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  • il y a 25 minutes
Laurent Jacobelli, député Rassemblement national de Moselle, était l'invité de BFM ce jeudi 22 octobre pour évoquer les manifestations du 24 octobre.

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Transcription
00:00Prier, pitié, ça veut bien dire qu'elle croit en l'irrationnel, elle ne croit plus en ce qui est
00:04rationnel, c'est-à-dire l'État, l'ordre et le respect des lois.
00:08Vous disiez tout à l'heure, est-ce qu'il est normal d'interdire des manifestations ? On peut comprendre
00:12que ça soit fait pour protéger y compris les manifestants, mais c'est terrifiant comme constat.
00:16Ça veut dire que le maintien de l'ordre a échoué et qu'on n'a pas la sécurité dans
00:20notre pays, mais on n'a même plus la liberté d'expression.
00:22Donc tout cela ne va plus. Les commerçants à Paris, est-ce que vous avez vu ce qu'a dit
00:26le préfet de police ?
00:29Engager des vigiles, c'est un État qui fait faillite.
00:32Il leur demande de renforcer la sécurité, d'adapter leurs horaires, notamment en faisant appel à des agents de sécurité,
00:36baisser les rideaux, protéger les vitrines, rentrer les terrasses, rester à l'intérieur, ne vous interposez pas et appelez le
00:4017.
00:41Mais dans quel pays d'Europe peut-on imaginer que l'État ne peut plus protéger ceux qui manifestent, ceux
00:47qui font commerce, ceux qui veulent aller dans les commerces, ceux qui veulent se balader ?
00:50Donc il faut interdire la manif ou pas ? J'ai pas compris.
00:53Mais je crois que parfois il n'y a pas le choix. Quand il y a le choix, il ne
00:55faut pas les interdire.
00:55Mais quand la sécurité des manifestants peut être mise à mal, entre la liberté d'expression et l'intégrité physique,
01:03j'imagine qu'ils font le choix de l'intégrité physique.
01:06Mais je déplore qu'on en soit là. Parce que ce qui s'est passé la semaine dernière est très
01:10grave. Il faut revenir dessus.
01:11Il y avait 10 000 policiers, là où il en fallait 90 000. Donc clairement, ce gouvernement a failli.
01:17Il a merdé, pour reprendre les paroles, excusez-moi, du terme de M. le Premier ministre.
01:21Il y a eu une perte de contrôle, pour citer le ministre de l'Intérieur, et ces gens sont toujours
01:24en place.
01:24Merci.
01:25Merci.

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