donc moi,
24:23j'ai bon espoir
24:24quand même
24:25dans l'avenir
24:26qu'à un moment donné,
24:28il y ait quand même
24:29ces connexions
24:30qui se fassent
24:31et qu'ils disent
24:32oui,
24:32c'est vrai
24:33que le secteur
24:35associatif
24:35de manière générale,
24:36les centres sociaux,
24:38il y a
24:38une plus-value
24:40des actions
24:41qu'on mène
24:41sur nos territoires.
24:44Trier,
24:45réparer,
24:46réemployer,
24:47créer,
24:48autant de gestes
24:49qui permettent
24:49de donner
24:49une seconde vie
24:50aux objets
24:51et aux matériaux.
24:52Des ressourceries
24:53ou aux centres de tri,
24:54en passant par
24:55la création artistique,
24:56chacun participe
24:57à repenser
24:58notre manière
24:58de consommer
24:59et de produire.
25:00A Saint-Etienne,
25:01les acteurs
25:02de ce changement
25:02montrent qu'il est
25:03possible de transformer
25:04nos déchets en ressources
25:05et nos contraintes
25:06en nouvelles idées.
25:07Alors,
25:08plutôt que de jeter,
25:09pourquoi ne pas imaginer
25:10ce que les objets
25:11pourraient devenir ?
25:13Car finalement,
25:14le meilleur déchet
25:15reste celui
25:16qu'on ne produit pas.
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