- il y a 17 minutes
Emmanuel Macron a dénoncé mercredi les propos de dirigeants étrangers qui "font campagne sur le dos de la France" et ont tenu des "commentaires inacceptables autant que stupides", visant sans les nommer le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Prise de parole d'Emmanuel Macron en direct.
00:02Malheureusement, le pilote qui est décédé, je veux ici adresser à sa famille, à ses proches et à l'ensemble
00:10de ses frères d'armes les condoléances de la nation.
00:13Et le navigateur est aujourd'hui recherché.
00:18Je voulais ensuite dire quelques mots de ce déplacement de travail que nous venons d'effectuer et que nous sommes
00:23en train de terminer dans la région.
00:26Évidemment, la région où nous sommes, celle du Golfe, a été particulièrement déstabilisée ces derniers mois par la guerre qui
00:34a commencé dès le 28 février dernier
00:37et qui a conduit à des répliques de l'Iran, à la fermeture du détroit d'Hormuz et à la
00:43déstabilisation de toute la région, de la sécurité des pays et de nos économies
00:48avec un impact que nous connaissons et qui touche directement nos compatriotes depuis plusieurs mois
00:52et qui s'est détériorée à la fin de l'été avec des conditions encore plus dures sur le plan
00:56sécuritaire.
00:58L'objectif de cette visite, qui était programmée depuis plusieurs semaines, était multiple,
01:04mais dans un contexte où la France, depuis le premier jour, d'abord a été une puissance de paix et
01:08de stabilité.
01:10Nous avons dit dès le premier jour que ça n'était pas notre guerre, que nous n'avions pas pris
01:13cette décision
01:14et que nous considérions que la paix et la stabilité de la région étaient prioritaires, même si nous avons toujours
01:19été clairs aussi
01:21en disant que nous sommes résolument contre toute forme d'activité nucléaire en Iran.
01:25Et la deuxième chose, c'est que nous avons été aux côtés de ces pays pour, dès le premier jour,
01:32contribuer à leur sécurité.
01:34Et donc le premier objectif, c'était de poursuivre le travail que nous conduisons avec nos équipes sur les négociations
01:40qui sont en cours avec l'Iran.
01:42Il y a différents canaux de négociations qui existent entre l'Iran et les États-Unis, avec aussi d'autres
01:47pays, pour apaiser la situation.
01:49Le premier objectif diplomatique.
01:51La deuxième chose, c'est que, évidemment, personne ne sait comment tout cela va évoluer dans les semaines et les
01:56mois qui viennent.
01:57Et donc, compte tenu du rôle que la France a joué, de la confiance qui s'est établie, c'est
02:02aussi de pouvoir garantir des volumes
02:05sur des catégories d'hydrocarbures où nous sommes dépendants et on sait que les prochains mois, il y avait un
02:11risque.
02:12La priorité, c'est le diesel et l'autre, c'est le gaz.
02:15Et c'est ce qui a été fait, principalement auprès de l'Arabie saoudite, comme vous le savez, ces dernières
02:23semaines,
02:23mais là, à Bahreïn et aux Émirats arabes unis pour ce qui est du diesel, et ici, au Qatar, pour
02:28ce qui est du gaz liquéfié.
02:30Et les engagements que nous avons obtenus sont importants pour nous, à la fois pour éviter, justement, toute difficulté que
02:37nous pourrions avoir,
02:38avec un impact direct sur nos compatriotes et sur notre économie, mais aussi pour continuer de mettre en œuvre la
02:43politique aussi qu'on a depuis plusieurs semaines,
02:45qui permet de faire baisser la tension sur les prix.
02:48Je rappelle que la France a été l'initiative de la réunion du G7, qui a conduit à libérer des
02:53stocks stratégiques,
02:54et qui, par la mise en œuvre nationale, va permettre, à partir de début novembre, de faire baisser les prix,
02:59toutes choses égales par ailleurs.
03:02Troisième élément, c'est qu'on a enclenché des discussions aussi pour aider à la sécurisation de certains de ces
03:08bateaux les plus sensibles.
03:11Quatrièmement, la grande difficulté du moment, c'est le coût de transport.
03:13Ils ont été multipliés par 10, et donc on a proposé de structurer un mécanisme de garantie au grand fond
03:20de la région,
03:21et donc c'est ce que nous allons travailler dans les prochains jours et prochaines semaines,
03:24pour baisser ces coûts de transport qui sont liés au fait qu'il manque en fait de bateaux pour venir,
03:28parce que trop peu sont assurés.
03:30Il y a aujourd'hui quelques bateaux qui sont spécialisés dans les allers-retours jusqu'au détroit d'Ormousse,
03:36puis des transbordements, et donc la chaîne logistique est complètement détruite par ce coût du transport et l'absence de
03:41garantie et d'assurance.
03:42Et donc c'est le mécanisme que nous avons lancé dans le droit fil de l'initiative que nous avions
03:46prise dès le mois d'avril dernier par cette coalition internationale.
03:51Et le dernier aspect sur lequel nous travaillons avec les pays de la région, c'est la diversification des infrastructures.
03:56C'est aussi le sens de ce que j'avais fait il y a quelques semaines en Irak ou en
03:59Syrie,
04:00enfin avec le Premier ministre irakien se rendant à Paris et en Syrie, c'est de pouvoir réduire nos dépendances
04:06à Ormousse.
04:07Au total, pour moi, les objectifs sont atteints, puisqu'on a obtenu des garanties sur les volumes où il y
04:14avait des incertitudes qui pouvaient préexister,
04:16ce qui me permet de dire ici que tout ça nous conforte pour les mois à venir,
04:20et va permettre d'avoir des conditions bien meilleures pour nos compatriotes et en tout cas d'éviter les manques
04:25qui étaient envisagés par certains opérateurs.
04:30Mon dernier point, c'est de dire qu'au-delà de ces discussions, nous avions évidemment des intérêts en matière
04:34de défense
04:35et que nous avons pu, par ce déplacement, consolider la relation de défense avec les Émirats arabes unis
04:41où un accord important a été signé, un accord intergouvernemental et un ensemble d'accords
04:46pour avoir une stratégie commune sur la cinquième génération de rafales.
04:54Et ici, une série d'accords au Qatar ont été conclus aussi sur la montée en gamme des rafales qui
05:00sont ici existants
05:01et ce matin sur les véhicules blindés, l'IVBCI, qui est aussi un prospect important.
05:09Il y en a d'autres, mais je ne détaillerai pas par souci de temps.
05:12Je vais maintenant répondre à vos questions.
05:14Vous êtes venu ici pour notamment récupérer des hydrocarbures pour les Français,
05:19quelque part en échange du soutien militaire de la France.
05:21Est-ce qu'on peut parler d'une sorte de renvoi d'ascenseur par ces pays ici ?
05:26Et est-ce que vous pensez que ces annonces sur la fourniture en hydrocarbures
05:29et de nature a calmé la colère sociale en France ?
05:33D'abord, je pense que c'était important.
05:34Et en effet, quand la confiance est établie, quand on a montré qu'on était là en temps difficile,
05:39il est plus simple d'avoir de la visibilité.
05:42Et donc j'ai eu des partenaires qui ont compris qu'en tant que client que nous sommes,
05:46que consommateur, on en a besoin.
05:48Je veux insister ici pour dire que cette stratégie,
05:51elle s'articule avec aussi celle que nous avons à la maison depuis plusieurs années,
05:56qui est une stratégie de réduction de ces dépendances.
05:58C'est tout ce qu'on a lancé ces dernières années,
06:00le plan d'électrification, ce qu'on a fait sur le véhicule automobile.
06:03En 2017, il y avait moins de 5% des véhicules automobiles vendus qui étaient électriques.
06:09En septembre, il y avait plus de 40%.
06:11Donc cette stratégie aussi, progressivement, on réduit nos dépendances,
06:14mais nous en avons encore.
06:16Et donc c'est utile dans cette période d'avoir été des partenaires de confiance
06:21qui ont aidé à la sécurité et à la stabilité.
06:23Et en effet, je crois que nos compatriotes vont en avoir le juste retour.
06:29Et c'est normal, par les choix qui ont été faits par les pays de la région.
06:33Je pense que c'est un des aspects de la crise.
06:35Après, je suis très humble et très prudent,
06:39parce que nul ne sait dire comment dans les jours,
06:42les semaines qui viennent, les choses vont évoluer.
06:45Je dirais que si les conditions ne changent pas, ça va améliorer les choses.
06:48Mais s'il y a à nouveau un conflit qui repart,
06:50s'il y a à nouveau de la tension,
06:52donc il faut rester extrêmement prudent.
06:53On a aussi pris des décisions nationales
06:56qui, à partir de début novembre, vont avoir un impact sur les prix à la pompe.
07:00Et donc, je pense que c'est tout ça de nature à aider.
07:03On fait tout ce qu'on peut.
07:04On a libéré les stocks stratégiques.
07:06On a organisé la libération de ces stocks stratégiques
07:09entre Total Energy et nos distributeurs
07:11pour qu'il y ait une baisse des prix à la pompe.
07:13On vient chercher les volumes qui sont disponibles.
07:15On les sécurise.
07:16On fait tout ce qu'on peut.
07:17Et on aide à faire accoucher la paix.
07:22Néanmoins, il y a beaucoup de contingences et d'incertitudes qui demeurent.
07:25Et il faut avoir l'humilité de les regarder.
07:27Donc tout ça va dans le bon sens.
07:28C'est une partie des angoisses.
07:30J'entends aussi l'inquiétude de nos lycéens, de nos étudiants.
07:34Elle a d'autres ressorts.
07:35Mais en tout cas, je pense que ça va dans la bonne direction avec ces tutos.
07:37Traînez-vous une reprise imminente de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran.
07:41Et est-ce que vous êtes venu au Qatar avec une proposition française concrète
07:45pour la médiation qatarie pour empêcher cette reprise aussi ?
07:49Alors, je pense que...
07:51Je ne me prendrai pas ici de Paris parce qu'il y a eu beaucoup d'incertitudes
07:56et des choix qui ont été pris par les uns et les autres que je ne commenterai pas.
08:00Je pense en tout cas qu'il y a eu...
08:02Nous n'avons jamais cessé le contact.
08:06Et avec, évidemment, les Etats-Unis d'Amérique, qui sont nos alliés,
08:09et avec le président Pézéchquian,
08:11on a essayé de multiplier les canaux de discussion,
08:13d'appeler au calme et à la désescalade.
08:15On a fait des propositions aussi, vous le savez,
08:17pour rouvrir le détroit d'Hermousse dans les eaux internationales et les eaux manaises.
08:21Cette proposition reste valable et valide, et on en a longuement parlé.
08:26Il y a eu une médiation, en effet, qui a été faite par le Qatar.
08:29Je pense qu'elle est très importante et elle va dans la bonne direction.
08:31On a parlé très longuement des détails et des évolutions.
08:34Et je pense que les prochaines heures, les prochains jours,
08:37vont nous permettre d'avoir le retour, en particulier de l'Iran.
08:40Et c'est en fonction de ce retour qu'on pourra voir.
08:42Je pense qu'on est dans une période, nul ne l'ignore,
08:45qui, malgré tout, peut conduire à des tensions.
08:48Les élections en Israël, les élections de mid-term aux Etats-Unis.
08:52Et donc, dans cette période, il faut redoubler d'initiatives et d'efforts
08:55pour éviter que ces tensions ne deviennent une reprise des conflits.
08:59– Avec le Qatar, le Premier ministre a annoncé récemment
09:04leur volonté de créer un hub régional de production d'armement.
09:08Est-ce que vous pouvez nous en dire un peu plus ?
09:10Comment est-ce que la France pourrait s'intégrer dans ce processus-là ?
09:12Est-ce que sur le GNL aussi, vous avez obtenu différentes choses ?
09:16Ou sur la sécurisation en matière de défense aérienne,
09:19est-ce qu'on peut en savoir un peu plus ?
09:21– Alors, nous sommes des partenaires de défense du Qatar, comme vous le savez.
09:25Et nous avons plusieurs coopérations et contributions qui sont importantes,
09:29qui sont solides, qui ont montré leur solidité durant cette période,
09:32où nous avons d'ailleurs transféré, dès le début du conflit,
09:36des capacités de défense solaire qui ont été efficaces
09:40et qui ont été utilisées par nos partenaires au Qatar.
09:43Et ça a été reconnu par les minières.
09:47Donc là-dessus, on continue cette relation, elle se consolide.
09:50Elle va se consolider par une montée en gamme des capacités aériennes du Qatar
09:54que nous allons accompagner avec une nouvelle génération de Rafale.
09:58Elle va s'accompagner par ce que nous avons enclenché en matière d'armement terrestre
10:04avec les véhicules blindés.
10:07Et elle va aussi se poursuivre par des discussions qu'on a entamées
10:11sur d'autres capacités de défense solaire.
10:13Donc là-dessus, entre autres, exactement, des radars et des systèmes de défense.
10:18Donc ça, on va continuer d'avancer.
10:20Tous les pays de la région cherchent à avoir plus d'autonomie
10:23et à développer leur propre capacité de défense.
10:27Nous sommes des partenaires.
10:28Nous sommes des partenaires depuis plusieurs années.
10:30Et cette relation, y compris avant le mois de février dernier,
10:35s'était déjà beaucoup renforcée.
10:36Elle va se consolider.
10:37Sur la partie gazière, oui, nous avons sécurisé,
10:41durant la période hivernale, l'équivalent de 2 TWh par mois de GNL.
10:47Ce qui était important pour nous et ce qui va nous permettre là-dessus d'avancer.
10:56Concernant les attaques des Houthis contre l'Arabie saoudite,
11:02quelle forme de soutien la France apporte à l'Ariad ?
11:09Et comment voyez-vous la situation sécuritaire en Mers-Rouges et en Mers-Rouges aussi ?
11:15Peut-être que vous pouvez poser en même temps votre question,
11:17parce que j'ai compris qu'elle était...
11:18Oui, c'est lié.
11:18L'Angleterre envoie des avions de combat pour défendre l'Arabie saoudite.
11:20Et je me demandais si vous pouviez détailler concrètement l'aide française apportée en ce moment.
11:24Oui.
11:25D'abord, je pense qu'il est important aussi qu'il y ait des discussions qui reprennent avec les Houthis
11:30et que, évidemment, la tension baisse, parce que ça va dans le même sens.
11:34Nous, ce que nous avons dit, c'est qu'évidemment,
11:36nous sommes aux côtés de la sécurité et de la défense de l'Arabie saoudite.
11:42Ça rejoint aussi ce que j'expliquais tout à l'heure.
11:45L'Arabie saoudite a un pipeline qui est très important,
11:48qui va du Golfe Persique à la mer Rouge et qui débouche à Yambou.
11:52Il y a plusieurs capacités qui ont été détruites par les tirs-outils.
11:56Nous avons proposé de participer à la réhabilitation
12:00et surtout à la sécurisation de ce site.
12:02Et donc, depuis huit jours maintenant, on a des effectifs qui sont déployés,
12:07des capacités qui sont déployées.
12:09On avance avec l'Arabie saoudite en ce sens.
12:10Et donc, nous avons une participation défensive pour les aider.
12:13Monsieur le Président, sur la situation en France...
12:15Monsieur le Président, avez-vous éventué la situation au Liban avec l'Union du Qatar,
12:18surtout que le Qatar a fait une médiation au Liban.
12:22Et est-ce que vous allez envoyer des forces après le départ de la finuelle avec l'Italie ?
12:27Alors, merci de cette question.
12:30Et le Liban est, pour nous, comme vous le savez, toujours très important.
12:32Il y a quelques semaines, le Président Aoun était là.
12:34On a eu une réunion de travail avec le Président Aoun et le roi de Jordanie.
12:38Il y a en effet eu une visite du Premier ministre au Liban il y a quelques jours.
12:41Je crois que tout le monde constate aujourd'hui la situation intenable dans laquelle se trouve le Liban.
12:47Avec une tension très forte qui se poursuit,
12:50le sud du Litanie qui est occupé par l'armée israélienne,
12:54des demandes qui sont faites et une pression qui est faite sur le Liban,
12:56et en fait une souveraineté qui est mise à mal.
12:58Ce qui est, je dirais, la moins bonne manière de traiter de la question du Hezbollah.
13:04Notre stratégie est simple et nous la partageons.
13:07Notre objectif, c'est la souveraineté, la stabilité du Liban et le désarmement du Hezbollah.
13:13Pour arriver à cet objectif, il faut d'une part obtenir un retrait des troupes israéliennes,
13:18lesquelles s'accompagnent de mécanismes de confiance et donc de la restauration d'un mécanisme de coordination
13:23pour organiser ce retrait, comme nous avions su le faire en 2024 et 2025.
13:27La France est prête à y contribuer, le Qatar aussi,
13:30et un renforcement des forces armées libanaises qui auront en premier regard la responsabilité,
13:37la restauration de cette souveraineté et à organiser en bon ordre,
13:40par aussi des discussions qui sont sous la responsabilité du président et du Premier ministre,
13:44le désarmement du Hezbollah.
13:47Et c'est pourquoi nous allons nous coordonner aussi pour mener ce travail de soutien aux forces armées libanaises.
13:53Une conférence sera mise en place dans les prochaines semaines par la France, en lien très étroit.
13:57Je pense qu'il est inutile de le faire avant les élections israéliennes,
14:00mais nous allons organiser une telle conférence parce que c'est un préalable.
14:04Et à côté de ça, il y a l'avenir parce que ces forces armées libanaises, on le sait,
14:07sont soutenues par une force internationale depuis des décennies.
14:10Nous regrettons la décision qui a été prise de mettre fin au mandat.
14:13Et je pense qu'une des attentes fortes qu'avait le président Aoun en allant à Washington,
14:17c'était d'obtenir une garantie américaine qui est une poursuite.
14:20Je regrette que son souhait n'ait pas été exaucé.
14:22Je pense que c'est une erreur.
14:24Nous travaillons avec l'Italie et d'autres partenaires à d'autres forces multinationales
14:29dont nous espérons qu'elles pourront avoir un mandat des Nations Unies et un soutien clair.
14:33Et elles viendront, et la France sera prête à y contribuer,
14:36mais en soutien aux forces armées libanaises dans un cadre qui doit être clair
14:39et qui est celui d'un retrait ordonné des forces israéliennes du Sud-Liban.
14:43M. le Président, 24 heures après votre allocution à la française qui a été vivement critiquée,
14:47il y a eu un nouvel appel à mobilisation sociale.
14:50Ce samedi 24 octobre, une semaine après les violences, les dégradations, les pillages,
14:53la mairie de Limoges a été incendiée.
14:55Est-ce que vous craignez le même scénario de violence ?
14:58Est-ce que vous craignez de perdre une nouvelle fois le contrôle dans le maintien de l'ordre ?
15:02Vous avez dit beaucoup de mots peut-être auxquels je ne souscris sans doute pas,
15:06qui sont des qualificatifs qui vous appartiennent, mais je vais en venir au fait,
15:09et je vais essayer de revenir sur la méthode et le calme.
15:11Il s'est passé samedi dernier des choses inacceptables dans plusieurs villes du pays,
15:16qui nous ont tous choqués et fait mal.
15:18Je me suis exprimé dimanche soir, c'était mon rôle.
15:21J'ai constaté ce qui s'était passé et j'ai demandé des clarifications
15:27et j'ai donné une feuille de route.
15:28C'est cette feuille de route qui est appliquée.
15:29La première chose, c'est la transparence sur ce qui s'est passé le 17.
15:33Le ministre de l'Intérieur a commencé à le faire.
15:36Demain matin, je tiendrai une réunion avec l'ensemble des services de renseignement,
15:40le Premier ministre et les ministres concernés,
15:42pour avoir un compte-rendu détaillé de tout ce qui s'est passé exactement.
15:47La deuxième chose, c'est de prendre toute mesure,
15:49dès lundi matin, pour pouvoir empêcher que dans les centres-villes
15:53qui ont été touchés en particulier, on ait un retour de ces scènes inacceptables.
15:58C'est ce qui est fait de manière méthodique à la suite de mes instructions.
16:02Des mesures de couvre-feu ont été prises,
16:04des interdictions de rassemblement et de regroupement,
16:06et pour ce qui est de samedi prochain, c'est ce qui sera fait.
16:09Et donc, fermeté, et nous utilisons ce qui est dans notre droit
16:13pour éviter qu'il y ait de nouveaux événements de ce type.
16:16Et donc, dans plusieurs villes, des couvre-feu ont été mis en oeuvre.
16:19Ces couvre-feu sont respectés, sont tenus,
16:21et des regroupements et des mobilisations sont interdites.
16:24Et les gens qui veulent faire le désordre dans les centres-villes samedi prochain,
16:27ils seront empêchés de faire le désordre.
16:29Et donc, demain, nous aurons aussi un point très précis
16:31sur la mise en oeuvre des dispositifs,
16:34à la fois d'anticipation de renseignements et de sécurisation,
16:38sur, pas simplement samedi, mais les prochaines semaines.
16:40Et donc, c'est avec méthode ce que fait le gouvernement,
16:42conformément à ce que j'ai demandé dimanche soir.
16:44Le troisième élément, c'est d'engager une discussion
16:49avec les organisations syndicales, ce que fait en ce moment le Premier ministre,
16:52les forces politiques, ce qu'il fera demain après-midi,
16:55pour responsabiliser tout le monde dans ce contexte.
16:57Parce qu'on a eu trop de gens ambigus,
16:59trop de gens pour expliquer qu'il y avait des violences légitimes.
17:01Non. Il n'y a aucune violence légitime.
17:03Aucune. Vous les avez interviewées, vous les avez dans vos antennes.
17:07Donc, aucune violence légitime. Aucune.
17:09Ni verbale, ni physique.
17:11Ni contre les biens, ni contre les personnes.
17:13Le début de la violence, c'est la justification du reste.
17:16En démocratie, il n'y a rien qui justifie la violence.
17:19Et à côté de ça, il y a évidemment le travail qui est fait,
17:22lui, pour traiter les demandes légitimes.
17:26Et en particulier, pour notre jeunesse,
17:28et donc avec les organisations lycéennes,
17:31avec les organisations étudiantes,
17:33l'ensemble des partenaires sociaux,
17:35des formations patronales,
17:36des collectivités territoriales aussi,
17:38qui ont leurs responsabilités.
17:39Elles ont pour certaines des responsabilités dans le bâtiment,
17:43pour ce qui est des lycées par exemple,
17:45de mettre tout le monde autour de la table
17:46pour avoir un plan de travail,
17:48des décisions claires, et pouvoir avancer.
17:51L'objectif, c'est d'entendre,
17:54de respecter les inquiétudes,
17:58les désaccords, parfois les colères qui sont là,
18:00d'en traiter les causes profondes,
18:02de le faire de manière ordonnée,
18:04mais de les séparer de la violence qui s'est exercée,
18:07à laquelle nous ne céderons rien.
18:08Donc voilà, cette feuille de route,
18:09elle est appliquée avec méthode par le gouvernement.
18:12Les réunions de ce matin,
18:13la réunion qui se tiendra,
18:14je le disais, demain après-midi.
18:15Moi, demain matin, je tiendrai une réunion de sécurité.
18:17J'aurai l'occasion aussi d'aller aux côtés
18:18de nos forces de sécurité dès demain après-midi.
18:22Le Premier ministre verra aussi les maires.
18:24Donc nous organisons les choses conformément à ce que j'ai dit dimanche soir,
18:28avec méthode, avec calme et avec détermination.
18:30Est-ce que vous avez des avis d'ingérences étrangères ?
18:33Je vais être prudent parce que demain,
18:35j'aurai le compte-rendu le plus explicite.
18:37Je vais vous dire à date ce que j'ai.
18:39Pour moi, il n'y a pas d'ingérences étrangères visibles
18:42dans les événements qui se sont passés.
18:44Par contre, il y a eu une manipulation étrangère de l'information,
18:48à la suite, ça oui,
18:50qui a donné lieu à des commentaires inacceptables
18:52autant que stupides de la part de beaucoup,
18:54y compris de dirigeants étrangers.
18:55C'est-à-dire qu'on a vu des images d'intelligence artificielle
18:58qui ont montré des scènes qui ne se sont jamais passées en France.
19:02On a des gens qui ont expliqué qu'on avait été envahis
19:04par des hordes de migrants et d'islamistes,
19:05qui est totalement faux.
19:07Bon, donc...
19:08Entre autres.
19:10Mais il fait partie.
19:11Vous savez, dans ces moments-là,
19:13on voit qui aime la France et qui ne l'aime pas.
19:16Tous les gens...
19:17Ben, force est de le constater.
19:18Tous les gens qui parlent mal de notre pays en ce moment,
19:21ce sont des gens qui n'aiment pas notre pays.
19:23Donc ces gens m'indisposent.
19:26Moi, j'aime mon pays.
19:27Donc on va corriger ce qui s'est passé.
19:29Mais il y a beaucoup de gens qui ont voulu...
19:31Il y a des gens qui font campagne sur le dos de la France.
19:33Quand je vois des dirigeants qui sont dans des situations de campagne
19:35dans la région ou de l'autre côté de l'Atlantique,
19:38qui, parfois, avec crédulité,
19:41reprennent ce qu'il y a dans l'intelligence artificielle,
19:43ou qui relaient ce qu'évidemment des sphères
19:47veulent faire croire de ce qui s'est passé en France,
19:49mais ils font campagne sur notre dos.
19:52Donc on n'a pas besoin de ça.
19:53On a déjà des difficultés.
19:54On les gère avec méthode, avec respect,
19:57mais aussi avec détermination et fermeté.
19:59Et on ira jusqu'au bout.
20:00On veut l'ordre, le respect et faire avancer notre pays.
20:04Mais il ne faut pas raconter n'importe quoi.
20:07Monsieur le Président, j'étais en preuve de la méthode.
20:09Est-ce que vous avez hésité avant de maintenir ce déplacement ici au Moyen-Orient ?
20:12Votre ancien Premier ministre, Adolf Philippe, par exemple,
20:14considère que ce n'était pas opportun,
20:15que ça n'a pas été compris par les Français.
20:18Votre prédécesseur François Hollande dit ce matin
20:19qu'il y a une crise d'autorité.
20:21Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui estiment
20:22que vous êtes dérobés à vos obligations ?
20:24Écoutez, il y a beaucoup de gens pour commenter,
20:26surtout dans ces périodes.
20:27Je les laisse commenter.
20:27Ce n'est pas mon travail.
20:28Je ne me suis jamais prêté à cet exercice.
20:34dernier en France.
20:36Néanmoins, ce sont des événements, heureusement,
20:39qui n'ont pas donné lieu à des victimes, à des morts.
20:42Enfin, je veux dire, il faut savoir toute proportion gardée.
20:43Parce qu'on l'a comparé, y compris avec des événements dans la région.
20:46On a oublié aussi ce que notre pays a vécu dans des mois précédents.
20:49Il y a des victimes des commerçants.
20:50Il y a des gens qui ont été déroulés.
20:51C'est ce que j'ai dit dès le soir même.
20:52Je me parle simplement d'un bilan humain.
20:55On me concentrerait parce qu'il y a des pays
20:56où ça se passe, ce bilan humain.
20:58Et il faut aborder ces situations
21:02avec, je le dis, calme et détermination.
21:03Donc, nous avons analysé
21:05la situation le dimanche.
21:07On va dire que le dimanche, je n'étais pas content de ce qui s'est passé.
21:10Donc, j'ai exprimé
21:11ma forte réprobation.
21:13J'ai eu des comptes rendus qui m'ont été faits.
21:15J'ai réuni le Premier ministre et les ministres compétents.
21:17J'ai pris des décisions, donné des instructions.
21:19Je me suis exprimé dimanche soir
21:21directement aux Français.
21:23J'ai dit exactement ce qui s'était passé.
21:26Réprobation, en effet, de ces actes
21:27inacceptables.
21:28Notre soutien au maire qui avait été touché,
21:31au service de...
21:33de l'État, aux commerçants
21:36et, évidemment, à nos forces de sécurité intérieure,
21:38pour beaucoup qui ont été blessés.
21:41Et j'ai donné une feuille de route.
21:42C'est celle qui est appliquée.
21:43Et en parallèle de ça,
21:44ce que nous faisons ici est important
21:46pour nos compatriotes.
21:47Donc, j'ai décidé de le maintenir.
21:48D'abord, parce qu'il ne doit pas y avoir de fébrilité.
21:50La main ne doit pas trembler au sommet de l'État.
21:53Ensuite, parce que nous avons besoin
21:54de ce que nous sommes en train de faire
21:55pour les Français
21:55dans les semaines et les mois qui viennent.
21:57Donc, j'assume totalement
21:58d'avoir maintenu ce qui était prévu.
22:00D'abord, pour l'image de la France
22:02dans cette région.
22:03Ensuite, par rapport à nos compatriotes,
22:05parce que mon devoir,
22:06c'est d'être ferme dans les décisions,
22:08qu'elles soient ensuite appliquées
22:09par le gouvernement.
22:09Le président de la République,
22:11ce n'est pas le Premier ministre,
22:12ce n'est pas les ministres,
22:13ce n'est pas les forces de sécurité intérieure.
22:14J'ai donné un cap, une instruction.
22:17Elles sont appliquées.
22:18J'ai eu deux fois par jour
22:19le Premier ministre
22:21et le ministre de l'Intérieur également,
22:24évidemment, mon cabinet.
22:25Et je reviendrai tout à l'heure
22:27et les choses reprendront leur cours
22:29pour ce qui me concerne.
22:30Mais je suis dans mon rôle,
22:32je suis à ma tâche.
22:33Il y a beaucoup de gens pour commenter.
22:34Il y a très peu de gens
22:35pour prendre leurs responsabilités.
22:36Moi, je les prends.
22:37Est-ce que vous envisagez,
22:38est-ce que l'état d'urgence
22:39est toujours envisagé quelque chose
22:41que vous pourriez mettre en place ?
22:42On connaît l'état d'urgence.
22:44J'ai été élu pour la première fois
22:46sous état d'urgence.
22:47Ça avait été pris dans un contexte
22:48très particulier
22:49qui est un contexte d'attentat
22:52avec des faits graves.
22:53Et il y a un cadre législatif qui existe
22:55et qui permet au gouvernement
22:57de prendre de telles dispositions
22:59qui permettent en effet
23:00de ne pas passer par la justice
23:01mais par des décisions administratives
23:03pour suivre des individus
23:04qui peut durer douze jours
23:05et qui a présupposé une loi.
23:07Donc il faut là aussi
23:08savoir raison garder.
23:09Tout ce que je vous ai dit
23:10et qui permet d'ailleurs
23:11de retrouver le calme depuis lundi,
23:13n'a pas besoin de l'état d'urgence.
23:15On a des dispositifs dans notre droit
23:17qui permettent à nos préfets
23:19au regard de la situation locale
23:22de prendre des couvre-feux,
23:24d'interdire des regroupements.
23:26Nous avons en parallèle
23:28évidemment les enquêtes
23:29qui se poursuivent.
23:30Des premières décisions de justice
23:31sont tombées
23:31et donc ça nous irons au bout
23:33avec la plus grande fermeté.
23:35Donc tout ça
23:35ne requiert pas l'état d'urgence.
23:38évidemment si la situation
23:39le justifiait
23:40pourrait être pris.
23:41Mais l'objectif que nous poursuivons
23:43c'est un retour au calme
23:44par la fermeté,
23:46par les mesures d'ordre
23:47et pour les demandes légitimes
23:49par le dialogue.
23:49Monsieur le Président,
23:50on a des réponses sécuritaires.
23:52Qu'est-ce que vous avez
23:52de politique à proposer
23:54aux manifestants
23:55qui ont été, eux, pacifiques ?
23:57Quelle réponse politique
23:57vous avez alors répondu ?
23:59Il y a d'abord
23:59ce qui a été expliqué
24:00par nos luciens.
24:01Il y a plusieurs demandes
24:01très concrètes
24:03sur les bâtiments
24:05d'une part,
24:06sur les questions
24:08d'horaire et de remplacement
24:09d'autre part,
24:10sur leur orientation
24:11et les dispositifs
24:12en place en fin.
24:16N'en sont pas les choses comme ça.
24:17Il faudra un dispositif
24:18pour orienter
24:19une classe d'âge
24:20qui est la plus élevée
24:21depuis de nombreuses années.
24:23Et Parcoursup,
24:24sans doute,
24:24il y a beaucoup de choses
24:24qui sont à améliorer.
24:26Néanmoins, je me souviens,
24:27moi, il y a 10 ans
24:28d'un autre système
24:28qui était APB
24:29où il y avait plus de jeunes
24:31qui étaient laissés
24:32sur le carreau qu'aujourd'hui
24:33qui marchaient
24:34beaucoup moins bien.
24:35Et donc, Parcoursup,
24:36il faut sans doute
24:36lui donner plus de transparence.
24:39Il faut réussir
24:40à aménager
24:40sur certains parcours
24:41les choses.
24:41Il faut donner plus
24:42d'orientation en amont.
24:44Je pense qu'il faut entendre
24:45ce qui est dit
24:45sur l'angoisse qui existe.
24:46Je pense qu'il faut constater
24:48que c'est devenu
24:49une forme de symptôme
24:50d'une inquiétude.
24:51Et moi, je comprends
24:52très bien cette jeunesse aussi
24:53et je m'arrêterai là.
24:55Donc il y a des réponses concrètes
24:56qui sont en ce moment
24:57en train d'être préparés
24:58par le gouvernement
24:58qui travaille.
25:00Ils m'en rendront compte demain
25:02et les réunions se feront
25:03à partir du début
25:04de semaine prochaine
25:04et il y aura tout un travail.
25:06Mais il faut avoir aussi
25:08nos jeunes
25:09qui sont au lycée aujourd'hui.
25:10Il faut comprendre
25:11ce qu'ils ont vécu.
25:13C'est des jeunes
25:13qui ont été en classe primaire
25:15au moment des attentats,
25:17qui au moment
25:18où ils finissaient leur primaire
25:19et rentraient au collège
25:20ont connu le Covid.
25:21On leur a expliqué
25:22pendant deux ans
25:23qu'il fallait tout fermer,
25:24renoncer à leurs copains,
25:26parfois faire des cours
25:26à la maison
25:27pour protéger
25:28les plus âgés,
25:29qui ensuite ont vu
25:30le retour de la guerre
25:31en Europe
25:32et qui aujourd'hui,
25:34quand ils arrivent
25:35dans ces moments
25:35qu'on a tous vécu
25:36qui sont quand même
25:37des moments inquiétants
25:38où il faut s'orienter,
25:39il faut penser
25:39à son avenir,
25:40ils voient le déferlement
25:41technologique arriver
25:43et des gens qui leur disent
25:44moi j'ai plus de métier.
25:45Et on leur dit
25:46vous étiez bon en mathématiques,
25:48de tout temps on nous avait dit
25:48si on est bon en maths
25:49on aura quelque chose,
25:50et on dit
25:50ben non,
25:51l'IA va vous remplacer.
25:53si cette jeunesse,
25:54et évidemment il y a aussi
25:55une inquiétude climatique
25:56depuis plusieurs années,
25:58que cette jeunesse
25:59ait des inquiétudes
26:00sur son avenir
26:01et qu'elle ait le sentiment
26:02qu'elle a été
26:05collectivement
26:05quand même
26:06bousculée
26:07par tous les événements,
26:08c'est légitime.
26:09Et ça il faut l'entendre,
26:11il faut l'accompagner,
26:12il faut essayer de faire
26:12de notre mieux,
26:13j'ai essayé de faire
26:14de mon mieux
26:14ces dernières années,
26:15peut-être que j'ai essayé
26:16de faire des choses bien,
26:17peut-être qu'il y en a
26:17que je n'ai pas assez bien fait,
26:18et donc cette jeunesse,
26:21on lui doit beaucoup.
26:23Et donc ça,
26:23je pense qu'au-delà
26:24des violences
26:24qu'on va régler,
26:25on ne doit pas lâcher
26:26cette affaire.
26:27Merci beaucoup.
26:28Merci.
26:29Merci.
Commentaires