00:00Le comportement de la France insoumise, il est problématique. J'ai appelé à ce qu'il y ait une commission
00:04d'enquête sur non seulement les faits tels qu'ils se sont déroulés, mais la responsabilité de la France insoumise
00:10dans l'agitation, la participation à ces mouvements, que chacun se mette devant ses responsabilités et rende des comptes devant
00:16les Français.
00:17D'accord. C'est tout. C'est qui ? C'est la France insoumise ? C'est Jean-Luc Mélenchon
00:20dont vous parlez très clairement ?
00:21C'est la France insoumise dans son ensemble. Il y a une forme d'hypocrisie là aussi dans le discours
00:27tel qu'il est tenu, qui est un discours soi-disant d'apaisement, de compréhension, et puis en réalité qui
00:33est un discours d'opposition, de clivage et de violence.
00:38On ne peut pas avoir un parti qui joue au foot avec une balle de foot qui est à l
00:45'effigie du président de l'Assemblée nationale et dire ensuite on n'appelle pas à la violence.
00:48On ne peut pas jouer avec les noms des gens en faisant des allusions antisémites et puis leur dire ensuite
00:54attendez je ne suis pas antisémite du tout.
00:56On ne peut pas attiser la violence et puis regretter ensuite qu'elle se développe partout en France.
01:02Moi ma grande inquiétude aujourd'hui c'est quoi ? C'est la guerre civile.
01:06C'est qu'à un moment donné les Français n'arrivent tellement plus à s'entendre qu'ils se fassent
01:11justice par eux-mêmes.
01:12Quand vous entendez des commerçants qui disent on peut les comprendre, nous nous armons, il y a de quoi être
01:17profondément bouleversé.
01:19Quand vous voyez que des personnes n'arrivent même plus à se parler, que la violence dans le langage a
01:25atteint des niveaux qu'on n'a jamais connus
01:26et qui débouche ensuite sur de la violence physique, il y a de quoi être profondément inquiet.
01:30Donc aujourd'hui l'enjeu majeur du pays derrière ces manifestations, derrière cette violence, c'est la réconciliation.
01:38C'est éviter le point de non-retour. Donc c'est pour cela que la méthode que je suggère, c
01:43'est immédiatement stopper les violences par l'état d'urgence,
01:47par la protection des biens publics et par la protection des commerces.
01:51Ensuite discuter des demandes légitimes des lycéens sur leurs profs qui sont absents, sur leurs horaires de cours ou sur
01:58l'amélioration de la suite.
01:59Punir les casseurs.
02:00Punir immédiatement les casseurs et faire en sorte que sur les questions de pouvoir d'achat de tous ceux que
02:06Jean-Philippe Tanguy,
02:07comme moi-même, nous devons rencontrer sur le terrain de salariés qui ne s'en sortent pas, d'ouvriers qui
02:11doivent dépenser 150 euros ou 200 euros de plus pour leur essence,
02:14on leur apporte une réponse concrète et qu'on dise qu'on peut encore vivre ensemble.
02:18C'est ça l'enjeu de cette crise aujourd'hui.
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