00:00C'est la conséquence, je pense, du fiasco qu'a été la journée de samedi et de ce sentiment, et
00:07qui était une réalité d'ailleurs,
00:08que le gouvernement, le ministère de l'Intérieur ont été dans l'incapacité de garantir la sécurité des biens et
00:14des personnes, alors que c'est leur rôle.
00:16Et donc, évidemment, je ne le partage pas, mais je comprends qu'il y a des gens qui disent «
00:19Oh là là, mais ma sécurité peut être en danger ».
00:21Mais je leur dis « Franchement, ce n'est pas comme ça qu'on va régler le problème, parce qu
00:25'on est dans un État qui est un État de droit,
00:26et il appartient aux autorités, il appartient aux forces de sécurité, il appartient à la police de garantir la sécurité
00:34de tout le monde,
00:35tout en garantissant la liberté de manifestation, les droits fondamentaux et les libertés constitutionnelles.
00:40Donc voilà ce que j'ai à dire en ce qui me concerne.
00:43Et quand on parle de garantir la sécurité des biens et des personnes, c'est à la fois garantir le
00:48fait que des commerçants ne voient pas leur commerce attaqué,
00:52c'est de garantir le fait que nos bâtiments publics ne soient pas dégradés,
00:55mais c'est aussi garantir le fait que quand on va dans une manifestation, on ne repart pas avec un
00:59œil en moins ou avec une main arrachée.
01:01Parce que ce qui est dramatique samedi, c'est que vous avez eu des commerçants et des bâtiments publics et
01:06des manifestants qui ont été maltraités.
01:08Donc ça a été vraiment une faillite et un fiasco sur toute la ligne, avec une absence d'anticipation, un
01:13amateurisme absolument incroyable.
01:16Enfin, on nous annonçait entre 60 et 100 000 personnes dans la rue, il y en a eu entre 550
01:19000 et 800 000.
01:21– Ça, vous reconnaissez que le gouvernement a aussi reconnu des défaillances, ça a fait partie de la réponse ?
01:25– Oui, mais quelle conclusion il en tire, parce qu'il a reconnu…
01:28– Un déploiement massif de forces de l'ordre, possiblement le raid de la BRI samedi dans les rues et
01:32des militaires de forces sentinelles.
01:34– Mais ce n'est pas comme ça qu'on résout un problème.
01:35– Ce n'est pas comme ça qu'on ne résout le problème.
01:36– Non, parce que vous ne pouvez pas gérer ou traiter des manifestants pacifiques comme des adversaires ou comme des
01:42ennemis dans une démocratie,
01:43ça ne peut pas fonctionner comme ça.
01:45– Mais là, on ne parle pas de manifestants pacifiques, manuellement, on parle.
01:48On parle de ceux qui avaient décidé dès le milieu de journée d'affronter les forces de l'ordre.
01:51– Oui, mais justement, c'est ça qui a été, à mon avis, un des éléments du fiasco de samedi.
01:56C'est que le sentiment, ça a été que les autorités se sont concentrées sur les manifestants pacifiques
02:00au lieu de garantir la sécurité des biens et des personnes dans les rues aux alentours.
02:05À mon avis, ça participe du fiasco qui a été celui de la journée de samedi.
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